Livres audio gratuits pour 'Léon Gozlan' :


GOZLAN, Léon – Aventures merveilleuses et touchantes du Prince Chènevis et de sa jeune sœur

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 42min | Genre : Contes


Aventures merveilleuses et touchantes du Prince Chènevis et de sa jeune sœur

Préface du conte :

« La féerie est-elle le seul domaine où l’on doive aller chercher des sujets de contes pour les enfants ? Après le sublime Perrault, qui a écrit jusqu’ici les plus jolis contes d’enfants, n’y a-t il plus rien à créer pour eux dans un autre genre ? Réussissez, répondra-t-on, et la question sera résolue en votre faveur. Cette réponse n’est que spécieuse ; car je pourrais fort bien ne pas réussir dans ma tentative, sans qu’il fût prouvé pour cela que les enfants ne voudront jamais se plaire qu’aux naïves, qu’aux inimitables fictions du Petit Chaperon rouge et du Petit Poucet. Un plus habile viendra qui, après avoir démontré que les grands parents, en souvenir du passé, par reconnaissance pour leur jeune âge, sont pour plus de moitié dans la vogue éternelle acquise à Perrault, prendra place auprès de cet heureux écrivain en élevant le conte à la hauteur d’un enseignement. Mais faut-il toujours enseigner ? crieront ceux qui volontiers crient sur tout. On leur répliquera doucement : Ne faut-il jamais enseigner ? Quelle meilleure occasion de graver un principe de justice ou d’humanité dans le cœur des enfants, que celle qu’offre tout naturellement un récit qui les captive et les intéresse ? Perrault en vaudrait-il moins si Barbe-Bleue apprenait quelque vérité destinée à germer plus tard ? Les fleurs sont de charmantes choses ; mais les fleurs qui deviennent des fruits sont, je crois, d’un ordre supérieur.
Les enfants ne le sont pas autant qu’on le croit. Si on peut leur offrir sans danger des images fausses, telles que des souris blanches qui se métamorphosent en chevaux ; qu’une citrouille qui se change en magnifique équipage ; si leur intelligence courte, mais saine, redresse facilement ces ingénieux mensonges, n’est-il pas de raison de les initier tout de suite à la vérité, dans les écrits qu’on leur destine ? Mais le charme de la fiction ? objectera-t-on. Soyez tranquilles : Dieu a mis assez de charme et de poésie dans la vérité, sans qu’il soit rigoureusement besoin de recourir à l’imagination de l’homme pour ajouter à la vérité.
Il s’agit uniquement de la leur faire aimer dans nos contes nouveaux, comme Perrault, dans les siens, leur fait aimer le mensonge. Rien n’est plus facile. Que faut-il pour cela ? Être Perrault. »

Léon Gozlan

> Écouter un extrait : Première Partie.

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GOZLAN, Léon – Un village comme il n’y en a pas deux dans l’univers

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 52min | Genre : Nouvelles


Vue de Broek in Waterland

Un village comme il n’y en a pas deux dans l’univers de Léon Gozlan ne donne pas vraiment envie d’aller vivre parmi les millionnaires !

« Nous n’étions réellement plus en Hollande, en Europe, mais à Nankin ou à Pékin, devant la ville la plus chinoise de la Chine. De la surface de ce lac tranquille, vert comme une émeraude, mon regard monta : avec admiration sur les bords d’une cité fantastique, blanche, rose, jaune d’or, bleu, de ciel, jonquille, gris tendre, et étagée sur des contre-forts de gazon peignés comme la chevelure d’une bayadère. Chaque maison perçait l’azur du ciel de ses toits en pointe, courbés en sabot, comme le sont les toits des pagodes. »

Illustration : Vue de Broek in Waterland (XIXe).

Un village comme il n’y en a pas deux dans l’univers.

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GOZLAN, Léon – La Dame verte

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 10min | Genre : Nouvelles


Irruption de la police dans une maison de jeux

Il n’est pas sûr que la suite de cette histoire posthume ait été écrite, malgré les promesses de l’auteur et nous restons sur notre faim, parce qu’elle n’est pas banale.

Léon Gozlan, avec La Dame verte, nous fait visiter des salles de jeux en 1848 comme il nous avait promenés à La Morgue en 1831.

Une rencontre avec l’aimée dans des circonstances très étranges comme vous le verrez…

« J’entrevis alors, à la clarté d’une des lanternes de la porte, l’ensemble de ses traits. Ils me parurent fort beaux, mais leur grande pâleur leur donnait une beauté de fantôme, surtout sous le voile vert à travers lequel je les apercevais. Comme ce voile était très-long, ainsi qu’on les portait alors, elle s’en drapa vivement le visage, la pensée tardive lui étant venue sans doute qu’elle avait commis l’imprudence de me le laisser voir. »

La Dame verte.

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GOZLAN, Léon – La Morgue

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Histoire


Vue intérieure de la Morgue de Paris en 1845

La Morgue de Paris était originairement le second guichet du Grand-Châtelet ; on y gardait les nouveaux prisonniers pendant quelques instants, afin que les guichetiers pussent les morguer à leur aise, c’est-à-dire les dévisager attentivement, et se graver leurs traits dans la mémoire (Maxime du Camp, Revue des Deux-Mondes, 1er nov. 1857, p. 208). C’est à l’époque du Baron Haussmann en 1868 que le bâtiment de la Morgue est construit place de l’archevêché, l’entrée du bâtiment se faisant sur le quai du Marché-Neuf.
La Morgue, ensuite installée quai de la Râpée, a été longtemps publique et se trouvait l’une des sorties les plus en vogue de la capitale, on y venait voir les victimes de noyades ou d’accidents étendues sur des tables en marbre noir séparées simplement du public par une vitre.

L’auteur
De l’auteur Léon Gozlan (1803-1866), Barbey d’Aurevilly écrit, en 1863: « un esprit chaud, coloré, condensé, aiguisé, vivant et vibrant, plein d’invention, un maître qui fait d’abord le diamant et qui après le taille, et quand il n’a pas de diamant, qui prend un bouchon de liège et en fait sortir le feu du diamant par une incroyable magie !… Mais savent-ils même à l’Académie qu’il existe un Léon Gozlan ?… »

Le texte
Cet inconnu (ou presque) nous propose une sorte de reportage à La Morgue en 1831 :

« La Morgue, vue de Notre-Dame, est échouée, sur la rive gauche de la Seine, dans la Cité. Elle se cache, toute sombre et honteuse, entre le quai des Orfèvres, le quai de la Cité, le pont Saint-Michel, et le Petit-Pont. Pourquoi l’a-t-on encaissée là, au centre de Paris, à l’un des points les plus éloignés des lieux où l’on recueille ordinairement les noyés? … »

Genre du dialogue entre le morgueur et sa femme :
« C’est étonnant comme les femmes se pendent facilement de nos jours ; ne trouvez-vous pas ? L’autre, c’est un homme qui a quatre jours d’eau ; le troisième c’est une enfant, une toute petite fille qui a été étouffée cette nuit dans une diligence par accident ; on l’aura prise pour un paquet, on se sera assis dessus ; elle est pourtant jolie comme un cœur.
- Dame, toute nue, sur une dalle ; crains-tu pas qu’elle ait froid ?
- Ce n’est pas ça. Je pensais que le médecin devait en faire l’ouverture, et qu’alors tu l’aurais couchée sur la table de dissection. »

Et quand vous apprendrez que les petites filles du morgueur nées à la Morgue s’amusent devant la baie vitrée qui isole les cadavres, regretterez-vous de n’avoir pas visité l’ancien Institut médico-légal de Paris ?

La Morgue.

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