Livres audio gratuits de la catégorie 'Voyages' :


RENAN, Ernest – Vingt Jours en Sicile

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 1h 15min | Genre : Voyages


Léon Perrault - La Tarantella

Invité à participer à un congrès de savants (les scienziati) à Palerme en l’été 1875, Ernest Renan a la chance d’effectuer ensuite un voyage d’une vingtaine de jours à travers la Sicile, en compagnie de ses illustres confrères. Il en est enchanté et nous invite à partager ses observations et ses considérations (d’ordre historique, politique, sociétal et archéologique notamment). Mais aussi ses enthousiasmes, ses émotions et sa foi en un avenir meilleur pour cette région d’Italie trop longtemps délaissée par les gouvernants et dont le peuple a su le toucher profondément par sa ferveur, son sens de l’hospitalité et son âme altière au tempérament bien trempé. Il écrit :

« Il ne faut jamais demander à l’art la raison des procédés qu’il emploie pour produire son impression. Le monde byzantin, le monde latin, le monde arabe semblent trois éléments inconciliables. La Sicile a su les mélanger dans des monuments dont l’effet est charmant. »

« L’espèce humaine est un ensemble bien plus compliqué qu’on ne croit. Les dons les plus divers y sont nécessaires ; la race qui dit : « la civilisation, c’est mon œuvre ; l’esprit humain, c’est moi », blasphème contre l’humanité. »

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Vingt Jours en Sicile.

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WHARTON, Edith – Les Marocaines chez elles

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Eugène Delacroix - Femmes d'Alger dans leur appartement

Dans cette nouvelle, Edith Wharton nous emmène dans des palais marocains du début du 20ème siècle. Il n’y a pas d’intrigue à proprement parler, ce sont plutôt des souvenirs de son voyage et de l’accueil chaleureux des Marocains. L’auteure nous fait rêver en nous présentant les belles Marocaines, en costumes des Mille et une nuits, et tout le raffinement des harems de cette époque, assez différente de celle d’aujourd’hui.

Nous retrouvons tout le talent d’Edith Wharton et un agréable dépaysement dans l’espace et le temps.

Illustration : Eugène Delacroix, Femmes d’Alger dans leur appartement (1834).

Traduction anonyme (1918).

> Écouter un extrait : Chapitre 1.

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MÉRIMÉE, Prosper – Les Voleurs

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Correspondance


John Frederick Lewis - José María Hinojosa « El Tempranillo » (132-1834)

Prosper Mérimée est l’auteur de cinq Lettres adressées d’Espagne (1842) au directeur de la Revue de Paris.

Les Voleurs (Lettre troisième) est destiné à faire connaître un célèbre bandit José Maria qui sévissait en Andalousie, puis de la frontière portugaise jusqu’au Royaume de Murcie, dont la tête était mise à prix et dont la générosité et la courtoisie égalaient la dangerosité.

« P.S. : José Maria est mort depuis plusieurs années. – En 1833, à l’occasion de la prestation de serment à la jeune reine Isabelle, le roi Ferdinand accorda une amnistie générale, dont le célèbre bandit voulut bien profiter. Le gouvernement lui fit même une pension de deux réaux par jour pour qu’il se tînt tranquille. »

Illustration : John Frederick Lewis, José María Hinojosa « El Tempranillo » (132-1834).

Les Voleurs.

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GAUTIER, Théophile – Venise

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Voyages


Eduard Gerhardt - Venise, maison de la famille Moro (1867)

Depuis dix ans (Venise « la rouge » d’Alfred de Musset lu en 2007) près de 50 contes, poèmes, romans, nouvelles consacrés à Venise sont venus enrichir Littératureaudio.com…

Théophile Gautier en 1845 dans Zigzags nous propose une approche assez inattendue et contrastée de cette cité qui éblouit le poète, mais à la vie de laquelle il n’épargne pas les critiques.

« Mais voici le revers de la médaille. Venise est une ville admirable comme musée et comme panorama, et non
autrement. Il faut la voir à vol d’oiseau. L’humidité y est extrême ; une odeur fade, dans les chaudes journées d’été, s’élève des lagunes et des vases ; tout y est d’une malpropreté infecte. Ces beaux palais de marbre et d’or, que nous venons de décrire, sont salis par le bas d’une étrange manière… À ces palais s’accrochent, comme un pauvre au manteau d’un riche, d’ignobles masures moisies et lézardées qui penchent l’une vers l’autre, et qui, lasses d’être debout, s’épaulent familièrement aux flancs de granit de leurs voisins… Les gondoles, dont ils font tant de belles descriptions, sont des espèces de fiacres d’eau qui ne valent guère mieux que ceux de terre. »

Heureusement l’enthousiasme revient quand il se met à admirer les 500 ponts et les 300 riches églises de la cité des doges.

Heureusement encore il s’est trompé en prédisant (il y a cent soixante dix ans !) :
« Artistes ! pendant qu’elle est encore debout, et dans quelque temps d’ici ce ne sera plus qu’une ruine immense au milieu d’un marais méphitique, praticable tout au plus pour les poissons, allez, copiez-moi toutes ces façades, dessinez ces statues, faites des croquis d’après ces tableaux. »

Illustration : Eduard Gerhardt, Venise, maison de la famille Moro (1867).

Venise.

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DUMAS, Alexandre – Les Poules de M. Chateaubriand

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 25min | Genre : Voyages


Alexandre Dumas

Dans le très joli ouvrage d’Alexandre Dumas intitulé Impressions de voyage en Suisse, l’auteur, à la façon d’un journal de bord, d’un carnet de voyage, nous livre en un style très vivant, ses découvertes, impressions et rencontres, dont celle avec François-René de Chateaubriand :

« Une auberge que nous trouvâmes sur notre route était celle du Cheval-Blanc ; nous nous y arrêtâmes.
La première nouvelle que j’appris, et en effet c’était la plus importante, était que M. de Chateaubriand habitait Lucerne. On se rappelle qu’après la révolution de juillet, notre grand poète, qui avait voué sa plume à la défense de la dynastie déchue, s’exila volontairement, et ne revint à Paris que lorsqu’il y fut rappelé par l’arrestation de la duchesse de Berry. Il demeurait à l’hôtel de l’Aigle. » (Tome II, Chapitre 40, que nous vous proposons ici.)

Chateaubriand mentionne cette rencontre dans son Livre 35, de ses Mémoires d’outre-tombe, dans lequel il relate son séjour en Suisse.

Illustration : Portrait d’Alexandre Dumas.

Licence Creative Commons

Les Poules de M. Chateaubriand.

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TWAIN, Mark – La Chicago allemande

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 39min | Genre : Voyages


Berlin en 1900

Extrait de Un pari de milliardaires, La Chicago allemande est une description de la ville de Berlin en 1900. Lors de sa visite, l’Américain Mark Twain note soigneusement tout ce qui dans la ville et son organisation serait un bon modèle pour l’Amérique, mais il ridiculise certains détails de la vie berlinoise.
On ne peut pas dire que ce reportage déborde d’humour, mais il a le mérite historique de nous faire revoir et revivre une ville bombardée à 80 pour cent : « de 1939 à 1945, la population chute de 4,3 à 2,8 millions d’habitants ; la ville est en grande partie détruite, le centre-ville un désert de ruines ».

Une signalisation qui alimente la verve de Mark Twain :

« Quelquefois le nom d’une rue change au beau milieu d’une artère, entre les maisons d’un même pâté. Vous ne vous en apercevrez qu’en arrivant au coin suivant, en voyant une nouvelle plaque au mur, et bien entendu vous ne savez pas à quel endroit a eu lieu ce changement. »

Traduction : François de Gail (1905).

La Chicago allemande.

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STEVENSON, Robert Louis – Voyages dans les Cévennes avec un âne

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 4h 5min | Genre : Voyages


Robert Louis Stevenson - Travels with a Donkey in the Cevennes, Frontispiece

Automne 1878 : l’écrivain écossais voyage dans les Cévennes à pied, accompagné d’une ânesse bâtée, qu’il nomme Modestine. Parti du Monastier, en Haute-Loire, il chemine vers le Sud pendant douze jours jusqu’à Saint-Jean-du-Gard. Il traverse le Velay, le Gévaudan, la Lozère et le pays des Camisards (calvinistes languedociens), qui menèrent une guerre de révolte après la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV.

L’auteur nous invite à goûter à sa suite aux charmes d’une nature sauvage ou agreste, aux plaisirs de la marche et des rencontres qu’elle permet, aux joies du plein-air et des nuits passées à la belle étoile, à la chaleur de l’hospitalité parfois. On regrette néanmoins la maltraitance infligée à Modestine au début du voyage et le manque de considération dont elle est victime de la part de Stevenson, ce dont il se repent piètrement, après s’être attaché peu à peu sentimentalement à cette pauvre bête.

Pour le reste, accompagnons-les tous deux au cœur du beau pays cévenol, c’est un pur délice !

Traduction : Fanny William Laparra (1889-1939), Éditions Stock (1925).

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> Écouter un extrait : Préface.

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JANIN, Jules – Le Voyage d’un homme heureux

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 3h | Genre : Voyages


Bernardo Bellotto - Piazza San Martino, Lucca (1742-1746)

Itinéraire du Voyage d’un homme heureux :
Paris, Fontainebleau, Pouilly, Moulins, La Palice, Roanne, Feurs, Saint-Étienne, Argental, Valence, Montélimar, Nîmes, Arles, Marseille puis l’Italie avec Nice, Gênes, Lucques, Pise, Florence, Milan, Turin et retour via Genève.

Jules Janin en 1840 a pour destination Lucques où il est seigneur d’un petit royaume de quelques mètres carrés qu’il n’a encore jamais vu ! Ce n’est pas très loin du comté de Nice. (C’est à la suite des entretiens de Napoléon III avec le Comte de Cavour, en 1858, qu’aboutira le rattachement du Comté de Nice à la France)
Le récit est bourré de souvenirs historiques, artistiques… Un vrai régal de tableaux, de galeries de peinture, mais quelquefois le « bon Janin » critique violemment le gâchis, par le modernisme, de tant de beautés antiques.

« J’écris un peu au hasard, comme les choses me viennent à l’esprit. Tout à l’heure, l’archevêque de Bordeaux faisait vibrer les cloches de nos villages, maintenant les vers de notre poète Chapelou font vibrer les cordes de mon cœur. Chaque tour de roue amène ainsi son émotion, son sourire, sa chanson ou sa complainte. »

Illustration : Bernardo Bellotto, La Piazza San Martino, Lucca (détail, 1742-1746).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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