Livres audio gratuits de la catégorie '6. XIXe siècle' :


CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Le Massacre de la Saint-Barthélemy – Assassin tué par sa victime

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Histoire


Joseph Nicolas Robert-Fleury - Scène de la Saint-Barthélémy, assassinat de Briou, gouverneur du Prince de Conti, 24 août 1572

Le Massacre de la Saint-Barthélemy est suivi de Assassin tué par sa victime, parce que ces deux textes historiques traitent du même sujet.

« Notre langue manque d’expressions pour caractériser ce monstrueux attentat, qui heureusement est unique dans l’histoire. Quoi de plus horrible, en effet, que de voir un roi faire lâchement assassiner, la nuit, à un signal convenu, une partie de ses sujets qui vient de se ranger sous son obéissance ? »

« Une nuit, la veille de la Saint Barthélemy, au mois d’août 1572, l’ordre du massacre fut donné à minuit. On fit sonner le tocsin à Saint-Germain l’Auxerrois ; et, peu après, la grosse cloche du Palais, que l’on ne sonnait que dans les grandes réjouissances, répondit à ce signal horrible. Toutes les maisons des protestants furent forcées et ouvertes en même temps. »

« Quoi qu’il en soit, environ soixante-dix mille Français furent égorgés au sein de la capitale, sans compter ceux qui furent assassinés dans les provinces, ceux qui périrent les armes à la main, et les protestants immolés au massacre de Vassy, qui avait été comme le prélude de celui de la Saint-Barthélemy. »

Note de Wikipédia : « Pendant longtemps, la tradition historiographique a fait du roi Charles IX et de sa mère, Catherine de Médicis, les principaux responsables du massacre. Faute de sources, les historiens sont restés longtemps partagés sur le rôle exact de la couronne. Ils retiennent aujourd’hui que seuls les chefs militaires du clan protestant étaient visés par l’ordre royal. Dès le matin du 24 août, Charles IX avait ordonné l’arrêt immédiat des tueries mais, dépassé par la fureur du peuple, il n’avait pu les empêcher. »

Illustration : Joseph Nicolas Robert-Fleury, Scène de la Saint-Barthélémy, assassinat de Briou, gouverneur du Prince de Conti, 24 août 1572.

Massacre de la Saint-Barthélemy.

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DAUDET, Alphonse – Le Nabab (Tome 01)

Donneuse de voix : Pauline Pucciano | Durée : 6h 30min | Genre : Romans


Bravay, député du Gard

Pour son roman Le Nabab, Daudet s’inspira d’un personnage réel, un dénommé Bravay. Il écrit : « J’ai connu le vrai Nabab en 1864. J’occupais alors une position semi-officielle, secrétaire du Duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, qui m’obligeait à mettre une grande réserve dans mes visites à ce fastueux et accueillant Levantin. Plus tard, je fus lié avec un de ses frères, mais à ce moment-là, le pauvre Nabab se débattait au loin, dans des buissons d’épines cruelles et on ne le voyait plus à Paris que rarement… »

Le scandale commença sitôt que ce roman sortit des presses en 1877, quelques années après la mort de Bravay. Dans Le Figaro du 5 janvier 1878 : « Quant à l’auteur du roman (Daudet), il n’avait pour écrire l’histoire du Nabab qu’à recueillir ses souvenirs personnels, il est le compatriote de Bravay, qui ne lui fut pas inutile à son entrée dans le monde parisien où, depuis, M. Alphonse Daudet a pris une place si distinguée. »

Le jour même, Daudet protestait contre les insinuations du rédacteur du Figaro : « Quant à moi, Monsieur, s’il est vrai que j’occupe dans le monde une situation aussi distinguée que vous voulez bien le dire, ce n’est pas à François Bravay que je le dois. Je ne l’ai vu que deux fois dans ma vie ; juste le temps de le juger, de le plaindre et de le peindre. »

À cette polémique oubliée survit un grand roman, au ton souvent cruel, qui décrit la dégringolade de ce fabuleux parvenu dans une haute société parisienne aussi vénale que dépravée. Quelques personnages humbles font modestement contrepoint à cette horde cupide.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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HORNUNG, Ernest William – L’Auteur ! L’Auteur !

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Nouvelles


L'Auteur ! L'Auteur !

Dans L’Auteur ! L’Auteur !, Hornung (1866-1920)  pose le problème du plagiat et de la propriété littéraires.

Un directeur de théâtre conseille à un auteur de détruire sa pièce qui lui semble nulle. Ce dernier la brûle, mais le directeur en avait fait une copie qu’il remanie légèrement, qui est applaudie deux ans plus tard et dont il revendique la propriété.

Hornung tient cette histoire de l’auteur spolié lui-même, qui était son ami.

Traduction : René Lécuyer (1887-1939).

L’Auteur ! L’Auteur !.

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CHOLEM ALEICHEM – Soixante-Quinze Mille

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 40min | Genre : Nouvelles


Cholem Aleichem

La Grande Loterie de l’Empire russe vient d’avoir lieu. Le propriétaire d’un billet qui rapporte soixante-quinze mille roubles va bien vite s’apercevoir qu’il n’est pas le seul parrain de la fête. Tout le village et même le curé prétendent en avoir la propriété légale. L’affaire va se compliquer quand on commettra l’erreur fatale de s’adresser aux avocats…

Nouvelle traduite par Shmuel Retbi pour Littérature audio.

Soixante-Quinze Mille.

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TROLLOPE, Anthony – La Fille du pasteur d’Oxney Colne

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 1h 29min | Genre : Nouvelles


Patience Woolsworthy

« – Tout ce que j’ai fait, dit-il, c’était pour entendre un mot de vous.
- Un seul de mes mots peut donc avoir tant de pouvoir ! Mais marchons, voulez-vous, ou mon père va nous prendre pour l’une de ces pierres levées de la lande. […]
- Patty , dit-il, s’arrêtant à nouveau sur le chemin, répondez à ma question. J’ai droit à une réponse. M’aimez-vous ?
- Et dans ce cas ? Et si j’ai été assez sotte pour que vos perfections soient trop nombreuses pour mon faible cœur ? Dans ce cas, Capitaine Broughton ?
- Vous ne m’aimez pas, sinon vous ne vous moqueriez pas de moi en ce moment.
- Peut-être pas, c’est vrai, dit-elle. Elle ne semblait pas prête à abandonner un pouce sur le terrain de l’humour. Et ils se remirent à marcher. »

La fille du Pasteur d’Oxney Colne (The Parsons’s Daughter of Oxney Colne, 1861), c’est Patience Woolsworthy, jeune fille de fort tempérament comme aime à les dépeindre Anthony Trollope, orgueilleuse et indépendante d’esprit.
La liberté peut-elle exister pour les jeunes filles de l’Angleterre victorienne, totalement enchaînées par la perspective du mariage ?

Traduction : Vincent de l’Épine pour Littératureaudio.com.

Illustration : Frederic Leighton (1830-1896), Study of a Lady.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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BUISSON, Ferdinand – Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire : Éducation

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 51min | Genre : Philosophie


Ferdinand Buisson (1841-1932)

Prix Nobel de la Paix en 1927, philosophe, éducateur, professeur de pédagogie à La Sorbonne, Ferdinand Buisson (1841-1932) fut aussi connu comme homme politique et membre fondateur de la Ligue des Droits de l’Homme ainsi que de la Ligue de l’Enseignement.
Exilé volontaire en Suisse de 1866 à 1870 par désaccord avec le Second Empire, il est appelé par Jules Ferry à la Direction de l’Enseignement Primaire de 1879 à 1896 et, à ce titre, prendra une part active à la conception des grandes lois qui fonderont l’école laïque et républicaine. Ce futur député de la Seine sera aussi le coordonnateur d’une œuvre remarquable : le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire. Entouré de plusieurs centaines de collaborateurs, il publiera cette « somme » encyclopédique de 1882 à 1887 (1ère édition). Loin de constituer un ensemble monolithique, ce dictionnaire voit se croiser une grande variété de points de vue entre ses pages. Quant à l’objectif de Ferdinand Buisson, il demeure d’« initier les instituteurs à l’esprit du nouvel enseignement et à leur faire connaître le grand effort d’instruction et d’éducation laïque auquel ils sont appelés à collaborer ».
On jugera de l’importance de cette œuvre quand on saura que Pierre Nora l’a retenue comme l’un de ses « Lieux de mémoire ».

Un chaleureux remerciement à M. Philippe Meirieu qui, à travers ses conférences érudites, m’a mis sur la voie de ce « monument » de la pédagogie. C.D.

N.B. : La première édition de ce dictionnaire comporte deux parties, chacune composée de deux tomes ; de là proviennent les articles lus ici. Une 2ème édition verra le jour en 1911.

Illustration : photographie de Ferdinand Buisson.

Licence Creative Commons

Éducation.

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JANIN, Jules – Honestus, conte philosophique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 55min | Genre : Contes


Honestus

Jules Janin paraît bien désabusé dans Honestus, conte philosophique (1882), paru dans La Revue des deux mondes, comme Le Voyage d’un homme heureux.

Gustave avait prié pour que le vice soit ôté du monde. Il fut exaucé… et la vie devint insupportable sur terre : « Oh ! mon Dieu, dit Gustave, en joignant les deux mains ; mon Dieu, retirez toute cette vertu de la terre. Rendez aux hommes le vice qui les unit les uns aux autres ; rendez-leur le crime, qui les rend vigilants et leur fait aimer les lois. Mon Dieu, faites que les hommes soient encore et toujours voleurs, méchans, assassins, espions, gens de lettres, blasphémateurs, impies ; que les femmes soient toujours coquettes et fausses, et vénales, et danseuses !
La prière monta aux pieds de l’éternel.
Tout reprit son ordre accoutumé dans le monde. Le vice rendit à la société le mouvement et le charme que la vertu lui avait enlevés. »

Honestus, conte philosophique.

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MAUPASSANT, Guy (de) – Une vie (Version 2)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 8h 51min | Genre : Romans


Claude Monet - Étretat

Une vie, ou L’Humble Vérité est le premier roman de Guy de Maupassant, paru d’abord en feuilleton en 1883 dans le Gil Blas (quotidien de la presse écrite française, entre 1879 et 1940), puis en volume.
Le roman décrit la vie d’une femme depuis sa jeunesse, l’éveil des sens et des sentiments, jusqu’à sa vieillesse, en évoquant avec une grande finesse psychologique sa personnalité si sensible traversant la vie.
L’éducation d’une jeune fille noble, au début du XIXème siècle, ses rêves, sa vie conjugale, son refuge affectif dans la maternité, ses tourments, tout cela, entre autres thèmes, sont remarquablement traités.
C’est aussi un tableau de la société dans une province, la Normandie, ses strates sociales, et la nature particulière à cette belle région, qui joue un rôle à part entière, dans ce roman si célèbre.
L’Histoire de France, la vie politique mouvementée de cette époque n’apparaît pas.
L’auteur évoque bien une vie, la vie d’une femme, Jeanne, personnage inoubliable car si réel.

Ce roman fut écrit en partie à Étretat, et est dédié à madame Brainne, dont Guy de Maupassant fréquentait le Salon.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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