Livres audio gratuits pour 'Gaston Boissier' :


BOISSIER, Gaston – L’Esclave à Rome

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 50min | Genre : Essais


Pompéi, Atrium

Marie Louis Antoine Gaston Boissier, né à Nîmes le 15 août 1823 et mort à Viroflay le 10 juin 1908, est un historien et philologue français.
Le texte L’Esclave à Rome est extrait d’Études de mœurs romaines sous l’empire dans la Revue des deux mondes en 1868.
« Les esclaves que contenait une grande maison romaine provenaient de deux origines différentes : ou ils avaient été achetés, ou ils étaient nés dans la maison même d’un père et d’une mère esclaves. [...]
En vain Rome, qui semblait comprendre par moments d’où lui venait le mal dont elle périssait, s’est-elle étudiée à rendre le sort de l’esclave plus doux, en vain a-t-elle introduit dans ses lois ces principes d’humanité qui étaient depuis longtemps dans ses mœurs : ses efforts n’ont servi de rien, elle n’a pu se soustraire à l’influence d’une institution mauvaise dont c’est la destinée fatale d’entraîner à leur perte tous les pays où elle a régné. »

> Écouter un extrait : Première Partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 353 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BOISSIER, Gaston – Les Délateurs

Donneuse de voix : Veski | Durée : 1h 59min | Genre : Histoire


Pierre-Jean Chabert - Sculpture

Dans le cadre de ses Études de mœurs romaines sous l’empire, Gaston Boissier évoque ici cette « rage d’accuser qui épuisa Rome bien plus qu’une guerre civile » (Sénèque) : la délation institutionnelle sévit durant tout le 1er siècle de l’Empire (en particulier sous Tibère, Caligula, Néron puis Domitien).

Ce « métier », qui procurait si facilement fortune et ascension sociale tout en réglant ses comptes personnels, moyennant quelques assauts de veulerie et de cynisme, fut bien utile à ces empereurs pour museler l’opposition en préservant des apparences de légalité. En somme « pour faire mourir dans les formes ». Quelle superbe occasion pour G. Boissier de se jeter, toutes griffes dehors, dans les polémiques historiques concernant le « profil » de Tibère !

Cette haute société patricienne, si opulente et si raffinée, vit en fait un cauchemar : « Jamais, dit Tacite, plus de consternation et d’alarmes ne régnèrent dans Rome. On tremble devant ses plus proches parents ; on n’ose ni s’aborder ni se parler ; connue, inconnue, toute oreille est suspecte. Même les choses muettes et inanimées inspirent de la frayeur. On promène sur les murs et sur les lambris des regards inquiets. »

« Il y avait des familles où la mort violente était devenue une habitude ; par exemple, on ne finissait plus autrement chez les Pisons. Dans ces familles sacrifiées, tous les jeunes gens pouvaient se dire qu’aucun d’eux n’arriverait à l’âge mûr. »

C’est ainsi l’occasion d’un nouveau regard sur le stoïcisme de Sénèque : « « À quelle époque est-on mort avec plus de facilité et de courage ? »

Illustration : Sculpture de Pierre-Jean Chabert avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Les Délateurs.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 3 665 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BOISSIER, Gaston – La Conjuration de Catilina

Donneuse de voix : Veski | Durée : 6h 23min | Genre : Histoire


Cesare Maccari - Cicéron et Catilina (Détails)

Rome, 63 avant J-C. L’époque est violente : la sanglante dictature de Sylla (une vingtaine d’années auparavant) a laissé des blessures, la République, qui vient d’être ébranlée par la révolte de Spartacus (73-71 avant J-C), est constamment menacée par les rivalités politiques et vit sa dernière génération.

Un jeune patricien dévoyé, Catilina, déçu dans ses ambitions politiques, fomente une insurrection et tente de renverser les institutions. C’est un complot de jeunes aristocrates désargentés et frustrés de pouvoir, sans réel programme politique. Mais les plans sont d’une violence extrême : il s’agit de massacrer le Sénat et d’incendier Rome. Cicéron, alors consul, l’affronte devant le Sénat (cf. Les Catilinaires) et parvient, difficilement, à déjouer la conspiration.
Au prix de condamnations à mort quasiment sans jugement.

Illustre latiniste, professeur au Collège de France et membre de l’Académie française, Gaston Boissier publie cette étude fouillée en 1905. L’époque est, elle aussi, troublée : souvenirs de la Commune de Paris, attentats anarchistes. Les allusions sont tentantes !
Son érudition, son style vivant et incisif brossent une fresque palpitante. Au premier plan s’affrontent les plus grandes personnalités de ce temps : Cicéron, César, Crassus, Pompée, Caton… G. Boissier les connait intimement, il explore les ressorts de leurs stratégies politiques, leurs espoirs, mais aussi leurs fragilités, leurs doutes. Et Rome revit dans sa violence, ses principes, et la solidité de ses institutions.

Illustration : Cesare Maccari, Cicéron dénonçant Catilina (1889, détails)

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 8 056 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BOISSIER, Gaston – Les Femmes à Rome, leur éducation et leur rôle dans la société romaine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 45min | Genre : Histoire


Femmes romaines en conversation avec une sorcière

La condition féminine dans l’Antiquité et l’évolution de la femme romaine se dégageant du rôle de l’ancienne matrone, sous la république condamnée à la maternité et soumise à la gestion du foyer pour devenir plus tard une rivale de la courtisane, personnage public, ayant le droit de montrer sa culture et ses charmes, ont été souvent mal comprises. Le grand historien philologue Gaston Boissier (1823-1908), professeur au Collège de France de poésie latine et d’histoire de la littérature latine, détruit certaines idées reçues propagées par Juvénal, Sénèque ou Tacite.

« Il faut donc reconnaître, contrairement à l’opinion commune, que les femmes n’avaient pas à se plaindre de la religion romaine, et qu’elle ne leur faisait pas une condition inférieure à celle des hommes. [...] C’est donc une chimère de prétendre remonter dans l’histoire de Rome jusqu’à un temps où les femmes étaient entièrement esclaves dans la maison. Jamais elles n’ont été aussi opprimées qu’on le suppose. [...] Nous sommes moins disposés, après les avoir considérées de près, à plaindre les femmes de Rome, nous trouvons même qu’elles jouissaient de privilèges que celles de nos jours ne possèdent plus. »

> Écouter un extrait : Première Partie.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 115 900 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |