Livres audio gratuits pour 'Belgique' :


LEMONNIER, Camille – À vau-la-rue

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Nouvelles


À vau-la-rue

L’écrivain belge décadent Camille Lemonnier (1884-1913) est plus proche du Huysmans de À vau l’eau (1882) que des naturalistes bien qu’on l’ait surnommé contre son gré « le Zola belge ».

« Aucun écrivain du XIXe siècle, si ce n’est Victor Hugo, n’a possédé, comme Camille Lemonnier, les richesses du dictionnaire, n’a disposé pour formuler sa pensée ou ses sensations d’un nombre aussi considérable de mots : nul ne s’est grisé comme lui de sa puissance verbale. » (Stefan Zweig)

À vau-la-rue mérite cet éloge. La description de la vie ratée du mal prénommé Fortuné Gervais est inoubliable.

À vau-la-rue.

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LA GARDE, Marcellin – La Pierre sanglante de Nierbonchera

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


La Pierre sanglante de Nierbonchera

Marcellin La Garde (1818-1889) est un écrivain romantique belge.
« Le style de La Garde est souvent néo-classique et parfois scolaire, et les clichés abondent dans son œuvre. Mais celle-ci vaut par son ton direct, son imagination et son didactisme sans lourdeur. » (Jugement de Wikipédia)

Quelques lignes avant la fin du tragique récit de La Pierre sanglante de Nierbonchera :

« Les rives de l’Amblève n’ont point vu le dénouement de cette histoire. Pour en connaître la suite, nous devons franchir l’espace d’une année et nous transporter à Cologne, dans une maison d’aliénés. »

Illustration : Dolmen d’Oppagne, Belgique (photo de Matt44, licence Cc-By-Sa-3.0).

La Pierre sanglante de Nierbonchera.

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LEMONNIER, Camille – Un mâle

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Henri Pille - Une vraie kermesse flamande

« Le naturalisme est la suite logique du réalisme : ce dernier entendait décrire ou depeindre la réalité de la manière la plus précise possible, y compris dans ses aspects immoraux ou vulgaires. Le naturalisme poursuit dans cette voie, mais en ajoutant un contexte physiologique et en montrant que le milieu où vit le protagoniste est l’une des raisons de son comportement. Se donnant pour un reflet de la réalité, le naturalisme s’intéresse particulièrement aux classes sociales défavorisées —paysans, ouvriers ou prostituées. » (Wikipédia)

L’œuvre de Camille Lemonnier (1844-1913) qu’on surnommait le « Zola belge » illustre parfaitement cette définition du naturalisme.

Un mâle dépeint poétiquement le déroulement de cette kermesse comme un reportage filmé.

« Une mangeaille immodérée accompagnait la soif de boire qui tenait les estomacs. Des femmes plongeaient leur visage dans de vastes quartiers de tartes au riz. Des enfants barbouillés de prunes, aiguisaient leurs dents sur de la pâtisserie sèche. Et les hommes, tenant à deux mains des saucisses de viande de cheval, en tiraillaient à la force des mâchoires la chair filamenteuse. Ailleurs, on se bourrait d’œufs durs, et les pains d’épices achevaient de prédisposer les gosiers à de buveries incessantes. »

Illustration : Henri Pille, Une vraie kermesse flamande (fin XIXe).

Un mâle.

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ISTA, Georges – L’Homme sauvage – Un divorce en 1930 – On n’est bien servi que par soi-même

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Un divorce en 1930

Trois histoires divertissantes contées par le Wallon Georges Ista (1874-1939) quatre fois présent sur notre site.

L’Homme sauvage
« – Figurez-vous, monsieur, que j’avais déniché le véritable homme sauvage. Pas un sauvage qui mange simplement du feu, comme vous ou moi pourrions le faire, ça c’est de la blague. Mais une vraie brute qui mordait à pleine mâchoire dans des rats et des lapins vivants, à la seule condition d’avoir ses six absinthes et ses trois litres de vin par jour. »

Un divorce en 1930
« – Oui, mon cher, avoua le gros Morlanes, je l’étais ! Mais d’une façon si peu ordinaire que je me demande s’il n’y a pas plus d’originalité que de ridicule à l’avoir été de cette façon-là. »

On n’est bien servi que par soi-même
La vive et drôle querelle entre « Eugène Toumiel, directeur-fondateur-propriétaire-rédacteur en chef et unique de l’Impartial de Sambre-et-Meuse, grand journal théâtral, artistique, littéraire et hebdomadaire » et un ténor méridional vaniteux et hargneux.

Illustration : Miss Sale Barker, aviatrice et championne anglaise de ski, qui fait le raid Londres-Cap Town avec Miss Page (1932).

> Écouter un extrait : L’Homme sauvage.

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ISTA, Georges – La Grève des danseuses – Une femme du monde

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Edgar Degas - Danseuses en bleu

Georges Ista né à Liège le 12 novembre 1874 et mort à Paris le 6 janvier 1939 est un écrivain de langue wallonne et un militant wallon. Il fut également dessinateur, peintre et aquafortiste.
Il fut un auteur dramatique fécond, collabora à diverses revues wallonnes militantes convaincu que le wallon était un complément de l’identité française de la Wallonie. Il a publié en 1917 une quarantaine de contes et nouvelles. Deux sont déjà dans la bibliothèque : Chez la voyante et Une rupture.

La Grève des danseuses : « Théréson roula sa brochure, la déroula, la lissa un instant entre son genou et sa paume, puis déclara, lentement :
- T’à l’heure, elle a dit comme ça au patron qu’toutes les danseuses, c’était rien qu’des grues.
Zulma resta suffoquée. « Ah ben !… Ah ben !… » murmura-t-elle. Puis sans rien ajouter, elle fila vers l’escalier des loges, aussi vivement que si elle avait eu le feu au derrière. »

Une femme du monde : « Jolimont continuait à se brosser l’épaule, méticuleusement. C’était un joli garçon de trente-cinq ans environ. Il avait une mise un peu trop soignée, un peu trop de bagues aux doigts, un peu trop de chaîne de montre, un peu trop d’épingle de cravate, un peu trop de brillantine sur des cheveux un peu trop bien peignés, et pas assez de talent.
Le gros papa Corentin vint lui taper sur le ventre. « Si vous voulez vous appuyer la petite Yoyo, opina-t-il, elle ne vous fera guère poser. Elle en pince, la gosse ! » Mais l’autre se redressa d’un air indigné. « Des choristes ! proféra-t-il. Des choristes, à moi ! » Puis, gourmé, hautain et dédaigneux : « Et qu’est-ce qu’il resterait pour les femmes du monde ? »»

Illustration : Edgar Degas, Danseuses en bleu.

La Grève des danseuses.

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ISTA, Georges – Chez la voyante – Une rupture

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 46min | Genre : Nouvelles


Georges Ista

Georges Ista (1874-1939), écrivain, dramaturge, peintre et dessinateur wallon a publié en 1917 une quarantaine de Contes et nouvelles.
Nous l’accueillons sur le site avec :

Chez la voyante où domine l’humour de l’auteur.

« La pythonisse est déjà installée sur son trépied, qui affecte la forme d’un fauteuil Voltaire. Elle est énorme. Son ventre tombe sur ses genoux, sa poitrine sur son ventre, son menton sur sa poitrine. Seuls, ses cheveux se maintiennent très bien. Il est vrai qu’ils ne sont pas à elle. »

et

Une rupture, où s’exprime surtout l’ironie du sort :

« Ils s’adoraient. Ils avaient tout ce qu’il faut pour être heureux : jeunes, bien portants, riches et oisifs, tous deux ; lui célibataire, elle mariée à un homme des plus raisonnables, qui tenait si peu de place dans sa vie qu’elle n’avait jamais à en parler à son amant. Ils avaient tout, tout, vous dis-je ! Et ils ont rompu, d’une façon définitive, irrévocable. »

Illustration : Autoportrait de Georges Ista (1912).

Chez la voyante.

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VAN LERBERGHE, Charles – La Grâce du sommeil

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Charles Van Lerberghe

L’écrivain belge symboliste Charles Van Lerberghe (1861-1907) est l’auteur de cette histoire où le suspense est remarquablement entretenu.

Le soir de l’Épiphanie…
« Il venait de vider son verre et une clameur formidable retentissait encore à ses oreilles : le roi boit ! le roi boit ! lorsqu’en rouvrant les yeux il eut une épouvantable stupeur. Il était dans le ciel, assis sur un arbre, au milieu d’une grande plaine pourpre. Ses yeux s’écarquillaient. Il voyait encore leurs visages, la lumière des bougies, il entendait encore leurs voix. Tout cela était encore en lui, et les choses n’étaient plus à jamais. Cela avait duré le temps d’un éclair. Et le sentiment de la réalité lui revint peu à peu. Il était mort, et, Dieu merci ! sauvé. »

Cette Grâce du sommeil est-elle celle d’un songe paradisiaque… ou celle du « dernier sommeil » ?

La Grâce du sommeil.

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FLOR O’SQUARR, Charles-M. – Le Portrait de bébé – Sous la Commune

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Atelier Nadar - Portrait du Bébé Montaubry (fin XIXe)

La fin des nouvelles de Flor O’Squarr est toujours inattendue sans l’être.

Le Portrait de bébé, ou la réconciliation :
« C’était charmant. Le petit grandissait au milieu de cette joie. Nous serions fort embarrassé de dire s’il ressemblait au papa ou à la maman, mais le fait est qu’il devenait superbe. Jeanne s’en montrait fière. Elle avait une façon de dire : « MON fils », qui était tout à fait majestueuse. Jacques souriait en regardant marcher le petit bonhomme. »

Sous la Commune, ou la femme-énigme :
« C’était par une nuit de bal, au fond du salon mauresque, près du large divan qu’elle emplissait de ses jupes. Sous son loup de satin noir, je l’avais devinée jolie. L’indéfinissable ondulation des lignes révélait un corps jeune, souple, mince, créé pour les profondes caresses et pour les abandons paresseux. Aucun de ses mouvements ne se dessinait en geste banal. Depuis sa nuque aux teintes fauves, qui supportait un chignon doré traversé d’une longue épingle d’écaille blonde, jusqu’à ses petits pieds impatients et mutinés, cambrés sous des mules noires, on pressentait la ligne nerveuse, chaste, presque divine où l’artiste admire religieusement le témoignage des pures beautés antiques. »

Illustration : Atelier Nadar, Portrait du Bébé Montaubry (fin XIXe).

Le Portrait de bébé.

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