Livres audio gratuits pour 'Jules Clarétie' :


CLARÉTIE, Jules – Molière et Monsieur de Pourceaugnac

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 39min | Genre : Discours


Molière et Monsieur de Pourceaugnac

Cette conférence, pleine de savantes et passionnées digressions, de Jules Clarétie (1840-1913) a été donnée aux Matinées littéraires du Théâtre de la Gaîté quelques heures avant une représentation de Monsieur de Pourceaugnac. Elle a été publiée dans la Revue politique et littéraire en 1871.

« Qu’est-ce que Pourceaugnac, en effet, à coté de Tartuffe ?  Une farce, encore une fois, une plaisanterie, une pièce grasse et carnavalesque. Oui certes ! Mais dans cette farce même, comme Molière a su répandre toute la clarté de son génie ! Croyez-vous qu’un homme de sa trempe ne trouvera pas le moyen de cacher quelque utile enseignement sous un éclat de rire ? Tout en s’amusant aux dépens de ce badaud de provincial qui s’appelle Monsieur de Pourceaugnac, Molière veut en effet encore s’attaquer aux abus de cette chose redoutée qui se nomme la médecine. Et il profite allégrement de l’occasion. »

Molière et Monsieur de Pourceaugnac.

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CLARÉTIE, Jules – Boum-Boum

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 15min | Genre : Nouvelles


Boum-Boum

Cette poignante et tendre nouvelle de l’académicien Jules Clarétie est parue dans le magazine La Lecture en 1897.

«  – Mais qu’est-ce que tu veux, enfin, mon François ? demanda la mère. Voyons, il y a bien quelque chose que tu voudrais avoir… Dis, dis-le-moi ! à moi !… ta maman !
Et elle coulait sa joue sur l’oreiller du petit malade, et elle lui murmurait cela à l’oreille, gentiment, comme un secret.
Alors l’enfant, avec un accent bizarre, se redressant sur son lit et étendant vers quelque chose d’invisible une main avide, répondit tout à coup d’un ton ardent, à la fois suppliant et impératif :
- Je veux Boum-Boum ! »

Boum-Boum.

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CLARÉTIE, Jules – L’Impulsion

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 3min | Genre : Nouvelles


Passage Choiseul

Jules Clarétie, plutôt spécialiste du roman sentimental, nous livre, dans L’Impulsion, la confession souriante d’un assassin à un médecin aliéniste.
On est étonné par la logique et la lucidité de ce fou.

« Et alors je me mis à rire. Ou plutôt, je voudrais bien me faire comprendre, celui qui avait parlé en moi se mit à rire. Je l’entendis, ce rire, je remarquai qu’il était strident, je savais bien que c’était moi qui riais et cependant (expliquez cela) je n’aurais pas voulu rire, je n’avais nulle envie de rire. »

Illustration : Eugène Atget, Passage Choiseul (début XXe siècle).

L’Impulsion.

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CLARETIE, Jules – Le Million

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 10h 30min | Genre : Romans


Le Million 170 220.gif

On aurait pu rencontrer à la Bourse de Paris, en 1882, Gordon Gecko, alias Michael Douglas…

Extrait : « - Savez-vous, une chose ? Disait Célestin, jouissant de la grimace de douleur de cet homme… Dans tout çà, je représente la morale, tout simplement !… Oui, moi, l’homme de Mazas, comme vous m’avez appelé, mon cher ! Il n’est pas permis de développer les appétits d’une foule comme l’avez fait avec votre Boustifaille ! Tout le monde se jetait là-dessus, grâce à vos annonces, au tam-tam, de vos grosses caisses,, comme des chiens sur la pâtée !… Tout le monde tripotait à la Bourse… De simples particuliers, des amateurs, faisaient plus d’affaires à eux tout seuls que des maisons de coulisses. On a bu plus de champagne à Lyon en un mois qu’on en avait flûté en deux ans ! Des commissionnaires du coin jouaient sur la Boustifaille, et çà montait, çà montait, grâce à vous, diable ! Où serait-on allé ? Je coupe le cou à la spéculation ! Là, net !… »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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CLARÉTIE, Jules – L’Américaine

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 7h 54min | Genre : Romans


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Incipit :
« À Madame H.-S. S.
Permettez-moi, madame, de vous envoyer, de Paris à Philadelphie, ce livre où vous rencontrerez plus d’une observation et plus d’un trait qui m’ont été donnés par l’éminent homme d’État, le profond philosophe et le causeur charmant dont vous portez le nom respecté. Je n’ai pas eu la prétention, dans ce roman quasi-parisien, de peindre les mœurs intimes de vos compatriotes. J’ai saisi au passage les Américains que j’ai vus, et je n’ai voulu faire ni un tableau ni une satire de la vie du Nouveau Monde. Ne cherchez pas sous ce titre : L’Américaine, l’étude spéciale d’une race ; cherchez-y ce que vous trouverez, j’espère : un portrait de femme.
Ce que j’ai surtout visé, à vrai dire, dans le roman que je vous envoie, madame, ce n’est pas l’Amérique, c’est le divorce qui, du reste, est d’importation américaine. On divorce avec une facilité prodigieuse chez vous. Nous n’en sommes pas tout à fait là en France, mais nous marchons vite, et il n’est pas mauvais de réagir. Et vous m’approuverez d’autant plus, madame, je le sais, que votre foyer d’Amérique est comme un nid d’affections et de souvenirs, avec l’image chère de celui qui m’a honoré de son amitié.
Recevez, madame, à travers le temps et l’éloignement, l’hommage de mon profond respect. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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CLARÉTIE, Jules – Catissou

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Catissou

Jules Clarétie fait raconter à un gendarme les phases d’une enquête qu’il a conduite.

« Avec tout cela le temps passait et l’on ne mettait guère la main sur l’assassin du faubourg Montmailler.
C’est que ce n’était pas commode, il faut tout dire, de savoir qui avait tué le maître maçon. On n’avait pas beaucoup d’indices. C’était une affaire à n’y voir goutte. [...]

Alors voilà Catherine Coussac, — elle s’appelait Catherine, — Catissou, en patois de chez nous, — qui me raconte une histoire… l’histoire du crime… une histoire qui me fit passer, je l’avoue, un petit froid sur la peau. »

Catissou.

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CLARÉTIE, Jules – Un héros de roman

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Un héros de roman

Au temps de Louis XIII dans le Limousin… « Ce n’était donc pas la seule beauté de Solignac qui le rendait célèbre, c’était aussi sa bravoure ; Martial Castoret, son écuyer, qui était cependant brave, disait même souvent : « Sa témérité. » [...] Ce temps des guerres était, il est vrai, à demi passé, et le beau Solignac goûtait depuis une longue année au moins le calme bonheur du repos, lorsqu’on l’avait vu partir, un matin à cheval, équipé comme pour un long voyage et suivi de Martial Castoret, les pistolets de guerre dans les fontes. »

Jules Clarétie (1848-1913), auteur de Ruines et fantômes (quelques récits sur notre site) nous raconte dans Un héros de roman les événements qui suivirent le départ inattendu du « beau Solignac » et de son fidèle Martial.

Un héros de roman.

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Le 10 AOÛT 1792 – Deux Illustrations littéraires

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 20min | Genre : Histoire


Henri-Paul Motte - La Prise des Tuileries, 10 août 1792

L’insurrection, au son de La Marseillaise et ses conséquences sont communément appelées « le 10 août », « journée du 10 août », « prise des Tuileries », « insurrection du 10 août » ou « massacre du 10 août ».

La journée du 10 août 1792 (il y a 222 ans aujourd’hui) est le jour où l’Assemblée législative vote la suspension des pouvoirs du roi Louis XVI, qui va ensuite être emprisonné avec sa famille. Cette révolution est due à l’insurrection des Parisiens, et des divers patriotes volontaires venus de province, très en colère contre les menaces des envahisseurs prussiens. Ils sont également furieux du refus du roi d’accepter de mettre en application les lois votées qui mettaient en place les mesures militaires et politiques permettant de répondre à la situation dramatique de la France.

Nous vous présentons deux versions partisanes qui évoquent des faits assez semblables, mais interprétés très différemment par Jules Clarétie, dans Ruines et fantômes en 1873, et en 1875 par Georges de Cadoudal (neveu du général chouan, Georges Cadoudal guillotiné en 1804) dans l’article Le Dix Août.

Version Clarétie :
« Dans la nuit du 9 août 1792, à minuit, le tocsin sonna. C’était le signal. Paris se soulevait en masse et marchait sur les Tuileries. Il y avait fête aux faubourgs. Au quartier général des Enfants-Rouges, on était joyeux en respirant par avance l’odeur de la poudre. La rue de Lappe, le faubourg Saint-Antoine, le faubourg Saint-Marceau, étaient illuminés. Aux municipalités, la foule était grande. Pâles, mais souriants, les présidents des sections annonçaient au peuple que l’heure était venue de vaincre ou de mourir. [...]
C’est le monde ébloui, c’est la parole de liberté, d’égalité, de fraternité traversant l’espace comme une bouffée d’air pur, c’est la souveraineté nationale reconnue, imposée, c’est l’effarement du passé devant ce présent irrésistible, c’est la France, enfin, notre pauvre et bien-aimée France, c’est la patrie sauvée, affranchie, délivrée, maîtresse d’elle-même, et, par sa grande idée de sacrifice et de dévouement, maîtresse aussi du monde. Vive la France ! »

Version De Cadoudal :
« La Révolution du 10 août n’a pas été l’œuvre du peuple. Elle est le fait d’une minorité infime et abjecte dirigée par un petit groupe de scélérats presque inconnus qui préparent tout dans l’ombre et se cachent au moment de l’action. [...] Dans la nuit du 9 au 10 août, à minuit, le tocsin retentit tout à coup dans les tours des différentes églises de Paris. C’était le signal de l’insurrection. Au tocsin succède le bruit des tambours. On entend à la fois battre la générale et le rappel, le rappel au nom de l’ordre légal, la générale au nom de l’émeute. [...]
Redisons-le avec tristesse, la journée du 10 août n’a pas été seulement la journée des bandits et des cannibales, elle a été la journée des lâches. »

Heureux anniversaire pour les uns, triste pour les autres…

Illustration : Henri-Paul Motte, La Prise des Tuileries, 10 août 1792 (détail).

Jules Clarétie – Le 10 Août 1792.

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