Gravure tirée de l’édition de 1893.

La Lettre écarlate

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« Mais le centre de tous les regards, le signe qui semblait transfigurer Hester Prynne, au point qu’elle apparaissait sous des dehors inattendus à ceux-là même des spectateurs qui la connaissaient le mieux, c’était… c’était cette Lettre écarlate, si étrangement brodée, et pour ainsi dire éclairée, qui brillait sur sa poitrine. »

Quel sort réservera-t-on à Hester Prynne, cette jeune femme marquée par le péché, dans le Boston des années 1640, au milieu de cette communauté puritaine de colons fraîchement débarqués de leur Angleterre natale ?
En 1850, Nathaniel Hawthorne publie ce roman, critique remarquable de l’hypocrisie et du puritanisme ambiants.

N.B. : J’ai pris la liberté de remanier légèrement la traduction du titre afin d’être plus fidèle à la version originale : The Scarlet Letter ; l’adjectif « rouge » me paraissant moins évocateur que le mot « écarlate ». C.D.

Traduction : Paul-Émile Daurand-Forgues (1813-1883).

Consulter la version texte de ce livre audio.
Références musicales :

Antonin Dvorak, Symphonie n° 9 « Du nouveau monde », Op. 95, interprétée par l’ensemble Du Page Symphony Orchestra (licence Cc-By-Sa).

Licence d'utilisation : CC BY-NC-SA : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions
Livre audio gratuit ajouté le 20/05/2018.
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Lu par Christian Dousset

Suggestions

20 Commentaires

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  1. Merci pour cette très belle lecture, habitée. Vous faites vivre ce (très beau) livre. Je vous ai écouté en faisant un grand ménage dans mon appartement qui en avait bien besoin, et je n’étais pas là avec ma serpillère et mes produits, mais en pleine Amérique puritaine du XVIIe siècle. C’était absolument merveilleux.

  2. Je suis ravi, Sylvie, de vous avoir permis d’approcher cette oeuvre, même si la présente “traduction” offre quelques défauts.
    QAu plaisir de vous retrouver entre de nouvelles pages.

  3. Merci monsieur Dousset pour votre lecture, menée avec tant de sensibilité artistique, de cette œuvre étrange et fascinante dont j’avais toujours entendu parler sans la connaître. J’ai pris beaucoup de plaisir à vous écouter

  4. Merci chères Bianca, Lim et Agathe pour vos commentaires et les précisions fort instructives concernant la traduction. Comme vous pouvez le constater, j’ai moi-même éprouvé le besoin de revoir la traduction du titre, ayant par ailleurs constaté l’écart énorme entre le texte original et la “traduction” disponible. J’ai néanmoins maintenu ma lecture pour que les auditeurs et auditrices puissent accéder à un peu de l’essence de cette oeuvre littéraire.

  5. Lim. Désolée du malentendu : il est vrai que je n’ai pas compris l’expression ” traduction originale ” puisque la ” version texte ” figurait sur la page Internet du livre audio, j’ai cru que tel était le texte lu et que vous recherchiez le texte original.
    Quant au problème que vous signalez, de traductions intégrales, correctes et modernes de textes libres de droits, il ne m’était pas tant apparu pour cette ” Lettre écarlate ” que pour les oeuvres de Dostoïevski dont le texte français lui-même est farci de pléonasmes (” car, en effet “), voire de solécismes (” après que ” systématiquement suivi du subjonctif par exemple).
    Cordialement

  6. Bonjour et merci pour la lecture,

    J’avais commencé l’écoute, et trouvais ça formidable (tant la lecture que la fable qui commençait à se mettre en place), et après quelques recherches, j’ai renoncé à prolonger l’écoute.

    J’ai voulu avoir accès au texte original de la traduction pour vérifier deux ou trois choses, et ne l’ai pas trouvé. Ce n’est pas un problème, cependant cela m’a permis de découvrir qu’il ne s’agissait pas d’une traduction, mais d’une adaptation. Le roman y est raccourci, l’introduction supprimée, des passages remaniés, et globalement le sens général du roman original corrompu pour se conformer au public, disons-le peut-être puritain (ironie…) de la France d’alors.

    Tous ces détails ont été étudié par Andrew Kovacs à cette adresse :
    https://journals.openedition.org/palimpsestes/186

    Je regrette de ne pouvoir avoir accès à une traduction libre de ce classique de la littérature américaine, les autres traductions probablement plus fidèles n’étant pour l’heure peut-être pas libres de droit, après presque 200 ans.

  7. Une très belle lecture et un roman fort intéressant de par son contexte historique et sa thématique du péché. Mais ma préférence va à l’autre grand roman de Hawthorne,”La maison aux sept pignons”. Merci encore, Christian, de donner de votre temps pour notre plus grand plaisir.

  8. Merci à vous, Marie, d’avoir pris le temps du commentaire. J’ai redécouvert cette oeuvre étudiée lors de mes années étudiantes et je lui trouve malheureusement un écho à travers notre monde actuel.
    Au plaisir de vous retrouver entre de nouvelles pages.

  9. Cher Ahikar,
    C’est avec un retard remarquable que je réponds à votre message et je vous prie de m’en excuser; j’aurais aimé pouvoir donner un avis sur le choix d’interprétation que vous suggérez, malheureusement je n’ai pas vu le film de Wim Wenders. En tous cas, je suis d’accord avec vous pour estimer que le roman de Hawthorne constitue une oeuvre marquante.
    Merci encore pour votre contribution .
    Christian

  10. Merci Monsieur Dousset pour cette lecture.
    Le style est admirable.
    Je n’en suis qu’au début. Vous savez rendre avec justesse et sobriété le côté dramatique de la situation dans laquelle Hester se trouve placée.

  11. Merci cher Christian pour cette très belle lecture.

    Faut-il préférer Lillian Gish dans la version de Victor Sjöström à Senta Berger dans celle de Wim Wenders ? Je ne sais, mais ces différentes adaptations montrent que ce roman continue à être une source d’inspiration importante.

    Excellente journée !

    Ahikar

  12. Merci pour tous vos commentaires. Après un entretien aussi rapide qu’approfondi avec moi-même, j’ai en effet choisi de prononcer les noms à l’anglaise comme je le fais pour toute oeuvre de littérature anglophone. Un nom propre étant intraduisible, encore convient-il, dans la mesure du possible, de lui restituer sa couleur sonore, laquelle incite au dépaysement, invite au voyage vers ces terres et cette époque lointaines. S’il s’agit d’un prénom qui pourrait avoir son équivalent en français, seul le traducteur peut décider de le transformer mais fort heureusement, dans le cas présent, il n’a pas pris la responsabilité d’agir de sorte à dénaturer l’oeuvre. Ce roman a bien été écrit par un Américain, non par un Français et la fidélité au texte passe aussi par là. La fonction de la littérature n’est-elle pas de nous sortir de nous-mêmes pour mieux y retourner, sans doute, mais aussi de nous extraire de notre étroitesse hexagonale?
    Merci à Romain et à Thierry d’avoir apprécié ce choix dont, bien évidemment, je ne varierai pas. D’ailleurs, je vais, de ce pas, préparer la lecture prochaine du tome 2 de “Les grandes espérances” de Dickens en veillant à une prononciation la plus juste possible de la langue anglaise.

  13. Bravo pour votre excellente diction, en particulier pour la prononciation parfaite de l’anglais. (Je viens de passer 2 ans dans le Maine, puis 5 ans à Oxford, UK suivis de 15 ans en Nouvelle-Ecosse). J’ai vraiment beaucoup aimé votre interprétation. Je vais tout de suite aller chercher plus de romans lus par vous.
    Merci, merci!

  14. A mon avis, pour une lecture parfaite, il reste à prononcer à la française, à franciser la prononciation des noms propres.
    J’appellerai «détraduction» cette pratique qui consiste à introduire des sonorités complètement inconnues du français, complètement étrangères au français, qui déroutent, qui font sursauter, qui à la longue agacent, puis énervent, puis découragent l’auditeur.
    De plus, j’entends — ou mon oreille entend — une fois Esteul, une autre fois Esteur, une autre encore Esteu… S’agit-il bien des mêmes personnages?
    Je dirai que ces mots prononcés à l’anglaise sont proches de miaulements (il me faudrait un beau don d’imitation pour que je puisse les reproduire).
    Le reste est parfait, rien à redire, mais ces miaulements, ces sonorités incongrues répétées et à la longue désagréables ont entièrement gâché mon plaisir.