Livres audio gratuits de la catégorie '6. XIXe siècle' :


SAINTE-BEUVE, Charles Augustin – Portraits littéraires : Molière

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2h 4min | Genre : Essais


Molière

Portrait critique et littéraire de Molière par Sainte-Beuve.

Extrait : « Molière est du siècle où il a vécu, par la peinture de certains travers particuliers et dans l’emploi des costumes, mais il est plutôt encore de tous les temps, il est l’homme de la nature humaine. Rien ne vaut mieux, pour se donner dès l’abord la mesure de son génie, que de voir avec quelle facilité il se rattache à son siècle, et comment il s’en détache aussi ; combien il s’y adapte exactement, et combien il en ressort avec grandeur. Les hommes illustres ses contemporains, Despréaux, Racine, Bossuet, Pascal, sont bien plus spécialement les hommes de leur temps, du siècle de Louis XIV, que Molière. Leur génie (je parle même des plus vastes) est marqué à un coin particulier qui tient du moment où ils sont venus, et qui eût été probablement bien autre en d’autres temps. Que serait Bossuet aujourd’hui ? qu’écrirait Pascal ? Racine et Despréaux accompagnent à merveille le règne de Louis XIV dans toute sa partie jeune, brillante, galante, victorieuse ou sensée. Bossuet domine ce règne à l’apogée, avant la bigoterie extrême, et dans la période déjà hautement religieuse. Molière, qu’aurait opprimé, je le crois, cette autorité religieuse de plus en plus dominante, et qui mourut à propos pour y échapper, Molière, qui appartient comme Boileau et Racine (bien que plus âgé qu’eux), à la première époque, en est pourtant beaucoup plus indépendant, en même temps qu’il l’a peinte au naturel plus que personne. Il ajoute à l’éclat de cette forme majestueuse du grand siècle; il n’en est ni marqué, ni particularisé, ni rétréci; il s’y proportionne, il ne s’y enferme pas. »

Portraits littéraires : Molière.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 210 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 17h 6min | Genre : Histoire


Auguste Rodin - Victor Hugo

Histoire d’un crime. Déposition d’un témoin nous plonge dans les journées du coup d’état du 2 décembre 1851.
« Ce livre est plus qu’actuel ; il est urgent. Je le publie.
Paris, 1 octobre 1877.
V.H. »

Ce texte se présente en cinq parties :

- Première Journée : Le Guet-apens,
- Deuxième Journée : La Lutte,
- Troisième Journée : Le Massacre,
- Quatrième Journée : La Victoire,
- Conclusion : La Chute.

Victor Hugo, de sa plume alerte, précise, vigoureuse, nous fait vivre « en direct » ces heures très sombres de l’Histoire de France.
Il nous offre son regard, ses pensées et ses opinions politiques.
C’est captivant, douloureux, humain.
Des personnalités connues, ou non, de ces moments particuliers, historiques, sont évoquées avec amitié, tendresse, humour ou froide ironie.
Le talent littéraire de Victor Hugo est éblouissant, d’une puissance d’évocation magnifique.
L’Histoire se déroule sous nos yeux.
Les hautes réflexions et le recul de l’auteur nous ouvrent de profondes méditations.

Le texte pamphlétaire Napoléon le petit complète les opinions de l’auteur.

Illustration : Victor Hugo, par Auguste Rodin.

Licence Creative Commons



> Références musicales :

César Franck, Symphonie en D Minor, 1888, I, lento allegro non troppo, interprétée par l’Orchestra Chicago Symphony Orchestra, dirigé par Pierre Monteux (1961, domaine public).


> Consulter la version texte de ce livre audio.
Page vue 183 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Quatrième Journée – Conclusion)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 2min | Genre : Histoire


Denis Dussoubs

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Nous arrivons à la Quatrième Journée, intitulée La Victoire.

Extraits :
« Les Faits de la nuit. La rue Tiquetonne

Comme Mathieu (de la Drôme) venait de nous dire cette parole : – Vous êtes chez le roi Bomba, Charles Gambon entra. Il se laissa tomber sur une chaise et murmura : C’est horrible. Bancel le suivait. – Nous en venons, dit Bancel. Gambon avait pu s’abriter dans l’embrasure d’une porte. Rien que devant Barbedienne il avait compté trente-sept cadavres. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Dans quel but ce monstrueux meurtre au hasard ? On ne comprenait pas. C’était une énigme dans un massacre.
Nous étions dans l’antre du sphinx.
[...]
- Citoyens de l’armée ! écoutez-moi.
Le silence redoubla.
Il (Denis Dussoubs) reprit :
- Qu’est-ce que vous venez faire ici ? Vous et nous, nous tous qui sommes dans cette rue, à cette heure, le fusil ou le sabre en main, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous entre-tuer ! Nous entre-tuer, citoyens ! Pourquoi ? Parce qu’on jette entre nous un malentendu ! Parce que nous obéissons, vous, à votre discipline, et nous, à notre droit ! Vous croyez exécuter votre consigne ; nous savons, nous, que nous faisons notre devoir. Oui, c’est le suffrage universel, c’est le droit de la République, c’est notre droit que nous défendons, et notre droit, soldats, c’est le vôtre ! L’armée est peuple, comme le peuple est armée…
On l’écoutait avec anxiété. »

Ce texte est suivi d’une cinquième partie, la conclusion : pages magistrales sur la défaite de Sedan, 1er septembre 1871.
« Conclusion
La chute
I. Je revenais de mon quatrième exil (un exil belge, peu de chose). C’était dans les derniers jours de septembre 1871. Je rentrais en France par la frontière du Luxembourg. Je m’étais endormi dans le wagon. Tout à coup la secousse d’arrêt me réveilla. J’ouvris les yeux.
[...]
X. […] Tel est le privilège de cette France ; elle est à la fois solaire et étoilée ; elle a dans son ciel autant d’aube que l’orient et autant d’astres que le septentrion. Quelquefois c’est dans les ténèbres que sa lueur se lève … ».

Victor Hugo prolonge sa réflexion dans le livre pamphlétaire Napoléon le petit.

Illustration : Auguste-Hippolyte Collard, Portrait de Denis Dussoubs (1851).

Accéder à l’œuvre intégrale.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 262 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SUE, Eugène – Les Sept Péchés capitaux (L’Orgueil : Tome 01)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 9h 15min | Genre : Romans


L'Orgueil

Eugène Sue, né le 26 janvier 1804 à Paris et mort en exil le 3 août 1857 à Annecy (Haute-Savoie), est un écrivain français, principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) et Le Juif errant (1844-1845). Les Sept Péchés Capitaux sont parus entre 1847 et 1852.

« - Que voulez-vous, monsieur ? Je ne trouverais à me placer ainsi que chez une personne d’une condition aussi modeste que la mienne… et malgré moi… je suis tellement sensible à certains défauts d’éducation et de manières, que j’aurais trop à souffrir en maintes occasions… Cela est puéril… ridicule… je le sais, car le manque d’usage n’ôte rien à la droiture, à la bonté de la plupart des personnes de la classe à laquelle j’appartiens, et dont mon éducation m’a fait momentanément sortir ; mais il est pour moi des répugnances invincibles, et je préfère vivre seule… malgré les inconvénients de cet isolement, et puis enfin je contracterais presque une obligation envers la personne qui me recevrait chez elle… et je craindrais que l’on ne me le fît trop sentir.
- Au fait, ma chère enfant, tout, ceci est très conséquent, — dit le bossu après un moment de réflexion ; — vous ne pouvez penser ou agir autrement, avec votre fierté naturelle… et cet orgueil, qu’en vous j’aime avant toute chose a été, j’en suis sûr, et sera toujours votre meilleure sauvegarde… ce qui ne m’empêchera pas bien entendu, si vous le permettez, de venir de temps à autre… savoir si je peux aussi vous sauvegarder de quelque chose… »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 434 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 17)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Biographies


Thomas-Charles Naudet - Vue du port de Boulogne (180?)

L’essentiel de ce chapitre est consacré à montrer aux « jeunes » le danger qu’ils encourent à se laisser embrigader par des recruteurs qui ont le bagout de M. Belle-Rose.

« Jeunes gens qui m’entourez, vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du pays de Cocagne ; c’est dans l’Inde qu’il faut aller pour le trouver, ce fortuné pays ; c’est là que l’on a de tout à gogo.
Souhaitez-vous de l’or, des perles, des diamants ? Les chemins en sont pavés ; il n’y a qu’à se baisser pour en prendre, et encore ne vous baissez pas, les Sauvages les ramassent pour vous.
Aimez-vous les femmes ? il y en a pour tous les goûts… Avez-vous la passion du vin ? c’est comme les femmes, il y en a de toutes les couleurs, du malaga, du bordeaux, du champagne, etc… Je ne vous parle pas du café, des limons, des grenades, des oranges, des ananas, et de mille fruits délicieux qui viennent là sans culture, comme dans le Paradis terrestre. [...]
Oui, messieurs, je le répète, tout cela est vrai, très vrai, excessivement vrai : la preuve, c’est que le roi de France, Sa Majesté Louis XVI, qui pourrait presque m’entendre de son palais, m’autorise à vous offrir de sa part tant de bienfaits. »

Contenu du chapitre 17 :

Le coup de Boulogne. — La rencontre. — Les recruteurs sous l’ancien régime. — M. Belle-Rose.

Illustration : Thomas-Charles Naudet, Vue du port de Boulogne (180?).

Chapitre 17.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 543 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

THACKERAY, William Makepeace – La Foire aux vanités (Tome 01)

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 13h 2min | Genre : Romans


Vanity Fair

La Foire aux vanités (Vanity Fair), publié en feuilletons entre 1846 et 1848, est un des chefs-d’œuvre de la littérature anglaise. Le titre est emprunté à un épisode célèbre du Voyage du pèlerin (1678), de John Bunyan. Thackeray (1811-1863), le grand rival de Dickens, y brosse un tableau satirique d’un monde matérialiste et y dénonce le poids de la morale dans la société pré-victorienne. Le roman relate les destinées entrelacées de deux héroïnes fortement contrastées, qu’opposent leurs origines sociales et leurs personnalités. Rebecca Sharp (« Becky »), orpheline d’une mère française, danseuse d’opéra, et d’un père artiste peintre sans le sou, est une jeune femme ambitieuse et sans scrupules, tandis que Amelia Sedley, fille d’un riche négociant de la City, chez qui elles séjournent toutes deux après avoir quitté le pensionnat de Miss Pinkerton, est douce, généreuse et effacée. Leur amitié, d’abord étroite, sera mise à mal lorsque George Osborne, ami d’enfance d’Amelia puis son mari, se laissera séduire par Rebecca, devenue Mrs Crawley.
La première moitié de l’œuvre a pour toile de fond la Cité de Londres, qui – à la suite des guerres napoléoniennes – connaît ses premières crises financières, et se clôt au soir de la bataille de Waterloo, gagnée à la surprise générale par les Anglais. L’insouciance et la folle gaîté, puis la panique, de la haute société britannique installée à Bruxelles à la veille du combat, est un des morceaux de bravoure du roman.

La traduction de Georges Guiffrey est assez libre et j’ai corrigé quelques-unes de ses inexactitudes les plus flagrantes. J’ai aussi sauté le passage intitulé « Nuit d’attaque » – Chapitre 6, pages 81 à 84 – qui n’est guère intéressant et a d’ailleurs disparu des éditions anglaises du roman. J’ai délibérément francisé la prononciation de la plupart des noms propres.

Traducteur: Georges Guiffey (1827-1887).

> Écouter un extrait : Chapitres 01.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 822 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

SAINTE-BEUVE, Charles Augustin – Portraits littéraires : La Fontaine

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 34min | Genre : Essais


Ste Beuve Portraits litteraires.gif

« La Fontaine dépensait son génie, comme son temps, comme sa fortune, sans savoir comment, et au service de tous. Si jusqu’à l’âge de quarante ans il en parut moins prodigue que plus tard, c’est que les occasions lui manquaient en province, et que sa paresse avait besoin d’être surmontée par une douce violence. Une fois d’ailleurs qu’il eut rencontré le genre qui lui convenait le mieux, celui du conte et de la fable, il était tout simple qu’il s’y adonnât avec une sorte d’effusion, et qu’il y revînt de lui-même à plusieurs reprises, par penchant comme par habitude. La Fontaine, il est vrai, se méprenait un peu sur lui-même ; il se piquait de beaucoup de correction et de labeur, et sa poétique qu’il tenait en gros de Maucroix, et que Boileau et Racine lui achevèrent, s’accordait assez mal avec la tournure de ses œuvres. Mais cette légère inconséquence, qui lui est commune avec d’autres grands esprits naïfs de son temps, n’a pas lieu d’étonner chez lui, et elle confirme bien plus qu’elle ne contrarie notre opinion sur la nature facile et accommodante de son génie. »

Portraits littéraires : La Fontaine.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 638 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

CHAVETTE, Eugène – L’Effronterie – La Vanité

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


L'Effronterie

Deux nouvelles humoristiques extraites des 23 Petites Comédies du vice d’Eugène Chavette.

L’Effronterie illustrée par Le Père d’Adolphe :

« Michu est arrivé jadis à Paris en sabots, porteur d’une seule pièce de cinq francs qui était fausse. Cette première mise de fonds lui a suffi pour faire fortune, et aujourd’hui il est un des plus riches propriétaires de La Villette. Malheureusement, avec toute son immense fortune, il est moralement resté ce qu’il était à son point de départ, c’est-à-dire un ours mal léché, sans éducation ni savoir-vivre, et jonglant d’une déplorable façon avec la langue française. »

et La Vanité, sous-titrée Deux Vers de Properce :

« Un soir, au cabaret, il s’offrit pour reconduire un ami des mieux avinés.
Ils longeaient le canal, quand le pochard lui dit :
- Ma femme me trompe ; toi, t’as dix-huit enfants et t’es un franc cœur ; v’là mon argent et ma montre, c’est pour toi en testament.
Et il se lança dans le canal.
Ce fut si vite fait que Jacques n’eut pas le temps d’aller chercher un notaire.

Si vous trouviez le corps d’un homme dans un canal et sa montre dans le gousset de son camarade, vous seriez le premier à faire de bien fâcheuses suppositions sur le détenteur de la montre. »

Traduction des deux vers latins : « Jadis je m’étonnais que la cause de la si grande guerre de Troie de l’Europe et de l’Asie fût une jeune fille. »

L’Effronterie.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 700 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour 6. XIXe siècle :