Vincent van Gogh - Champ de blé avec un faucheur (1890)

La Terre

Ce roman est le quinzième de la série des Rougon-Macquart, sans doute le plus violent : le désir de possession, qu’il s’agisse de la terre ou de la sexualité, est le cœur du roman.
Le vieux Fouan cède ses terres à ses enfants : Jésus-christ, le braconnier ivrogne, Fanny, mariée à Delhomme, et Buteau, la mauvaise tête.
Jean Macquart, le Provençal devenu valet chez le fermier Hourdequin, s’éprend de Françoise, la nièce de Fouan, mais, dans cette Beauce du XIXè siècle, il restera l’étranger.

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Illustration : Vincent van Gogh - Champ de blé avec un faucheur (1890).

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Livre ajouté le 05/04/2009.
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Lu par Pomme

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65 Commentaires

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    1. thebook_lady, vous me touchez beaucoup. Je vous souhaite un prompt rétablissement. Zola aurait été heureux d’aider un peu des personnes en souffrance. A bientôt peut-être.

  1. Ravie de vous avoir permis de découvrir les Rougon-Macquart, Swen! Ce tome-ci fait partie de mes préférés, malgré les (ou grâce aux!!!) scènes de violence familiale.
    Quant à la présence du chapitre 4 sur youtube, je ne me l’explique pas.
    Vos petits amis à poils sont craquants!

  2. merci pour votre agréable lecture. n’ayant jamais eu le temps de lire Zola auparavant, grace à vous, je suis à 4 étapes de la fin des Rougon, sans m’endormir où me perdre dans d’autres pensées comme il arrive à tout le monde en lisant. je vous informe avoir trouvé ce qui ressemble à un emprunt sur youtube https://youtu.be/V9_Z8PFI-10
    comment se fésait il que je vous ai reconnue?

  3. C’est vrai, Marie, Zola parvient à alterner des scènes très noires, terribles même, et des moments plus légers et drôles. Ici, cependant, je n’ai pas vraiment de souvenirs d’avoir souri…

  4. Bonjour Pomme et grand Merci. C’est un roman qui m’a passionné .Grâce à votre lecture , j’entends mieux la profondeur du texte quand notamment l’auteur évoque la puissance de la terre. les rapports familiaux sont cruels et l’épisode de Gédéon ayant bu des litres de vin m’a bien amusé.

  5. Salut
    Un grand et excellent travail de votre part. Touts mes salutations.de la part d’un Fidel lecteur.
    Radouane du Maroc

  6. Bonjour Christine, je vous réponds un peu tard, votre message était sans doute parti quelque part où il ne devait pas aller! Notre fée l’a remis à sa place.
    Juste une petite rectification: dans ce roman tous les personnages ne sont pas “immondes” comme vous le dites, Jean est une bien belle et touchante personne. Que vous retrouverez peut-être, avec ses mêmes belles qualités humaines, dans un autre roman: La Débâcle.
    Quant à vous conseiller des lectures, j’ai toujours trouvé cet exercice délicat… Pour rester encore un peu dans la terre, allez écouter la merveilleuse lecture dde Juliette et Milunisu: Les Bouches inutiles. Et puis toutes les lectures de Juliette, en premier: Bruges la Morte.
    Avec toute mon amitié,
    Pomme

  7. Bonjour Pomme
    Moi aussi, je vous remercie pour cette lecture des Rougon Macquart, et pour votre voix, si agréable à écouter. J’ai presque fini La Terre, et je pense que Zola exagérait à peine, bien sûr, tous les paysans n’étaient pas ignobles à ce point, mais combien de gens se sont fâchés suite à des histoires d’héritages … beaucoup ! à tel point que certaines fois, on avait oublié le sujet de la brouille après quelques générations. Mais les personnages de Zola sont tellement immondes que je comprends qu’il ait été violemment critiqué à l’époque.
    Je les ai relus dans l’ordre, mais en fait, cela n’a guère d’importance, ils sont indépendants les uns des autres, on peut les lire dans n’importe quel ordre.
    Encore quelques volumes après celui là, et je me demande ce que je pourrai bien écouter. Zola m’a accompagnée pendant quelques mois, et je suis enchantée de l’avoir lu ou relu. Je pense que je vais consulter votre liste d’enregistrements pour trouver d’autres lectures. Avez vous d’autres ouvrages à me conseiller ?
    Continuez, pour notre plaisir …
    Amicalement
    Christine

  8. Pensez-vous, Sylvie, que Zola n’aimait pas les paysans? Pourquoi leur aurait-il consacré tout un livre?
    Je vous laisse la responsabilité de votre jugement sur le style de Zola…
    Mais je vous approuve pour compter ce roman parmi les plus violents. A propos de violence paysanne, je vous invite à écouter un autre auteur qui a écrit aussi sur les paysans: Octave Mirbeau, et en particulier sa nouvelle: Les Bouches inutiles. Peut-être en déduirez-vous là aussi que l’auteur “n’aime vraiment pas les paysans”? Je pense que nous avons, aujourd’hui, beaucoup de répulsion à découvrir cette violence qui régnait dans le monde paysan, ou plus simplement chez les pauvres.
    En tout cas, je suis ravie que cette “oeuvre atroce” vous a donné le goût d’écouter toute la saga! Bonnes lectures, Sylvie.

  9. Merci beaucoup, Pomme, d’avoir enregistré pour nous cette oeuvre atroce, encore plus monstrueuse d’après moi que La bête humaine qui lui succède, parce que Zola n’aime vraiment pas les paysans !
    Ce qui m’étonne c’est que j’ai écouté le roman avec intérêt et plaisir alors que je ne supportais plus, sur papier, le style outrancier et démonstratif de l’auteur. Du coup je vais recommencer tous les Rougon-Macquart en audio ! De quoi occuper bien des insomnies et accompagner beaucoup de marches à pied.
    Je viens de commencer votre Pot Bouille.

  10. Dom, je ne prolongerai pas votre discussion sur les “agriculteurs empoisonneurs”, mais je partage votre optimisme sur le bio… naturellement.

  11. Euh,dame Pomme,les paysans sont proches de la nature et la nature ne connaît que trois lois: manger, ne pas se faire manger, se reproduire.
    Si le citadin semble cacher, avoir en quelque sorte, un peu honte d’afficher ces obligations, pour le paysan il est clair que ce sont des lois qui s’imposent, c’est la vérité de la vie naturelle à laquelle il faut se conformer sous peine de disparaître (soi-même, son bien, sa descendance).
    Leur combat est le combat de tous les hommes mais il est peut-être plus visible chez eux du fait de leur proximité avec le commandeur “mère nature”.
    Manger c’est Avoir, c’est l’ultime appropriation.Aujourd’hui pour “avoir-manger” ils n’hésitent pas à nous empoisonner, ainsi que les sols et les autres espèces.
    Ne serait-ce pas là une forme de violence actualisée ?
    On les nomme désormais agriculteurs-empoisonneurs.
    Heureusement, ils nous promettent du Bio, beaucoup plus de Bio…à prix fort (naturellement).

  12. Oh Dom, j’espère que vos moments vécus près des paysans sont plus doux que chez ceux de Zola! Personnellement c’est, de toute la série, le roman qui m’a semblé aller le plus loin dans la violence. Pourtant, quand on lit certaines nouvelles d’Octave Mirbeau – je pense en particulier aux bouches inutiles – on se rend compte que cette violence paysanne est tout à fait vraisemblable, à cette époque.
    Voilà de la littérature qui “secoue” en effet!

  13. Un grand merci dame Pomme pour votre lecture que j’apprécie toujours autant. Pourtant, cette fois, je vous ai fait parfois faux bon. Pour certains chapitres j’ai préféré lire, histoire de laisser couler du temps entre certaines phases du récit, temps de réflexion ou temps d’émotions ou encore les deux mêlés.
    La première fois que j’avais lu la Terre, le roman m’avait bien secoué.
    Là, il m’a plutôt plongé dans mes souvenirs d’enfant ayant vécu à la campagne près de la terre, près des paysans.
    Merci encore !

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