À Découvrir :
VERLAINE, Paul – Du Parnasse contemporain

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Histoire


Henri Fantin-Latour - Coin de table (1872)

Avec Du Parnasse contemporain, un des articles des Mémoires d’un veuf (Première Sélection, Deuxième Sélection), Paul Verlaine illustre de précisions historiques et de moments vécus ce résumé de Wikipédia :

« Le Parnasse contemporain se compose de trois volumes collectifs de poésie, publiés en 1866, 1871 et 1876 par l’éditeur Alphonse Lemerre, auxquels participèrent une centaine de poètes, notamment : Leconte de Lisle, Théodore de Banville, Heredia, Gautier, Catulle Mendès, Baudelaire, Sully Prudhomme, Mallarmé, François Coppée, Charles Cros, Léon Dierx, Louis Ménard, Verlaine, Villiers de L’Isle-Adam et Anatole France. »

N’oublions pas, pour comprendre ses propos agressifs à l’égard de son époque, que Verlaine est l’auteur des Poèmes saturniens (1867) (qui n’eut pas dès l’abord un succès considérable) et retenons sa fameuse interrogation triomphante :

« Pauvres gens ! l’Art n’est pas d’éparpiller son âme :
Est-elle en marbre, ou non, la Vénus de Milo ? »

Illustration : Henri Fantin-Latour, Coin de table (1872).

Du Parnasse contemporain.

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À Découvrir :
AUDOUX, Marguerite – Trois Nouvelles

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles


Paul Gauguin - Mandoline sur une chaise

Marguerite Audoux, ancienne bergère gardeuse d’agneaux, devenue couturière, ayant vécu dans la pauvreté a connu le succès littéraire avec Marie-Claire et a obtenu le prix Femina (1910), encouragée par Octave Mirbeau.
Elle a écrit quelques nouvelles agréables à lire, dont nous publions, après Souvenirs :

La Fiancée, Le Suicide et Fin moka qui n’ont pas eu la renommée de son roman.

« Depuis un moment, il me semble qu’un petit animal étrange est venu se loger dans l’endroit le plus profond de mon cœur, je le vois, et je le sens ; il ne cesse de frémir et de trembler comme s’il avait peur et froid, et toujours il creuse plus avant comme s’il espérait trouver un endroit chaud où il pourrait se blottir pour longtemps. Mais il ne fait plus chaud dans mon cœur et tu peux fouiller avec tes fines griffes, petit animal tout blanc et lorsque tu auras pénétré au fond même de ma vie, tu continueras à frémir et à trembler tout comme les feuilles des peupliers qui frémissent parfois, sans qu’on sache d’où vient le vent. » (Le Suicide)

> Écouter un extrait : La Fiancée.

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FERNÁN CABALLERO – Clemencia

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 8h | Genre : Romans


Julio Romero de Torres - Encendiendo la mecha

La note suivante a été placée par Fernán Caballero dans une de ses œuvres, Fleurs des champs.
« Ce n’est point par amour-propre mais pour remplir un devoir de conscience, que nous traduisons ici le jugement porté par le vicaire de la cathédrale de Cologne : « Je vous félicite d’avoir donné au public allemand l’œuvre remarquable de M. Fernan Caballero, intitulé Clemencia. C’est un de ces livres dont la lecture est aussi utile qu’elle est agréable, aimable sans affectation sentimentale, rempli d’un pur et vif christianisme, riche en enseignements et assaisonné de la grâce et de l’enjouement naturels au génie andalous. Il nous fait voir l’Espagne sous un jour à la fois attrayant et beau et je puis vous assurer, une fois qu’on a lu cette œuvre, qu’on ne pourrait qu’attirer l’attention sur elle. »

Traduction : Antonio de Zappino et Alphonse Marchais (1863).

Illustration : Julio Romero de Torres, Encendiendo la mecha (1924).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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GAUTIER, Théophile – Zigzags (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


Parenthèse

Ces trois articles de Zigzags de Théophile Gautier font réfléchir…

Parenthèse
« Si les peintres font la nature, les écrivains font les mœurs ; ce qu’on appelle le monde est une pure abstraction : un auteur compose un livre où il imagine une société à sa guise, trace des portraits et des caractères qui n’existent pas : les copistes arrivent bientôt, et les héros de roman sont traduits en chair eten os. Les Lovelace, les Saint-Preux, les Werther, etc., etc., créés par Richardson, Rousseau et Goëthe, ont servi de patron à presque tous les jeunes gens à la fin du dernier siècle et au commencement de celui-ci. »

Paysage et sentiment
« Le jour est grossier, cynique, il n’épargne rien ; – la nuit, on n’aperçoit plus que les masses, les grands clairs et les grandes ombres : c’est la poésie, la mélancolie, le mystère. Et puis, s’il faut l’avouer, un des grands charmes de la nuit, à mes yeux, c’est que les bourgeois sont couchés, et laissent la place libre à la nature et à Dieu. »

Yeux vertes et talons roses
Amusant de comparer les réactions de Gautier dans Les Yeux verts et de Tristan Bernard dans En Angleterre (enregistré il y a 3 jours) devant la peur du mal de mer !

Illustration : Diverses gravures du peintre Alfred Edward Chalon (XIXe).

> Écouter un extrait : Parenthèse.

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THEURIET, André – L’Horloge

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 26min | Genre : Nouvelles


L'Horloge

Cette poignante et tendre nouvelle d’André Theuriet (1833-1907) est parue dans le magazine La Lecture en juillet 1896.

Le début : « C’était une horloge du XVIIIe siècle, enfermée dans une longue boîte de noyer qu’enjolivait une curieuse marqueterie de buis de rose. Tout en haut, le cadran de cuivre finement ciselé montrait à nu l’émail bleu de ses chiffres romains, tandis que dans les flancs chantournés de l’étui, le grand balancier allait et venait avec un bruit sec, laissant voir à intervalles réguliers son disque jaune par la vitre ronde d’une lucarne. Le marteau tombant lentement sur le timbre, sonnait les quarts, les demies et les heures, avec un tintement pareil à la sonnerie d’une église de village. On l’entendait du milieu de l’escalier, ainsi que le majestueux tic-tac du pendule. L’horloge avait dû orner jadis le vestibule de quelque château campagnard. Par quels milieux avait-elle passé avant de venir meubler la modeste salle à manger du petit appartement que Mme Noirtin occupait au cinquième d’une maison de la rue Saint-Placide ? Mme Noirtin elle-même n’aurait pu le dire au juste. Tout ce qu’elle savait, et qu’elle ne se lassait de conter à son vieil ami, M. Evonyme Martelot, c’est que l’horloge provenait de l’héritage de sa grand-mère paternelle, et que celle-ci l’avait apportée en dot, lorsqu’elle était entrée en ménage, vers 1813 ou 1814. »

L’Horloge.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 45, suite)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Biographies


Badauds au Jardin des plantes

Dans ce long chapitre, Vidocq nous relate savoureusement une affaire à succès et trois problèmes hors de sa compétence.

Et ce n’est pas fini…

Contenu de ce fragment du chapitre45 :

M. Prunaud, ou la découverte improvisée. – Je puis gagner 50 pour 100. – La réclamation de l’émigré. – Un vol domestique. – La montre à quantième. – La femme enlevée.

Illustration : Badauds au Jardin des plantes (1859).

Chapitre 45 (Suite).

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BAZIN, René – Les Oberlé

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 7h 50min | Genre : Romans


Les Oberlé

Joseph Oberlé est un riche industriel alsacien qui s’accommode de la tutelle allemande et envoie son fils faire ses études de droit en Allemagne. Il envisage pour sa fille Lucienne un mariage avec un Allemand. Pourtant, sa femme, Monique, et son fils Jean ne sont pas de ce point de vue. Eux partagent l’opinion majoritaire de résistance aux Prussiens. Ils vont s’opposer aux projets de Joseph…

« - Il n’est pas permis à un esprit éclairé de juger les pays simplement sur leur commerce, leur marine ou leur armée.
- Sur quoi donc les juger, monsieur ?
- Sur leur âme, monsieur ! La France a la sienne, que je connais par l’histoire, et par je ne sais quel instinct filial que je sens en moi. Et je crois fermement qu’il y a beaucoup de vertus supérieures ou de qualités éminentes, la générosité, le désintéressement, l’amour de la justice, le goût, la délicatesse et une certaine fleur d’héroïsme, qui se rencontrent, plus abondamment qu’ailleurs, dans le passé et aussi dans le présent de cette nation-là. Je pourrais en citer bien des preuves. Lors même qu’elle serait aussi faible que vous l’assurez, elle renferme des trésors qui font l’honneur du monde, qu’il faudrait lui ravir avant qu’elle méritât de mourir, et près desquels tout le reste est peu de chose. Votre germanisation, monsieur, n’est que la destruction ou la diminution de ces vertus ou de ces qualités françaises dans l’âme alsacienne. Et c’est pourquoi je prétends qu’elle est mauvaise… »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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MIRBEAU, Octave – Le Concombre fugitif – Mon jardinier

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Nouvelles


Silphium albiflorum

Deux textes de plein air dont Le Concombre fugitif, bel hymne à la fleur (qui chagrinera peut-être les amateurs de bégonias !).

« Oh ! les jardins d’aujourd’hui, comme ils me sont hostiles ! Et quel morne ennui les attriste ! À quel rôle abject de tapis d’antichambre, de mosaïque d’écurie, de couvre-pieds de cocottes, les jardiniers, mosaïculteurs et cloisonneurs de pelouses, n’ont-ils pas condamné les fleurs ! Tout ce qu’elles peuvent avoir, en elles, de personnalité mystérieuse, tout ce qu’elles contiennent de symboles émouvants et de délicieuses analogies, tout l’art exquis qui rayonne, en prodiges de formes éducatrices, de leurs calices, on s’acharne à le leur enlever. On les oblige à disparaître, taillées, rognées, ébarbées, nivelées par un criminel sécateur, dans une confusion inharmonique, dans une sorte de tissage mécanique et odieux. Elles ne sont plus tolérées dans les jardins, qu’à la condition de dire la suprême sottise du jardinier, d’étaler par des chiffres et par des noms la richesse et la vanité du propriétaire. Les hommes exigent qu’elles descendent jusqu’à leur snobisme, jusqu’à leur vulgarité. Rien n’est triste comme des fleurs asservies.
Les fleurs que j’aime sont les fleurs de nos prairies, de nos forêts, de nos montagnes. »

Les moqueries habituelles d’Octave Mirbeau parsèment Mon jardinier.

Illustration : Fleur de Silphium albiflorum.

Le Concombre fugitif.

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VOLTAIRE – Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 1min | Genre : Discours


Voltaire

« Le même hasard qui m’amena les enfants de Calas veut encore que les Sirven s’adressent à moi. Figurez-vous, mon ami, quatre moutons que des bouchers accusent d’avoir mangé un agneau ; voilà ce que je vis. Il m’est impossible de vous peindre tant d’innocence et tant de malheurs. »
(Voltaire, Lettre à Damilaville, 1er mars 1765)

En 1766, Voltaire rédige un second Traité sur la tolérance, à l’occasion de l’affaire Sirven (protestants accusés d’avoir tué leur fille).

« Voilà donc en France deux accusations de parricides pour cause de religion dans la même année, et deux familles juridiquement immolées par le fanatisme ! Le même préjugé qui étendait Calas sur la roue, à Toulouse, traînait à la potence la famille entière de Sirven, dans une juridiction de la même province ; et le même défenseur de l’innocence, M. Élie de Beaumont, avocat au parlement de Paris, qui a justifié les Calas, vient de justifier les Sirven par un mémoire signé de plusieurs avocats, mémoire qui démontre que le jugement contre les Sirven est encore plus absurde que l’arrêt contre les Calas. »

Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven.

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BERNARD, Tristan – Sur les grands chemins (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 38min | Genre : Nouvelles


Borne kilométrique

Une soixantaine de récits humoristiques compose Sur les grands chemins publié par Tristan Bernard en 1917.

Comme Paris a changé depuis un siècle ! C’est un plaisir pour l’amateur d’Histoire d’imaginer que la route de Paris à Fontainebleau était pleine d’ornières, qu’il était difficile de s’asseoir sur les bornes semi-kilométriques, alors que les kilométriques étaient confortables, qu’on pouvait suivre des matchs de foot sans télévision ou que creuser un jour un tunnel sous la Manche était voisin de l’utopie !… Tous les détails (souvenirs personnels) vous sont donnés dans : Vers Fontainebleau, Joyeux Piétons, Sur le papier et En Angleterre.

Illustration : Borne kilométrique ancienne, par Claude Villetaneuse (licence Cc-By-Sa-3.0).

> Écouter un extrait : Vers Fontainebleau.

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