Livres audio gratuits pour 'DanielLuttringer' :


BURNEY, Fanny – Evelina, ou L’Histoire de l’entrée d’une jeune dame dans le monde (Tome 02, Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 52min | Genre : Romans


Fanny Burney

Début du tome II : « Lettre XLIX.

M. Villars à Évelina.

Berry-Hill.

Moi, désapprouver, ma chère Évelina, quand vous remplissez si bien votre devoir ! Non, mon enfant, j’en suis bien éloigné ; le trait d’humanité que vous me rapportez fait l’éloge de votre cœur, et je rougirois de vous reconnoître pour ma fille si vous étiez moins sensible. En attendant, il n’est pas juste que vous souffriez par vos libéralités : acceptez le billet ci-joint comme une marque de mon approbation, et comme une preuve du desir que j’ai d’appuyer vos bonnes intentions.
Ô ma chère Evelina ! si ma fortune égaloit votre inclination à faire du bien, avec quelle joie je la sacrifierois à soulager, par vos mains, l’honnête homme indigent ! mais ne regrettons pas les bornes que nous prescrivent nos facultés ; il suffit que nos bienfaits soient proportionnés à nos moyens ; la différence du plus au moins ne sauroit être d’un grand poids dans la balance de la justice. »

Traduction anonyme (1797).

Accéder à la première partie…

> Écouter un extrait : Lettre 49.

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BURNEY, Fanny – Evelina, ou L’Histoire de l’entrée d’une jeune dame dans le monde (Tome 01, Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 32min | Genre : Romans


Fanny Burney

Publié anonymement en 1778, le premier roman de Fanny Burney, Evelina, suscita aussitôt l’engouement du public anglais, puisqu’il connut en un an quatre éditions successives. La critique unanime (Edmund Burke et Samuel Johnson en particulier), salua en elle l’héritière de Richardson et de Fielding, et souligna surtout ses dons pour la comédie, la verve de ses dialogues et son aptitude à brosser une galerie de portraits d’excentriques au langage savoureusement contrasté : une servante d’auberge à la vulgarité flamboyante, dont l’extraordinaire jargon s’oppose à la langue châtiée des aristocrates qu’elle prétend imiter ; les petits boutiquiers de la Cité dont l’avarice et les manières démentent les mêmes prétentions à l’élégance ; le duo d’un fat entiché de mode et d’une coquette alanguie ; la brutalité d’un capitaine de marine dont les farces s’inscrivent dans la meilleure tradition d’un roman picaresque ; les sarcasmes perpétuels d’une « bas-bleu » qui offensent le code de réserve féminine en vigueur à l’époque.
Fanny Burney emprunte la forme épistolaire des grandes œuvres de Richardson pour nous raconter l’entrée d’une jeune provinciale de dix-sept ans dans la haute société londonienne. L’intrigue progresse d’incidents cocasses en menues catastrophes, jusqu’au terme de ce voyage initiatique où l’amour et l’estime triomphent du préjugé de classe. On reconnaît là le thème auquel Jane Austen donnera une éclatante illustration dans Orgueil et préjugés quelque trente ans plus tard. Outre l’intrigue, on retrouvera chez la géniale disciple de Fanny Burney (à laquelle elle rendra hommage dans Northanger Abbey), cet art du dialogue, cette ironie feutrée et brillante qui nous font comprendre aujourd’hui pourquoi Mme de Staël vit en l’auteur d’Evelina « la première femme d’Angleterre ».

Traduction anonyme (1797).

Illustration : Portrait de Fanny Burney.

À suivre…

> Écouter un extrait : Avant-propos.

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CLARETIE, Jules – Le Million

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 10h 30min | Genre : Romans


Le Million 170 220.gif

On aurait pu rencontrer à la Bourse de Paris, en 1882, Gordon Gecko, alias Michael Douglas…

Extrait : « - Savez-vous, une chose ? Disait Célestin, jouissant de la grimace de douleur de cet homme… Dans tout çà, je représente la morale, tout simplement !… Oui, moi, l’homme de Mazas, comme vous m’avez appelé, mon cher ! Il n’est pas permis de développer les appétits d’une foule comme l’avez fait avec votre Boustifaille ! Tout le monde se jetait là-dessus, grâce à vos annonces, au tam-tam, de vos grosses caisses,, comme des chiens sur la pâtée !… Tout le monde tripotait à la Bourse… De simples particuliers, des amateurs, faisaient plus d’affaires à eux tout seuls que des maisons de coulisses. On a bu plus de champagne à Lyon en un mois qu’on en avait flûté en deux ans ! Des commissionnaires du coin jouaient sur la Boustifaille, et çà montait, çà montait, grâce à vous, diable ! Où serait-on allé ? Je coupe le cou à la spéculation ! Là, net !… »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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COLET, Louise – Enfances célèbres : Agrippa d’Aubigné (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 18min | Genre : Biographies


Agrippa d'Aubigné

Théodore-Agrippa d’Aubigné naquit à Saint-Maury, près de Pons, en Saintonge, le 8 février 1550, d’une famille très ancienne, qui avait embrassé la réforme des calvinistes. Sa mère mourut en le mettant au monde, ce qui lui fit donner le nom d’Agrippa, ægre partus (né difficilement) ; il reçut de son père une forte et savante éducation ; à six ans, il lisait déjà le latin, le grec et l’hébreu…

Extrait :
«  – Dis-moi, mon enfant : quand et comment as-tu vu ta mère ?

- Je l’ai vue, répondit l’enfant avec émotion et gravité, depuis le jour où j’ai commencé à penser, et toujours elle m’est apparue sous la même forme, belle, grande, douce, toute blanche ; elle venait la nuit frôler de ses vêtements les rideaux de mon lit ; elle me donnait des baisers ; sa bouche était froide et me brûlait pourtant. Il y a trois mois, quand je commençai ma traduction de Platon, elle m’apparut toute souriante ; je n’entendais pas sa voix, aucune parole ne s’échappait de ses lèvres, et cependant je sentais dans mon esprit qu’elle me disait : « Travaille, mon cher fils, console ton père de ma mort, toi qui l’as involontairement causée ; sois l’honneur de notre maison ; nos jours sont rapides, ne perds pas ceux de l’enfance dans les jeux ; travaille, ta mère te regarde et s’en réjouira. » Elle s’éloigna en me parlant encore des yeux, puis sembla disparaître dans la brume du matin, qui montait devant ma fenêtre. Depuis ce jour, mon père, le travail me devint si facile qu’il me semblait que l’esprit de ma mère, qui fut, m’avez-vous dit, si orné et si grand, s’était placé en moi et pénétrait ce qu’un enfant ne peut comprendre encore ; c’est ainsi que j’ai traduit ce dialogue de Platon ; l’intelligence maternelle me le dictait. Comment aurais-je pu, sans cela, en comprendre le sens, en deviner les beautés ? C’est donc le portrait de ma mère qu’il faut placer en tête de ce Dialogue. »

Agrippa d’Aubigné (Version 2).

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CHOLEM ALEICHEM – Un bon conseil

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Un bon conseil170 220.gif

Le début : « Vous apprenez que, durant trois jours de suite, un jeune homme s’est pointé chez vous matin, midi et soir, et ne vous a jamais trouvé à la maison. Selon lui, il lui importe grandement de vous rencontrer.

C’est aussi le message que je reçois un jour en rentrant de voyage. Je me dis : évidemment, un écrivaillon avec une œuvre à la main !

Je m’installe à mon bureau pour travailler et vlan ! On sonne à la porte d’entrée. Celle-ci s’ouvre et j’entends le bruit de quelqu’un qui commence à s’occuper de soi-même : il ôte ses guêtres, il tousse, il se mouche, en bref, tous les symptômes de l’écrivain amateur. Je me sens tout de même piqué d’une certaine curiosité. Mon homme fait son entrée et fait une jolie courbette de politesse. Le geste est d’ailleurs assez réussi. Cela consiste en un petit recul discret, accompagné d’un mouvement délicat et d’un frottement des mains. Puis il se présente à moi, en utilisant un nom sorti de quelque légende, un de ces patronymes qu’on oublie juste après les avoir entendus.

- Asseyez-vous. En quoi puis-je vous être utile ?

- C’est un besoin urgent qui m’amène… enfin, urgent… Pour moi. C’est vraiment urgent ! Ma vie elle-même en dépend. Je crois que vous seul pouvez me comprendre. Vous écrivez tellement que, selon moi, vous devez tout connaître et tout comprendre. Enfin, je ne le pense pas, j’en suis sûr. »

Traduction : Shmuel Retbi, pour Littératureaudio.com.

Un bon conseil.

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LEBLANC, Maurice – La Demoiselle aux yeux verts (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 51min | Genre : Romans


Arsène Lupin

Alors qu’il flâne dans les rues de Paris, Arsène Lupin se met subitement à suivre un homme filant une touriste anglaise aux cheveux blonds et aux yeux bleus… Plus tard, installé dans une pâtisserie du boulevard Haussmann, il remarque à une table une demoiselle aux cheveux blonds et aux yeux verts… Il ne se doute alors pas des nombreuses péripéties qui l’attendent. Et une nouvelle fiancée en perspective…

Extrait :
« Raoul de Limézy fut aussitôt conquis par deux choses : la gaieté heureuse et naturelle de son visage et la séduction profonde de deux grands yeux verts couleur de jade, striés d’or, et dont on ne pouvait détacher son regard quand on l’y avait une fois fixé. De tels yeux sont d’ordinaire étranges, mélancoliques, ou pensifs, et c’était peut-être l’expression habituelle de ceux-là. Mais ils offraient en cet instant le même rayonnement de vie intense que le reste de la figure, que la bouche malicieuse, que les narines frémissantes, et que les joues aux fossettes souriantes. « Joies extrêmes ou douleurs excessives, il n’y a pas de milieu pour ces sortes de créatures », se dit Raoul qui sentit en lui le désir soudain d’influer sur ces joies ou de combattre ces douleurs. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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FLAT, Paul – Nos femmes de lettres : Madame Renée Vivien

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 21min | Genre : Biographies


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Renée Vivien, née Pauline Mary Tarn le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 à Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française du courant parnassien de la Belle Époque. Le prix Renée-Vivien est décerné annuellement en son honneur.

Extrait :
« Tout aussi bien que notre monde moderne, le monde antique avait senti la valeur de la virginité, ce qu’elle maintient à l’âme de vigueur et d’énergie, en lui permettant de canaliser dans une même direction l’ensemble des forces qui sont latentes en elle. Seulement, n’ayant pas ce souci de moralité inséparable de la conception chrétienne, il n’en pouvait suivre les prolongements dans la conduite de la vie. En condensant son idée dans le mythe des Amazones, il lui avait imposé des limites où s’enferme strictement notre auteur. Elle ne veut voir dans la virginité que l’horreur de toute dépendance et la fierté de l’âme qui a refusé le joug :

Leur regard de dégoût enveloppe les mâles
Engloutis sous les flots nocturnes du sommeil.
Elles gardent une âme éclatante et sonore
Où le rêve s’émousse, où l’amour s’abolit,
Et ressentent, dans l’air affranchi de l’aurore,
Le mépris du baiser et le dédain du lit.
Leur chasteté tragique et sans faiblesse abhorre
Les époux de hasard que le rut avilit. »

Illustration : Renée Vivien (1909).

Madame Renée Vivien.

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FEUILLET, Octave – Julia de Trécœur (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2h 30min | Genre : Romans


Julia de Trécœur

Extrait :
« Elle releva sa traîne, qui la gênait, et pria sa mère de la fixer avec des épingles. Pendant ce temps, elle s’occupait elle-même activement : il y avait sur la cheminée et sur les consoles des vases remplis de fleurs et de verdure ; elle y puisait de ses mains alertes, et, posée devant une glace, elle piquait et entrelaçait pêle-mêle dans ses cheveux magnifiques des fleurs, des herbes, des grappes, des épis, tout ce qui venait sous ses doigts. La tête chargée de cette couronne épaisse et frissonnante, elle vint se placer au milieu du salon.

- Allez, mon ami ! dit-elle à M. de Moras.

Il joua la tarentelle, qui débutait par une sorte de pas de ballet lent et solennel que Julia mima avec ses airs souverains, déployant et reployant comme des guirlandes ses bras d’almée ; puis, le rythme s’animant de plus en plus, elle frappa le parquet de ses pas rapides et redoublés avec la souplesse sauvage et le sourire épanoui d’une jeune bacchante : brusquement elle termina par une glissade prolongée qui l’amena toute palpitante devant M. de Lucan, assis en face d’elle.

Là, elle fléchit un genou, porta d’un geste soudain ses deux mains à ses cheveux, et, secouant en même temps sa tête penchée, elle fit tomber sa couronne en pluie de fleurs aux pieds de Lucan, en disant de sa plus douce voix, sur le ton d’un gracieux hommage :

- Monsieur ! »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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