Mikhaïl Nesterov - La vision du jeune Bartholomée (1889-1890), détail

Le Moujik Marey

« Peut-être aura-t-on observé que, jusqu’à ce jour, je n’ai presque jamais parlé de ma vie au bagne. Il y a dix ans que j’ai écrit La Maison des morts, sous le nom d’un personnage fictif : un condamné qui a tué sa femme. Et j’ajouterai à ce sujet que bien des personnes pensent et affirment encore que j’ai été exilé pour avoir assassiné ma femme. »

Le Moujik Marey a ce point de départ : « Ce fut un insignifiant incident de ma première enfance qui me revint à la mémoire, du temps lointain où j’avais neuf ans. Je croyais bien l’avoir oublié. Mais, à cette époque (du bagne), c’étaient surtout les souvenirs de ma première enfance que j’aimais à me rappeler. […] »

Traduction : Ely Halpérine-Kaminsky (1858-1936).

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Livre audio gratuit ajouté le 13/11/2010.
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Lu par René Depasse

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3 Commentaires

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  1. Derrière l’aspect rustre d’un homme, un enfant découvre la tendresse. Adulte cette rencontre lui apprendra à regarder les hommes avec amour. merci M Depasse

  2. Oui merci. Une si délicate histoire. Une belle relation entre un enfant et un adulte. Une tendresse qui plus tard l’enfant grandissant saura porter au autre.