Nancy-Marie Vuille

Résistance

Une fugue d’adolescente ! À dix-huit ans, Christine étouffe à Belle-Aigue (Divonne-les-Bains ?) une petite ville coincée entre Alpes et Jura où les conventions sont si prégnantes. Dans sa famille nul ne sait exprimer sa tendresse et la seule approbation qu’elle y ait jamais reçue était « de n’être pas blâmée ». Éperdument amoureuse de Lionel, un jeune irlandais rencontré aux Thermes, elle brave l’opposition de sa famille – qui s’est renseignée sur le prétendant mais n’en informe pas sa fille, trop jeune pour comprendre – et s’enfuit avec lui. Elle ne tarde pas à regretter son erreur…
Mais, à la fin du 19ème siècle, une femme qui « fauté » et compromis ainsi son honneur commet un acte « qui ne peut pas plus s’oublier que s’effacer ». Et Christine refuse de retourner vivre auprès de cet homme qui lui offre la « réparation » par un mariage que les familles ont arrangées. Désormais en marge de la société, Christine va tenter de refaire sa vie et, au prix de nombreuses privations, réaliser son rêve de devenir médecin. Mais avec quel mépris sont considérées ces jeunes étudiantes qui forcent les portes de la faculté ! Christine parviendra à ses fins mais réalisera la fragilité de la position d’une femme seule et indépendante dans la société d’alors. (Source : Bibliothèque numérique romande)

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Remarques :

André Gladès est le pseudonyme de Nancy-Marie Vuille (1867-1906).

Livre audio ajouté le 25/03/2021.
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Lu par Domi

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6 Commentaires

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  1. Merci chère Lïat,
    Je suis heureuse que ce très beau texte vous ait touchée.
    J’ai apprécié la délicatesse de ce livre qui montre combien les esprits ont évolué.
    Merci aussi pour ce poème

  2. Chère Domi,

    J’ai ressenti une grande empathie envers cette jeune Christine,
    courageuse mais incomprise.
    Quels détestables préjugés on entretenait sur les filles mères à cette époque. Elles étaient souvent reniées par la famille: il fallait sauver “l’honneur”, expier sa “faute” jusqu’à la fin de sa vie…
    Ces gens ne connaissaient sans doute pas le proverbe
    «Il faut que jeunesse se passe.» ٩( ^ᴗ^ )۶♪*

    Toujours est-il que ce roman m’a beaucoup touchée
    et m’a donné le goût d’en apprendre davantage sur la vie de l’écrivaine.
    Je n’en ai pas fini avec elle !
    Elle est morte dans la trentaine, “des suites d’une longue maladie”,
    ce qui est déjà tragique.
    -Elle faisait partie d’un mouvement naturaliste, ce qui me plaît bien.
    -Londres lui fit forte impression, tout comme ce fut mon cas.
    Chose certaine, elle n’a pas perdu le peu de temps de vie
    qui lui a été alloué.

    -Edouard Rod, un contemporain écrivain, critique littéraire et journaliste écrivit, à propos des ouvrages de Marie-Nancy Vuille:
    …« ils révèlent une telle délicatesse d’âme, un si sincère talent d’expression, une si diligente intelligence de la vie qu’on ne les
    saurait lire avec indifférence.»
    ✲Chapeau mon vieux Rod ! Tu as lu dans mes pensées ! (╹◡╹)
    ***************

  3. Merci, chère Lïat.
    Je suis comme vous, je préfère que les femmes gardent leur nom. Je suis toujours étonnée du nombre de femmes qui ont pris un pseudonyme masculin. Beaucoup ont pourtant osé, Mesdames de Sévigné, de La Fayette, de Genlis, Emilie du Châtelet , de Staël et d’autres…
    C’était peut-être plus facile à leur époque et dans leur monde…
    Aujourd’hui c’est plus rare mais même J.K Rowling écrit ses romans policiers sous le nom de Robert Galbraith….

  4. Chère Domi,
    Quel plaisir de vous retrouver avec la talentueuse Nancy-Marie Vuille
    (je préfère que les femmes gardent leur nom !).
    J’ai écouté quelques chapitres: l’attrait ne se dément pas.
    J’ai pris connaissance de vos autres projets de lectures dans le forum:
    encore de belles heures à venir !
    Un immense merci, Dame Domi à la voix si aimable

  5. Chère Claryssandre,
    Je suis contente de vous faire plaisir.
    J’avais lu ce livre et c’est vous qui m’avez fait songer à l’enregistrer.
    Cette nouvelle lecture a été très agréable.
    Merci.