Livres audio gratuits pour 'Victor Hugo' :


TELLIER, Jules – Trois Hommages à Victor Hugo

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Victor Hugo

Jules Tellier, écrivain et journaliste français né en 1863 et mort à 26 ans, fut aussi professeur. Relisez l’émouvant Discours à la bien-aimée de cet admirateur de Victor Hugo qui nous a laissé plusieurs témoignages de son hugolâtrie.

Aux caveaux du Panthéon (1887), Le Culte de Victor Hugo (1889), L’Anniversaire de Victor Hugo (188?) nous renseignent historiquement sur les fluctuations de la réputation du poète disparu en 1885.

« Avez-vous remarqué dans quel silence, et j’oserai dire dans quelle indifférence on l’a célébré cette année ? La Comédie-Française a donné Ruy Blas et Hernani. On n’a guère fait de réflexions. Ç’a été tout. »

« Rhéteur ou non, ce poète a eu la plus grande influence qu’un homme ait eue jamais sur une littérature, et la plus heureuse. Il a recréé le vers français. Il nous a laissé pour modèles, à nous, Les Châtiments et La Légende des siècles. Nous sommes bien venus à le dédaigner après cela ! De tous nos poètes, depuis cinquante ans, il n’en est pas un dont l’œuvre serait ce qu’elle est si Hugo n’eût existé. »

Illustration : Portrait de Victor Hugo (1859-18?).

> Écouter un extrait : Aux caveaux du Panthéon.

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HUGO, Victor – Trois Poèmes de « La Légende des siècles »

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Poésie


Momotombo

Trois riches poèmes de La Légende des siècles (1859).

Le Momotombo est un majestueux volcan du Nicaragua, qui n’a que 4500 ans et dont l’altitude est de 1297 m. Le Nicaragua a été colonisé par l’Espagne en 1524 et est devenu indépendant en 1821. Le premier Européen à fouler le sol du Nicaragua est Christophe Colomb en 1502… et c’est cette colonisation espagnole que dénonce le poème Les Raisons du Momotombo, refus de l’Inquisition par le volcan en colère.

Toujours l’Inquisition dénoncée, dans La Chanson des aventuriers de la mer avec son fameux refrain :
« En partant du golfe d’Otrante,
Nous étions trente ;
Mais, en arrivant à Cadiz,
Nous étions dix. »

Paroles dans l’épreuve concerne la section Maintenant (comme Les Pauvres Gens) :
« Nous sommes les petits de ces grands lions-là.
Leur trace sur leurs pas toujours nous appela ;
Nous courons ; la souffrance est par nous saluée ;
Nous voyons devant nous là-bas, dans la nuée,
L’âpre avenir à pic, lointain, redouté, doux ;
[...]
Le précipice est là, sourd, obscur, morne, horrible ;
L’épreuve à l’autre bord nous attend ; nous allons,
Nous ne regardons pas derrière nos talons ;
Pâles, nous atteignons l’escarpement sublime ;
Et nous poussons du pied la planche dans l’abîme. »

> Écouter un extrait : Les Raisons du Momotombo.

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HUGO, Victor – Pleine Mer (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Poésie


Louis Le Breton - Vaisseau à vapeur « The Great-Eastern »

La section de La Légende des siècles, première série, Vingtième Siècle (1859), est composée de deux très longs poèmes Pleine Mer et Plein Ciel. Ce dernier, plutôt optimiste, commence par ces vers :

« Loin dans les profondeurs, hors des nuits, hors du flot
Dans un écartement de nuages, qui laisse
Voir au-dessus des mers la céleste allégresse,
Un point vague et confus apparaît… »

qui est relié, par la rime, au dernier vers de Pleine Mer, plutôt pessimiste :

« Seul le flux et reflux va, vient, passe et repasse.
Et l’œil, pour retrouver l’homme absent de l’espace,
Regarde en vain là-bas. Rien.
Regardez là-haut. »

Pour symboliser le siècle qui finit, Victor Hugo fait appel au souvenir du Leviathan. Ce transatlantique britannique, rebaptisé Great Eastern lancé en 1868 est le premier paquebot géant et le plus grand navire jamais construit à son époque, faisant liaison entre la Grande-Bretagne et la côte est des États-Unis.
Il fut démoli en 1889, quatre ans après la mort du poète qui lui rend hommage.

Il y a dans ce poème une fascination pour l’écroulement, pour la destruction par le temps ; c’est à la fois attirance et répulsion pour la mer…

Pleine Mer.

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HUGO, Victor – Quiberon (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


Jean Sorieul - Combat de Quiberon en 1795 (détail, 1850)

« Par ses propres fureurs le Maudit se dévoile. »

Du 11 au 17 février 1821, Victor Hugo écrit une ode sur Quiberon inspirée par l’Affaire de Quiberon (1795).

Charles de Sombreuil, né en 1770, est mort fusillé à Vannes (Morbihan, en Bretagne) le 28 juillet 1795, pour sa participation à l’expédition de Quiberon.
Lui ainsi que trois nobles et onze prêtres sont fusillés.

Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe, et Madame de Staël dans ses Considérations sur la Révolution française, évoquent ce bien triste événement et ce sang versé.

Ce poème est le quatrième du recueil Odes et ballades.

Illustration : Jean Sorieul, Combat de Quiberon en 1795 (détail, 1850).

Licence Creative Commons

Quiberon.

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HUGO, Victor – L’Avenir – Du génie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 21min | Genre : Essais


Jean-Jacques Champin - Fête de la Fraternité à l'arc de triomphe de l'Etoile : défilé après la distribution des drapeaux, le soir du 20 avril 1848

Depuis l’exil (1876-1885) de Actes et paroles est la suite de cinq textes dont le premier est L’Avenir.

Le vœu du prophète Hugo ne s’est pas, hélas !, réalisé :
« Au vingtième siècle, il y aura une nation extraordinaire. Cette nation sera grande, ce qui ne l’empêchera pas d’être libre. Elle sera illustre, riche, pensante, pacifique, cordiale au reste de l’humanité. Elle aura la gravité douce d’une aînée. [...] Quiconque voudra aura sur un sol vierge un toit, un champ, un bien-être, une richesse, à la seule condition d’élargir à toute la terre l’idée patrie ; et de se considérer comme citoyen et laboureur du monde… Nulle part l’entrave, partout la norme. Le collège normal, l’atelier normal, l’entrepôt normal, la boutique normale, la ferme normale, le théâtre normal, la publicité normale, et à côté la liberté. La liberté du cœur humain respectée au même titre que la liberté de l’esprit humain, aimer étant aussi sacré que penser.

Un peuple fouillant les flancs de la nuit et opérant, au profit du genre humain, une immense extraction de clarté. Voilà quelle sera cette nation.

Cette nation aura pour capitale Paris, et ne s’appellera point la France ; elle s’appellera l’Europe.

Elle s’appellera l’Europe au vingtième siècle, et, aux siècles suivants, plus transfigurée encore, elle s’appellera l’Humanité. »

Il y a 16 ans que le vingtième siècle est terminé…

L’essai Du génie (1834) ne connaît pas le même échec. Consacré à l’éloquence il s’achève par cette exhortation lyrique :

« Poëtes, ayez toujours l’austérité d’un but moral devant les yeux. N’oubliez jamais que par hasard des enfants peuvent vous lire. Ayez pitié des têtes blondes.On doit encore plus de respect à la jeunesse qu’à la vieillesse.
L’homme de génie ne doit reculer devant aucune difficulté ; il fallait de petites armes aux hommes ordinaires ; aux grands athlètes, il leur fallait les cestes d’Hercule. »

Illustration : Jean-Jacques Champin, Fête de la Fraternité à l’arc de triomphe de l’Etoile : défilé après la distribution des drapeaux, le soir du 20 avril 1848 (détail).

L’Avenir.

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HUGO, Victor – Trois Odes (Poèmes)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 26min | Genre : Poésie


Victor Hugo

« Le Poète en des temps de crime,
Fidèle aux justes qu’on opprime
Célèbre, imite les héros ;
Il a, jaloux de leur martyre,
Pour les victimes une lyre
Une tête pour les bourreaux. »

Victor Hugo, fils d’un père général d’Empire et d’une mère nantaise, d’origine vendéenne, royaliste, délaisse les mathématiques pour lesquelles il a des aptitudes et embrasse la carrière littéraire. Sa vocation est précoce, il admire Chateaubriand. Il perd sa mère en 1821. Il a 19ans.

À 20 ans, il publie les Odes, réunies et publiées en 1828 avec d’autres textes poétiques.
Ces poèmes sont d’inspiration monarchiste et catholique et les éditions successives montrent une évolution vers le libéralisme politique.

L’Ode 1ère présente le Poète dans les révolutions, le rôle du poète.

L’Ode 2ème, La Vendée, dédicacée à Chateaubriand qui évoque lui-même la guerre de Vendée dans ses Mémoires d’outre-tombe.

L’Ode 11ème, Buonaparte, est citée par Chateaubriand dans son Livre 22 des Mémoires d’outre-tombe, traitant de l’Histoire.

Illustration : Victor Hugo.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Le Poète dans les révolutions.

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HUGO, Victor – À l’Homme (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Johannes Vermeer - L'Astronome

Ce long poème lyrique, philosophique et religieux, extrait de La Légende des siècles, de Victor Hugo s’adresse À l’Homme pour l’encourager à chercher la Vérité qui lui échappera toujours, hélas !

« Il est pourtant, ce Dieu. Mais sous son triple voile
La lunette avançant fait reculer l’étoile.
C’est une sainte loi que ce recul profond.
Les hommes en travail sont grands des pas qu’ils font ;
Leur destination, c’est d’aller, portant l’arche ;
Ce n’est pas de toucher le but, c’est d’être en marche ;
Et cette marche, avec l’infini pour flambeau,
Sera continuée au delà du tombeau.
C’est le progrès. Jamais l’homme ne se repose,
Et l’on cherche une idole, et l’on trouve autre chose.
Cherchez l’Âme ; elle échappe ; allez, allez toujours !

Teutatès, Mahomet, Jésus, les antres sourds,
Les forêts, le druide et le mage, et ces folles
Augustes, qu’Apollon emplissait de paroles,
Et les temples du sang des génisses fumants,
N’arrivent qu’à des cris et qu’à des bégaiements.
L’à peu près, c’est la fin de toute idolâtrie.
La vérité ne sort que difforme et meurtrie
De l’effort d’engendrer, et quel que soit l’œil fier
Du fœtus d’aujourd’hui sur l’embryon d’hier,
Quelque mépris qu’Orphée inspire à Chrysostome,
Quel que soit le dédain du koran pour le psaume,
Et quoi que Jéhova tente après Jupiter,
Quoi que fasse Jean Huss accouchant de Luther,
Quoi qu’affirme l’autel, quoi que chante le prêtre,
Jamais le dernier mot, le grand mot, ne peut être
Dit dans cette ombre énorme où le ciel se défend,
Par la religion, toujours en mal d’enfant. »

À l’Homme.

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HUGO, Victor – Claude Gueux (Version 2)

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 17min | Genre : Nouvelles


Victor Hugo par Charles Hugo, 1850-1855

« Il y a sept ou huit ans, un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse, et un enfant de cette fille. [...] L’ouvrier était capable, habile, intelligent, fort maltraité par l’éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire et sachant penser. »

À travers l’histoire tragique d’un ouvrier devenu criminel, Victor Hugo condamne, dans ce texte de 1834, non seulement la peine de mort mais aussi une société et l’ensemble de ses rouages ; parmi eux, la politique pénale.
Cette œuvre, aussi capitale que la peine qu’elle dénonce, préfigure l’engagement d’un Albert Camus ou d’un Robert Badinter, entre autres.

« Messieurs, il se coupe trop de têtes par an en France. Puisque vous êtes en train de faire des économies, faites-en là-dessus. »

Le texte original n’est pas structuré en chapitres mais, par commodité, j’ai divisé le corps du récit en deux parties.

Illustration : Victor Hugo par Charles Hugo (1850-1855).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Introduction.

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