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A la deriva (V.O.)

« L’homme marcha sur quelque chose de mou, puis sentit une morsure dans le pied. Il bondit droit devant lui et, se retournant en proférant un juron, il vit un yararacuçú qui, enroulé sur lui-même, se préparait à une autre attaque. »

Ainsi débute ce conte angoissant extrait du recueil Contes d’amour, de folie et de mort. Une course-poursuite contre le temps et la fatalité, conduite magistralement dans un style sec et épuré par Horacio Quiroga qui a lui-même vécu dans la forêt tropicale.

Traduction de Prof. Tournesol et Christine, inspirée de celle de Wikisource.


Remarques :

Consulter les versions textes de ce livre audio : version originale : A la deriva, traduction en français : À la dérive.

Illustration :

Fleuve Paraná (extraite de Wikimedia Commons)

Références musicales :

José Manuel Exposito, Malambo, de la Suite para INEVAN, interprété par le quatuor Acantun, avec la chaleureuse autorisation de José Manuel Exposito et des interprètes de Acantun.

Livre audio gratuit ajouté le 29/07/2010.
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16 Commentaires

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  1. Je viens de connaître cet auteur et sa nouvelle “A la dérive” m’a littéralement enchantée! Un bonheur de lecture!

  2. Cher Ahikar :),

    Notre contexte étant plus vaste qu’un simple usage éducatif, il serait préférable de demander une autorisation en bonne et due forme à M. Demaugé-Bost, pour pouvoir enregistrer ses traductions pour notre site…

    Merci pour votre recherche 🙂 !!!

    Bonne journée,

    Ch.

  3. Bonsoir chère Christine,

    Je viens de trouver cinq contes d’Horacio Quiroga traduits par Bruce Demaugé-Bost, avec la mention : « Traduction libre de droits de reproduction pour un usage éducatif non commercial. »

    Qu’en pensez-vous ? Serait-il possible de les lire ?

    Il s’agit de La tortue géante, Les bas des flamants, Le perroquet déplumé, La guerre des caïmans et La biche aveugle.

    http://bdemauge.free.fr/litterature/quirogatortue.pdf
    http://bdemauge.free.fr/litterature/quirogaflamants.pdf
    http://bdemauge.free.fr/litterature/quirogaperroquet.pdf
    http://bdemauge.free.fr/litterature/quirogacaimans.pdf
    http://bdemauge.free.fr/litterature/quirogabiche.pdf

    Je vous souhaite une très bonne soirée.

    Ahikar

  4. Bonsoir cher Ahikar :),

    Le 8 août 2010, lorsque nous évoquions, avec Prof. Tournesol, la possibilité de demander une autorisation à l’Unesco, les démarches étaient déjà entreprises. Mais en fait, cet organisme partage les droits sur la traduction avec les éditions Métaillé. À l’époque, la personne de l’Unesco avec laquelle nous avons correspondu, nous a dit qu’ils étaient en pourparlers et qu’elle nous recontacterait.
    Nous attendons toujours… 🙁

    J’ai beau savoir que « las cosas de palacio van despacio », j’ai un peu perdu espoir d’avoir une réponse, positive ou pas…

    Merci de votre intérêt !!!

    Bonne soirée 🙂

    Ch.

    PS: Si vous avez l’occasion, lisez le recueil des Contes de la forêt vierge, délicieux contes pour enfants sur les animaux de la forêt tropicale. Un régal !!! (Le texte en V.O. …)

  5. Bonjour chers Christine et Prof. Tournesol,

    Je dois vous dire que je ne connaissais pas Horacio Quiroga et que vous me l’aviez fait découvrir il y a quelques mois. Je m’étais alors empressé d’acheter ses Contes d’amour, de folie et de mort que j’ai dévorés, avec une prédilection pour La poule égorgée et L’oreiller de plumes.

    Avez-vous étudié la possibilité d’une demande d’autorisation aux ayants droit de la traduction de l’Unesco, comme vous le suggériez plus haut ?

    Je vous souhaite une très bonne après-midi.

    Ahikar

  6. Cher Caribeo,

    Pour la vitesse de lecture, tout à fait d’accord avec vous :). A la deriva fait partie des premiers enregistrements que j’ai effectués et je reconnais que je n’avais à l’époque pas trouvé ma vitesse de croisière… Je pense (j’espère !) avoir progressé depuis…

    De toutes façons, dans le cas présent, la nouvelle étant une course contre la montre et contre la mort, je ne déteste pas l’idée d’une lecture un peu plus rapide, pour accentuer cette ambiance oppressante… Ce n’est qu’une opinion personnelle 🙂 !!!

    En ce qui concerne l’accent tonique, je crois que malgré bientôt 18 ans que je vis en Espagne, il me restera toujours des sonorités françaises indélébiles :(…

    J’ai proposé ces quelques lectures en espagnol en toute modestie, pour offrir à des oreilles essentiellement francophones l’occasion de découvrir la version originale du texte. Je n’avais guère d’autres prétentions… 🙂

    Merci de votre commentaire.

    Bon dimanche,

    Ch.

  7. Lu trop vite et très mal accentué. L’intonation de la phrase espagnole n’est pas descendante comme le fait systématiquement la lectrice. les mots ne portant pas d’accent écrit et terminés par une voyelle ( les consonnes n et s) sont accentués sur l’avant-dernière syllabe et non sur la dernière comme elle le fait. C’est l’intonation de la phrase française sur un texte en espagnol… Cela enlève tout le charme du texte qui veut créer une atmosphère particulière… Dommage!!

  8. intéressant, c’est vraiment un auteur passionnant.
    Je l’ai découvert grâce al dinosaurio
    “El dinosaurio: cuando despertó el dinosaurio todavia estaba allí.”
    et aussi “el decálogo del perfecto cuentista” qui est un texte très intéressant du point de vue de la théorisation littéraire.
    et ensuite bien sûr ces merveilleux comtes!
    seul petit bémol pour l’enregistrement de la lecture l’accent tonique est très souvent mal placé, ce qui rend l’écoute moyennement agréable alors que l’idée est géniale et généreuse. c’est dommage.
    bonne continuation!

  9. Merci cher Didier de votre intérêt et votre fidélité 🙂 !!!

    Il existe vraiment trop peu de traductions libres de droits des auteurs de langue espagnole récents (XIXº et début de XXº siècle). Les “anciens” (Cervantes, Quevedo…) ont été traduits en français au plus tard dans le courant du XIXº, ce qui permet d’avoir des traductions libres de ces auteurs. Par contre, Blasco Ibáñez, Pérez Galdós, Clarín et autres n’ont été traduits en français (quand ils l’ont été) que très tardivement, en général dans la 2º moitié du XXº… ce qui fait que les traductions sont encore soumises à des droits d’auteurs.

    De toutes façons, comme le disait Vincent, nous allons étudier la possibilité d’une demande d’autorisation aux ayant-droits de la traduction de l’Unesco. Cela risque d’être lourd, mais après tout, une des missions de l’Unesco n’est-elle pas la diffusion des cultures à travers le monde…? Peut-être y a-t-il une chance… 🙂

    En attendant, nous continuerons à glaner sur Internet, Wikisource et Gallica afin de dénicher quelques petits trésors de la littérature en espagnol… 😉
    À très bientôt,
    Ch.

  10. Merci pour le lien, cela pourrait nous être utile… Mais c’est dommage que le nom des traducteurs, et leur date de décès (si c’est le cas) ne soient pas mentionnés.

    Au niveau légal, nous ne pouvons enregistrer que des œuvres dont l’auteur, ou le traducteur (lorsqu’il s’agit d’une œuvre traduite), est décédé depuis au moins 70 ans.
    Dans tous les autres cas, il nous faut l’accord écrit de l’auteur ou du traducteur.

    Bien cordialement,

    Vincent

  11. Ah, Christine m’avait évoqué cette traduction, et nous avions un moment envisagé de faire une demande d’autorisation. Mais nous avons pensé que la procédure serait trop lourde (il aurait fallu l’accord de l’UNESCO et de l’auteur) et nous freinerait dans notre projet.

    Peut-être effectuerons-nous tout de même la démarche… on verra ça au retour de Christine (qui ne devrait plus tarder ! 🙂 )

    A bientôt j’espère,

    Vincent

  12. Il y a effectivement une traduction (de Frédéric Chambert) parue aux Editions Métailié. Le livre que je possède est de 2000 mais le copyright mentionne:traduction francaise:UNESCCO, 1984.
    Cette collection de livres sud-américains compte d’autres recueils de Quiroga (Les exilés, Le désert, Anaconda et Au-delà que malheureusement je ne possède pas ainsi que deux recueils pour la jeunesse:Contes de la forêt vierge et Lettres d’un chasseur)
    Puissiez-vous continuer longtemps ce genre de lecture bilingue,c’est un régal.
    I hasta pronto!

  13. Merci beaucoup Didier ! Christine et moi sommes heureux de vous avoir permis d’écouter cet auteur effectivement fascinant qu’est Quiroga.

    Le problème pour enregistrer ses textes tient au peu de traductions disponibles… Si vous en tenez une, n’hésitez pas à nous la communiquer !

    ¡Hasta luego!

    Vincent

  14. Deux superbes lectures pour un superbe texte.
    Quiroga mériterait à être mieux connu, chacun de ses contes est une petite perle.