Michel de Montaigne

Qu’il ne faut juger de nostre heur qu’après la mort (Essais I, 18)

« Il luy fist entendre qu’il verifioit lors à ses despens l’advertissement qu’autrefois luy avoit donné Solon, que les hommes, quelque beau visage que fortune leur face, ne se peuvent appeller heureux, jusques à ce qu’on leur aye veu passer le dernier jour de leur vie, pour l’incertitude et varieté des choses humaines, qui d’un bien leger mouvement se changent d’un estat en autre, tout divers. »

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Traduction : Guy de Pernon.

Illustration : Anonyme, Portrait de Michel de Montaigne.

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Livre ajouté le 30/03/2010.
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Lu par René Depasse

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4 Commentaires

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  1. Bravo et merci M. Depasse,

    Je viens d’écouter avec beaucoup de plaisir ce chapitre des Essais de Montaigne. Vous réussissez à rendre ce texte vivant et accessible, bien que la langue de Montaigne, même dépoussierrée, reste difficile.

    Aussi ai-je une demande à vous faire. Guy de Pernon a réalisé une véritable traduction des Essais de Montaigne dans une langue actuelle. Je l’ai lue en entier, presque d’un jet, alors que je n’étais jamais arrivé à bout des Essais jusqu’à présent. A ma demande, Victoria, une lectrice de ce site, a accepté, avec l’accord de Guy de Pernon, d’entreprendre l’enregistrement de cette traduction. Devant l’ampleur de la tâche, elle souhaiterait le faire avec l’aide d’autres lecteurs.

    Accepteriez-vous de collaborer avec elle ?

    Par avance, merci

    Jean-Loup

    PS: bravo aussi pour l’Apologie de Socrate de Platon, que vous rendez à merveille.