Livres audio gratuits pour 'Théo Varlet' :


VARLET, Théo – Télépathie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Société


Honoré Daumier - Les Fumeurs de hadchids

Théo Varlet (1878-1938), éthéromane, nous raconte dans Télépathie une expérience qui l’a profondément marqué sur la toxicité du haschisch, Cannabis indica.

« Vieil initié du bon Poison, j’ai pris un peu de cet exclusivisme qui nous fait, toxicomanes, aussi sectaires que prêtres de religions différentes. Le morphiné traite de Turc à More le fumeur d’opium, et les brutes ivres d’alcool n’ont pas assez d’injures pour nous autres dégusteurs d’éther. Nous le leur rendons bien du reste. Et quant à moi, sans aller jusqu’à suspecter Baudelaire, j’ai toujours tenu son haschisch en fort piètre estime. Maintenant, je le connais : c’est pis que de la défiance, et l’on ne m’y prendra plus. Avec l’éther, au moins, l’on sait à quoi s’en tenir. [...]
Mais il faut savoir si c’est bien vrai, si ce prodige de télépathie, par un mystérieux effet de la Drogue, relie effectivement nos cellules cérébrales, si nos dynamismes psychiques sont bien entrés en communication, si la pensée circule entre nous comme entre des vases communicants. »

Une lecture qui peut rendre service d’un poète et romancier que J.-H. Rosny aîné qualifiait de « visionnaire, coureur d’univers, et de toutes manières, un des plus beaux talents de sa génération ».

Illustration : Honoré Daumier, Les Fumeurs de hadchids (1845).

Télépathie.

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VARLET, Théo – Le Dernier Satyre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Mythologie


Jacob Jordaens - Satyre jouant de la flûte

Théo Varlet (1878-1938), traducteur sur notre site de Stevenson fut aussi poète et romancier.

À retenir de lui : il a parcouru, visité ou habité la Hollande, le Rhin, la Suisse, l’Angleterre, les côtes nord et ouest et le Midi de la France, l’Italie, la Sicile, la Grèce, le Proche-Orient, Buda-Pest et Constantinople, le Danemark, la Sicile, la Provence et la Tunisie.
De 1920 à 1934, il a publié 10 volumes de vers, 15 volumes de prose, 35 traductions de l’anglais.
Les critiques rapprochent Théo Varlet de Blaise Cendrars et de Jules Supervielle, comme précurseur de l’ère du cosmique.

Dans la nouvelle Le Dernier Satyre il rencontre (en lisant Théocrite, en Sicile !) son héros qu’il décrit avec un grand art :

« Une vieillesse, une caducité millénaires écrasaient ce survivant de la race semi-divine dont les marbres de nos musées commémorent l’alerte et pétulante jeunesse : de ses maigres cuisses de bouc, un abondant poil roux avait envahi son torse, ses bras trop longs ; une crinière grise, d’où pointaient des cornes ébréchées et des oreilles cicatrisées, pendaient en mèches sur sa face camuse dont une bestiale dégénérescence empâtait le caractère jadis anthropoïde ; et dans les yeux atones aux pupilles horizontales vaguait une confuse tristesse, l’impuissante horreur de sentir s’user, aux veines immortelles, les gouttes restantes de son antique divinité. »

Illustration : Jacob Jordaens, Satyre jouant de la flûte (1620).

Le Dernier Satyre.

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