Joshua Hargrave Mann, The cauld blast (1876)

Silas Marner

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Publié en 1861, Silas Marner est de tous les romans de George Eliot le plus court et, en apparence, le plus simple. Cependant, par le biais d’une histoire qui ressemble à un conte de fée, il présente l’expression la plus concentrée de sa morale et une tentative hautement sophistiquée de traduction des valeurs religieuses traditionnelles en termes purement humains. George Eliot avait perdu la foi de son enfance, mais néanmoins, cette oeuvre témoigne d’ « une sorte d’ordre supérieur, de providence puissante qui fait de notre mal l’instrument incompréhensible de notre bien » (Marcel Proust), et efface la perte de l’or par le gain de l’amour.

Le roman conte l’histoire de Silas Marner, un tisserand d’une ville du nord de l’Angleterre, qui est ignominieusement exclu de sa communauté religieuse très sectaire pour avoir été faussement accusé de vol. Plein d’amertume, il renie sa foi en Dieu et part s’installer dans le lointain village rural de Raveloe, dans les Midlands où, fuyant ses semblables, il ne vit que pour son travail et sombre dans l’avarice. Jusqu’au jour où son trésor lui est volé et, un peu plus tard, une petite fille aux cheveux d’un blond éclatant apparaît mystérieusement dans son humble chaumière…

Traduction : Auguste Malfroy (18?-19?).

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Joshua Hargrave Mann, The cauld blast (1876).

Livre audio gratuit ajouté le 17/12/2013.
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Lu par André Rannou

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16 Commentaires

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  1. Pendant les étés de mon enfance je lisais les livres du grenier et je me souviens très bien du livre Silas Marner qui ne s’inspirait pas et que je ne m’etais jamais décidée à lire!!Il a fallu 60 ans et Monsieur Ranou pour que je découvre ce très beau roman.J’avais écouté Le moulin et Middlemarch mais avais persisté dans le stupide à priori de ma jeunesse!!!Merci aussi pour Thackeray et toutes vos lectures parfaites et généreuses. Ce site et ses lecteurs sauvent ma retraite!!En plus on mourra moins bête. Merci de tout coeur.

  2. J’ai pris un grand plaisir à vous écouter lire cette belle histoire: un genre de conte un peu cruel, un peu féerique assez proche de la réalité humaine toutefois.

  3. Cher Monsieur Ranou, je me joins aux commentaires précédents pour vous remercier et vous féliciter pour ce magnifique travail.
    Grâce à votre merveilleux site, nous pouvons découvrir les chefs d’œuvre de la littérature anglaise, beau détours .
    Je vous rejoins avec le bouquet final “Middlemarch”,après quoi, je regarderai le dvd….Interessant, n’est-ce pas?
    A bientôt Monsieur Ranou et encore mille merci à vous!!!!

  4. Merci André de continuer à nous faire découvrir ces auteurs anglais. Grâce à vous, j’ai pu découvrir cet écrivain que je ne connaissais pas et cette histoire touchante. Le tout avec une lecture toujours aussi sobre et agréable.

    Natacha

  5. Bonjour,
    Votre voix est parfaite comme toujours, j’ai eu l’impression d’entendre une histoire raconter à la veillée, merci.

  6. Un très beau texte qui mériterait de figurer dans votre collection de contes et récits de Noël.
    Merci pour cette lecture.

  7. Merci, cher Ahikar. Ces passages sur les “vertus médicinales du tabac” avaient fait sourire le non-fumeur que je suis! Merci d’avance pour vos choix de lectures en cette nouvelle année.
    Bien amicalement.
    André

  8. Ah ! le pauvre Silas qui n’aime pas fumer, mais qui doit le faire sur les conseils de son médecin.

    Hé oui, au XIXe siècle, le tabac était bon pour la santé ! Du moins le croyait-on !

    Que ne donnerais-je pas pour connaître la liste des produits bons pour la santé que nous avalons aujourd’hui sans savoir qu’ils nous tuent à petit feu !

    Merci beaucoup André pour cette belle lecture, et pour la découverte de cet auteur que je n’avais jamais lu. Je vous souhaite plein de belles découvertes littéraires pour cette nouvelle année qui commence, et vous remercie par avance pour celles que vous choisirez de partager avec nous.

    Amitiés,

    Ahikar

    Page 263 : « Silas, au cours des deux années écoulées, s’était mis à fumer une pipe tous les jours. Les sages de Raveloe l’avaient fortement engagé à faire usage de cette chose excellente contre les attaques. Leur avis était approuvé par le Dr Kimble, pour la raison qu’il n’y avait aucun mal d’essayer ce qui ne pouvait pas en causer : principe qui épargnait à ce monsieur bien de la besogne dans la pratique de la médecine. Silas ne prenait pas un plaisir extrême à fumer et s’étonnait souvent de la passion de ses voisins à cet égard ; mais une sorte d’humble acquiescement à toute chose considérée comme bonne était devenu une forte habitude de cette nouvelle personnalité qui s’était développée en lui, depuis qu’il avait trouvé Eppie près de son foyer. »

    Page 279 : « – Les voilà qui viennent justement, fit Eppie. Allons à leur rencontre. Oh, la pipe ! Ne voulez-vous pas qu’on la rallume, papa ? ajouta-t-elle, ramassant par terre cet appareil médicinal. – Non, mon enfant, répondit Silas. En voilà assez pour aujourd’hui. Il me semble que de fumer peu à la fois me fait plus de bien que de fumer beaucoup. »

  9. Merci à vous, Elise, Alouette et Marie-Ange! Vos commentaires me font vraiment plaisir. Puisse 2014 vous apporter beaucoup de joies, à vous-mêmes et à tous ceux qui vous sont chers.
    Bien amicalement.
    André

  10. Un grand merci pour cette lecture faite avec l’élégance et la sobriété qui conviennent si bien au style de ces traductions du XIXe siècle.J’en profite pour vous envoyer mes meilleurs vœux. Merci encore de tout cœur pour l’ensemble de votre travail (Middlemarch… Quel bonheur !).

    Marie-Ange Bataillé