Nikolai Astrup, Par la porte ouverte (190?)

La Dame de la mer

La Dame de la mer est une pièce de théâtre en 5 actes publiée en 1888.

Les Wangel forment ce qu’on appellerait aujourd’hui une famille recomposée : le père, médecin, ses deux filles, et sa nouvelle et jeune épouse, Ellida, qui remplace la mère morte, vivent dans une station balnéaire, sur un fjord. Ellida souffre de demeurer trop loin de la haute mer, qui l’attire irrésistiblement ; elle cache aussi un lien mystérieux avec un marin, et une forme de folie qui la ronge, et qui menace le fragile équilibre familial.

Le personnage de la cadette, Hilde, se retrouvera dans une autre pièce d’Ibsen : Solness le constructeur… Voici ce qu’en dit le traducteur : « Cependant, avec cette sournoiserie d’éternel enfant, d’artiste, dont il était coutumier, il avait introduit dans sa pièce, destinée aux cœurs qui battaient autour de lui, une étrange petite figure. Elle amusait les uns, enchantait les autres par la merveilleuse divination qui s’y trahissait de ces natures d’adolescentes qu’on aime, en Germanie, à voir étudiées au théâtre. Mais personne ne pouvait soupçonner en elle la Hilde de plus tard. Lui, cependant, la connaissait. Il savait ce qu’elle deviendrait. C’était l’élément satanique introduit subrepticement dans cette moralité […] ».

NB : la donneuse de voix vous prie par avance de l’excuser pour sa piètre prononciation de l’allemand et des noms propres norvégiens…

Traduction : Maurice Prozor (1849-1928).
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Illustration : Nikolai Astrup, Par la porte ouverte (190?) Domaine public
Livre audio ajouté le 11/06/2019.
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Lu par Pauline Pucciano

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7 Commentaires

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  1. Belle histoire d’amour allégorique (“Homme libre, toujours tu chériras la mer”, disait Baudelaire), où la liberté d’aimer est unie, comme il se doit, à la responsabilité…
    Pauline Pucciano est une lectrice au timbre de voix limpide et vif (une source), et toujours précis devant les nuances du texte.
    Merci pour ce “one woman show” – désolé pour l’anglicisme, je ne recommencerai plus.

  2. Merci beaucoup chère Claryssandre !Et à très bientôt en effet pour de nouvelles lectures…

  3. Ah…cette voix ! Je vous retrouve toujours avec beaucoup d’émotions. J’écoute très peu de théâtre. Quel tort car à chaque fois c’est une bonne surprise ! Cette fois encore… Comme quoi il faut savoir, ou oser, sortir de sa zone de confort, de routine, lutter contre les aprioris et parti pris pour s’offrir la chance de belles découvertes. MERCI chère Pauline pour ce très beau moment ! En espérant vous retrouver pour une prochaine lecture. Bonne journée. Prenez grand soin de vous.

  4. Merci à vous, Desrousseaux… Le plus difficile n’était pas tant la forme théâtrale, que les noms propres dans cette langue inconnue, que j’ai probablement allègrement écorchés !

  5. Nicola Berdiav, dans Esprit et Liberté, appelle à la lecture de la Dame de la Mer. Je n’osais pas espérer trouver cette lecture sur ce site magnifique… Et si! et lu remarquablement! Et une pièce de théâtre cela me semble tellement plus difficile que de la prose.
    Merci mille fois

  6. Merci, Pauline, pour cette belle lecture. Tout comme EclatDuSoleil, j’ai beaucoup aimé cette pièce et le thème de l’indépendance de choix des femmes. Je trouve le personnage de Wangel intéressant aussi, il lui faut du courage pour laisser son entière liberté à son épouse au risque de la perdre…

  7. Merci beaucoup pour cette lecture. J’ai beaucoup apprécié la pièce, que je ne connaissais pas. Ce qu’elle dit sur la liberté de l’engagement amoureux était sûrement progressiste pour l’époque. Et votre façon de lire est toujours aussi agréable.