Livres audio gratuits pour 'Marcus Tullius Cicéron' :


CICÉRON, Marcus Tullius et SALLUSTE – Invectives

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Discours


Cicéron et Salluste

Cicéron (106 av JC-43), homme politique, orateur et avocat, auteur des Catilinaires, et Salluste (86 av JC-35), homme politique et historien, auteur de La Conjuration de Catilina, se détestaient. L’origine de cette haine remontait à l’affaire de Milon que Cicéron avait défendu, mais que Salluste, surpris en adultère avec la femme de Milon, poursuivait de sa vengeance.
Imaginez, devant les « Patres conscripti », les sénateurs, ce déballage :

Salluste parlant de Cicéron :
« Eh ! que vit-on jamais dans ce parvenu qu’un homme sans caractère, rampant devant ses ennemis, insolent envers ses amis, flottant sans cesse entre tous les partis, et infidèle à tout le monde ; sénateur inconstant, orateur mercenaire, et déshonoré par tous les vices ; parleur frivole, spoliateur avide, gourmand insatiable, lâche toujours prêt à fuir ; homme infâme, dont tout le corps semble dévoué aux plus odieuses turpitudes ? »

Cicéron lui répondant :
« Quant aux reproches que vous avez faits à ma jeunesse, je suis aussi éloigné de l’impudicité, j’ose le dire, que vous de la chasteté. Mais pourquoi m’étendre sur vos vices ?… Dites-nous donc, je vous prie, comment, après avoir, non pas mangé, mais dévoré votre patrimoine, vous êtes devenu tout à coup riche et puissant… Mais vous, parasite de toutes les tables, vous que l’on a vu dans le premier âge, femme de tous les maris, puis mari de toutes les femmes, vous êtes la honte de tous les ordres, et le triste monument de la guerre civile. »

Un régal pour ceux qui aiment les joutes oratoires…

Traduction : Joseph-Victor Le Clerc (1789-1865).

Invective de Salluste.

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CICÉRON, Marcus Tullius – Le Songe de Scipion

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Religion


Raphaël - Le Songe de Scipion

Dans le sixième et dernier livre du De re publica (54 av J.C) traitant de la religion, Le Songe de Scipion est la relation du rêve de Scipion Émilien (185-129 av JC) revoyant son grand-père Scipion l’Africain (235-183 av JC), vainqueur d’Hannibal : « Tout à coup une apparition s’offrit à mon esprit, tout plein encore de l’objet de nos entretiens ; c’est la vertu de nos pensées et de nos discours d’amener pendant le sommeil des illusions… l’Africain m’apparut sous ces traits, que je connaissais moins pour l’avoir vu lui-même que pour avoir contemplé ses images. Je le reconnus aussitôt, et je fus saisi d’un frémissement subit… »
Ce texte pose le dogme de l’immortalité de l’âme. Socrate, chez Platon, condamné, et près de boire la ciguë, au milieu de quelques disciples en pleurs, établissait avec la raison les preuves de l’immortalité de l’âme ; Scipion, glorieux, chez Cicéron, discute avec des amis des destinées et des révolutions des Etats, élève le débat à des idées plus hautes, et expose ce dogme de l’immortalité de l’âme, que les religions de l’antiquité n’affirmaient pas, et qu’il avait appris, dans un songe mystérieux, de la bouche de son immortel aïeul, et de son père Paul-Emile.
« Courage ! me dit-il, et souviens-toi que si ton corps doit périr, toi, tu n’es pas mortel ; cette forme sensible, ce n’est pas toi ; ce qui fait l’homme, c’est l’âme, et non cette figure que l’on peut montrer du doigt. Sache donc que tu es dieu ; car c’est être dieu que d’avoir la vigueur, de sentir, de se souvenir, de prévoir, de gouverner, de régir et de mouvoir le corps qui nous est attaché, comme le Dieu suprême gouverne le monde. Semblable à ce Dieu éternel qui meut le monde, en partie corruptible, l’âme immortelle meut le corps périssable. »
Ce songe marqué par l’influence platonicienne a une grande place dans l’histoire de la pensée religieuse.

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

Le Songe de Scipion.

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CICÉRON, Marcus Tullius – Six Lettres à Atticus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Correspondance


Cicéron - Lettres à Atticus

Titus Pomponius Atticus (109–32 av. J.-C.) fut l’ami fidèle et le confident de Cicéron. Nous n’avons aucune lettre de lui, mais il nous reste 454 Lettres à Atticus tenant du journal intime et traitant de questions très diverses (politiques au moment du conflit César-Pompée, familiales, domestiques, amusantes ou graves) contenant la vie des deux amis. « Plus que de tous les autres, Atticus a été aimé de Cicéron qui n’eut pas même pour son frère Quintus une affection plus vive et plus étroite » dit Cornélius Népos, biographe de l’homme d’État, écrivain, rhéteur, avocat, grand orateur et philosophe.
Ces six lettres, choisies au hasard, nous présentent un Cicéron intime, « en pantoufles », ou pour parler plus latin en « baxae », sandales légères portées par les intellectuels !

« Sachez que rien ne me fait plus faute aujourd’hui qu’un confident à qui je puisse dire tout ce qui me pèse, qui m’écoute dans son amitié, qui me conseille dans sa sagesse ; avec qui enfin je n’aie, en causant, à feindre, à cacher, à dissimuler rien. »
« Je me sens tellement abandonné, que les seuls moments qui me reposent sont ceux que je passe avec ma femme, avec ma fille chérie, avec mon charmant petit Cicéron. J’ai des amitiés politiques, tout extérieures, toutes fardées, bonnes seulement pour le relief de la vie publique, mais nulles au sein du foyer privé. »

On est loin du style des Catilinaires ou du Plaidoyer pour Murena.

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

> Écouter un extrait : Lettre 17.

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CICÉRON, Marcus Tullius – De l’amitié

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Philosophie


De l'amitié

« Lelius, ou De amicitia (44 av JC) fut composé peu de temps après le dialogue De la vieillesse, que l’auteur cite même dans le préambule, où il établit une espèce de parallèle entre les deux ouvrages. Ici, le principal interlocuteur est C. Lélius, l’ami du Second Africain ; il cède à l’empressement de ses gendres C. Fannius et Q. Mucius Scévola, qui veulent l’entendre parler sur l’amitié. La scène se passe quelques jours après la mort de Scipion, l’an de Rome 624, sous le consulat de C. Sempronius Tuditanus et de M. Aquillius. » (Introduction de l’éditeur)

« Mais il n’en est pas moins vrai que les deux plus grands écueils de la constance, en amitié, sont la prospérité et l’adversité : la plupart nous méprisent lorsqu’il sont heureux, ou nous abandonnent dans nos disgrâces. Il faut donc regarder comme un homme d’une espèce rare et presque divine, l’ami solide qui ne varie point avec la fortune. »

« Ceux-là méritent notre amitié qui ont en eux-mêmes les moyens de se faire aimer. De tels hommes sont rares, comme toutes les choses excellentes, et il n’est rien de plus difficile que de trouver un objet qui, dans son genre, soit parfait de tout point. »

« Voilà ce que j’avais à vous dire de l’amitié. Je vous exhorte à la mettre au-dessus de tous les liens après la vertu, qui doit avoir le premier rang, et qui est la base de l’amitié même. »

Traduction : Jean-Baptiste Gallon-la-Bastide (1765-1817).

Illustration : Enluminure médiévale pour Livre d’amistie, de Cicéron (1490) : Caius Lélius discutant avec ses gendres Caius Fannius et Quintus Mucius Scévola sur l’amitié, en présence de Cicéron.

> Écouter un extrait : Première Partie.

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CICÉRON, Marcus Tullius – De la vieillesse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Philosophie


Caton l'Ancien

Cicéron, dans Caton l’Ancien, ou De la vieillesse imagine Caton l’Ancien dialoguant, à la manière de Socrate chez Platon, avec Scipion et Lelius. Il répond aux quatre problèmes qui, selon lui, abusent et effraient les hommes :

« Lorsque j’y réfléchis, je trouve qu’il y a quatre causes qui font paraître la vieillesse misérable : la première est, dit-on, qu’elle nous éloigne des affaires ; la seconde, qu’elle affaiblit le corps ; la troisième, qu’elle prive de presque tous les plaisirs ; la quatrième, qu’elle est voisine de la mort. Essayons, si vous voulez, d’apprécier toutes ces causes l’une après l’autre, et de voir si l’on a raison de se plaindre. »

Il termine ainsi :
« Quand même nous ne serions point immortels, il est néanmoins désirable pour l’homme de finir en son temps. Les jours qui nous sont accordés ont leur terme ainsi que tout le reste, et la vieillesse est comme le dernier acte du drame de la vie. Nous devons remercier la nature qui nous soustrait à la fatigue, et peut-être à la satiété. »

Traduction : Jean-Baptiste Gallon-la-Bastide (1765-1817).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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CICÉRON, Marcus Tullius – Les Tusculanes : Le Mépris de la mort

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 10min | Genre : Philosophie


Tusculanes

En août 2010, lors des premières atteintes sérieuses de sa maladie, notre amie Victoria discuta plusieurs fois avec moi du célèbre Essai de Montaigne Que philosopher c’est apprendre à mourir qu’elle aimait beaucoup. En ce triste 30 novembre 2011, jour de son inhumation, je dédie à sa mémoire cet enregistrement du premier livre des Tusculanes de Cicéron sur Le Mépris de la mort, très voisin (en 45 avant JC), par la pensée et le style, de Montaigne et que sa finesse littéraire aurait sûrement apprécié.

« Premièrement donc, voyons ce que c’est que la mort, qui paraît une chose si connue. II y en a qui pensent que c’est la séparation de l’âme avec le corps. D’autres, qu’il ne se fait point de séparation, mais que l’âme et le corps périssent en même temps, et que l’âme s’éteint dans le corps. Parmi ceux qui tiennent que l’âme se sépare, les uns croient qu’elle se dissipe incontinent : d’autres, qu’elle subsiste encore longtemps après : et d’autres, qu’elle subsiste toujours. »

« Mourir peut être un mal : mais être mort n’est rien. »

« La vérité, si nous voulons en convenir, est que la mort nous enlève, non pas des biens, mais des maux. »

«Regardons plutôt la mort comme un asile, comme un port qui nous attend.
Plût à Dieu que nous y fussions menés à pleines voiles ! Mais les vents auront beau nous retarder, il faudra nécessairement que nous arrivions, quoiqu’un peu plus tard. »

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

> Écouter un extrait : Chapitres 05 à 20.

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CICÉRON, Marcus Tullius – Plaidoyer pour Muréna (Texte intégral)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h | Genre : Discours


Pro Murena

Muréna a été élu consul en 63 pour 62av-JC ; son concurrent malheureux Servus Sulpicius l’accuse de corruption électorale. Cicéron, ami de Sulpicius, l’avait aidé dans sa campagne, mais ami aussi de Muréna, il défend ce dernier en montrant les services qu’il a rendus à l’État. Sa position est difficile mais il s’en tire comme nos hommes politiques contemporains ; il en profite pour faire sa propre apologie et montrer les dangers que Catilina fait courir à la république. (cf. Les Catilinaires)

Quelques jugements non sans intérêt aujourh’hui :
« Persisterez-vous à vouloir que le peuple soit engagé comme en vertu d’une obligation écrite, et que s’il a une fois assigné un rang à un candidat dans une élection, il soit tenu de le lui conserver dans les autres ? Rien de plus incertain que la multitude, rien de plus impénétrable que la volonté des hommes, rien de plus trompeur que les élections. [...] Je ne sais comment il arrive, et ce n’est pas dans une ou deux personnes, c’est dans plusieurs qu’on l’a remarqué, dès qu’un candidat semble vouloir accuser son adversaire, on se persuade qu’il désespère du succès. Mais quoi ! Est-il défendu de poursuivre une injustice ? Non ; c’est même un devoir ; mais le temps où l’on sollicite, n’est pas celui où l’on accuse. Aussi je soutiens qu’il est impossible au même homme de briguer avec succès le consulat et de concerter en même temps une accusation. Peu d’hommes sont capables de suffire à l’une de ces tâches ; personne, à toutes les deux à la fois. »

Traduction : Désiré Nisard (1806-1888).

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CICÉRON, Marcus Tullius – Plaidoyer pour Archias

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Discours


Cicero - Pro Archia

Le poète grec Archias, ami et maître de Cicéron, demande à être citoyen de Rome, mais est considéré comme « sans papier »… en 62 avant J.-C. Le grand orateur avocat le défend avec éloquence et se sert de la tribune pour faire un éloge de la poésie et de la gloire littéraire, qu’il assimile à la gloire militaire. Ce plaidoyer se termine par un panégyrique de Cicéron… par Cicéron.

« Pour moi, dans tout le cours de mes actions, je me figurais en quelque sorte les répandre et les disséminer dans la mémoire des âges comme une semence de gloire et d’immortalité. »

Traduction : M. de Guerle (1831).

Plaidoyer pour Archias.

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