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THACKERAY, William Makepeace – La Foire aux vanités (Tome 02)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 16h 21min | Genre : Romans


William Makepeace Thackeray - Self Caricature

Ce second tome de La Foire aux vanités pourrait s’intituler « Ascension et chute de Rebecca ». Au lendemain de Waterloo, le couple Becky-Rawdon mène un temps la grande vie à Paris, mais fuyant leurs créanciers, sont bientôt de retour à Londres. Becky y réalise son vœu le plus cher : être présentée à la cour du roi George IV, mais après la fulgurante ascension viendra l’inévitable chute. À l’issue d’un bal, Rawdon est arrêté et enfermé dans une prison pour débiteurs insolvables. Il écrit à sa femme et la supplie de venir le délivrer, mais elle lui répond qu’elle est souffrante. Ayant adressé une nouvelle supplique à son frère, Sir Pitt Crawley, il a la surprise d’être élargi par Lady Jane, sa belle-sœur. Le destin de Becky bascule lorsque, rentré en toute hâte à son domicile, – c’est la scène la plus dramatique du roman – Rawdon découvre sa liaison coupable avec Lord Steyne, leur soi-disant protecteur et ami. Tombée en disgrâce, Rebecca va mener une vie errante dans les capitales européennes, avant de retrouver des années plus tard Jos et Amélia, qui la sortiront de la misère.
Le prestige posthume de George Osborne, tué à Waterloo, n’a pas suffi à faire rentrer en grâce Amélia auprès de son beau-père, lequel refuse tout net de la voir à son retour en Angleterre. Devenue mère, elle élève seule le petit Georgy dans le modeste logement qu’elle partage avec ses parents ruinés. Persistant à idéaliser la mémoire de son mari, elle repousse les avances de William Dobbin, homme discret mais loyal, qui va vivre éloigné d’elle pendant un très long séjour en Inde. Poussée par la misère, elle finira par céder à l’odieux chantage proposé par son beau-père et lui confier la garde de Georgy, âgé de six ans. Grâce aux subsides versés en échange par l’intraitable Osborne père, la famille Sedley échappe à la misère, d’autant qu’elle est bientôt rejointe par Jos, le frère d’Emmy, rentré de l’Inde en même temps que Dobbin.
Touchés par les malheurs de Becky, leur ancienne amie, Emmy et Jos l’invitent à venir habiter chez eux, décision qui entraîne une douloureuse rupture avec Dobbin. L’intrigante Becky ne tarde pas à séduire derechef le naïf Jos mais, révoltée par la fidélité d’Amélia à la mémoire d’un mari pourtant volage et dissolu, Becky lui démontre – lettre à l’appui – l’absurdité de son aveuglement. All is well that ends well, et Emmy va enfin consentir à épouser William Dobbin !
« Et maintenant, disons-le bien haut : Vanitas vanitatum. [...] Adieu, adieu, ami lecteur ; rentre maintenant dans la vie réelle, où tu verras se dérouler sous tes yeux l’histoire que je viens de te raconter. »

Traduction : Georges Guiffey (1827-1887).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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THACKERAY, William Makepeace – La Foire aux vanités (Tome 01)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 13h 2min | Genre : Romans


Vanity Fair

La Foire aux vanités (Vanity Fair), publié en feuilletons entre 1846 et 1848, est un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise. Le titre est emprunté à un épisode célèbre du Voyage du pèlerin (1678), de John Bunyan. Thackeray (1811-1863), le grand rival de Dickens, y brosse un tableau satirique d’un monde matérialiste et y dénonce le poids de la morale dans la société pré-victorienne. Le roman relate les destinées entrelacées de deux héroïnes fortement contrastées, qu’opposent leurs origines sociales et leurs personnalités. Rebecca Sharp (« Becky »), orpheline d’une mère française, danseuse d’opéra, et d’un père artiste peintre sans le sou, est une jeune femme ambitieuse et sans scrupules, tandis que Amelia Sedley, fille d’un riche négociant de la City, chez qui elles séjournent toutes deux après avoir quitté le pensionnat de Miss Pinkerton, est douce, généreuse et effacée. Leur amitié, d’abord étroite, sera mise à mal lorsque George Osborne, ami d’enfance d’Amelia puis son mari, se laissera séduire par Rebecca, devenue Mrs Crawley.
La première moitié de l’œuvre a pour toile de fond la Cité de Londres, qui – à la suite des guerres napoléoniennes – connaît ses premières crises financières, et se clôt au soir de la bataille de Waterloo, gagnée à la surprise générale par les Anglais. L’insouciance et la folle gaîté, puis la panique, de la haute société britannique installée à Bruxelles à la veille du combat, est un des morceaux de bravoure du roman.

La traduction de Georges Guiffrey est assez libre et j’ai corrigé quelques-unes de ses inexactitudes les plus flagrantes. J’ai aussi sauté le passage intitulé « Nuit d’attaque » – Chapitre 6, pages 81 à 84 – qui n’est guère intéressant et a d’ailleurs disparu des éditions anglaises du roman. J’ai délibérément francisé la prononciation de la plupart des noms propres.

Traduction : Georges Guiffey (1827-1887).

À suivre…

> Écouter un extrait : Chapitres 01.

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