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MERLE D’AUBIGNÉ, Jean-Henri – Histoire de la Réformation en Europe au Temps de Calvin (Tomes 01 et 02)

Donneuse de voix : Projet collectif | Durée : 39h35min | Genre : Histoire


Jean-Henri Merle d'Aubigné

Voyageant en Europe au 19e siècle, un Américain avait écrit dans son journal : « À Genève, il faut voir trois monuments : Saint-Pierre, le Mont Blanc et Merle d’Aubigné. Mais on n’y parvient pas aisément. La cathédrale est souvent fermée, le géant des Alpes caché dans les nuages et l’historien de la Réformation invisible. Cependant, à force de patience et de persévérance, on y arrive ». Si aujourd’hui Merle d’Aubigné est pour de bon injoignable, il est d’autant plus nécessaire de le lire si l’on veut comprendre quelque chose à Calvin, l’historien ayant en quelque sorte vécu plus de cinquante ans dans l’intimité du Réformateur par l’étude constante et de première main de ses lettres et de ses œuvres. La récente mouvance néo-calviniste américaine, recopiée sans discernement par les évangéliques d’Europe, nous offre de Calvin l’image d’un théologien bigot, rageusement attaché aux fameux cinq points du calvinisme. « Or chose étrange, écrit d’Aubigné, Calvin s’indigne contre l’appétit de vouloir sonder les mystères de la prédestination et du conseil éternel de Dieu, et il appelle une rage ce qu’on a nommé plus tard le calvinisme. Le Réformateur repousse cet appétit comme un furieux délire et c’est de ce délire qu’on l’accuse. »

Luther a incontestablement été le fondateur de la Réforme ; Calvin en fut l’architecte, le docteur ayant reçu le don d’édifier sur les fondations un édifice cohérent. La division de l’Histoire de la Réformation par d’Aubigné en deux parties, le temps de Luther et le temps de Calvin, paraît suffisamment justifiée. Selon le jugement de F. Godet, c’est d’un coup de pinceau magistral, d’un style simple, digne, calme et pourtant ému, majestueux comme le cours d’un grand fleuve, oserions-nous dire, et avec tout l’amour tendre et respectueux de son sujet, que l’auteur nous raconte cette deuxième partie.

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COMBE, T. – Petites Gens : Boubette

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 40min | Genre : Nouvelles


Adèle Huguelin Vuillemin

Adèle Huguelin Vuillemin (1856-1933) est une Suissesse née d’une famille d’horlogers ruinés ; jeune institutrice elle écrit sous le pseudonyme de T. Combe des nouvelles à succès, dont le recueil Petites Gens (1896) d’où est issu Boubette.

Il y a sûrement des éléments autobiographiques dans l’idylle du brave fils peu cultivé du réparateur de bijoux et la fille adorable de l’épicière un peu « filou ». Une atmosphère villageoise qui nous éloigne des cours royales et des amours des grands de ce monde !

« Deux enfants, ces amoureux. Elle dix-huit ans, lui dix-neuf, et si petits, si maigrelets, qu’ont les eût mis sur une cheminée, de chaque côté de la pendule, comme des amoureux en biscuit de Saxe. Ils se trouvaient mutuellement très bien. Boubette, roussotte et pâlotte, avec sa petite tresse blonde et son ruban vert, avec son petit menton qui pointait en avant, avec ses gestes de gamin et son joli rire impertinent, Boubette était pour Aimé la perle des blondes. Elle, de son côté, bien que peu encline à la vénération, admirait le front d’Aimé. »

Ils écrivent à deux un roman :
« – Ah ! s’écria Boubette, laissez-moi tranquille avec ce plan ! Alexandre Dumas n’en faisait jamais. Aimé se tut et passa la main dans ses cheveux ; au bout d’un instant il reprit : — Je crois cependant qu’un plan est utile, surtout pour des commençants, et quand on travaille à deux, comme nous. Nous pourrions aller dans des directions tout à fait différentes… »

Une charmante histoire, toute dans ce ton, avec quelques larmes cependant.

> Écouter un extrait : 01. Monsieur Uzelim.

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TISSOT, Victor – Simone, histoire d’une jeune fille moderne

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 53min | Genre : Romans


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Monsieur Gosselet, riche fabricant de poupées, aime sa fille Simone comme la prunelle de ses yeux. Sa femme et lui souhaitent pour Simone un avenir brillant ; c’est pourquoi ils espèrent qu’elle pourra marier un homme respectable et bien nanti. Pourtant, cette jeune femme hors du commun envisage son avenir bien différemment. Le brillant André Bamberg, ingénieur à l’usine Gosselet, veut lui aussi le bien de Simone, et même plus : il espère obtenir son cœur. L’idylle entre les deux tourtereaux dure un temps dans le plus grand secret, jusqu’à ce que Simone prenne un jour l’initiative de fuir la splendide demeure de ses parents pour épouser son prétendant, avec lequel elle entrevoit un avenir heureux… Mais le plan d’évasion est contrecarré par le père Gosselet, qui refuse de renoncer a ses ambitions pour sa fille. En furie, il l’envoie dans un couvent, certain qu’une éducation religieuse aura raison des idées débridées de celle qui a osé lui tenir tête. Le pauvre homme devra pourtant se rendre a l’évidence : son enfant n’est pas une princesse qu’on peut contenir, mais bien une femme de tête perspicace, déterminée, indépendante. C’est ce que Simone, bien en avance sur son temps, prouvera dans sa quête pour retrouver son bien-aimé et poursuivre sa vie telle qu’elle l’entend, libérée de son destin.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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TÖPFFER, Rodolphe – Elisa et Widmer

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 30min | Genre : Nouvelles


Rodolphe Töpffer

À chaque lecture d’un texte de Rodolphe Töpffer (1799-1846), nous avons mentionné La Bibliothèque de mon oncle, « une suite de souvenirs autobiographiques très agréables à lire ; dans cette Nouvelle genevoise l’auteur, avec beaucoup d’humour, ravive des épisodes de sa jeunesse », comme ouvrage de référence de ses souvenirs de famille qui jonchent ses œuvres, y compris Elisa et Widmer (1834) qui offre deux intérêts majeurs :

- une grande partie autobiographique :

« Je vais quelquefois au cimetière : c’est un lieu qui m’émeut plus qu’il ne m’attriste. À mesure que j’avance en âge, il me semble que les liens qui m’attachent aux vivants vont se dénouant, et que d’autres se forment en secret qui m’entraînent vers les morts, cette future société, chez qui je vais bientôt descendre. »

- et la belle histoire d’amour d’Elisa et de Widmer :

« C’est pour moi que je le pleure (dit la vieille servante de Widmer), mon bon monsieur ; pour lui, la mort l’a délivré : il n’aimait plus la vie. Quant à son histoire, je vous dirai ce que j’en sais : peu de chose. Il ne causait jamais de ses chagrins ; ce que j’en ai appris, c’est d’ailleurs. Tout jeunes, ils s’étaient aimés avec une jeune demoiselle, se promettant d’être l’un à l’autre, mais ils n’avaient pas de fortune. Il prit un état, travailla de bon courage pendant bien des années, et, une fois ses affaires avancées, ils s’épousèrent. Je ne les ai pas connus dans ce temps, si ce n’est qu’un jour je vis cette dame, bien jeune et bien pâle, qui regardait à cette fenêtre. C’est pas bien loin de là qu’elle mourut. »

Un récit très touchant d’un grand écrivain.

Elisa et Widmer.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – On ne badine pas avec l’infini (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Nouvelles


Une roulotte automobile en 1912

Posologie : lire chaque jour de la semaine, au réveil, un des sept articles suisses que trouvaient au petit-déjeuner les abonnés de La Tribune de Lausanne ou de La Gazette de Genève dans les années 1917-1925, deuxième sélection d’articles recueillis dans On ne badine pas avec l’infini d’Henri Roorda.
Aucune contre-indication. Conseillé aux esprits chagrins.

« Tu te plains de la monotonie de ton existence. Mais n’est-ce pas agréable d’accomplir avec aisance, machinalement, le travail auquel on est habitué depuis longtemps ? Si tu devais, tout à coup, exercer une profession nouvelle, tu serais bien embarrassé.
Tiens-tu tant que ça à rencontrer des obstacles sur ton chemin ? Assis de huit heures à midi devant tes registres, tu peux rêvasser à ton aise. Tu n’es pas pressé. Dans ton bureau, tu ne t’exposes pas à être renversé par le bicycliste sournois et silencieux. Tu es loin de tes enfants qu’il faut toujours gronder et tu n’entends pas les reproches justifiés de ta femme. Dans un mois, tu devras soutenir un dialogue difficile avec un créancier. Mais pourquoi y penser déjà ? Tu auras peut-être la chance de mourir avant. Ton défaut grave, c’est de ne pas savoir goûter la douceur de la minute présente.
Il y a, dans notre monde médiocre, beaucoup de choses qui vont très bien. En dépit des intempéries et des cataclysmes, en dépit de la bêtise et de la paresse des hommes, en dépit de tous les accidents, nous jouissons toujours d’un peu de sécurité. Chaque jour, on trouve du pain frais dans les boulangeries et de la viande dans les boucheries. Et toi, fonctionnaire amer, tu es sûr de toucher ton traitement à la fin de chaque mois. Voyons : admire un instant ces arbres et ce ciel lumineux. Et tâche de sourire.
La plupart des hommes et des femmes sont dépourvus de beauté ; mais ça ne les empêche pas de se marier et d’échanger parfois des paroles affectueuses. D’ailleurs, le plus souvent, on est laid sans le savoir. Et si le nombre des êtres très intelligents est minime, cela n’a aucune importance. Que dis-je ! Il est peut-être heureux que ce nombre ne soit pas grand. »

> Écouter un extrait : Automobilisme et liberté.

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RENFER, Werner – Hannebarde (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 10min | Genre : Nouvelles


Sonneur de cloches

Quand Hannebarde, le sonneur de cloche d’un petit bourg est questionné par Bridille, une fillette qui parcourt les sentiers avec la vivacité d’une « flamme rouge, blanche et bleue », il est d’abord étonné. Peu à peu naît une amitié entre ce géant montagnard qui parle peu mais tire de ses cloches « des notes éclatantes » et cette petite fille du fossoyeur, aux tresses blondes et à la « voix de clochette ». Cette gamine lui fait retrouver une joie depuis longtemps perdue à laquelle il fait participer tout le bourg… La jeune fille a maintenant dix sept ans, les gens commencent à jaser…

De cette histoire, Werner Renfer (1898-1936), écrivain, journaliste, poète suisse et auteur injustement oublié tire Hannebarde une nouvelle joyeuse et douloureuse, conte d’amour et de mort avec pour décor la terre du Jura que l’ingénieur agronome qu’il est décrit magnifiquement aux diverses saisons.

> Écouter un extrait : Chapitres 01 à 03.

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ROORDA VAN EYSINGA, Henri – On ne badine pas avec l’infini

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Les Lettres de l'alphabet

Le Français Alphonse Allais (1854-1905) et le Suisse Henri Roorda (1870-1925) ont pratiqué le même humour, sur les mêmes sujets, souvent joué avec les mêmes calembours, fustigé leur époque avec la même insolence et le même bonheur. L’Hindou se tend, est-ce d’Allais ou de Roorda ?
Déjà sont sur le site des sélections de Le Roseau pensotant (sélection 1, sélection 2), l’intégralité de Le pédagogue n’aime pas les enfants, de Le Rire et les rieurs et de À prendre ou à laisser de Henri Roorda Van Eysinga.

On ne badine pas avec l’infini est un recueil de 77 courts articles, en grande partie, de La Tribune de Genève ou de La Tribune de Lausanne où nous avons cueilli au hasard une dizaine… pour vous donner envie d’en connaître davantage.

« Si l’on s’en tenait aux nouvelles que les feuilles publiques lancent chaque matin dans la circulation, on devrait croire que le monde est dans un état d’effroyable désordre et que l’humanité va bientôt sombrer dans la démence. Le journaliste ne nous parle des trains que lorsqu’ils déraillent. Il ne s’intéresse qu’aux piétons qui se font écraser par des automobiles. Contre les autres (qui sont pourtant plus intelligents), il fait la conspiration du silence. C’est seulement lorsqu’un village est détruit par un incendie ou par une avalanche qu’on nous révèle son existence. Je connais de très honnêtes gens dont le journal n’a jamais publié le portrait : pour le faire, il attend que ces êtres bons et vertueux aient commis un crime atroce ou qu’ils se soient livrés au commerce clandestin de la cocaïne. Enfin, pour nous donner de la vie une idée juste, on attire sans cesse notre attention sur les gouvernements renversés, les peuples révoltés, les grévistes syndiqués, les boxeurs tuméfiés et les tremblements de terre.
Eh bien, je dis qu’on nous trompe. Il règne dans l’univers un ordre admirable… etc »

> Écouter un extrait : Agissons !.

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STAMM, Marielle – L’Œil de Lucie

Donneuse de voix : Esperiidae | Durée : 5h 42min | Genre : Romans


Marielle Stamm - L'Œil de Lucie

Cela commence par un gâteau d’anniversaire dans lequel une petite fille plante son doigt, puis le lèche. Un geste de transgression générateur de fantasmes qui renvoie le lecteur à la célèbre Histoire de l’œil de Georges Bataille. Lucie souffre d’une malformation congénitale, son œil gauche ne verra jamais la lumière du jour, un drame découvert au cours du fameux goûter qui ouvre le roman. L’infirmité de l’héroïne va susciter sa vocation de peintre. (Extrait du quatrième de couverture)

Marielle Stamm est journaliste et écrivain. Née d’un père suisse et d’une mère française, elle étudie le droit à Aix-en-Provence puis part à Paris où elle obtient le diplôme de l’Institut d’études politiques. Elle suit les cours de l’École du Louvre. Pionnière en journalisme informatique, elle devient correspondante de l’hebdomadaire 01 Informatique, dès 1974. Elle couvre l’actualité de l’informatique en Suisse pour le Journal de Genève, puis Le Nouveau Quotidien. Dès 1982, elle dirige la société Edimont et crée ses propres journaux spécialisés dans le domaine. Depuis 2003, elle collabore activement aux projets du Musée Bolo, musée d’informatique hébergé à l’EPFL, à Lausanne.

En 2005, Marielle Stamm publie son premier roman : L’Œil de Lucie (aux Éditions de l’Aire), honoré du Prix Rambert 2007.

Je remercie infiniment Marielle Stamm, qui a consenti avec amabilité et générosité à l’enregistrement et à la publication de L’Œil de Lucie. Avec l’aimable autorisation des Éditions de l’Aire.

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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