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OVIDE – Le Noyer

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Poésie


Noyer

Il est rare en littérature d’entendre un arbre se plaindre longuement de son sort. C’est pourtant le cas de la malheureuse victime de jets de pierres, Le Noyer, dont le poète latin Ovide (43 av-JC–17) nous décrit la triste condition.
« Noyer planté sur le bord de la route, je suis, malgré mon innocence, attaqué par les passants à coups de pierres. Telle est la peine ordinairement infligée aux coupables pris en flagrant délit, alors que l’heure de la justice arrive trop lentement au gré de la vengeance populaire. Mais moi je n’ai commis aucun crime, à moins que ce ne soit un crime de donner chaque année des fruits à mon maître. »
« Mais si vous n’avez pas de motifs de me brûler ni de m’abattre, épargnez-moi, et poursuivez votre chemin. »

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

En complément, un extrait du célèbre poème Contre les bûcherons de la forêt de Gastine où Pierre de Ronsard fustige ceux qui abattent ces arbres « innocents », comme dit Ovide :
« Escoute, Bucheron (arreste un peu le bras)
Ce ne sont pas des bois que tu jettes à bas,
Ne vois-tu pas le sang lequel degoute à force
Des Nymphes qui vivoyent dessous la dure escorce ?
Sacrilege meurdrier, si on pend un voleur
Pour piller un butin de bien peu de valeur,
Combien de feux, de fers, de morts, et de destresses
Merites-tu, meschant, pour tuer des Déesses ? »

Le Noyer.

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Contre les bûcherons de la forêt de Gastine.

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