Livres audio gratuits pour 'Théodore de Banville' :


BANVILLE, Théodore (de) – Très femme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Nouvelles


Très femme

Le sujet assez étrange de ce conte de Banville, Très femme :

Constance confie à sa meilleure amie qu’elle ne peut plus supporter son mari parce qu’il est parfait !!!

« Quand j’ai épousé ce misérable, il y a déjà treize ans de cela, j’avais dix-sept ans et il en avait vingt-deux ; eh bien ! ma chérie, il y a treize ans que je l’exècre. Ce qui tout d’abord me l’a fait prendre en haine, c’est son absolue et irritante perfection en toutes choses, qui me poursuit comme la plus cruelle ironie. Sur un point quelconque, il m’a toujours été impossible de le prendre en faute. Il n’est jamais fatigué, il ne se plaint jamais de ses travaux, il est toujours gai, spirituel, reposé comme s’il sortait du bain, mari et amant irréprochable, prêt à quitter le labeur le plus attachant pour m’emmener au bal, à la comédie, où je veux, pour m’embrasser, pour m’amuser comme une enfant, pour causer chiffons, et il en cause mieux que moi. »

Illustration : John Grand-Carteret, Images galantes et esprit de l’étranger (1905).

Très femme.

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BANVILLE, Théodore (de) – La Jeune Fille

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Nouvelles


Jean-Baptiste Jules Trayer - Le Baiser (1858)

La Jeune Fille de Théodore de Banville retrace le triste destin de Claire, âgée de dix-huit ans, naïve, ne voyant le mal nulle part, mais de santé très fragile. Sur le point de se marier, elle de trouve confrontée
à divers comportements amoureux de son entourage, même familial, qui l’écœurent.
Le choc est trop violent et l’émotion la tue.

Illustration : Jean-Baptiste Jules Trayer, Le Baiser (1858).

La Jeune Fille.

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BANVILLE, Théodore (de) – Mince, alors…

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 13min | Genre : Nouvelles


Mince, alors...

Portrait d’une courtisane ou la femme idéale… Extrait du recueil Dames et Demoiselles paru en 1886.

« Tout de suite devenue affinée, elle devina le mécanisme de ce que l’on nomme : esprit. Elle comprit que c’est uniquement l’habitude de trouver entre deux termes quelconques un rapport ingénieux et rapide, et aussi elle devina que si la pensée est vide, meublée de rien, cet exercice n’est que l’inutile jeu d’un écureuil dans une cage. Le véritable esprit doit avoir pour sa pâture une science profonde, soigneusement cachée. »

Mince, alors…

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BANVILLE, Théodore (de) – Rose qui rit

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 14min | Genre : Contes


Rose qui rit

Cette nouvelle douce-amère de Théodore de Banville (1823-1891) est extraite de ses Contes bourgeois parus en 1885.

Le début : « Le rire de madame Rose Georget est une des joies et une des curiosités de la ville de Chinon. Le fait est que cette charmante femme rit toujours, à propos de tout et à propos de rien, pour un rayon qui passe, pour une mouche qui s’envole, pour un mot qui n’a, absolument rien de comique ; et pourtant elle n’a pas l’air bête ! Sa jolie petite frimousse à fossettes, chiffonnée comme celle d’une nymphe de Clodion, ses lèvres rouges, son nez relevé au bout comme par un capricieux coup de pouce du statuaire, ses grands yeux d’or, ses cheveux relevés en broussailles, sa mignonne oreille rose, ses mains potelées ont infiniment d’esprit, et sa bouche toujours ouverte laisse voir un tas de perles, où vient se jouer la lumière. »

Rose qui rit.

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BANVILLE, Théodore (de) – Conte pour faire peur

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 18min | Genre : Contes


Conte pour faire peur

Ce conte de Théodore de Banville (1821-1891) cache sous son titre une sorte de portrait-express de la courtisane désabusée. Il est paru dans la Revue nouvelle en 1864.

« Maman, c’est moi, je vous apporte vos quatre sous de lait, et bien d’autres choses avec un peu de rentes, pas beaucoup, mais le dégoût sans fond, l’ennui mortel et le désespoir sans bornes Il faut vous dire que tous les hommes sont sots et infâmes. J’ai vu les grands seigneurs, ils sont mal élevés ; j’ai vu les gens d’esprit, ils n’ont pas d’esprit ; j’ai vu les financiers, ils n’ont pas d’argent ; j’ai vu les diplomates, ils se laissent tromper comme des Cassandres. Il y a les hommes qui montent à cheval et ceux qui ne montent pas à cheval, les uns sont lâches et les autres sont imbéciles. De délicatesse dans l’âme de ces gens-là, il n’y en a pas plus que de roses mousseuses sur les rochers de Fontainebleau. Entre eux tous les beaux, les brillants, les splendides, il n’y en a pas un qui sache payer une note de restaurateur d’une façon polie pour la femme qu’il accompagne ! »

Conte pour faire peur.

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BANVILLE, Théodore (de) – Le Vin samien – MENDÈS, Catulle – Le Perroquet de Gérard de Nerval

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Biographies


Gustave Courbet - Femme au perroquet

Catulle Mendès et Théodore de Banville se retrouvent sur cette page parce que Le Perroquet de Gérard de Nerval de Mendès a été écrit en prenant comme point de départ Le Vin samien de Banville, ainsi que l’indiquent ces quelques lignes adressées à Jean Lorrain par Mendès dans sa dédicace :

« Tout récemment, vous rappeliez un conte du merveilleux Banville, le conte où parle le fatidique Perroquet-symbole de la Maison de Débauche ! Dans cette page de rêve, mon cher poète, il y a une histoire, une histoire vraie qui arriva au délicieux et douloureux Gérard de Nerval ; elle nous fut dite, à Banville et à moi, par Charles Asselineau, grand ami de Gérard Labrunie ; et la voici, moins émerveillante que le conte, mais plus proche de l’abominable réalité. »

Il faut reconnaître sous le nom du poète Aimery de Los celui de Gérard de Nerval et noter ce témoignage biographique précieux :
« Quoi qu’on ait dit, et quoi qu’il en ait pensé lui-même lorsqu’il s’en allait pour deux ou trois mois en villégiature chez le docteur Blanche, Aimery de Los (Nerval) n’a jamais été fou. Il ne l’était pas lorsqu’il écrivait ses Sonnets mystiques, si faciles à comprendre pour quiconque n’a pas perdu le sens poétique, et il ne l’était même pas lorsqu’il se pendit à un réverbère dans la triste rue souterraine, fatigué d’être garrotté dans les liens de la chair, et délivrant enfin son âme frémissante, dont il sentait s’agiter en lui les impatientes ailes de papillon, avides de l’espace infini et de la lumière. Il n’a jamais été fou, il n’était pas fou. »

La vérité ? Il est retrouvé pendu à la grille d’un escalier rue de la Vieille Lanterne, près du Châtelet, son chapeau sur la tête. Suicide ? Accident ? Agression ? Porte d’un asile qui lui aurait été refusée ? La mort de Nerval reste une énigme à l’image de ses livres et de sa vie.

Illustration : Gustave Courbet, Femme au perroquet (détail, 1866).

Le Vin samien.

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DIVERS – Quinze Poèmes inconnus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Poésie


Agénor Altaroche

Quinze poèmes ignorés ou inconnus d’auteurs, eux aussi, inconnus (sauf Allais, Malherbe, Nodier ou Bainville), d’époques et de sujets très divers, que Littératureaudio.com a le plaisir de tirer pour vous de l’oubli.

Un exemple, plein d’humour, d’Algenor Altaroche (1811-1884) :

Pétition d’un voleur à un roi son voisin

« Sire, de grâce, écoutez-moi :
Je viens de sortir des galères…
Je suis voleur, vous êtes roi,
Agissons ensemble en bons frères.
Les gens de bien me font horreur,
J’ai le cœur dur et l’âme vile,
Je suis sans pitié, sans honneur :
Ah ! faites-moi sergent de ville.

Bon ! je me vois déjà sergent :
C’est une maigre récompense.
L’appétit me vient en mangeant :
Allons, sire, un peu d’indulgence.
Je suis hargneux comme un roquet,
D’un vieux singe j’ai la malice ;
En France, je vaudrais Gisquet :
Faites-moi préfet de police.

Je suis, j’espère, un bon préfet !
Toute prison est trop petite.
Ce métier pourtant n’est pas fait,
Je le sens bien, pour mon mérite.
Je sais dévorer un budget,
Je sais embrouiller un registre ;
Je signerai : « Votre sujet »,
Ah ! sire, faites-moi ministre.

Sire, oserais-je réclamer ?…
Mais écoutez-moi sans colère.
Le vœu que je vais exprimer
Pourrait bien, ma foi, vous déplaire.
Je suis fourbe, avare, méchant,
Ladre, impitoyable, rapace ;
J’ai fait se pendre mon parent :
Sire, cédez-moi votre place. »

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DIVERS – Le Temps qui passe, cinq poètes célèbres

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Poésie


Le Pont Régemortes à Moulins

Sur le thème de la nostalgie, de la fuite du temps, cinq grands poètes ont rêvé…

Théodore de Banville : Bien souvent je revois

« Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes. »

Guillaume Apollinaire : Automne malade

« Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille. »

Alfred de Musset : À Juana

« Mais que dis-je ? ainsi va le monde.
Comment lutterais-je avec l’onde
Dont les flots ne reculent pas ?
Ferme tes yeux, tes bras, ton âme ;
Adieu, ma vie, adieu, madame,
Ainsi va le monde ici-basé. »

Voltaire : À une dame ou soi-disant telle

« Ainsi mes jours égaux, que les Muses remplissent,
Sans soins, sans passions, sans préjugés fâcheux,
Commencent avec joie, et vivement finissent
Par des soupers délicieux. »

Alphonse de Lamartine : Consolation

« Mais loin de moi ces temps ! que l’oubli les dévore !
Ce qui n’est plus pour l’homme a-t-il jamais été ?
Quelques jours sont perdus ; mais le bonheur encore,
Peut fleurir sous mes yeux comme une fleur d’été. »

> Écouter un extrait : Bien souvent je revois.

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