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Livres audio gratuits pour 'Chine' :


SU, Shi – En regardant une partie de go

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 3min | Genre : Poésie


Su Dongpo par Li Longmian

Su Shi ou de son nom de plume Su Dongpo (1037-1101), « l’ermite de la Pente de l’Est », est le grand poète de la dynastie Song (960-1279). Poète, peintre et calligraphe, il ancre sa poésie dans le réel, ce qui lui vaudra d’être condamné à mort en 1079 pour avoir osé critiquer l’empereur. Heureusement, sa peine est commuée en bannissement. Il passera quatre années à Huangzhou, de 1080 à 1084, avant d’être rappelé à la cour. En 1097, il sera à nouveau banni sur l’île de Hainan, où les conditions de vie sont très difficiles. Il mourra sur le chemin du retour.

Ce poème lui fut inspiré par les parties de go quotidiennes que son jeune fils Guo jouait chaque jour avec le préfet Zhang Zhong sur l’île de Hainan.

L’esprit de la pêche n’est pas la prise, l’esprit du go n’est pas la victoire. Tout est dans la saveur de l’instant.

Traduction : Laurent Lamôle pour Wikisource (2020-2021).

Illustration : Su Dongpo par Li Longmian (1049-1106).
Su Dongpo n’avait pas caché son émotion en voyant le portrait, le trouvant très ressemblant et fidèle à son esprit.

En regardant une partie de go.

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TCHOUANG-TSEU – Chevaux dressés

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 9min | Genre : Philosophie


Tchouang-tseu

Tchouang-tseu 莊子 (Zhuāngzǐ en pinyin), dont les dates sont incertaines, naquit vers 369 avant notre ère et mourut vers 286. C’est l’un des plus grands philosophes de la Chine.

Dans ce texte, il y a quelque chose d’étonnamment moderne. Tchouang-tseu y fait la critique de la civilisation en tant qu’asservissement de la nature. De plus, il s’agit sans doute du premier écrit où apparaît une prise de conscience de la souffrance animale.

Comme l’œuvre de Tocqueville peut être vue comme une réaction face aux excès du pouvoir absolu de la monarchie, l’œuvre de Tchouang-tseu peut être vue comme une réaction face à une société qui étouffe sous les rites. Tchouang-tseu est avant tout un homme libre qui s’emploie à briser toutes les chaînes.

Le grand historien Sima Qian ne s’y était d’ailleurs pas trompé, qui écrivait :
« Tchouang-tseu fut un auteur remarquable, d’une intelligence aiguë, aussi prompt dans ses traits que dans ses raisonnements. Il se servit de ces avantages pour attaquer les confucianistes et les mohistes ; aucun de ses contemporains ne put lui résister, même parmi les plus savants. Son langage déborde d’imagination, il ne suit que sa propre inspiration, de sorte que les puissants n’ont jamais pu faire de lui leur instrument. » (Mémoires historiques, chapitre LXIII)

On raconte d’ailleurs que le roi Wei de Chu envoya deux messagers, porteur d’une somme d’argent importante, accompagnée d’une invitation à venir diriger les affaires de l’état. Tchouang-tseu répondit : « N’y a-t-il pas au pays de Chu une tortue sacrée, morte il y a plus de trois mille ans, dont le roi conserve précieusement la carapace, entourée d’une pièce de tissu et serrée dans un panier d’osier, dans le temple ancestral de son palais ? Croyez-vous que la tortue soit plus heureuse, maintenant qu’elle est vénérée comme une relique, que lorsqu’elle était vivante et traînait sa queue dans la boue ? – Elle était plus heureuse vivante à traîner sa queue dans la boue ! », répondirent en chœur les envoyés. Tchouang-tseu dit alors : – Eh bien ! partez. Je préfère moi aussi traîner ma queue dans la boue ! »

Traduction : Léon Wieger (1856-1933), légèrement retouchée.

Illustration : Tchouang-tseu par Hua Zuli (actif au XIVe siècle, dynastie Yuan).

Chevaux dressés.

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SIMA, Qian – Lettre à Jen An

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 36min | Genre : Correspondance


Sima Qian

Sima Qian 司馬遷 (145 avant notre ère – vers 86 avant notre ère), le grand historien de la Chine, auteur des Mémoires historiques (Shiji), retrace dans cette lettre les raisons de sa condamnation par l’empereur à la castration, ainsi que les raisons qui lui firent préférer l’infamie au suicide.

Cette lettre est capitale dans l’histoire des lettres chinoises, car c’est la première fois qu’un auteur expose sa subjectivité. À travers ce récit autobiographique, Sima Qian nous dit qu’il ne voulait pas disparaître de la face du monde sans manifester son talent littéraire à la postérité. Ainsi, alors que la bienséance lui eût dicté le suicide, préféra-t-il la honte et le déshonneur pour mener à bien son grand œuvre.

Traduction : Édouard Chavannes (1865-1918).

Illustration : Portrait de Sima Qian.

Lettre à Jen An.

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HAN-SHAN – Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 3min | Genre : Poésie


Han-shan et Shi-de

Han-shan 寒山 est un poète chinois qui vécut au VIIe siècle. Son identité est incertaine, mais la thèse très solide de Wu Chi-Yu donne à penser qu’il s’agirait de Chih-yen (577-654), un militaire haut gradé de l’armée de Li Shi-min, fondateur de la dynastie Tang, devenu bonze. Son argumentation est très solide, et, après tout, il n’est écrit nulle part que « trouver la Voie » est réservé à certains plutôt qu’à d’autres !
Esprit libre comme Rabelais, affranchi de tout dogme, il aime à citer quelques grandes figures du passé comme Laozi (Lao-tseu), Zhuangzi (Tchouang-tseu) ou encore Xie Lingyun, tout en n’appartenant à aucune école, même si certaines essaieront de le récupérer. Un Han-shan II (fin du VIIIe siècle, début du IXe siècle) tentera même de l’imiter.

La légende nous dit que ses poèmes ont été collectés sur des arbres, des bambous, des rochers et même sur les murs du monastère de Guoqing (Kuo-ch’ing) où il les écrivait.

Concernant ce poème, le paysage est pensée. Chez Han-shan, comme le dit avec justesse Jacques Pimpaneau, l’objectif et le subjectif ne font plus qu’un, il y a une union du moi et de l’univers. Ainsi la lumière de la lune brillante qui ondoie sur les flots est-elle aussi la perle contenue dans son esprit. Han-shan utilise pour cela des sinogrammes à double sens, ce qui rend sa poésie particulièrement difficile à traduire. Han-shan a, cependant, merveilleusement réussi à ce que le sens caché ou profond ne soit jamais une entrave à la lecture de ses poèmes. Caché et apparent fusionnent pour le plus grand plaisir du lecteur !

Pour une meilleure appréhension du poème, je vous conseille vivement la lecture des quelques commentaires ou pistes de réflexion joints au fichier PDF de la traduction.

Traduction et commentaires : Ahikar.

Avec tous mes remerciements à Michel Lai pour la version originale.

Illustration : Han-shan et Shi-de, Stèle gravée par Tang Renzhai entre 1875 et 1908 (Temple de Han-shan à Suzhou).


Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise.

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CHEN, Jitong – La Musique après la mort

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 11min | Genre : Contes


La Musique après la mort

Ce conte chinois, en rien morbide, de Chen Jitong, (Tcheng Ki Tong, 1851-1907) est paru dans la Revue politique et littéraire en 1888.

« Un soir, au moment de se mettre au lit, Weng entendit des sons s’échapper de son « kin ». Il ne vit rien et crut que c’était un domestique qui avait touché l’instrument. Mais le même phénomène se reproduisit trop souvent ; il entendit jusqu’à un air complet de son répertoire et, lorsqu’il entra avec une lampe, personne ne se trouvait là. Il se dit alors que c’était quelque esprit, qui désirait apprendre la musique. Aussi, tous les soirs, il jouait comme s’il donnait une leçon : puis, il laissait l’instrument et entendait parfaitement la répétition, exécutée par son élève invisible. »

La Musique après la mort.

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ROSNY, Léon (de) – L’Idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 46min | Genre : Religion


Léon de Rosny

Léon Prunol de Rosny, savant français (1837-1914), était ethnologue, linguiste, japonologue, orientaliste, américaniste précolombien, épistémologue et sinologue.
Il est l’auteur d’un faisceau de livres, d’articles et de conférences aux sujets multiples et divers : des mœurs des Aïnous aux codex des Mayas, de la poésie japonaise à l’élevage des vers à soie, du bouddhisme non « théiste » au confucianisme de la Piété-Filiale.

Voici, à ajouter aux quelques textes présents sur notre site consacrés à Confucius, la reproduction d’une Conférence susceptible d’intéresser les non initiés comme les spécialistes :

L’Idée de Dieu dans la philosophie religieuse de la Chine (1899) en trois parties : La Doctrine du Tai Kih, La Doctrine de Confucius, Le Taoïsme,

conférence répondant à la question « Les Chinois sont-ils déistes ou athées ? »

Laissons parler Léon de Rosny :

« Il me semble qu’il y a avantage à rattacher la question du déisme ou de l’athéisme des Chinois au moins à trois grandes manifestations religieuses ou philosophiques de l’Asie Orientale, savoir: la doctrine cosmogonique préconfucéiste qu’on peut appeler la théorie du Taï-kih, – l’enseignement moral et politique de Confucius et de son École, – et enfin la philosophie taoïste, dont on considère d’habitude Lao-tse comme le fondateur. »

qui conclut sa « petite improvisation » (sic) par :

« Je me crois autorisé, en terminant, à soutenir que la civilisation chinoise ne professe pas plus l’athéisme qu’aucune autre des grandes civilisations du monde, et que le Déisme de la Chine, dès la haute antiquité, a même atteint à une hauteur de conception que notre orgueilleuse Europe ne peut guère prétendre avoir sérieusement dépassée. »

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XIE, Lingyun – Montée à la tour du lac

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 19min | Genre : Poésie


Xie Lingyun

Xie Lingyun 謝靈運 (385-433) est un des grands génies de la poésie chinoise. Il appartenait à une grande famille de la noblesse des Jin orientaux (317-420). Il possédait un domaine à Shining dans le Zhejiang. Il reçut une solide formation taoïste dans un kouan, sorte d’établissement mi-scolaire, mi-religieux. Entre 398 et 402, le Zhejiang fut ravagé par une jacquerie taoïste qui fut violemment réprimée par Liu Yu (363-422), un aventurier d’origine plébéienne qui finira par usurper le trône des Jin pour fonder la dynastie des Song (420-478). Le malheur de Xie Lingyun et de sa famille fut d’avoir prêté allégeance aux Jin. Son oncle fut contraint de se suicider, et le poète échappa de justesse au pire. Par la suite, il se lia d’une grande amitié avec un des fils de l’empereur, Liu Yizhen, prince de Luling, un jeune homme très épris de littérature. Mais là encore, le sort lui fut contraire, puisque deux ans après la mort de l’empereur, le prince fut assassiné dans un complot ourdi par les régents. C’est de son exil à Yongjia que Xie Lingyun écrivit le poème Montée à la tour du lac entre la fin de l’hiver et le début du printemps 423. L’exil avait aussi ruiné ses ambitions politiques.

Dès l’automne 423, sous prétexte de maladie, il se démet de sa charge et regagne le domaine familial de Shining. Là, il compose son chef-d’œuvre, le Shanju fu, un poème de quatre mille caractères où il célèbre la nature sous toutes ses formes. Mais dès avril 426, l’empereur le rappelle à la capitale pour diriger la bibliothèque impériale. Il refuse par deux fois, mais doit finalement accepter. En mai 428 il peut enfin rentrer. Il reprend les grands travaux d’aménagement de son domaine, mettant personnellement la main à tous les travaux manuels. Mais une nouvelle fois, le sort semble s’acharner contre lui. Suite à des travaux de défrichement, et au projet d’assèchement d’un lac pour le mettre en culture, il se heurte violemment au préfet de la région. Et c’est de nouveau l’exil.

En 431, il est à Linchuan dans le Jiangxi. Ses prises de position « subitistes » lui valent de très nombreux ennemis. Je m’explique. Ce penseur de génie était aussi à l’aise avec le bouddhisme, qu’avec le confucianisme et le taoïsme. Sa nature et sa formation le portèrent très tôt vers le taoïsme, mais la jacquerie qui avait ravagé le Zhejiang entre 398 et 402 rendait les taoïstes suspects. Il se tourna alors naturellement vers le bouddhisme et la pensée de Nāgārjuna. Il se passionna pour le Sūtra du diamant (Vajracchedikā Prajñāpāramitā Sūtra) au point d’en écrire un commentaire. Dans son grand ouvrage, le Bianzong lun, il fusionne les différentes doctrines et se déclare subitiste comme l’auteur du Sūtra du diamant. Il s’oppose ainsi ouvertement aux gradualistes qui prônent un Éveil progressif. « Avec un éveil progressif, tout le monde peut devenir Bouddha ; alors que le véritable Éveil est subit et foudroyant. » Si l’avenir lui donnera raison (Śaṅkara, Hemachandra, Rāmānuja ou plus près de nous Ramakrishna, Aurobindo ou encore Ramana Maharshi), tous les petits potentats de l’époque qui se croyaient sur le chemin de l’Éveil virent en lui un ennemi trop dangereux.

Et c’est bien connu : si vous voulez tuer votre chien, accusez-le d’avoir la rage. Une cabale fut donc montée contre le poète, et il finira décapité en place publique, sur le marché de Canton, en 483, à l’âge de 48 ans.

Traduction et notice biographique : Ahikar.

Avec tous mes remerciements à Clément Lee pour la version originale.

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Choix bibliographique :
- Paul Demiéville, Choix d’études sinologiques (1921-1970), Brill, 1973.
- Xie Lingyun, Poèmes de montagnes et d’eaux, traduits par Gérard Dupuy, L’Harmattan, 2013.
- Wendy Swartz, The Landscape Poetry of Xie Lingyun, extrait de How to Read Chinese Poetry : A Guided Anthology, New York : Columbia University Press, 2008.
- Gu Kaizhi, Hua Yuntaishan ji, traduit par Hubert Delahaye, Arts Asiatiques, 1982.

> Écouter un extrait : Montée à la tour du lac.

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LAO-TSEU – Tao-tö king, le livre de la voie et de la vertu

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 1h 42min | Genre : Philosophie


Lao tseu

Lao-tseu (Lǎozǐ en pinyin) naquit la troisième année de l’empereur Ding Wang (606-586 avant notre ère) de la dynastie des Zhou selon le grand historien Sima Qian, soit en l’an 604 avant notre ère. D’autres dates ont été avancées, mais la plus sûre et de très loin reste celle fournie par le grand historien. Sima Qian nous rapporte encore quelques données sur Lao-tseu ainsi que sa rencontre avec le jeune Confucius (551–479 avant notre ère).

Le Tao-tö king (pinyin : Dàodé jīng) est un monument de la pensée, qui à l’égal du Yi Jing traduit une vision du Monde.

Le Tao c’est la Voie, mais c’est aussi bien davantage que la Voie, puisqu’il est la Mère de tous les êtres ou la Grande Image, c’est le non-être qui donne naissance à tout ce qui est. Mais attention, chez Lao-tseu le non-être n’est pas le néant : c’est l’Un, l’énergie indifférenciée (« Il est un être confus qui existait avant le ciel et la terre. O qu’il est calme ! O qu’il est immatériel ! Il subsiste seul et ne change point. Il circule partout et ne périclite point. Il peut être regardé comme la mère de l’univers. Moi, je ne sais pas son nom. Pour lui donner un titre, je l’appelle Voie ou Tao. » Chapitre XXV). Je vous dirai encore que c’est l’Un de Śaṅkarā, ou le « Point qui remplit tout de Pascal ». Écoutez ce que dit Pascal dans le fragment Infini rien : « Croyez-vous qu’il soit impossible que Dieu soit infini, sans parties ? Oui. Je vous veux donc faire voir (une image de Dieu en son immensité) une chose infinie et indivisible : c’est un point se mouvant partout d’une vitesse infinie. Car il est un en tous lieux et est tout entier en chaque endroit. »

Le Tao est difficile à voir, et rares sont ceux qui l’ont atteint nous dit Su Shi (1037-1101), le grand poète des Song dans un texte remarquable, La Métaphore du soleil, que je vous propose en écoute dans la traduction d’un ami. Parmi ceux qui l’ont atteint, on compte le génial Wang Pi (226-249) qui laisse une œuvre fulgurante, malgré sa brève existence. En à peine quelques années, il s’efforcera de montrer que le Yi Jing, le Tao-tö king de Lao-tseu ainsi que les Analectes (Lunyu) de Confucius ont pour base une même vision transcendante : le Tao, ou tout autre nom qu’on voudrait lui donner.

« Chapitre premier
La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel.
(L’être) sans nom est l’origine du ciel et de la terre ; avec un nom, il est la mère de toutes choses.
C’est pourquoi, lorsqu’on est constamment exempt de passions, on voit son essence spirituelle ; lorsqu’on a constamment des passions, on le voit sous une forme bornée.
Ces deux choses ont une même origine et reçoivent des noms différents. On les appelle toutes deux profondes. Elles sont profondes, doublement profondes. C’est la porte de toutes les choses spirituelles. »

Illustration : Lao-tseu s’en allant vers l’Ouest monté sur un buffle

Références :

Tao-tö king, le Livre de la voie et de la vertu. Traduction de Stanislas Julien (1797-1873), mise en format texte par Pierre Palpant pour www.chineancienne.fr
(Réglage conseillé : plein écran et vue défilante, très pratique pour consulter les notes de Stanislas Julien.)
- Sima Qian, Notice historique sur Lao-tseu, extraite du Shiji, traduit par Édouard Chavannes (1865-1918).
Su Shi, La Métaphore du soleil.

Pour plus d’informations :

- Wang Pi, philosophe du non-avoir, par Marie-Ina Bergeron (Institut Ricci, 1986).
Tao-tö king. Edition électronique réalisée par Pierre Palpant, à partir du texte de J.J.-L Duyvendak (1889-1954).

> Écouter un extrait : Livre premier.

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