À Découvrir :
MAUPASSANT, Guy (de) – Aux champs

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 14min | Genre : Nouvelles


Guy de Maupassant (par François Feyen Perrin, 1850)

Comment l’on assiste à une vente d’enfant, tout à fait légale au XIXè siècle, mais qui provoque aussi bien du ressentiment au pauvre Charlot !

« [...] La première des deux demeures, en venant de la station d’eaux de Rolleport, était occupée par les Tuvache, qui avaient trois filles et un garçon ; l’autre masure abritait les Vallin, qui avaient une fille et trois garçons.Tout cela vivait péniblement de soupe, de pomme de terre et de grand air. A sept heures, le matin, puis à midi, puis à six heures, le soir, les ménagères réunissaient leurs mioches pour donner la pâtée, comme des gardeurs d’oies assemblent leurs bêtes. »

Aux champs.

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À Découvrir :
CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 9min | Genre : Poésie


Statue de Chateaubriand à Saint-Malo

Chateaubriand est un grand poète lyrique ; dans sa prose,  se glissent parfois, avec bonheur des décasyllabes ou des alexandrins. Mais aucun critique, aucun contemporain n’a jamais loué ses quelques poèmes.

En voici, par curiosité et pour mémoire, cinq de l’« Enchanteur », meilleur prosateur que versificateur.

On ne se pâme pas en lisant :
« Déjà le soir de sa vapeur bleuâtre
Enveloppait les champs silencieux ;
Par le nuage étaient voilés les cieux :
Je m’avançais vers la pierre grisâtre. »

Nous verrons.

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DIDEROT, Denis – Sur l’inconséquence du jugement public de nos actions particulières

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 1h 3min | Genre : Romans


Anton von Maron - Portrait de deux gentilshommes devant l'arc de Constantin à Rome (1767)

Les jugements que nous portons sur autrui sont absurdes. Nous jasons sans savoir. Pour nous le prouver Diderot recourt à un savoureux récit.

« – Ma foi, je vous avoue que j’ai jugé Desroches comme tout le monde.

- Et c’est ainsi que de bouche en bouche, échos ridicules les unes des autres, un galant homme est traduit pour un plat homme, un homme d’esprit pour un sot, un homme honnête pour un coquin, un homme de courage pour un insensé, et réciproquement. Non, ces impertinents jaseurs ne valent pas la peine que l’on compte leur approbation, leur improbation pour quelque chose dans la conduite de sa vie. Écoutez, morbleu ; et mourez de honte. [...] »

Sur l’inconséquence du jugement public de nos actions particulières.

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LEÇON poético-grammaticale sur le verbe « Ravoir » (en compagnie d’Alphonse Allais)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1min | Genre : Poésie


Émile Littré - Dictionnaire de la langue française, article « Ravoir »

Présent
je rai
tu ras
il ra
nous ravons
vous ravez
ils ront
Imparfait
je ravais
tu ravais
il ravait
nous ravions
vous raviez
ils ravaient
Passé simple
je reus
tu reus
il reut
nous reûmes
vous reûtes
ils reurent
Futur
je raurai
tu rauras
il raura
nous raurons
vous raurez
ils rauront

Toute la conjugaison du verbe Ravoir est disponible sur Wiktionary

Il ne faut pas rayer le verbe ravoir « récupérer, avoir de nouveau » de la grammaire ni railler, en râlant, ceux qui s’y rallient.
On peut aussi raire ou réer, mais en rayant ou en réant, vous prouvez que vous êtes un cerf !

« J’ai perdu mon titre, dit le champion, mais je le raurai… Il faudrait beaucoup d’efforts pour je le reusse, mais, en le rayant, quel bonheur de dire : « je le rai »».

Qui aurait pu dire cela ? Antonio, après le match de foot, quand il eut stoppé sa Rolls au parking, ce week-end ? (lol du speaker sous sa chechia) Bye !

En cadeau, pour vos oreilles, ce ré-engistrement (2017) de Complainte amoureuse (2007) d’Alphonse Allais.

Illustration : Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, article « Ravoir » (1883).

Complainte amoureuse.

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LORRAIN, Jean – Princesses d’ivoire et d’ivresse

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 58min | Genre : Contes


Les Très Riches Heures du Duc de Berry, Avril

Princesses d’ivoire et d’ivresse est un recueil de contes écrits par Jean Lorrain, et publiés dans La Revue illustrée entre 1897 et 1899 avant d’être réunis en recueil 1902, quatre ans avant sa mort.
Dès sa préface, l’auteur évoque des personnages à la beauté de « madones avec leur blancheur immaculée aux vêtements de brocarts d’argent et de satins luisants bossués de perles ». Ainsi, une certaine esthétique de la femme est mise en valeur, les princesses sont de belles jeunes femmes pourvues de qualités enchanteresses, dévoilant leur chevelure de ténèbres « blondes » ou « rousses ». Lorrain plonge le lecteur dans une atmosphère de volupté, de richesses et de sensualité.

Cette première partie est complète. On peut trouver, dans la bibliothèque de Littératureaudio.com :

- La Princesse aux lys rouges
- La Princesse des chemins
- La Princesse au sabbat
- Les Filles du vieux duc
- La Princesse aux miroirs

Illustration : Les Très Riches Heures du Duc de Berry, Avril (141?).


> Consulter la version texte de ce livre audio.
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LORRAIN, Jean – La Princesse aux miroirs

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 16min | Genre : Contes


Fragment de la décoration d'une tombe : femme à une cérémonie

« Ce qu’elle leur demandait n’avait point de prix. Illys, toute à sa chimère et à son désir, avait promis aux magiciennes ce que leurs bouches d’ombre lui avait demandé : en échange de l’herbe qui conserve à jamais la jeunesse, une de ses nuits, oui ! Une de ses nuits de princesse vierge, passée au milieu d’elles, en échange de la beauté éternelle. »

Un nouveau conte du recueil Princesses d’ivoire et d’ivresse

Illustration : Fragment de la décoration d’une tombe égyptienne : femme à une cérémonie.

La Princesse aux miroirs.

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VERLAINE, Paul – Chansons pour elle (Poèmes, Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


L'été ne fut pas adorable, par Aristide Maillol

« La chair est triste hélas et j’ai lu tous les livres », écrivait Mallarmé à 53 ans et à 45 ans Paul Verlaine, tout au contraire, la glorifiait comme joyeuse dans Chansons pour elle.

« Après nos nuits d’amour robuste,
Je sors de tes bras mieux trempé,
Ta riche caresse est la juste
Sans rien de ma chair de trompé,
Ton amour répand la vaillance
Dans tout mon être, comme un vin,
Et, seule, tu sais la science
De me gonfler un cœur divin.
Aime-moi,
Car, sans toi,
Rien ne puis,
Rien ne suis. »
C’est de ce recueil de 25 courtes poésies, érotiques pour la plupart, que nous avons extrait ces dix rarement citées dans les œuvres de Verlaine.

À propos du poème « Je fus mystique et je ne le suis plus », il serait intéressant de feuilleter Sagesse, paru huit ans plus tôt, dont vous trouverez le texte intégral sur le site.

> Écouter un extrait : Tu n’es pas du tout vertueuse.

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DURUY, George – L’Unisson

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 6h 45min | Genre : Romans


L'Unisson

Auguste Gabriel Georges Duruy, dit George Duruy, né le 11 mars 1853, mort le 23 mars 1918, est un historien et romancier français.

Extrait : « Stimulé par la contradiction, Raymond apporta dans sa réplique une verve et une éloquence singulières ; tous les regards s’étaient tournés vers lui ; on l’écoutait avec quelque chose de plus que la simple attention, avec une sympathie qui s’adressait moins à ses idées qu’au talent dont il faisait preuve en les défendant. Claire ne s’y trompa point ; et la surprise qu’elle éprouva de cette constatation eut pour effet de la mettre en un état d’esprit singulier. Elle se sentit tout ensemble satisfaite et mécontente ; flattée dans son amour-propre de femme du succès qu’obtenait Raymond, particulièrement auprès de Mme de Sizerac, et en même temps furieuse, aussi bien contre lui que contre la marquise, de ce succès même ; fière de son mari, pour la première fois, mais irritée, aussi, par la révélation soudaine d’une supériorité qui reléguait son propre mérite — dont elle avait une opinion fort avantageuse — au second plan, et qu’elle ne se résignait point à rencontrer chez autrui, fût-ce chez l’homme dont elle portait le nom, sans que le premier mouvement de sa nature très personnelle fût d’en concevoir un peu d’envie. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LABOULAYE, Édouard – Trois Nouveaux Contes bleus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


De la demoiselle qui était plus avisée que l'empereur

L’avant-dernière partie des Nouveaux Contes bleus d’Edouard Laboulaye, intitulée Les Trois Histoires du Dalmate, comporte :

- La Paresseuse,
- De la demoiselle qui était plus avisée que l’empereur,
- Le Langage des animaux.

La fille paresseuse se fait épouser par le seigneur, la fille « avisée » par l’Empereur et le berger eut le bonheur de comprendre les animaux grâce au souffle du serpent.

Plutôt réservé au jeune public, mais non nécessairement !

Illustration : De la demoiselle qui était plus avisée que l’empereur, par Yan’ Dargent (1883).

> Écouter un extrait : La Paresseuse.

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TOLSTOÏ, Léon – Guerre et paix (Seconde Partie : Chapitre 01)

Donneurs de voix : Esperiidae & | Durée : 3h 59min | Genre : Romans


Guerre et paix

Le prince André, retiré dans ses terres, affranchit ses serfs et construit des écoles. Il se rend dans les domaines de Riazan voir le comte Rostov pour affaires. Sa rencontre inattendue avec Natacha le trouble, tant la profonde joie de vivre de celle-ci contraste avec son propre pessimisme.

Pierre, à la tête de la franc-maçonnerie pétersbourgeoise, est plus tourmenté que jamais, ayant échoué à mettre en pratique ses idéaux. Au retour d’un long voyage à l’étranger, ses propositions novatrices sont rejetées par ses frères maçons et il quitte l’Ordre. Sa femme Hélène le supplie de refaire vie commune, ce que Pierre accepte. Il reprend son ancienne vie et tient un journal intime.

La situation financière des Rostov est difficile, le comte est mauvais gestionnaire. Véra, la fille aînée, épouse l’officier Berg et Natacha se délie définitivement de son engagement envers Boris. La jeune fille assiste nerveusement à son premier bal en l’honneur de l’empereur. Grâce à Pierre, André invite Natacha, qu’il revoit pour la première fois, et en tombe amoureux.

Dès lors il fréquente de plus en plus les Rostov ; Natacha éprouve pour lui des sentiments jusqu’alors inconnus. André révèle les siens à Pierre, surpris par la transformation de son ami. Il se rend ensuite à Lyssia Gori informer son père ; celui-ci, intransigeant, impose un délai d’un an avant le mariage. André fait enfin sa demande, au grand bonheur de la jeune fille qui accepte les longues fiançailles, mais André refuse qu’elle soit liée à sa parole.

Guerre et paix est un roman de l’écrivain russe Léon Tolstoï. Publié en feuilleton entre 1865 et 1869 dans Le Messager russe, ce livre narre l’histoire de la Russie à l’époque de Napoléon Ier, notamment la campagne de Russie en 1812. Léon Tolstoï y développe une théorie fataliste de l’histoire où le libre arbitre n’a qu’une importance mineure et où tous les événements n’obéissent qu’à un déterminisme historique inéluctable.

Extrait :

« – Maman, au nom du ciel, ne me demandez rien à présent, je ne puis rien dire !

Et cependant ce même soir, émue et terrifiée, les yeux fixes, couchée auprès de sa mère, elle lui conta tout au long, et ce qu’il lui avait dit de flatteur et d’aimable, et ses projets de voyages, et ses questions sur Boris et sur l’endroit où elle et les siens avaient l’intention de passer l’été : « Jamais, jamais, je n’ai éprouvé rien de pareil à ce que je sens maintenant… seulement, devant lui, j’ai peur ! Qu’est-ce-que cela veut dire ? sans doute que cette fois c’est… c’est cela, c’est le vrai ! Maman, vous dormez ? »

Traduction : Irène Paskévitch (1835-1925).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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