Alice Fleury dite Henry Gréville, par Jean-Jacques Henner

Le Matin – La Bergerie

Deux jolies nouvelles attendrissantes écrites dans un style très « féminin » par un auteur qui connaît bien la campagne. Nous ne sommes pas étonnés d’apprendre qu’Henry Gréville (1842-1902) était le nom de plume d’Alice Durand (poétesse, dramaturge et romancière célèbre en son temps) qui avait pris ce pseudonyme en référence au village de Gréville-Hague, dans la Manche, où avaient vécu ses parents.
« Effrayés de la liberté subite, les béliers restèrent immobiles sur le seuil étroit et bas, regardant devant eux et craignant un piège.
Une bouffée de vent tiède leur apporta l’arôme des falaises humides des buées de la mer, l’odeur de l’herbe courte et grasse, tondue jusqu’au sol par leur dents tenaces et patientes, et soudain, la tête levée, comme poussés par un fouet invisible et résistant encore à l’instinct qui les appelait, les superbes animaux se précipitèrent dans la grande cour qu’ils franchirent en quelques bonds. […] » (La Bergerie)


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Livre audio gratuit ajouté le 28/05/2010.
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Lu par René Depasse

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3 Commentaires

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  1. Merci pour ces deux touchantes narrations. Ah, si la réalié pouvait atteindre ces paroxysmes de bonté et de tendresse, le monde serait le meilleur endroit où vivre.