George Sand, par Eugène Delacroix (1838)

Le Poème de Myrza

Après la révolution de 1830 et ses désillusions, les romantiques seront nombreux à s’intéresser aux mythes chrétiens et à réécrire, en particulier, la Genèse. En 1835, après Chateaubriand, Milton, Lamennais et Nodier, George Sand n’imitera pas ses prédécesseurs.
Dans Le Poème de Myrza, pas de côte d’Adam ni de pomme ou de péché originel pas plus que d’expulsion du paradis terrestre mais un nouveau scénario, original et « féminocentrique ». La Connaissance n’est pas confondue avec le Mal. La Femme n’est pas forcée à occuper le rôle de tentatrice, n’est plus jugée coupable de la déchéance de l’Humanité.
Bref, Sand exprime ici sa nostalgie pour un mythe d’origine occulté par le patriarcat, et elle chante librement son hymne à la gloire de la femme primitive, cette idéal « d’une autre race que les fils d’Ève » qui préfigure l’héroïne de Jeanne.
Le Poème de Myrza est la construction d’une Genèse hérétique au féminin qui établit que la Femme, loin d’être l’incarnation de la désobéissance ou la source du péché originel, est celle qui apporte la vie et l’espoir. (Source : Bibliothèque numérique romande)

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Livre ajouté le 16/03/2019.
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Lu par Domi

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5 Commentaires

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  1. Lecture très appréciée.
    George Sand a de quoi être fière de bénéficier d’une si talentueuse ambassadrice!

  2. Cher Romain,
    Merci.
    Ce texte m’a paru une réflexion sur l’insatisfaction de l’être humain et la difficulté de choisir et d’assumer ce choix. Bonne audition.
    Bonne semaine!

  3. Chère Domi,
    Je vais écouter votre lecture avec beaucoup d’intérêt,
    déjà persuadé qu’elle me plaira.
    …D’autant plus que je suis un féministe convaincu:
    j’ai eu la chance d’avoir une mère intelligente et avant-gardiste.
    Merci !