Emile Bergerat

Trois Contes facétieux

Émile Bergerat (1845-1923), dit Caliban, gendre de Théophile Gautier, membre de l’Académie Goncourt, est un poète, auteur dramatique (une vingtaine de drames et comédies), et chroniqueur. En 1909 il publie seize Contes facétieux dont :
L’Étranglé Hilare, qu’il présente, semble-t-il, avec trop de modestie : « L’histoire n’est pas seulement véridique, elle est vraisemblable ; mais je ne me dissimule pas que, pour la bien narrer, il y faudrait un de ces ironistes d’élite, héritier de Jonathan Swift, de Mark Twain et de notre Villiers de l’Isle-Adam. […] Lorsqu’à l’arrivée en gare du train 1227, qui est express s’il en fut, le surveillant préposé à la revue des wagons trouva, dans le compartiment 184, un voyageur visiblement feu, défunt et, tranchons le mot, étranglé, il eût fallu la collaboration idéale d’Alphonse Allais, de George Auriol, de Tristan Bernard et de Jean Goudeszki pour dépeindre la stupeur de ce fonctionnaire. »

Béjarec, le faiseur d’enfants, qui rend service aux familles qui veulent s’agrandir : « Pendant quelque temps, de ci, de là, dans nos villages, on vit, à la tombée du jour, apparaître et disparaître Béjarec, le beau Celte aux longs cheveux ondulés, et les baptêmes foisonnaient dans les églises, comme autant, aux mairies, les déclarations de naissances. Malthus n’en menait pas large, dans les troupeaux bénis du Bon Pasteur. »

Un cas de psychomancie : « Cette histoire, que je suis seul à connaître, je ne la narrais qu’aux initiés de l’occultisme, et de préférence à ceux qui croient à la survie. Il y en a : ce sont les féroces. Ceux-là ne savent pas quels drames terrifiants ils ajoutent à nos drames sublunaires. Qu’ils en jugent sur le cas de la bonne Mme Arpajou. »


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Livre audio gratuit ajouté le 14/04/2013.
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Lu par René Depasse

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