Livres audio gratuits pour 'Madame de Sévigné' :


SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 28h 24min | Genre : Correspondance


Claude Lefèbvre - Portrait de Madame de Sévigné

Pleines de verve et d’humour, les lettres de Madame de Sévigné (1626-1696) à sa fille, Madame de Grignan, constituent un témoignage exceptionnel des grands événements du temps de Louis XIV.

- Lettres 01 à 29
- Lettres 01 à 23
- Lettres 24 à 50
- Lettres 51 à 78
- Lettres 79 à 119
- Lettres 120 à 160
- Lettres 161 à 210
- Lettres 211 à 260
- Lettres 261 à 316


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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 261 à 316

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 10min | Genre : Correspondance


Marquise de Sévigné

Voici les dernières lettres de madame de Sévigné. Elle écrit, peu de mois avant sa mort :

« Je ne laisse pas cependant de faire des réflexions et des supputations, gré moi, à ce point fatal où il faut souffrir la vieillesse, je la vois, m’y voilà, et je voudrais bien, au moins, ménager de ne pas aller plus loin, de ne point avancer dans ce chemin des infirmités, des douleurs, des pertes de mémoire, des dêfigurements qui sont près de m’outrager ; et j’entends une voix qui dit : Il faut marcher malgré vous, ou bien, si vous ne voulez pas, il faut mourir, qui est une autre extrémité à quoi la nature répugne. Voilà pourtant le sort de tout ce qui avance un peu trop ; mais un retour à la volonté de Dieu, et à cette loi universelle où nous sommes condamnés, remet la raison à sa place, et fait prendre patience. »

« C’est à vous, monsieur, qu’il faut souhaiter une longue vie, afin que le monde jouisse longtemps de tant de bonnes choses : pour moi, je ne suis plus bonne à rien ; j’ai fait mon rôle, et par mon goût je ne souhaiterais jamais une si longue vie : il est rare que la fin et la lie n’en soit humiliante ; mais nous sommes heureux que ce soit la volonté de Dieu qui la règle, comme toutes les choses de ce monde : tout est mieux entre ses mains qu’entre les nôtres. »

Le 1696, Madame de Sévigné meurt. Sa fille répond aux condoléances du Président de Moulceau :

« Vous perdez une amie d’un mérite et d’une fidélité incomparables ; rien n’est plus digne de vos regrets : et moi, monsieur, que ne perdé-je point ! quelles perfections ne réunissait-elle point, pour être à mon égard, par différents caractères, plus chère et plus précieuse ! Une perte si complète et si irréparable ne porte pas à chercher de consolation ailleurs que dans l’amertume des larmes et des gémissements. Je n’ai point la force de lever les yeux assez haut pour trouver le lieu d’où doit venir le secours ; je ne puis encore tourner mes regards qu’autour de moi, et je n’y vois plus cette personne qui m’a comblée de biens, qui n’a eu d’attention qu’à me donner tous les jours de nouvelles marques de son tendre attachement, avec l’agrément de la société. Il est bien vrai, monsieur, il faut une force plus qu’humaine pour soutenir une si cruelle séparation et tant de privations. J’étais bien loin d’y être préparée. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 211 à 260

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 47min | Genre : Correspondance


Madame la Marquise de Sévigné

« Cependant, je vous dirai une nouvelle la plus grande et la plus extraordinaire que vous puissiez apprendre ; c’est que M. le Prince fit faire hier sa barbe ; il était rasé ; ce n’est point une illusion, ni une de ces choses qu’on dit en l’air, c’est une vérité ; toute la cour en fut témoin ; et madame de Langeron prenant son temps qu’il avait les pattes croisées comme le lion, lui fit mettre un justaucorps avec des boutonnières de diamants ; un valet de chambre, abusant aussi de sa patience, le frisa, lui mit de la poudre, et le réduisit enfin à être l’homme de la cour de la meilleure mine, et une tête qui effaçait toutes les perruques : voilà le prodige de la noce. »

« Je ne vous parlerai que de la Voisin : ce ne fut point mercredi, comme je vous l’avais mandé, qu’elle fut brûlée, ce ne fut qu’hier. Elle savait son arrêt dès lundi, chose extraordinaire. Le soir elle dit à ses gardes : Quoi, nous ne ferons point medianoche ! Elle mangea avec eux à minuit par fantaisie, car il n’était point jour maigre ; elle but beaucoup de vin, elle chanta vingt chansons à boire. Le mardi elle eut la question ordinaire, extraordinaire ; elle avait dîné et dormi huit heures ; elle fut confrontée sur le matelas à mesdames de Dreux et le Féron, et à plusieurs autres : on ne parle point encore de ce qu’elle a dit ; on croit toujours qu’on verra des choses étranges. Elle soupa le soir, et recommença, toute brisée qu’elle était, à faire la débauche avec scandale : on lui en fit honte, et on lui dit qu’elle ferait bien mieux de penser à Dieu, et de chanter un Ave maris stella, ou un Salve, que toutes ces chansons : elle chanta l’un et l’autre en ridicule, elle dormit ensuite. Le mercredi se passa de même en confrontations, et débauches, et chansons : elle ne voulut point voir de confesseur. Enfin le jeudi, qui était hier, on ne voulut lui donner qu’un bouillon : elle en gronda, craignant de n’avoir pas la force de parler à ces messieurs. Elle vint en carrosse de Vincennes à Paris ; elle étouffa un peu, et fut embarrassée : on la voulut faire confesser, point de nouvelles. À cinq heures on la lia ; et, avec une torche à la main, elle parut dans le tombereau habillée de blanc ; c’est une sorte d’habit pour être brûlée ; elle était fort rouge, et l’on voyait qu’elle repoussait le confesseur et le crucifix avec violence. À Notre-Dame, elle ne voulut jamais prononcer l’amende honorable, et à la Grève elle se défendit autant qu’elle put de sortir du tombereau : on l’en tira de force ; on la mit sur le bûcher assise et liée avec du fer, on la couvrit de paille ; elle jura beaucoup, elle repoussa la paille cinq ou six fois : mais enfin le feu s’augmenta, et on la perdit de vue, et ses cendres sont en l’air présentement. Voilà la mort de madame Voisin, célèbre par ses crimes et par son impiété. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 161 à 210

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 40min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

« M. de Langlée a donné à madame de Montespan une robe d’or sur or, rebrodé d’or, rebordé d’or, et par-dessus un or frisé, rebroché d’un or mêlé avec un certain or, qui fait la plus divine étoffe qui ait jamais été imaginée : ce sont les fées qui ont fait cet ouvrage en secret ; âme vivante n’en avait connaissance. On la voulut donner aussi mystérieusement qu’elle avait été fabriquée. Le tailleur de madame de Montespan lui apporta l’habit qu’elle lui avait ordonné ; il en avait fait le corps sur des mesures ridicules : voilà des cris et des gronderies, comme vous pouvez le penser ; le tailleur dit en tremblant : « Madame, comme le temps presse, voyez si cet autre habit que voilà ne pourrait point « vous accommoder, faute d’autre. » On découvrit l’habit : Ah ! la belle chose ! ah ! quelle étoffe ! vient-elle du ciel ? Il n’y en a point de pareille sur la terre. On essaye le corps ; il est à peindre. Le roi arrive ; le tailleur dit : « Madame, il est fait pour vous ». On comprend que c’est une galanterie ; mais qui peut l’avoir faite ? C’est Langlée, dit le roi. C’est Langlée assurément, dit madame de Montespan ; personne que lui ne peut avoir imaginé une telle magnificence ; c’est Langlée, c’est Langlée : tout le monde répète, C’est Langlée ; les échos en demeurent d’accord, et disent, C’est Langlée : et moi, ma fille, je vous dis, pour être à la mode, C’est Langlée. ». »

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> Écouter un extrait : Lettre 161 : 19 mai 1676.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 120 à 160

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 40min | Genre : Correspondance


Joseph-Nicolas Robert-Fleury - Une lecture chez Madame de Sévigné (1833)

Avec sa verve habituelle, madame de Sévigné nous conte quelques anecdotes savoureuses au sujet des « grands seigneurs » de la Cour de Louis XIV.

« L’archevêque de Reims revenait hier fort vite de Saint-Germain, c’était comme un tourbillon : il croit bien être grand seigneur, mais ses gens le croient encore plus que lui. Ils passaient au travers de Nanterre, tra, tra, tra ; ils rencontrent un homme à cheval, gare, gare ! ce pauvre homme veut se ranger, son cheval ne veut pas ; et enfin le carrosse et les six chevaux renversent cul par-dessus tête le pauvre homme et le cheval, et passent par-dessus, et si bien par-dessus, que le carrosse en fut versé et renversé : en même temps l’homme et le cheval, au lieu de s’amuser à être roués et estropiés, se relèvent miraculeusement, remontent l’un sur l’autre, et s’enfuient et courent encore, pendant que les laquais de l’archevêque et le cocher, et l’archevêque même, se mettent à crier : Arrête, arrête ce coquin, qu’on lui donne cent coups ! L’archevêque, en racontant ceci, disait : Si j’avais tenu ce maraud-là, je lui aurais rompu les bras et coupé les oreilles. »

Elle raconte aussi, avec beaucoup d’émotion et de tristesse, la mort de Turenne, pleuré par tous les Français.

Les lettres de madame de Sévigné et celles de sa fille étaient lues dans leur salon, devant une nombreuse compagnie, et elles étaient fort appréciées.

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 79 à 119

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 10min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

Cette sélection regroupe les lettres du 1er janvier 1672 au 28 décembre 1673.

Madame de Sévigné, loin de sa fille mariée en Provence, souffre beaucoup de leur séparation. Elle lui parle de sa tendresse d’une façon particulièrement émouvante.

« Voici un terrible jour ! Ma chère enfant ; je vous avoue que je n’en puis plus. Je vous ai quittée dans un état qui augmente ma douleur. Je songe à tous les pas que vous faites et à tous ceux que je fais, et combien il s’en faut qu’en marchant toujours de cette sorte nous puissions jamais nous rencontrer. Mon cœur est en repos quand il est auprès de vous ; c’est son état naturel, et le seul qui peut lui plaire. Ce qui s’est passé ce matin me donne une douleur sensible, et me fait un déchirement dont votre philosophie sait les raisons : je les ai senties et les sentirai longtemps. J’ai le cœur et l’imagination tout remplis de vous ; je n’y puis penser sans pleurer, et j’y pense toujours ; de sorte que l’état où je suis n’est pas une chose soutenable : comme il est extrême, j’espère qu’il ne durera pas dans cette violence. Je vous cherche toujours, et je trouve que tout me manque, parce que vous me manquez. »

Elle lui raconte les événements de la Cour de France, elle parle familièrement de personnages connus de l’Histoire. Ses lettres fourmillent d’anecdotes, notamment sur la guerre, comment on partait, et on trouve aussi la douleur des familles qui perdaient un proche.

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> Écouter un extrait : .

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 51 à 78

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2h 10min | Genre : Correspondance


Françoise de Sévigné, par Pierre Mignard

Cet enregistrement regroupe les lettres du 14 juin à la fin de l’année 1671. Elles sont presque toutes adressées à sa fille. Elles disent quelques mots des États de Bretagne, mais parlent surtout de sa vie quotidienne, de ses distractions, de ses amis.

« Vous savez que je suis toujours un peu entêtée de mes lectures. Ceux à qui je parle ont intérêt que je lise de beaux livres. Celui dont il s’agit présentement, c’est cette Morale de Nicole ; il y a un Traité sur les moyens d’entretenir la paix entre les hommes, qui me ravit ; je n’ai jamais rien vu de plus utile, ni si plein d’esprit et de lumière ; si vous ne l’avez pas lu, lisez-le ; et si vous l’avez lu, relisez-le avec une nouvelle attention : je crois que tout le monde s’y trouve ; pour moi, je suis persuadée qu’il a été fait à mon intention ; j’espère aussi d’en profiter, j’y ferai mes efforts. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 24 à 50

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2h 10min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

Cette deuxième sélection des lettres de Madame de Sévigné couvre la période du 6 février au 31 mai 1671.
On trouve la narration de la mort de Vatel, qui se perça le cœur d’un coup d’épée parce que la marée n’était pas arrivée à temps.

Madame de Sévigné est un témoin exceptionnel des grands événements du temps de Louis XIV. Elle les raconte à sa fille, mariée à Grignan, avec une verve, un humour qui ne peut que nous séduire. Ses lettres sont très précieuses pour les historiens, professionnels ou amateurs.

Le texte de ces lettres choisies a été établi par Suart, Firmin Didot en 1846.

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