Livres audio gratuits pour 'Charles-M. Flor O’Squarr' :


FLOR O’SQUARR, Charles-M. – Le Portrait de bébé – Sous la Commune

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Atelier Nadar - Portrait du Bébé Montaubry (fin XIXe)

La fin des nouvelles de Flor O’Squarr est toujours inattendue sans l’être.

Le Portrait de bébé, ou la réconciliation :
« C’était charmant. Le petit grandissait au milieu de cette joie. Nous serions fort embarrassé de dire s’il ressemblait au papa ou à la maman, mais le fait est qu’il devenait superbe. Jeanne s’en montrait fière. Elle avait une façon de dire : « MON fils », qui était tout à fait majestueuse. Jacques souriait en regardant marcher le petit bonhomme. »

Sous la Commune, ou la femme-énigme :
« C’était par une nuit de bal, au fond du salon mauresque, près du large divan qu’elle emplissait de ses jupes. Sous son loup de satin noir, je l’avais devinée jolie. L’indéfinissable ondulation des lignes révélait un corps jeune, souple, mince, créé pour les profondes caresses et pour les abandons paresseux. Aucun de ses mouvements ne se dessinait en geste banal. Depuis sa nuque aux teintes fauves, qui supportait un chignon doré traversé d’une longue épingle d’écaille blonde, jusqu’à ses petits pieds impatients et mutinés, cambrés sous des mules noires, on pressentait la ligne nerveuse, chaste, presque divine où l’artiste admire religieusement le témoignage des pures beautés antiques. »

Illustration : Atelier Nadar, Portrait du Bébé Montaubry (fin XIXe).

Le Portrait de bébé.

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FLOR O’SQUARR, Charles-M. – Le Téléphone – La Langouste – Le Dompteur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Le Téléphone

Trois nouveaux Fantômes amoureux de Charles-M. Flor O’Squarr (18?-1921), dont le style est souvent un enchantement.

Le Téléphone
« Lorsque, pris d’une ambition impossible, mon rêve s’envole là-bas, là-bas, aux pays bleus des forêts vierges égayées parle bizarre plumage des oiseaux de paradis et l’agilité des jeunes singes ; lorsque mon esprit hante les rivages africains, les havres bleus, les lointains exquis du Bosphore ou de Yokohama, elle se transforme au gré de mon envie, devient l’énervante créole d’Haïti, la Chinoise, couleur de cuivre, grisée de langueurs et d’opium, la chaste et impudique aimée, la Mauresque voilée dont on aperçoit seulement, entre le sourire du masque, les grands yeux profonds et noirs. »

La Langouste
(Ne confondez pas la sauce mahonnaise et la mayonnaise.)

Le Dompteur
« Attention ! Voici le plus dangereux instant. Éric va regarder son lion de tout près; puis il laissera tomber sa cravache, et, désarmé, presque nu, il soufflettera le mufle horrible de la bête…. C’est fait ! Le rugissement de Sultan a fait trembler la salle. Éric sourit. Il marche à reculons vers la porte de fer, tenant en respect les monstres. La porte s’entr’ouvre, se referme. Le dompteur est dans la piste. Bravo ! »

Illustration : Jeune femme au téléphone vers 1910.

> Écouter un extrait : Le Téléphone.

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FLOR O’SQUARR, Charles-M. – Les Fiançailles – Une minute – Vision

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Hugo Steiner-Prag - Night Ghost

Charles-M. Flor O’Squarr (18?-1921), écrivain belge, a l’art des formules, telles que :

« Si l’homme ne préférait jamais, il serait parfait. Ses ambitions seraient égales, ses désirs seraient raisonnables, ses goûts seraient sensés, ses folies mêmes auraient une frontière : la résignation facile ou l’indolente indifférence. Le secret de toute vertu est là. »

« S’imaginer que la plupart des maris trompés sont des imbéciles, des idiots, des crétins, est le comble de l’erreur. On abuse beaucoup de ces mots : « imbéciles, idiots, crétins ». C’est un tort, les hommes plus bêtes que les autres sont excessivement rares. »

« Les fantômes, bons ou mauvais génies, sont là et peuvent, parfois, nous empoisonner la vie ou en modifier le cours… »

Dans le recueil Fantômes amoureux (1885) nous avons choisi : Les Fiançailles, Une minute et Vision qui vous feront apprécier ce style le plus souvent teinté de mélancolie…

Illustration : Hugo Steiner-Prag, Night Ghost (1916).

> Écouter un extrait : Les Fiançailles.

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