Livres audio gratuits pour 'Théodore Pavie' :


PAVIE, Théodore – Chérumal le mahout : récit de la côte de Malabar

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 27min | Genre : Nouvelles


Chérumal le mahout

Ce délicieux récit de la côte (indienne) de Malabar de l’écrivain voyageur Théodore Pavie (1811-1896) est paru dans la Revue des deux mondes en 1852.

« L’éléphant fit trois saluts avec sa trompe, comme pour prouver qu’il avait compris, et s’agenouilla aussi gracieusement que le permettait la pesanteur de son corps. À la voix de son conducteur, – que le froid accueil de Mallika n’encourageait point à demeurer plus longtemps à cette place, – l’éléphant se releva pour continuer sa route. À plusieurs reprises, le mahout Chérumal se retourna ; il espérait, mais en vain, que la jeune fille rachèterait ses dures paroles par un geste amical. L’éléphant Soubala, lui aussi, regardait de côté ; on eût dit qu’il s’éloignait à regret de la belle Mallika ; son instinct lui avait appris qu’il inspirait à celle-ci l’affection qu’elle refusait à son maître. Enorgueilli de la distinction flatteuse dont il était l’objet, il agitait avec bruit ses vastes oreilles, tout en suivant les sentiers trop étroits qu’il emplissait de son énorme masse. »

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PAVIE, Théodore – Devadatta : scènes et récit de la vie hindoue

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 36min | Genre : Nouvelles


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Devadatta est une nouvelle parue dans la Revue des deux mondes en avril 1864. On y rencontre notamment des brahmanes un peu « bobos ».

« Peu à peu ce jeune homme, élevé dans les principes austères du christianisme, se laissa aller sans résistance à une vie molle et contemplative, rêvant à l’aise sous les voûtes silencieuses de ces temples où des milliers de statues, les unes colossales et monstrueuses, les autres finement sculptées et réduites aux proportions de la nature humaine, représentent, sous une forme visible et palpable, toutes les hallucinations du paganisme. Dans l’enceinte de ses pagodes où les brahmanes ne cèdent le pas qu’aux taureaux sacrés, nonchalamment étendus sous les longues colonnades, les bruits du dehors ne pénétraient guère. Il régnait parmi les hôtes de ces lieux tranquilles une sorte de fraternité, celle qui résulte de l’égalité de naissance et de l’esprit de corps. Ces prêtres païens, qui naguère encore inspiraient à Devadatta tant d’horreur, étaient donc au demeurant d’assez bons diables, un peu menteurs peut-être, fort insouciants, mais instruits, amis du beau langage, distinguées dans leurs manières, une race intelligente et choisie à laquelle on pouvait être fier d’appartenir. »

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PAVIE, Théodore – Une chasse aux nègres-marrons

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Histoire


Une chasse aux nègres-marrons

Éclaircissement (Wikipédia) :

« Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître en Amérique, aux Antilles ou dans les Mascareignes à l’époque coloniale. Le fuyard lui-même était appelé marron ou nègre marron, negmarron, voire cimarron (d’après le terme espagnol d’origine). Le terme de « marron » vient de l’espagnol cimarrón : « vivant sur les cimes » (cima = cime), qui apparaît dès la conquête d’Hispaniola ; c’est un mot emprunté aux Arawaks et qui désigne des animaux qui, de domestiques, retournent à l’état sauvage comme le cochon. À partir de 1540, ce terme désigne les esclaves fugitifs. Ce terme sera initialement appliqué aux Indiens fugitifs et finira par désigner peu à peu le sauvage, celui qui retourne vers l’état de nature. Les Marrons se réfugiaient généralement dans des lieux inaccessibles. À la Réunion, par exemple, ils fuyaient notamment dans les Hauts de l’île, dont ils furent les premiers habitants. À la Réunion, ils étaient parfois tués lors de la chasse. Le chasseur ramenait alors au maître une oreille et une main du fuyard en guise de preuve de la réussite de sa chasse, le corps entier ne pouvant être transporté par un homme seul le long de sentiers escarpés. Ces prises étaient parfois exhibées à l’entrée des plantations pour dissuader d’éventuels nouveaux fuyards. »

Une chasse des nègres marrons (1845) de Théodore Pavie (1811-1896), orientaliste, auteur de Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde est le récit d’un guide créole qui illustre la lutte contre les marrons brigands.
« Quinola, c’était un noir de Madagascar qui avait disparu depuis long-temps. Les uns disaient qu’il avait péri dans les mornes, d’autres affirmaient qu’il dirigeait les bandes de marrons, dont le nombre ne diminuait guère malgré les battues qu’on faisait fréquemment. »

Bernardin de Saint-Pierre dans Paul et Virginie (1789), Alexandre Dumas dans Georges (1843), Leconte de Lisle dans Sacatove (1846), Harriet Beecher Stowe dans La Case de l’oncle Tom (1851) ont évoqué des faits de cette période de la colonisation.

Une chasse aux nègres-marrons.

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PAVIE, Théodore – Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Voyages


Charmeur de serpents

A vingt-cinq ans, Théodore Pavie (1811-1896) possédait au moins neuf langues dont l’allemand, l’hébreu, l’arabe, l’hindoustani, le chinois, le mandchou. De ses séjours en Amérique, au Moyen-Orient, en Inde, à l’Île de la Réunion… il rapporta des carnets de dessins inédits et la matière d’une cinquantaine d’articles parus dans la Revue des deux mondes où figure en 1840 Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde.

« L’un des joueurs de tambourins, grand garçon d’une belle taille, se laissa attacher les pieds, lier les mains derrière le cou, et enfermer dans un filet à poissons bien serré par une douzaine de nœuds. Dans cet état, après l’avoir promené autour du cercle des spectateurs, on le conduisit près d’un panier de deux pieds de haut sur quatorze pouces de large. [...] Il enleva le patient, toujours incarcéré dans son filet, et le plaça au fond du panier, en rabattant le couvercle sur sa tête ; il s’en fallait de plus de trois pieds que les bords se joignissent. On jeta un manteau sur le tout. »

L’évasion du prisonnier enchaîné de la malle cadenassée et transpercée de poignards n’a guère changé…

Les Harvis de l’Égypte et les jongleurs de l’Inde.

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