Livres audio gratuits pour 'Edmond Haraucourt' :


HARAUCOURT, Edmond – Rondel de l’adieu (Poème)

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 2min | Genre : Poésie


Partir

« Partir, c’est mourir un peu. [...] »

Rondel de l’adieu.

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HARAUCOURT, Edmond – Sur la roche

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 1h 3min | Genre : Nouvelles


Joseph Mallord William Turner - Snow Storm, Steam-Boat off a Harbour’s Mouth

Elle a souffert à cause d’un père alcoolique, puis d’un mari alcoolique, et, acculée par la misère, elle ouvre un débit de boissons.
Récit réaliste et haletant où se conjuguent dans une même âpreté une passion charnelle, une tempête en mer, la peur de mourir.

Sur la roche.

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HARAUCOURT, Edmond – La Baratte

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 19min | Genre : Nouvelles


Jean-François Millet - La Lessiveuse

« – Oh ! ma foi, Dieu oui, monsieur le juge, c’est bien vrai que j’ai tué, on peut le dire, et même je n’y ai pas regret, vous savez bien. Je suis une pauvre malheureuse femme, et si vous croyez qu’il vaut mieux qu’on me coupe le cou, ce n’est pas moi, bien sûr, qui vous dédirai ; je n’en aurai pas de la peine, monsieur le juge, bien sûr ! Il faut le faire, si vous voyez que c’est mieux, et vous ne devez pas vous déranger à cause de moi, quand c’est votre idée, parce que moi, ça ne me fait rien, vrai comme je vous parle. [...] »

La Baratte.

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HARAUCOURT, Edmond – Les Derniers Hommes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Les Derniers Hommes

Les Derniers Hommes d’Edmond Haraucourt :

« Des pèlerinages de regrets s’acheminent vers les cimetières, et les vivants se souviennent des morts. Des hommes disparaissent et nous pensons à eux ; mais des familles ont disparu, et nous n’y pensons pas ; des peuples ont disparu, et notre attention n’en a guère souci ; des races disparaîtront, et que nous importe ? Le monde finira, et c’est bien loin de nous.
Allons au cimetière de ceux qui ne sont pas nés encore… »

Illustration : Le désert autour du volcan Trölladyngja en Islande (photographie de Heidi Soosalu, licence Cc-By-Sa-3.0).

Les Derniers Hommes.

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HARAUCOURT, Edmond – Mémoires d’un bacille

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Philosophie


Mémoires d'un bacille

« L’imbécillité humaine est responsable de la prolifération des microbes tueurs » est la moralité de Mémoires d’un bacille, récit de l’ironique Edmond Haraucourt.

« Je ne suis pas un microbe ordinaire. Reconnaissez en moi le bacille d’élite, illustre entre ses congénères, auteur d’une grande œuvre. J’ai fait beaucoup déjà ; je ferai plus encore. Autant que Dieu me prêtera vie, je poursuivrai ma tâche, avec l’aide imbécile des hommes ; et tant qu’un nouveau Pasteur n’aura pas trouvé le moyen de détruire notre race puissante et prospère, la mémoire de mon génie subsistera dans la gratitude de mes arrière-neveux. »

Illustration : La Chasse aux microbes en l’an 2000 (ca. 1900).

Mémoires d’un bacille.

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HARAUCOURT, Edmond – L’Homme comestible

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Cannibales

Ce n’est pas la première fois qu’Edmond Haraucourt nous surprend…

« Imaginez, à l’Alimentation, entre le riz d’Asie et le cacao d’Amérique, une petite case africaine, bambous et feuilles de palmier, avec cette coquette inscription : « Homme comestible ».

[...] On mange de l’homme parce que c’est bon, et ceux qu’on mange ne mettent pas tant de façons à monter sur le gril.

Et voici la preuve ! Car je vous garantis l’authenticité de mon histoire. »

Illustration : Theodore  de Bry, America tertia pars (1592).

L’Homme comestible.

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HARAUCOURT, Edmond – Le Centenaire

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


Stanislaus Stückgold - Un homme avec un violon

Edmond Haraucourt apporte une information sur les bienfaits de l’alcool qui conserve.

« Aussi vrai que je vous parle, nous avons ici un gaillard de cent quatre ans… oui, monsieur, cent quatre ans ! Son fils vous le dira. Et la barbe lui pousse encore au menton. C’est l’alcool qui lui fait ça, à preuve qu’il ne prend rien autre depuis une pièce de vingt années ; mais il en prend sa part, je vous prie de le croire. »

La vérité est qu’il y a conservation et conservation !!!

Illustration : Stanislaus Stückgold, Un homme avec un violon (XIXe-XXe).

Le Centenaire.

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HARAUCOURT, Edmond – À la fenêtre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 19min | Genre : Société


Isaac Israel - The Kalverstraat

Edmond Haraucourt (1856-1941) est l’auteur peu connu d’un poème très connu :

« Partir, c’est mourir un peu,
C’est mourir à ce qu’on aime :
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.
C’est toujours le deuil d’un vœu,
Le dernier vers d’un poème ;
Partir, c’est mourir un peu.
C’est mourir à ce qu’on aime.
Et l’on part, et c’est un jeu,
Et jusqu’à l’adieu suprême
C’est son âme que l’on sème,
Que l’on sème à chaque adieu…
Partir, c’est mourir un peu. »

À la fenêtre est un article où il donne la parole à un vieillard qui justifie son agoraphobie profonde :

« Voyez ! cette masse qui s’écoule et que l’on a comparée à un torrent, trop de fois pour que j’ose encore me permettre cette image, ne sentez-vous point que sa fonction est de renverser ? Les avalanches descellent les digues et ne les bâtissent pas. Il suffit de regarder la foule pour comprendre sa puissance contre les obstacles et son impuissance pour les œuvres : elle est susceptible de faire place nette afin qu’autre chose surgisse dans le désert qu’elle a fait avec son passage ; mais qu’elle édifie, je l’en défie ! [...] La foule est grosse et voit gros. Les détails lui échappent et, d’ailleurs, l’intéressent peu. Elle a des conceptions d’ensemble, obtuses comme d’un être naïf, nerveuses comme d’un être souffrant. »

Illustration : Isaac Israel, The Kalverstraat, celebrating the birth of Princess Juliana of the Netherlands, 1 May 1909 (1909).

À la fenêtre.

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