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PLOTIN – Du Beau

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 40min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 1, Livre 6. Traité 1 sur le beau

Plotin part de l’expérience de la beauté, de son importance et de son caractère multiforme (beauté dans la nature, dans les arts, beauté morale…) et se demande comment les expliquer. Après avoir montré l’insuffisance de la théorie stoïcienne, selon laquelle la beauté est une question de « proportions des parties », Plotin livre sa propre interprétation, qui consiste à dire que le sentiment du beau nous rattache à ce qu’il a identifié comme étant le « principe de toute chose », à savoir l’Un, le Bien. « La beauté est quelque chose qui est sensible au premier aspect, que l’âme reconnaît comme intime et sympathique à sa propre essence, qu’elle accueille et s’assimile. Mais, qu’elle rencontre un objet difforme, elle recule, le répudie et le repousse comme étranger et antipathique à sa propre nature. C’est que, l’âme étant telle qu’elle est, c’est-à-dire d’une essence supérieure à tous les autres êtres, quand elle aperçoit un objet qui a de l’affinité avec sa nature ou qui seulement en porte quelque trace, elle se réjouit, elle est transportée, elle rapproche cet objet de sa propre nature, elle pense à elle-même et à son essence intime. »

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

Du Beau.

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PLOTIN – De la liberté et de la volonté de l’Un

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 1h 27min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 6, livre 8. Traité 39.

Plotin étudie d’abord la liberté humaine, conçue comme une capacité de faire ou ne pas faire quelque chose, sans contrainte. « Ce qui dépend de nous est ce qui relève uniquement de notre volonté, ce qui a lieu ou n’a pas lieu selon que nous le voulons. » Se pose alors la question de savoir si, suivre sa nature, c’est encore être libre.
Une fois traitée cette question de la liberté humaine, Plotin aborde le domaine de la théologie, et se demande si Dieu (c’est-à-dire l’Un) est libre. La question de la liberté se confond alors avec l’idée que Dieu est en quelque sorte « cause de lui-même », qu’il s’est créé lui-même. En effet, qu’est-ce qui a existé en premier ? À cette question métaphysique, Plotin répond qu’il s’agit d’une réalité incompréhensible, qui est au-delà de la raison, mais dont on peut savoir qu’elle est parfaitement une et qu’elle s’identifie au Bien. Cependant comment a-t-elle fait pour se créer elle-même ? Il y a une contradiction dans l’idée même que quelque chose ait existé en premier : « Mais, nous objectera-t-on, il résulte de ce que vous dites que Dieu a existé avant d’avoir existé ; car, s’il s’est fait lui-même, d’un côté en tant que c’est lui-même qu’il a fait, il n’existait pas encore, et, d’un autre côté, en tant que c’est lui qui a fait, il existait déjà avant lui-même ». Cette capacité du premier principe à décider de lui-même est donc ici abordée comme une forme supérieure de liberté.

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

De la liberté et de la volonté de l’Un.

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PLOTIN – Du Bien et de l’Un

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 53min | Genre : Philosophie


Plotin

Ennéades 6, Livre 9.

Le traité sur le Bien et sur l’Un est chronologiquement le premier grand traité dans lequel Plotin expose sa métaphysique. Comme beaucoup de philosophes avant lui, il soutient que le monde dans lequel nous vivons a été formé par un être divin intelligent. Mais Plotin se démarque en affirmant très clairement que cet être intelligent n’est pas le premier principe de toute chose, et qu’il provient lui-même d’autre chose. En effet cet être intelligent est nécessairement multiple, et à la source de toute chose, il faut au contraire un principe qui soit parfaitement un, qui ne renferme aucune multiplicité. Plotin admet finalement trois principes divins : d’abord l’Un, ineffable, qui dépasse la raison, puis l’Intellect, qui émane de l’Un, et enfin l’Âme (du monde) qui organise le monde sensible.

Traduction : Marie-Nicolas Bouillet (1798-1865).

Du Bien et de l’Un.

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