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WU, Cheng’en – La Pérégrination vers l’Ouest : La Légende du roi des dragons

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 1h 11min | Genre : Romans


Xiyou ji

Wu Cheng’en 吳承恩 (1506 env.-1582) est un écrivain chinois de la dynastie Ming. Homme fin et intelligent, d’une très grande érudition, ses écrits furent nombreux et s’étendirent à des domaines variés. Il jouit en son temps d’une très grande renommée, ce qui ne l’empêcha pas toutefois de mourir dans le dénuement et sans descendants : ses manuscrits furent ainsi dispersés et perdus. Il aura fallu attendre le vingtième siècle, et tout le génie de Lu Xun pour que la paternité du Voyage en Occident (西遊記 ; pinyin : Xī Yóujì) lui soit rendue.

Avec La Pérégrination vers l’Ouest ou Le Voyage en Occident, nous touchons à la quintessence du roman chinois. Le Voyage en Occident est à la Chine ce que Don Quichotte est à l’Espagne ou Gargantua à la France.

Le thème du Voyage en Occident est la quête des soutras en Inde par le moine bouddhiste Xuanzang au VIIème siècle. A partir de ce fait historique l’auteur imagine un récit haut en couleur. Xuanzang aura pour escorte le fameux Sun Wukong (le singe égal au ciel), ainsi que Zhu Bajie (Porcet) et Sha Wujing (Sablet).

L’épisode ici traduit par Théodore Pavie (Livre deuxième, chapitre IX dans l’édition de La Pléiade) narre tout d’abord la rencontre d’un bûcheron et d’un pêcheur, suivi par l’épisode très fameux où le calcul d’un devin pousse le roi des dragons à la faute.

Pour ma part, j’ai toujours trouvé la construction de cet épisode extraordinaire, avec quelque chose d’éminemment moderne. Partagerez-vous mon avis ? …

N.B. Pour la rédaction de cette notice, j’ai utilisé principalement l’ouvrage Brève histoire du roman chinois de Lu Xun, chapitres XVII et XVIII, traduit par Charles Bisotto (Gallimard, 1993).

Traduction : Théodore Pavie (1811-1896), éditée en 1839 chez B. Duprat (Paris).

Illustration : Le moine Xuanzang, Sun Wukong, Zhu Bajie et Sha Wujing (Galerie couverte du Palais d’été à Pékin).

Musique : pipa, instrument traditionnel chinois (Freesound.org)

Lien utile…

La Légende du roi des dragons.

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> Références musicales :

Extrait de pipa, instrument traditionnel chinois (licence Cc-By-3.0).


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4 commentaires sur cette page. Ajoutez le vôtre !

  1. Shmuel R le 22 octobre 2013

    Merci Ahicar pour ces couleurs et ces effluves incomparables. Le dénouement est d’une complexité surprenante.

  2. alf lila walila le 23 octobre 2013

    hiiiiiiiiiiiiii

  3. Ahikar le 28 décembre 2013

    Merci beaucoup Shmuel pour votre commentaire. Merci également à alf lila walila pour sa belle onomatopée ! :)

    J’aurais bien aimé lire d’autres chapitres de ce roman grandiose, mais il n’en existe pas de version libre de droits.

    L’épisode que je préfère est celui où le Bouddha défie Singet de s’échapper de la paume de sa main. Le Singe effectue alors un bond formidable et atteint les colonnes qui soutiennent le Ciel. Pour témoigner de son passage, il écrit sur une des colonnes : « Le Grand Singe égal au Ciel est passé par là. » A son retour, il raille le Bouddha : « Si tu ne me crois pas, tu peux aller vérifier. Tu verras par toi-même que j’ai écrit sur une des colonnes qui soutiennent le Ciel. — Inutile, lui répond le Bouddha. Vois par toi-même. » Et le Singe vit écrit sur un des doigts de la paume entrouverte du Bouddha : « Le Grand Singe égal au Ciel est passé par là. » Il n’était jamais sorti de la paume du Bouddha !

    Ce passage est sublime, parce que dans la pensée chinoise le Bouddha est aussi assimilé à la Totalité, et il lui suffira d’ailleurs de refermer la main pour l’enfermer sous le mont des Cinq-Dynamies. Wu Cheng’en joue avec un brio incomparable de toutes les données de la pensée chinoise.

    Bonnes fêtes à tous,

    Ahikar

    P.-S. Toutes mes excuses à Shmuel pour ne pas avoir répondu plus tôt, mais je voulais me prendre un peu de temps pour parler de ce livre qui m’émerveille toujours autant.

  4. Un moineau errant le 12 mai 2019

    Merci de nous déssiller l’esprit en nous ouvrant le troisième oeil!

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