Livres audio gratuits pour 'Henri Bergson' :


BERGSON, Henri – La Perception du changement

Donneur de voix : Thomas de Châtillon | Durée : 1h 10min | Genre : Philosophie


Bergson chaise

Cinquième essai de La Pensée et le mouvant (Déjà sur notre site : Introduction (Première Partie), Introduction à la métaphysique).
« L’art est donc là pour nous montrer qu’une exten­sion de nos facultés de percevoir est possible. Mais comment s’accomplit-elle ? – Remarquons que le sens commun a toujours dit de l’artiste que c’est un « idéaliste », entendant par là que l’artiste se préoccupe moins que la plupart d’entre nous du côté positif et matériel de la vie. L’artiste est, au sens propre du mot, un « distrait ». Pourquoi, étant plus détaché de la réalité, arrive-t-il à y voir plus de choses que le com­mun des hommes ? On ne le comprendrait pas, si la vision que nous avons ordinairement des objets exté­rieurs et de nous-mêmes n’était une vision que notre attachement à la réalité, notre besoin de vivre et d’agir, nous a amenés à rétrécir et à vider. De fait, il serait aisé de montrer que, plus nous sommes préoccupés de vivre, moins nous sommes enclins à regarder, et que les nécessités de l’action tendent à limiter le champ de la vision. »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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BERGSON, Henri – Essai sur les données immédiates de la conscience : De l’idée de durée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h | Genre : Philosophie


Bergson Essai sr donnees immediates

Le deuxième chapitre de L’Essai sur les données immédiates de la conscience est intitulé De la multiplicité des états de conscience : l’idée de durée.

« La multiplicité de nos états de conscience a-t-elle la moindre analogie avec la multiplicité des unités d’un nombre ? La vraie durée a-t-elle le moindre rapport avec l’espace ? Certes, notre analyse de l’idée de nombre devrait nous faire douter de celle analogie, pour ne pas dire davantage. Car si le temps, tel que se le représente la conscience réfléchie, est un milieu où nos états de conscience se succèdent distinctement de manière à pouvoir se compter, et si, d’autre part, notre conception du nombre aboutit à éparpiller dans l’espace tout ce qui se compte directement, il est à présumer que le temps, entendu au sens d’un milieu où l’on distingue et où l’on compte, n’est que de l’espace. »

« Si tous les mouvements de l’univers étaient uniformément accélérés, bien mieux : si, à la limite, une rapidité infinie resserrait le successif dans l’instantané, aucune formule scientifique ne serait modifiée. Cette situation fictive fait bien sentir que le temps de la science n’est pas celui de l’existence. [...] Le temps de l’existence est donc radicalement différent de celui que la mécanique et la physique mathématique ont rendu mesurable par une abstraction qui le vide de tout devenir, concrètement incompressible et inextensible. »

Ces quelques lignes exigent un esprit reposé pour être bien assimilées…

> Écouter un extrait : Première Partie.

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BERGSON, Henri – Essai sur les données immédiates de la conscience : De l’intensité des états psychologiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 10min | Genre : Philosophie


Bergson Essai sr donnees immediates

L’Essai sur les données immédiates de la conscience (1888), comporte trois chapitres dont voici le premier : De l’intensité des états psychologiques. Bergson pose ainsi le problème : « Quand on avance qu’un nombre est plus grand qu’un autre nombre ou un corps qu’un autre corps, on sait fort bien, en effet, de quoi l’on parle. Car, dans les deux cas, il est question d’espaces inégaux, ainsi que nous le montrerons en détail un peu plus loin, et l’on appelle plus grand espace celui qui contient l’autre. Mais comment une sensation plus intense contiendra-t-elle une sensation de moindre intensité ? Dira-t-on que la première implique la seconde, qu’on atteint la sensation d’intensité supérieure à la condition seule­ment d’avoir passé d’abord par les intensités inférieures de la même sensation, et qu’il y a bien encore ici, dans un certain sens, rapport de contenant à contenu ? »

Dans cette démonstration nous trouvons des passages très clairs : « Ainsi, en musique, le rythme et la mesure suspendent la circulation normale de nos sensations et de nos idées en faisant osciller notre attention entre des points fixes, et s’empa­rent de nous avec une telle force que l’imitation, même infiniment discrète, d’une voix qui gémit suffira à nous remplir d’une tristesse extrême. Si les sons musicaux agissent plus puissamment sur nous que ceux de la nature, c’est que la nature se borne à exprimer des sentiments, au lieu que la musique nous les suggère. D’où vient le charme de la poésie ? Le poète est celui chez qui les sentiments se développent en images, et les images elles-mêmes en paroles, dociles au rythme, pour les traduire. En voyant repasser devant nos yeux ces images, nous éprouverons à notre tour le sentiment qui en était pour ainsi dire l’équivalent émotionnel ; mais ces images ne se réaliseraient pas aussi forte­ment pour nous sans les mouvements réguliers du rythme, par lequel notre âme, bercée et endormie, s’oublie comme en un rêve pour penser et pour voir avec le poète. », mais il ne faut pas se laisser rebuter par les difficultés des démonstrations de Fechner, par exemple, vers la fin du chapitre. On peut passer outre…

À suivre…

> Écouter un extrait : Première Partie.

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BERGSON, Henri – La Pensée et le mouvant : Introduction à la métaphysique

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 2h 16min | Genre : Philosophie


Bergson

« Ou la métaphysique n’est que [...] jeu d’idées, ou bien, si c’est une occupation sérieuse de l’esprit, il faut qu’elle transcende les concepts pour arriver à l’intuition.
Certes, les concepts lui sont indispensables, car toutes les autres sciences travaillent le plus ordinairement sur des concepts, et la métaphysique ne saurait se passer des autres sciences. Mais elle n’est proprement elle-même que lorsqu’elle dépasse le concept, ou du moins lorsqu’elle s’affranchit des concepts raides et tout faits pour créer des concepts bien différents de ceux que nous manions d’habitude, je veux dire des représentations souples, mobiles, presque fluides, toujours prêtes à se mouler sur les formes fuyantes de l’intuition. » (Henri Bergson. La Pensée et le Mouvant, Introduction à la métaphysique.)

Publié d’abord comme article en 1903, dans la Revue de métaphysique et de morale sous le titre Introduction à la métaphysique, cet essai peut être lu comme une préface à l’étude des principaux livres de Bergson.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BERGSON, Henri – Le Rire (Troisième et Dernier Chapitre)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 45min | Genre : Philosophie


Le Rire

À la différence des précédents chapitres (Chapitre 1, Chapitre 2), le troisième et dernier Le Comique de caractère comporte 5 sections sans titre ; quelques indications pour éclairer :

- Section I : « Convaincu que le rire a une signification et une portée sociales, que le comique exprime avant tout une certaine inadaptation particulière de la personne à la société, qu’il n’y a de comique enfin que l’homme, c’est l’homme, c’est le caractère que nous avons visé d’abord. »

- Section 2 : « [...] comment on devra s’y prendre pour créer une disposition de caractère idéalement comique, comique en elle-même, comique dans ses origines, comique dans toutes ses manifestations. Il la faudra profonde, pour fournir à la comédie un aliment durable, superficielle cependant, pour rester dans le ton de la comédie, invisible à celui qui la possède puisque le comique est inconscient, visible au reste du monde pour qu’elle provoque un rire universel [...]. Ce mélange est la vanité. Je ne crois pas qu’il y ait de défaut plus superficiel ni plus profond. Le rire est, avant tout, une correction. Fait pour humilier, il doit donner à la personne qui en est l’objet une impression pénible. La société se venge par lui des libertés qu’on a prises avec elle. Il n’atteindrait pas son but s’il portait la marque de la sympathie et de la bonté. »

- La section 3 est consacrée au « comique professionnel ».

- Section 4 : « Or, il y a un état normal de l’esprit qui imite de tout point la folie, où l’on retrouve les mêmes associations d’idées que dans l’aliénation, la même logique singulière que dans l’idée fixe. C’est l’état de rêve. Ou bien donc notre analyse est inexacte, ou elle doit pouvoir se formuler dans le théorème suivant : L’absurdité comique est de même nature que celle des rêves. »

- Section 5 : « Le rire est, avant tout, une correction. Fait pour humilier, il doit donner à la personne qui en est l’objet une impression pénible. La société se venge par lui des libertés qu’on a prises avec elle. Il n’atteindrait pas son but s’il portait la marque de la sympathie et de la bonté. »

L’archive zip de l’œuvre intégrale est disponible ci-dessous.

Le Rire (Chapitre 03, Section 01).

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BERGSON, Henri – La Pensée et le mouvant (Introduction, Première Partie)

Donneur de voix : Thomas de Châtillon | Durée : 47min | Genre : Philosophie


Bergson

Introduction (première partie), nom donné au premier essai qui compose le recueil La Pensée et le mouvant. Bergson y expose sa thèse générale : comment nous confondons continuellement, pour les commodités de l’entendement, l’espace avec le temps. Cet essai a une teneur biographique, Bergson revient sur le parcours qui l’a mené à l’élaboration de sa philosophie.

« Comment pourtant ne pas voir que l’essence de la durée est de couler, et que du stable accolé à du stable ne fera jamais rien qui dure ? Ce qui est réel, ce ne sont pas les « états », simples instantanés pris par nous, encore une fois, le long du changement ; c’est au contraire le flux, c’est la continuité de transition, c’est le changement lui-même. Ce changement est indivisible, il est même substantiel. Si notre intelligence s’obstine à le juger inconsistant, à lui adjoindre je ne sais quel support, c’est qu’elle l’a remplacé par une série d’états juxtaposés ; mais cette multiplicité est artificielle, artificielle aussi l’unité qu’on y rétablit. Il n’y a ici qu’une poussée ininterrompue de changement – d’un changement toujours adhérent à lui-même dans une durée qui s’allonge sans fin. »

La Pensée et le mouvant : Introduction, Première Partie.

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BERGSON, Henri – Le Rire (Deuxième Chapitre)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Le Rire

Le premier chapitre est intitulé Du comique en général ; ce deuxième Le Comique de situation et de mots comprend trois rubriques : 1. Le Diable à ressort, 2. Le Pantin à ficelles, 3. La Boule de neige suivies d’une étude du Comique des mots d’où sont extraites ces lignes :

« Tantôt on énoncera ce qui devrait être en feignant de croire que c’est précisément ce qui est : en cela consiste l’ironie. Tantôt, au contraire, on décrira minutieusement et méticuleusement ce qui est, en affectant de croire que c’est bien là ce que les choses devraient être : ainsi procède souvent l’humour. L’humour, ainsi définie, est l’inverse de l’ironie. Elles sont, l’une et l’autre, des formes de la satire, mais l’ironie est de nature oratoire, tandis que l’humour a quelque chose de plus scientifique. On accentue l’ironie en se laissant soulever de plus en plus haut par l’idée du bien qui devrait être : c’est pourquoi l’ironie peut s’échauffer intérieurement jusqu’à devenir, en quelque sorte, de l’éloquence sous pression. On accentue l’humour, au contraire, en descendant de plus en plus bas à l’intérieur du mal qui est, pour en noter les particularités avec une plus froide indifférence. »

Accéder au Chapitre 3

Le Rire (Chapitre 02).

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BERGSON, Henri – Le Rire : essai sur la signification du comique (Premier Chapitre)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 35min | Genre : Philosophie


Le Rire

Le professeur, philosophe et Académicien français Henri Bergson (1859-1941) – Prix Nobel de littérature en 1927 – après plusieurs autres écrivains et philosophes (il en cite une trentaine, ayant « travaillé » sur le rire, dans sa Préface, mais il oublie De l’essence du rire de Baudelaire) propose en 1900, puis en 1924, un essai concentré sur « le rire spécialement provoqué par le comique », comprenant trois chapitres. Voici les quatre parties du premier : 1. Du comique en général, 2. Le Comique des formes, 3. Le Comique des mouvements, 4. Force d’expansion du comique.
Son intention est d’analyser les choses qui nous font rire, afin de savoir pourquoi et comment elles nous font rire.

La thèse défendue dans l’ouvrage est que ce qui provoque le rire est le placage de la mécanique sur du vivant. À retenir essentiellement ces trois formules :
« Il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. »
« Signalons maintenant, comme un symptôme non moins digne de remarque, l’insensibilité qui accompagne d’ordinaire le rire. »
« Le comique exige donc enfin, pour produire tout son effet, quelque chose comme une anesthésie momentanée du cœur. Il s’adresse à l’intelligence pure. »

L’auteur termine ce Chapitre premier en annonçant la suite (lue prochainement) : « Nous sommes loin du grand art, il est vrai, avec les exemples de comique qui viennent de passer sous nos yeux. Mais nous nous en rapprocherons déjà davantage, sans y atteindre tout à fait encore, dans le chapitre qui va suivre. Au-dessous de l’art, il y a l’artifice. C’est dans cette zone des artifices, mitoyenne entre la nature et l’art, que nous pénétrons maintenant. Nous allons traiter du vaudevilliste et de l’homme d’esprit. »

Accéder au Chapitre 2 et au Chapitre 3

Le Rire (Premier Chapitre).

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