Victor Hugo, Château fort sur une colline (1847)

La Ruine (Poème)

La fin du XIXème siècle voit apparaître une génération désabusée, pessimiste : après la défaite de 70 et face aux crises politiques, à l’essor d’une bourgeoisie avide de profits et à la montée du matérialisme, les poètes décadents prennent une distance ironique avec le lyrisme, pratiquant le sarcasme, la dérision, voire l’auto-dérision. Ils s’émancipent des règles académiques, inventent de nouvelles formes, ne dédaignent pas le saugrenu, le fantastique, le diabolique, le macabre. « La Nature » est ici « transfigurée sous la pression d’un imaginaire de l’étrange. » (Wikipédia). L’esthétique des ruines prend alors un tour sinistre et grinçant. La Ruine, extrait du recueil Les Névroses (1883), est un poème curieux qui mérite, je pense, notre curiosité.


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Livre audio gratuit ajouté le 06/07/2012.
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Lu par Alain Degandt

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4 Commentaires

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  1. Je suis bien de votre avis et je pense même que Maurice Rollinat mériterait de l’être bien davantage encore. J’ai en projet la lecture de plusieurs autres de ses poèmes. Merci de votre intérêt pour notre site. Bien à vous,
    Alain D.

  2. Maurice Rollinat, ce grand poète oublié par ses contemporains méritait d’être sur le site.Merci.

  3. Je vous remercie, Madame la Présidente, pour vos propos si encourageants et bienveillants. Maurice Rollinat ne figurait jusqu’à présent sur notre site qu’en qualité de traducteur d’Edgar A. Poe (ce qui est déjà une excellente chose). J’espère que ma lecture aura humblement contribué à mieux le faire connaître et à donner aux auditeurs l’envie de fréquenter son oeuvre. Votre commentaire m’aura permis également de visiter votre propre site et celui de l’Association que vous présidez, qui méritent tous deux le détour. Vous renouvelant mes remerciements, je vous adresse tous mes voeux pour le rayonnement de votre association et celui de votre oeuvre personnelle.

  4. Bonjour, en tant que présidente des Amis de Maurice Rollinat, je vous remercie de votre mise en valeur de ce poème qui nécessite de garder “un souffle” pendant quatre pages d’alexandrins sans tomber dans l’écueil de la lassitude ce qui n’est pas évident. Votre diction est très bonne. Vous avez su respecter les mots sans exacerbation inutile des sentiments, tout en gardant l’esprit du poète. Vous avez privilégié le spleen au macabre. Pourquoi pas ? Merci encore. Bien respectueusement en littérature.