Bajard Jones, Sunday evening at the Plaza hotel (1912)

Léviathan Hôtel

Une violente charge, sans concessions, de Théodore de Banville contre un hôtel moderne à l’américaine en 1876.

Léviathan Hôtel « passe à juste titre pour résumer toutes les plus confortables magnificences du progrès moderne.
Du faux bronze, du faux zinc, du faux marbre réel, du faux marbre factice, du faux stuc, du faux plâtre, du faux bois, du faux papier mâché, le contraire de toutes les harmonies exalté à une intensité de charivari telle que le mensonge lui-même y dévient un faux mensonge ; la fausse dorure, le faux papier peint, la fausse soie, le faux damas de laine, le faux damas laine et soie, le faux acajou, le faux bois blanc, ô délire ! c’est au point qu’on se croirait au théâtre de l’Opéra-comique.
Désormais, ah ! désormais pour toujours, je comprends l’Amérique, et aussi le peuple américain, dont Victor Hugo a dit, en son langage de dieu indigné :

Peuple à peine ébauché, nation de hasard,
Sans tige, sans passé, sans histoire et sans art ! »

En 1880 cet antiaméricanisme commun à Banville et à Victor Hugo était-il partagé ?


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Illustration :

Bajard Jones, Sunday evening at the Plaza hotel (1912)

Livre audio gratuit ajouté le 27/09/2013.
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Lu par René Depasse

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