La vendetta

La Vendetta

L’action de La Vendetta, se déroule de 1800 à 1830, de l’arrivée du Corse Di Piombo à Paris jusqu’à la fin tragique d’une histoire d’amour et de passion. Balzac, contemporain des événements, met en scène Bonaparte et mentionne plusieurs fois La Bedoyère exécuté au lendemain des Cent-Jours.

L’art de la peinture est aussi un thème récurrent dans cette nouvelle ; le lieu de l’action principale est un atelier, Ginevra a un don pour la peinture, Servin est peintre…

Un an plus tard Balzac publiera Le Chef d’œuvre inconnu

« – Eh bien, que viens-tu faire ici, mon pauvre Bartholoméo ? dit le premier consul à Piombo.
– Te demander asile et protection, si tu es un vrai Corse, répondit Bartholoméo d’un ton brusque.
– Quel malheur a pu te chasser du pays ? Tu en étais le plus riche, le plus…
– J’ai tué tous les Porta, répliqua le Corse d’un son de voix profond en fronçant les sourcils. »


Consulter la version texte de ce livre audio.
Télécharger ce livre audio par archive Zip :
Livre audio gratuit ajouté le 31/01/2012.
Consulté ~27005

Lu par René Depasse

Suggestions

9 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. Il semblerait que les sept premiers romans de la comédie une humaine relève principalement soit de l’amour ( -) romantique, soit deux l’observation sociale (course à la fortune. Très globalement, on pourrait classer ces sept romans ainsi :
    Amour romantique
    – La Maison du chat-qui-pelote (1830)
    Mémoires de deux jeunes mariées (1842) La Bourse (1832)
    Modeste Mignon (1844)
    Albert Savarus (1842)
    La Vendetta 1830
    observation sociale (course à la fortune)
    Un début dans la vie (1844)

    Il semblerait également, toujours concernant ses sept premiers Romains, que Balzac s’attribue la posture d’une sorte de moraliste : quel est l’avenir des jeunes filles en fonction de leur éducation ? Selon que l’éducation est soignée ou non, les conséquences semblent inéluctables pour les jeunes filles en question. Là aussi, un classement pourrait être établi :

    peu ou pas d’éducation
    *la maison du chat qui pelote : le malheur sera le lot de la jeune fille devenue femme
    *Albert savarus : Philomène créera son malheur et celui des autres
    *vendetta : Ginevra trouvera la mort (mais, à ses yeux, le bonheur)

    Éducation soignée
    *mémoires de deux jeunes mariées : les deux femmes trouvent ce qu’elles cherchaient
    *modeste mignon : idem…

    dans « la vendetta » Balzac décrit l’exaltation, la passion, le bonheur, l’intensité des sentiments et de la vie d’une personne (la jeune fille, Ginevra, qui tombe amoureuse) mais aussi l’immense danger qui existe à ne pas se conformer aux usages. La contradiction est évidente. Balzac critique rationnellement , explicitement , la trop grande originalité de son héroïne. Mais à la lecture du roman, il me semble que l’on peut s’interroger…