William Bouguereau, Bacchante

La Bacchante (Poème en prose)

La Bacchante a eu moins de succès que l’autre poème mythologique en prose Le Centaure qui fit connaître Maurice de Guérin ; ces deux poèmes sont d’ailleurs posthumes, le poète étant mort à 29 ans, en 1839.
Son inspiration, très personnelle, le situe entre le romantisme religieux de Chateaubriand et la modernité de Baudelaire et de Mallarmé.

« Les nymphes qui règnent dans les forêts, (disait une bacchante à la nôtre qu’elle instruisait), se plaisent à exciter, sur le rivage des bois, des parfums ou des chants si doux que le passant rompt son chemin et s’induit pour les suivre au plus obscur de ces retraites. Une influence subtile pénètre l’esprit de l’étranger, l’égarement qui s’élève en lui altère la fermeté de ses pas, et, tandis qu’il s’avance semblable aux demi-dieux champêtres qui portent toujours quelque ivresse dans leurs veines, les nymphes s’applaudissent de la puissance de leur séjour sur l’esprit des mortels. »

Consulter la version texte de ce livre audio.
Illustration : William Bouguereau, Bacchante
Livre audio ajouté le 20/02/2016.
Consulté ~5 163 fois

Lu par René Depasse

Suggestions

Commenter

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.