Livres audio gratuits pour 'Madame de Sévigné' :


LACROIX, Paul – Madame de Sévigné et ses enfants à la cour de Versailles

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 1h 29min | Genre : Nouvelles


Madame de Sévigné et ses enfants à la cour de Versailles

Cette nouvelle historique est extraite des Contes littéraires du bibliophile Jacob à ses petits-enfants parus en 1897.

« C’était à la fin de 1662. Charles de Sévigné avait atteint sa seizième année, sa sœur Françoise allait avoir quinze ans : l’un devait bientôt se préparer à entrer dans la carrière militaire ; l’autre était déjà digne de paraître à Versailles, auprès de sa mère, la belle et charmante marquise de Sévigné, qu’une absence de douze années n’avait pas fait oublier de ses contemporains de l’ancienne cour.
Cette jeune fille se trouvait douée de tous les avantages que la nature avait départis à sa mère, mais elle n’en savait pas encore le prix, car elle était d’une modestie sans pareille et d’une excessive timidité, qui ne diminuait pas la conscience qu’elle pouvait avoir de la distinction de sa figure et de son esprit. Son frère, au contraire, qui n’était, ni moins beau, ni moins bien fait, ni moins spirituel, s’exagérait peut-être ses qualités et son mérite, en se croyant appelé à marcher l’égal des plus nobles et des plus brillants seigneurs de la cour de Louis XIV. »

> Écouter un extrait : Partie 01.

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CABANÈS, Augustin – Mme de Sévigné, médecin sans diplôme

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 44min | Genre : Essais


Mme de Sévigné, médecin sans diplôme

Cette chronique littéraire de l’historien de la médecine, le Dr Augustin Cabanès (1862-1928), extraite de son livre Médecins amateurs, a été publiée dans la revue Lisez-moi Historia en 1934.

« Mme de Grignan ayant prié sa mère d’introduire un jeune docteur auprès de sa cousine germaine, la marquise lui répond : « Je parlerai à Duchesne (Duchesne était le médecin de la malade en question), de votre petit médecin, à qui nous donnerons dans notre quartier quelques malades à tuer, pour voir un peu comment il s’y prend ; ce serait dommage qu’il n’usât pas du privilège qu’il a de tuer impunément. »
« Quel plaisir, lui écrit-elle un autre jour, de vous entendre discourir sur tous les chapitres que vous traitez ! Celui de la médecine me ravit ; je suis persuadée qu’avec cette intelligence et cette facilité d’apprendre que Dieu vous a données vous en saurez plus que les médecins ; il vous manquera bien quelque expérience et vous ne tuerez pas impunément comme eux ; mais je me fierais bien plus à vous qu’à eux pour bien juger d’une maladie. »

Mme de Sévigné, médecin sans diplôme.

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BOISSIER, Gaston – Correspondances intimes : Cicéron et Madame de Sévigné

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h | Genre : Essais


Correspondances intimes

«Je comptais en avoir fini avec Cicéron, mais quand on a si longtemps vécu dans la familiarité d’un grand écrivain, il n’est pas aussi facile qu’on le pense de se séparer de lui. Quelque nouveau travail qu’on entreprenne, son souvenir vous y accompagne. Les ouvrages qu’on lit rappellent involontairement ceux qu’on vient de quitter. On leur trouve des rapports ou des différences dont on ne se serait pas avisé dans un autre temps, et, pour peu que le caractère des deux auteurs et la nature de leurs livres le permettent, on se laisse aller à les comparer. C’est ce qui m’est arrivé lorsqu’après avoir si longtemps étudié les lettres de Cicéron j’ai voulu relire celles de Mme de Sévigné. »

C’est ainsi que Gaston Boissier commence sa comparaison des correspondances des deux auteurs. Après une analyse de l’évolution de la correspondance au fil du temps, il montrera quels étaient le mode de vie et l’attitude par rapport à la religion à ceux deux époques et à la comparer à la sienne.

> Écouter un extrait : Partie 01.

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SAINTE-BEUVE, Charles Augustin – Critiques et portraits littéraires : Madame de Sévigné (Version 2)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 33min | Genre : Biographies


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« La conversation, d’ailleurs, n’était pas encore devenue comme au dix-huitième siècle, dans les salons ouverts sous la présidence de Fontenelle, une occupation, une affaire, une prétention ; on n’y visait pas nécessairement au trait ; l’étalage géométrique, philosophique et sentimental n’y était pas de rigueur ; mais on y causait de soi, des autres, de peu ou de rien. C’était, comme dit Mme de Sévigné, des conversations infinies : « Après le dîner, nous allâmes causer dans les plus agréables bois du monde ; nous y fûmes jusqu’à six heures dans plusieurs sortes de conversations si bonnes, si tendres, si aimables, si obligeantes et pour vous et pour moi, que j’en suis pénétrée. »» (Lettre du 19 juin 1675).

Madame de Sévigné (Version 2).

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 28h 24min | Genre : Correspondance


Claude Lefèbvre - Portrait de Madame de Sévigné

Pleines de verve et d’humour, les lettres de Madame de Sévigné (1626-1696) à sa fille, Madame de Grignan, constituent un témoignage exceptionnel des grands événements du temps de Louis XIV.

- Lettres 01 à 29
- Lettres 01 à 23
- Lettres 24 à 50
- Lettres 51 à 78
- Lettres 79 à 119
- Lettres 120 à 160
- Lettres 161 à 210
- Lettres 211 à 260
- Lettres 261 à 316


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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 261 à 316

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 10min | Genre : Correspondance


Marquise de Sévigné

Voici les dernières lettres de madame de Sévigné. Elle écrit, peu de mois avant sa mort :

« Je ne laisse pas cependant de faire des réflexions et des supputations, gré moi, à ce point fatal où il faut souffrir la vieillesse, je la vois, m’y voilà, et je voudrais bien, au moins, ménager de ne pas aller plus loin, de ne point avancer dans ce chemin des infirmités, des douleurs, des pertes de mémoire, des dêfigurements qui sont près de m’outrager ; et j’entends une voix qui dit : Il faut marcher malgré vous, ou bien, si vous ne voulez pas, il faut mourir, qui est une autre extrémité à quoi la nature répugne. Voilà pourtant le sort de tout ce qui avance un peu trop ; mais un retour à la volonté de Dieu, et à cette loi universelle où nous sommes condamnés, remet la raison à sa place, et fait prendre patience. »

« C’est à vous, monsieur, qu’il faut souhaiter une longue vie, afin que le monde jouisse longtemps de tant de bonnes choses : pour moi, je ne suis plus bonne à rien ; j’ai fait mon rôle, et par mon goût je ne souhaiterais jamais une si longue vie : il est rare que la fin et la lie n’en soit humiliante ; mais nous sommes heureux que ce soit la volonté de Dieu qui la règle, comme toutes les choses de ce monde : tout est mieux entre ses mains qu’entre les nôtres. »

Le 1696, Madame de Sévigné meurt. Sa fille répond aux condoléances du Président de Moulceau :

« Vous perdez une amie d’un mérite et d’une fidélité incomparables ; rien n’est plus digne de vos regrets : et moi, monsieur, que ne perdé-je point ! quelles perfections ne réunissait-elle point, pour être à mon égard, par différents caractères, plus chère et plus précieuse ! Une perte si complète et si irréparable ne porte pas à chercher de consolation ailleurs que dans l’amertume des larmes et des gémissements. Je n’ai point la force de lever les yeux assez haut pour trouver le lieu d’où doit venir le secours ; je ne puis encore tourner mes regards qu’autour de moi, et je n’y vois plus cette personne qui m’a comblée de biens, qui n’a eu d’attention qu’à me donner tous les jours de nouvelles marques de son tendre attachement, avec l’agrément de la société. Il est bien vrai, monsieur, il faut une force plus qu’humaine pour soutenir une si cruelle séparation et tant de privations. J’étais bien loin d’y être préparée. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 211 à 260

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4h 47min | Genre : Correspondance


Madame la Marquise de Sévigné

« Cependant, je vous dirai une nouvelle la plus grande et la plus extraordinaire que vous puissiez apprendre ; c’est que M. le Prince fit faire hier sa barbe ; il était rasé ; ce n’est point une illusion, ni une de ces choses qu’on dit en l’air, c’est une vérité ; toute la cour en fut témoin ; et madame de Langeron prenant son temps qu’il avait les pattes croisées comme le lion, lui fit mettre un justaucorps avec des boutonnières de diamants ; un valet de chambre, abusant aussi de sa patience, le frisa, lui mit de la poudre, et le réduisit enfin à être l’homme de la cour de la meilleure mine, et une tête qui effaçait toutes les perruques : voilà le prodige de la noce. »

« Je ne vous parlerai que de la Voisin : ce ne fut point mercredi, comme je vous l’avais mandé, qu’elle fut brûlée, ce ne fut qu’hier. Elle savait son arrêt dès lundi, chose extraordinaire. Le soir elle dit à ses gardes : Quoi, nous ne ferons point medianoche ! Elle mangea avec eux à minuit par fantaisie, car il n’était point jour maigre ; elle but beaucoup de vin, elle chanta vingt chansons à boire. Le mardi elle eut la question ordinaire, extraordinaire ; elle avait dîné et dormi huit heures ; elle fut confrontée sur le matelas à mesdames de Dreux et le Féron, et à plusieurs autres : on ne parle point encore de ce qu’elle a dit ; on croit toujours qu’on verra des choses étranges. Elle soupa le soir, et recommença, toute brisée qu’elle était, à faire la débauche avec scandale : on lui en fit honte, et on lui dit qu’elle ferait bien mieux de penser à Dieu, et de chanter un Ave maris stella, ou un Salve, que toutes ces chansons : elle chanta l’un et l’autre en ridicule, elle dormit ensuite. Le mercredi se passa de même en confrontations, et débauches, et chansons : elle ne voulut point voir de confesseur. Enfin le jeudi, qui était hier, on ne voulut lui donner qu’un bouillon : elle en gronda, craignant de n’avoir pas la force de parler à ces messieurs. Elle vint en carrosse de Vincennes à Paris ; elle étouffa un peu, et fut embarrassée : on la voulut faire confesser, point de nouvelles. À cinq heures on la lia ; et, avec une torche à la main, elle parut dans le tombereau habillée de blanc ; c’est une sorte d’habit pour être brûlée ; elle était fort rouge, et l’on voyait qu’elle repoussait le confesseur et le crucifix avec violence. À Notre-Dame, elle ne voulut jamais prononcer l’amende honorable, et à la Grève elle se défendit autant qu’elle put de sortir du tombereau : on l’en tira de force ; on la mit sur le bûcher assise et liée avec du fer, on la couvrit de paille ; elle jura beaucoup, elle repoussa la paille cinq ou six fois : mais enfin le feu s’augmenta, et on la perdit de vue, et ses cendres sont en l’air présentement. Voilà la mort de madame Voisin, célèbre par ses crimes et par son impiété. »

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SÉVIGNÉ, Madame (de) – Lettres 161 à 210

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 3h 40min | Genre : Correspondance


Madame de Sévigné

« M. de Langlée a donné à madame de Montespan une robe d’or sur or, rebrodé d’or, rebordé d’or, et par-dessus un or frisé, rebroché d’un or mêlé avec un certain or, qui fait la plus divine étoffe qui ait jamais été imaginée : ce sont les fées qui ont fait cet ouvrage en secret ; âme vivante n’en avait connaissance. On la voulut donner aussi mystérieusement qu’elle avait été fabriquée. Le tailleur de madame de Montespan lui apporta l’habit qu’elle lui avait ordonné ; il en avait fait le corps sur des mesures ridicules : voilà des cris et des gronderies, comme vous pouvez le penser ; le tailleur dit en tremblant : « Madame, comme le temps presse, voyez si cet autre habit que voilà ne pourrait point « vous accommoder, faute d’autre. » On découvrit l’habit : Ah ! la belle chose ! ah ! quelle étoffe ! vient-elle du ciel ? Il n’y en a point de pareille sur la terre. On essaye le corps ; il est à peindre. Le roi arrive ; le tailleur dit : « Madame, il est fait pour vous ». On comprend que c’est une galanterie ; mais qui peut l’avoir faite ? C’est Langlée, dit le roi. C’est Langlée assurément, dit madame de Montespan ; personne que lui ne peut avoir imaginé une telle magnificence ; c’est Langlée, c’est Langlée : tout le monde répète, C’est Langlée ; les échos en demeurent d’accord, et disent, C’est Langlée : et moi, ma fille, je vous dis, pour être à la mode, C’est Langlée. ». »

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> Écouter un extrait : Lettre 161 : 19 mai 1676.

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