Jean-Jacques Rousseau

Le Serin de Jean-Jacques Rousseau

Isabelle de Montolieu (1751-1832) est une femme de lettres vaudoise. Elle fut la première traductrice en français de Jane Austen. Enfant, elle a rencontré Jean-Jacques Rousseau, son compatriote, à qui elle voue une grande admiration. C’est ce souvenir qui lui a sans doute inspiré cette nouvelle écrite bien des années plus tard – une anecdote inédite, écrit-elle, dont elle ne garantit pas l’authenticité. Lors d’une visite au tombeau de Rousseau au Panthéon, elle découvre une boîte contenant un joli oiseau empaillé, dissimulée là par une inconnue prénommée Rosine. « Elle et son oiseau ont droit d’intéresser ceux qui, comme moi, ont aimé et plaint Jean-Jacques Rousseau. »
Cette lecture est proposée en deux versions, avec et sans accompagnement musical.

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Références musicales :

Wolfgang Amadeus Mozart, Piano Sonata no. 13, K. 333, II. Andante cantabile, interprété par Sergio DuBois (licence Cc-By-3.0).

Bruitage extrait du site Universal-soundbank.com.

Livre ajouté le 20/03/2020.
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Lu par Gaëlle

Suggestions

33 Commentaires

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  1. Chère Isabelle, je vous retrouve donc ici ! Tel le furet, vous êtes passée par ici, et repasserez par là ! J’avais beaucoup aimé le souvenir de Rousseau que donne ce texte, par le regard d’une enfant attachante. Vous me donnez envie de chercher un autre texte d’Isabelle de Montolieu …

  2. Chère Gaëlle,

    J’ai adoré cette nouvelle, si bien interprétée par vous, qui évoque avec beaucoup de tendresse, d’admiration et d’indulgence Jean-Jacques Rousseau aux mille facettes.

    Vous me donnez envie de relire ses “Confessions”, du moins les pages qui retracent les années de son enfance et de sa jeunesse.

    Merci de faire bénéficier vos auditeurs de votre grand talent!

  3. … GAËLLE … il court il court le furet !
    D ‘ une page l ‘ autre !

    Oui , un berlingot cette histoire… légèrement acidulé …
    CHARYN … lu quelques livres que j ‘ai aimés ( a ecrit pas mal de policiers ) … mais j ‘ ai fondu devant ” Le marin blanc du president ” … des cordes sympathiques avec ” Le facteur ” de Pablo NERUDA , une histoire qui m ‘ a touché au p!us vif aussi ! L ‘ avez-vous lue ? Ou vu le film , beau aussi ! ( l ‘ acteur est mort juste le film terminé ) … Relirai ! ‘ un et l ‘ autre !

  4. Cher Sautillant Patrick,

    Je suis ravie que cette nouvelle du Serin … , d’un genre bien différent de la littérature fantastique dont vous êtes plutôt friand, vous ait plu. Je l’ai lue en pensant à un “bon vieux ami” suisse, dont je ne saurais jamais s’il l’a entendue avant de partir.

  5. Les oiseaux oui ! Si vous entendiez le couple de goélands qui s ‘ est installé sur le toit sous lequel je demeure ! On est loin des ” 3 notes de flûte dans un ecrin de plumes ” ! Un autre charme !
    Les oiseaux et … les cloches ! Des siecles ont passé , !e fracas du monde , ” … l ‘ histoire dite par un idiot , pleine de bruit et de fureur “…
    et elles sonnent toujours , comme si de rien n ‘ était ! Hors du Temps … elles scandent les heures !

    Bonne lecture de l ‘ après-midi … CLARYSSANDRE !

  6. Point de madame,juste Claryssandre. Je n’écoute quasiment plus de musique, seulement celle du chant des oiseaux. J’ai découvert cette citation avec les autres que j’ai déposé quotidiennement sur le livre d’or pendant le confinement… Bonne journée Sautillant.

  7. Message personnel à l ‘ attention de
    Madame de la GAELLE …
    que je salue bien bas

    ” Jamais la magnificence et la galanterie … ” …
    C ‘ est le grand jour !
    Deux versions , selon le niveau jogging des auditeurs ! Plus d ‘ une heure d ‘ ecart ! La plus lente conviendra pour ma pomme !
    Si tout se passe bien ( sans le moindre pepin de nature vagale ) , demain soir notre bien-aimé President pourra s ‘ exclamer … ” S ‘ il n ‘ en reste qu ‘ un , je serai celui-là ! ” …

    Ma plus galante révérence ( aïe ! mes rhumatismes ! ) à la ” donneuse de voix ”
    vers qui j ‘ incline et devant qui , je m ‘ incline …

  8. @ CLARYSSANDRE… Bonjour !

    Avant tout … une requête ! … presque une supplique ! De grâce , renvoyez vite dans le guide du savoir vivre ce mot … ” Monsieur ” auquel je ne me suis jamais fait ! Vous avez 50 ans , me dites-vous … j ‘ en ai 70 – un nombre d ‘ années qui epanouit le visage des responsables de ce site

  9. Merci pour l’info monsieur Sautillant! Mes possibilités de lectures (“visuellement” parlant) et d’écritures sont très limitées. J’ai tant de lectures à écouter que les journées sont enfin trop courtes. J’ai trouvé des dizaines de documents ( ballets, vieux films et séries…) à regarder sur Youtube, mais je n’y parviens pas. Un jour peut être. Tout change ici bas. Pour l’instant nos chers DDV font mon bonheur en m’offrant de précieux moments d’évasion et de découvertes. Se ballader dans cette bibliothèque sonore s’apparente quasiment à un jeu de pistes ou une chasse au trésor ! Vous en avez déjà fait l’expérience je crois. Bonne continuation et bonne soirée à vous.

  10. @ Madame CLARYSSANDRE …

    Juste une question … Vous me parlez des 2 sites francophones de lectures audio qui emplissent votre existence , mais connaissez-vous le site de l ‘ INA , ” Ina premium ” devenu ” Madelen ” depuis quelques mois ? Si non , vous pouvez essayer une petite visite … pour 3 euros par mois vous avez acces à plus de 20 000 archives audio-visuelles ! ( pour ma part je farfouille dans les archives sonores uniquement car je suis plus oreille qu ‘ oeil ! ) .Il y a là des productions qui vous plairaient certainement …

    Je voulais juste vous le signaler , à tout hasard .

    ( ai découvert qu ‘ on pouvait signaler nos ” coups de coeur ” sur ce site … n ‘ avais pas fait attention jusqu ‘ alors ! Du coup … avec un peu de retard … distribution des prix d ‘ excellence ! ) …

    Mes salutations les plus aimables …

  11. @ CLARYSSANDRE !

    Eurêka ! L ‘ immense vocabulaire! Je viens de TIIILTER !!!

    La SERENDIPITE !!!

    L ‘ immense vocabulaire de notre chère autodidacte !!! GAËLLE !!!

  12. @ CLARYSSANDRE

    IL est clair que vous avez lu mes billets à GAËLLE mais je ne sais comment prendre vos allusions à l ‘ immense culture et au non moins immense vocabulaire que vous me prêtez ! Du lard ou du

  13. Bonjour monsieur Sautillant. J’ai lu La princesse de Clèves à 15 ans (50 désormais). Je crois que je l’avais bien aimé. Certainement car je l’ai relu une ou deux fois au cours des dernières décennies. J’ai un “défaut”, à quelques rares exceptions, j’oublie très vite la teneur des romans lus… Lectrice boulimique car c’est ma seule “activité”. La découverte des 2 sites francophones de lectures audio a donc été une véritable bénédiction !!! J’ai découvert avec un immense bonheur des dizaines d’auteurs que j’adore : Greville, Bazin, Bourget, Wharton, Trollope, Braddon, P. Pucciano ( je vous recommande sa superbe trilogie La cité d’albâtre…lu par elle-même) Après, les goûts et les couleurs… Je n’ai pas votre immense culture et vocabulaire même si selon vous vous êtes un autodidacte. Bonnes lectures, bonnes découvertes et bonne journée.

  14. … ça alors ! La machine a envoyé sans que je lui demande son avis , et avant même que je vous aie dit … aurevoir !
    … et à celle dont je suis le tout frais … ” bon vieux ami ” !

  15. @ CLARYSSANDRE

    … Oui , c ‘ est … trop mignon ! Delicieux comme une fraise TAGADA !
    À d ‘ autres !
    Ne connais ce site que depuis 6 semaines … y ai fait une poignée de lectures … et vous ai rencontrée presque à chaque page ! Quelle lectrice boulimique vous devez être !
    Avez-vous lu … ” La princesse de Cleves ” ?
    C ‘ est la lecture que je me propose de faire ce week-end ! Notre précédent President a fait couler beaucoup d ‘ encre à son sujet ! Il l ‘ ecoutait , casque sur les oreilles , en faisant son jogging , quand … panique générale ! … il s ‘ est effondré , victime d ‘ un malaise vagal !
    J ‘ espère que pareille mesaventure ne m ‘ arrivera pas !Je me fie aveuglément à celle qui me l ‘ a conseillée … doucement … mais fermement

  16. GAËLLE… Bonjour …

    Les oiseaux , les petites filles … et la mauvaiseté du monde , toujours rôdant …
    Une histoire pleine de fraîcheur et de nostalgie,
    vraie ou imaginée qu ‘ importe ! , qui a enchanté un auditeur qui aime les histoires pleines de fraicheur et de nostalgie ( une de ces histoires est remontée à sa mémoire … ” Le marin blanc du president ” de Jérôme CHARYN … pardonnez cette digression ! ).
    Quant à la lecture que vous en faites… qu ‘ ajouter à tous ces compliments faits par ailleurs !

    À une autre fois !

    … merci à CLARYSSANDRE pour cette jolie citation que j ‘ adore ! Ne l ‘ oublerai pas !
    Là aussi , une reminiscence … le “papillon , chenille en tenue de bal ” de Saint-POL ROUX …

  17. Merci pour votre retour, Pascalette, je suis ravie que ce texte plaise aux audiolecteurs ! Cela me donne envie de lire d’autres textes d’Isabelle de Montolieu, il me faudra fouiner un peu dans sa production – certains me semblent avoir mal vieillis et être un peu trop mièvres à mon goût.

  18. Oui, vous avez peut-être raison. Une autre raison est possible : Rousseau lui ayant dit : « Appelle-moi ton vieux bon ami », elle aurait pu volontairement – et comme par jeu – l’appeler « Mon vieux ami ». Qui sait ?

  19. Je suis d’accord avec vous, Ahikar, et j’ai buté plusieurs fois sur cette expression. Peut-être est-ce aussi parce qu’elle ne m’était pas naturelle qu’elle s’entend particulièrement dans ma lecture. Mais Isabelle de Montolieu était suisse, et ne voulait peut-être pas suivre les recommandations de l’Académie ? 😉
    Il y avait également dans le texte quelques imparfaits en “-ois” plutôt que “-ais”, que je me suis permis de convertir, car vraiment je n’arrivais pas à garder une lecture naturelle.

  20. Merci chère Gaëlle pour cette belle lecture.

    On trouve dans « Observations de L’Académie Française sur les remarques de M. de Vaugelas » de 1705 : « Il faut dire un vieil homme, un vieil ami, un vieil habit, et jamais un vieux homme, un vieux ami, un vieux habit. »

    Je ne sais pas pourquoi l’auteure n’a pas suivi la règle. Elle emploie toujours l’expression « mon vieux ami », la liaison n’est quand même pas très belle. Ne trouvez-vous pas ?

  21. Merci, Eric Verhagen, vous m’enchantez avec ces précisions ornithologiques ! Je n’avais aucune idée du mode de vie des canaris !!
    Cela confirme donc qu’il s’agit d’une fable, mais l’admiration d’Isabelle de Montolieu pour Rousseau me paraît, elle, bien véritable.

  22. Quand on connaît les canaris, un de ces oiseaux envolé dans le jardin, et revient comme ça à l’appel de son maître, c’est bien peu probable. Et un canari, même jeune,en septembre 1765 quand Jean-Jacques doit quitter Motiers, et toujours vivant treize ans plus tard, à la mort du philosophe, ça n’a rien d’impossible, mais quand même une longévité exceptionnelle pour un si petit passereau.

    Un récit au mieux enjolivé donc, mais enjolivé avec talent. Et une belle écriture sans lourdeurs inutiles. Merci Gaelle pour cette lecture, et merci à tous les collaborateurs de ce site, qui en une quinzaine d’années, ont su nous proposer un choix si éclectique.

  23. Merci pour votre retour, Patty. J’ai publié une vingtaine de lectures, depuis trois ans, en majorité des nouvelles que vous trouverez sur le site.
    Tant mieux, si par ailleurs, cette lecture donne envie de lire ou d’écouter les écrits de Jean-Jacques Rousseau – j’en ai compté 36 disponibles sur LA :
    https://audio.wintoweb.com/single/index.php?text=ROUSSEAU&rbsel=auteur&btnsearch=Chercher
    En période de confinement, rien de tel que la lecture audio pour s’aérer l’esprit !

  24. Je voulais vous dire combien j’ai apprècié votre belle diction, timbre de voix très harmonieux, somme toute, délicieuse et charmante. Cela me donne envie d’aller voir si vous avez autre chose sur le site!
    Pour ce qui est de cette anecdote d’Isabelle de Montolieu, auteur que je ne connaissais pas, donc une belle découverte,fiction ou pas, l’essentiel n’est-il pas qu’il touche une corde sensible de notre coeur ou de notre esprit. Pour ma part j’ai retouvé l’attraction vers ce personnage certes contreversè, mais peu importe, c’est le sort des génies, et de ces petits trésors que je garde précieusement, telles les lettres de Jean-Jacques Rousseau à Malesherbes, dites, rappelez-vous, par Augustin.
    Ecriture, diction et musique forment un moment savoureux et d’une grande intensité. Merci Gaëlle!

  25. Votre commentaire, cher Alain, me va droit au cœur, merci beaucoup !J e n’ai feuilleté qu’assez rapidement le reste du recueil de nouvelles d’Isabelle de Montolieu, votre retour me donne envie d’y chercher si je ne pourrai y trouver un autre texte pour une future lecture.
    Je ne me souvenais plus du perroquet de Félicité, j’ai relu ce chapitre : vous avez raison, même si Rosine n’a pas la même naïveté ni la même dévotion religieuse pour son oiseau que Félicité, il me semble.

  26. Quel magnifique texte, émouvant, d’une belle écriture, et quelle magnifique lecture vous en avez faite (j’ai écouté la version avec accompagnement musical : bien dosé et inséré de façon subtile et douce, et fort à propos)!Quel bel éloge de Jean-Jacques et comme cet attachement de Rosine pour lui est touchant, y compris pour l’homme Rousseau, plus controversé encore que l’écrivain, et pour qui elle sait trouver avec sincérité des circonstances atténuantes ! Je n’ai pu m’empêcher d’établir un très fort rapprochement avec le perroquet de la Félicité “d’Un Coeur Simple”, l’un des Trois Contes de Flaubert. Merci, Gaëlle, de m’avoir fait passer ce si beau moment au son de votre voix si agréable et si réconfortante en cette douloureuse période.