Livres audio gratuits pour 'John Locke' :


LOCKE, John – Lettre sur la tolérance

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 2h | Genre : Essais


John Locke par Godfrey Kneller (1697)

« Quoi qu’il en soit, afin que les uns ne couvrent pas leur esprit de persécution et leur cruauté anti-chrétienne, des belles apparences de l’intérêt public, et de l’observation des lois ; et afin que les autres, sous prétexte de religion, ne cherchent pas l’impunité de leur libertinage et de leur licence effrénée, en un mot, afin qu’aucun ne se trompe soi-même ou n’abuse les autres, sous prétexte de fidélité envers le prince ou de soumission à ses ordres, et de scrupule de conscience ou de sincérité dans le culte divin ; je crois qu’il est d’une nécessité absolue de distinguer ici, avec toute l’exactitude possible, ce qui regarde le gouvernement civil, de ce qui appartient à la religion, et de marquer les justes bornes qui séparent les droits de l’un et ceux de l’autre. Sans cela, il n’y aura jamais de fin aux disputes qui s’élèveront entre ceux qui s’intéressent, ou qui prétendent s’intéresser, d’un côté au salut des âmes, et de l’autre au bien de l’État. »

Traduction : Jean Le Clerc (1657-1736).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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LOCKE, John – Traité du gouvernement civil

Donneuse de voix : Domi | Durée : 8h 24min | Genre : Philosophie


John Locke par Godfrey Kneller (1697)

John Locke (1632-1704)
Dans son Traité du gouvernement civil (1690), Locke montre d’une part, que les relations d’homme à homme, qui ont précédé et accompagnent les relations de citoyen à citoyen, ne sont ni n’ont jamais été exemptes de lois ; d’autre part, que le pacte primordial, sur lequel repose philosophiquement sinon historiquement toute société politique, ne crée point, mais ne fait que consacrer les droits individuels, antérieurs à toute constitution civile.

« Il explique que les hommes naissent et doivent rester foncièrement égaux et libres ; il attaque l’esclavage comme un état contre nature ; il enferme le pouvoir paternel dans les strictes limites imposées au père par le devoir qu’il a de faire de son fils un homme, et un homme libre ; il démontre l’erreur de ceux qui confondent avec le pouvoir paternel, qui dérive d’un devoir naturel, le pouvoir civil, qui dérive d’un contrat volontaire ; il oppose à la situation que leur minorité fait aux enfants vis-à-vis des parents, la situation que leur commune majorité fait aux gouvernés vis-à-vis des gouvernants ; il établit enfin que, puisque les citoyens doivent être traités par les dépositaires du pouvoir non comme des mineurs mais comme des égaux, l’absolutisme monarchique est essentiellement illégitime. » (Jean Fabre, Les Pères de la Révolution 1910)

Traduction : David Mazel (1795)

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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