Quatrième Ange sonnant de la trompette, Apocalypse VIII, Beatus de l’Escorial (950-955)

Le Maître de la Terre

Robert Hugh Benson, né le 18 novembre 1871 et mort le 19 octobre 1914 (à 42 ans), est un ecclésiastique et homme de lettres britannique. Il est le plus jeune fils d’Edward White Benson, archevêque de Cantorbéry. Il est le frère cadet d’Arthur Christopher Benson et d’Edward Frederic Benson.
Après ses études au collège d’Eton puis à Trinity College (Cambridge), Robert Hugh Benson fut ordonné prêtre dans l’Église anglicane par son propre père.
Il séjourna au Proche-Orient.
Admis dans l’Église catholique en 1903, puis ordonné prêtre en 1904, il est envoyé à Cambridge, il y exerça son ministère sacerdotal tout en poursuivant une carrière littéraire d’une trentaine d’ouvrages.

Le Maître de la Terre, paru en 1906, est un roman majeur. Il a 35 ans quand il l’écrit.
Il est obsédé par l’Antéchrist.
Par le biais des personnages, l’auteur exprime sa foi et les principes qui lui tenaient à cœur, sa version de l’Apocalypse, et de très profondes réflexions philosophiques et spirituelles.
Il décède en 1914, au début d’une guerre qu’il pressentait lorsqu’il écrivit ce livre.

C’est un livre de genre mixte, science-fiction, futurisme, et spiritualité.
Y sont évoqués la religion catholique, la franc-maçonnerie, le matérialisme, le communisme, l’athéisme, l’euthanasie, l’élimination physique radicale des opposants, entre autres thèmes, si importants.
Face à face, deux options, la religion traditionnelle catholique, et la religion dite de l’Humanité.

C’est un ouvrage de très profonde et intense réflexion sur la condition humaine.
Il nous amène à réfléchir sur les religions, les croyances, les aspirations et besoins de l’être humain à tenter de comprendre le sens de la vie, les réponses, les manipulations mentales toujours possibles.
À chacun, chacune, de faire sa propre réflexion, après la lecture de ce très grand roman.

Merci beaucoup à Suzanne Duc d’avoir indiqué ce texte.

Traduction : Théodore de Wyzewa (1862-1917).
Consulter la version texte de ce livre audio.
Références musicales :

Camille Saint-Saens, Symphonie numéro 3 avec orgue, en Do mineur, Op.78, mouvement I, Adagio – allegro moderato, interprété par Pierre Segon et l’Orchestre de la Suisse Romande, dirigé par Ernest Ansermet (1962, domaine public).

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Livre audio ajouté le 17/12/2016.
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Lu par Christiane-Jehanne

Suggestions

17 Commentaires

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  1. Bonjour chère Plume, je suis extrêmement touchée et je vous remercie infiniment de votre bien gentil message.
    Oui, ce texte est vraiment tout à fait particulier, Suzanne Duc a eu la bien aimable idée de le proposer à notre site.
    Je suis ravie que cela vous convienne.
    Encore merci, chère Plume, et toutes mes amitiés.
    Christiane-Jehanne

  2. Merci pour cette belle lecture. Je n’avais jamais entendu parler de ce roman ni de cet auteur. J’ai trouvé ce récit à la fois intéressant et fascinant. Et votre lecture est impeccable. Bravo !

  3. Encore merci, cher Simon, de votre gentillesse.

    Je vous souhaite de poursuivre de très belles audiolectures sur notre site, la Bibliothèque est vaste et à votre entière disposition !

  4. Bonjour !
    Oui, je me suis rendu compte de mon erreur la nuit passée quand j’ai commencé l’écoute. Maupassant, pas Zola – il y a, quand même, du naturalisme et du naturalisme !
    Voilà pourquoi je suis si réfractaire de mettre des commentaires sur ce site, quoique je sois un écouteur assidu des livres audio à l’offerte ici : juste après de soumettre un commentaire, c’est encore possible de l’éditer, mais après, non, pas plus, et comme je ne me perçois d’erreurs qu’avec un certain recul… Maupassant, et puis : « En vérité je n’écris ici que pour vous laisser savoir comment [sic ! combien] je trouve agréable votre voix, et comment [sic ! combien] je trouve dommage le fait que vous enregistrez [sic ! enregistriez] », « au moins que quelque chose [ne!] me soit échappé » etc.

    Parlant de l’enregistrement d’« Une vie » – là je retrouve votre diction claire, le timbre agréable, la juste vitesse … Merci beaucoup !

  5. Cher Simon, bonjour, je vous remercie infiniment de votre très gentil message.
    Ce roman de Benson est très particulier et offre vraiment beaucoup de réflexions.
    Oui, cher Simon, en effet, je lis peu de romans, et Zola, non, ce n’est pas moi ;
    mais en décembre dernier, “Une vie”, de Guy de Maupassant, oui, si cet auteur vous intéresse.
    Sans omettre Balzac, avec Cocotte, “Les Splendeurs…”.
    Et, dans un autre registre, le Livreaudio des ” Contes de Bretagne “, de Paul Féval, sera sur notre site, le 3 Juin.
    Votre amabilité, bien indulgente, pour mon petit travail sur ce site m’encourage dans cette belle perspective et de penser à diversifier mes projets.
    Je vous remercie encore beaucoup de votre sympathie.
    Très belle journée à vous.
    Bien amicalement.
    Christiane-Jehanne.

  6. Merci pour cette lecture. Des philosophes autant chrétiens, agnostiques qu’athéistes ont reconnu : « Si Dieu n’existe pas, tout est permis. » (constat qui levait Nietzsche à invoquer le sur-homme…) – et voilà ce qui montre l’inhumanité du nouveau culte de la Humanité établi par l’Anti-Christ imaginé par l’auteur.

    En vérité je n’écris ici que pour vous laisser savoir comment je trouve agréable votre voix, et comment je trouve dommage le fait que vous enregistrez si peu de romans (celui de Zola, je viens de le télécharger – mais ça s’arrête là, au moins que quelque chose me soit échappé – ne parlant ici que des projets dont vous êtes la seule donneuse de voix).

  7. Bonjour chère Suzanne, je vous remercie beaucoup de votre bien gentil message.
    Ce texte est extrêmement intéressant, je souhaite une agréable audio-lecture à votre ami.
    Je vous remercie de votre amabilité bien indulgente.
    Très belle fin de journée à vous.
    Bien amicalement.
    Christiane-Jehanne.

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