Quebec Fontaine de Tourny

Le Jet d’eau (Poème)

« Jusqu’à la fin de sa vie, Baudelaire sera sensible à la musique des carillons, à la chanson de l’eau dans une vasque, à la caresse d’une nuit calme : Le Jet d’eau est une pénétrante élégie sensuelle, où la volupté se mélange tellement de repos qu’elle s’en purifie. […] »

Pierre Flottes, Baudelaire, l’homme et le poète.

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Références musicales :

Maurice Ravel, Jeux d’eau, interprété par Prasa Kodeeswaran (avec son aimable autorisation).

Livre audio ajouté le 16/09/2009.
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Lu par Gilles-Claude Thériault

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18 Commentaires

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  1. Gilles-Claude, ne vous souciez pas des 2 typos de votre long commentaire, personne ne pourrait les attribuer de votre part à autre chose qu’un doigt un peu séditieux sur un clavier. Nous avions corrigé nous-mêmes.

    Merci pour votre réponse et pour votre approche d’artisan, que je partage. Il est vrai que l’on voudrait pouvoir reprendre à l’infini des productions à mesure que l’on avance, que l’on change soi-même, mais l’authenticité de l’instant est parfois impossible à retrouver, et vouloir tendre vers une perfection technique nuit parfois à l’émotion; j’en ai moi-même fait l’expérience sur des lectures que je voulais épurer de toutes leurs petites imperfections de ton, d’articulation, de timbre, et souvent sans jamais retrouver la vérité du premier jet.

    A très bientôt
    Amicalement
    Alexandre

  2. Très touché par votre propos, Alexandre K, ‘mon neveu’.
    J’ai pu également sentir et apprécier l’émotion de votre voix,
    à la fois tendre et vulnérable, dans Madame Firmiani de Balzac.
    Merci aussi Gilberte pour vos bonnes paroles.
    Notre voix est un don et je suis convaincu
    que savoir écouter la voix de l’autre, c’est apprendre à s’entendre soi-même.

    Pour tout être, la voix un outil important ;
    elle interviendrait à 38% dans la communication,
    derrière la gestuelle (55%) et bien au-delà des mots (7%)
    qui sont pourtant, ici, les éléments que l’on tente à maîtriser le plus.
    (Marc Spund, psychologue clinicien, ESPACE – Laboratoire de la Voix)

    Dès le plus jeune âge. ne devrait-on pas apprendre à chacun
    à cultiver et à éduquer sa voix ?
    N’améliorerait-elle pas sa relation avec les autres et l’image de soi ?
    N’indique-t-elle pas parfois, mieux que les discours, un mal-être ?

    Cet intérêt pour la voix humaine m’a habité tout au long de ma vie, puisque dès mes 8 ou 9 enfants, sachant à peine lire, on m’a invité à ‘prêter’ ma voix dans ce qu’on appelait alors des ‘romans radiophoniques’, à la radio de mon coin de pays. De là est né le désir de poursuivre cette réflexion.

    Le grave de la voix résonne en nous comme les battements du cœur.
    La voix, nous le savons, bien avant les mots, crée attirances et répulsions.
    Une voix que l’on aime, même masculine, restaurerait en nous la fusion mère-enfant, son harmonie nous met en confiance, nous sécurise, nous enveloppe ; une voix de crécelle, les arpèges de clairon, un ton ‘je-sais-tout’ ou les envolées évoqueraient le père ou la mère persécuteurs.
    (Moussa Nabati, psychanalyste, Lauréat du prix “Psycho 2007”)

    Et encore une fois, comme ‘donneur’, la voix précède les mots.
    Et dès les premières secondes, nous savons si nous allons poursuivre.
    C’est pourquoi il est important de la cultiver, de l’entraîner, de la protéger.
    Sans la ‘fabriquer’, comme une Lauren Bacall dont on raconte avoir fabriqué la sienne à force de fumer et hurler du haut d’une falaise.

    Et alors peuvent arriver les mots que frottent, tel un archet, notre voix.
    La poésie sort du livre et se fait humaine ; elle devient rencontre du charnel et du sacré, du chant et du cri.
    Elle parle, elle crie, elle aime, pleure et se désespère, comme dans la vie.

    Je vais refaire bientôt, Alexandre et Gilberte, ‘Le Jet d’eau’, maîtrisant aujourd’hui un peu mieux ‘la technique’.
    Par respect pour vous.
    Par respect pour tous ceux qui nous font cadeau de leur écoute.
    Merci encore !

    Gilles-Claude

  3. Cher Gilles-Claude,

    Nul besoin de vous entendre dire plus d’un mot pour comprendre que avez été doté d’une voix exceptionnelle, au sens propre.

    Vous dites en même temps la poésie de façon remarquable.

    Alexandre

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