Stevenson - Travels with a Donkey in the Cevennes - Frontispiece

Voyages dans les Cévennes avec un âne

Automne 1878 : l’écrivain écossais voyage dans les Cévennes à pied, accompagné d’une ânesse bâtée, qu’il nomme Modestine. Parti du Monastier, en Haute-Loire, il chemine vers le Sud pendant douze jours jusqu’à Saint-Jean-du-Gard. Il traverse le Velay, le Gévaudan, la Lozère et le pays des Camisards (calvinistes languedociens), qui menèrent une guerre de révolte après la révocation de l’Édit de Nantes par Louis XIV.

L’auteur nous invite à goûter à sa suite aux charmes d’une nature sauvage ou agreste, aux plaisirs de la marche et des rencontres qu’elle permet, aux joies du plein-air et des nuits passées à la belle étoile, à la chaleur de l’hospitalité parfois. On regrette néanmoins la maltraitance infligée à Modestine au début du voyage et le manque de considération dont elle est victime de la part de Stevenson, ce dont il se repent piètrement, après s’être attaché peu à peu sentimentalement à cette pauvre bête.

Pour le reste, accompagnons-les tous deux au cœur du beau pays cévenol, c’est un pur délice !

Traduction : Fanny William Laparra (1889-1939), Éditions Stock (1925).
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Illustration : Robert Louis Stevenson - Travels with a Donkey in the Cevennes, Frontispiece
Références musicales :

Johann Sebastian Bach, Suite n°6 pour violoncelle seul, en Ré Majeur, interprété par Pierre Fournier (1961, domaine public).

Emmanuel Chabrier, Suite Pastorale (Mouvements 2-3 et 4), interprété par l’Orchestre de Détroit, dirigé par Paul Paray (1957-1960, domaine public).

Maurice Ravel, Ma Mère l’Oye – Entretiens de la Belle et la Bête, interprété par l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire, dirigé par Piero Coppola (1933, domaine public).

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Livre audio ajouté le 30/01/2016.
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Lu par Alain Degandt

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30 Commentaires

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  1. Bonjour, un grand grand merci pour cette lecture !
    J’espère que nous serons nombreux à en profiter suite à la sortie du film ‘Antoinette dans les Cévennes’ qui rend un hommage doux et respectueux au voyage de Robert Louis et de Modestine.
    J’ai aimé le film, son humour, ses idées, son charme, et ensuite le livre, grâce à votre mise en voix, m’a permis de le savourer encore, et encore mieux …avant de tenter l’expérience cévenole en bonne compagnie.
    Merci encore !

  2. Merci pour ce rappel,inattendu, quatre années se sont écoulées, et, malgré la réalité des temps passés, l’authenticité de ce voyage est toujours ressentie.

  3. Merci beaucoup pour ce partage. J’ai écouté les premières minutes de cette œuvre que je ne connaissais pas ce matin encore, et d’après ce que j’ai déjà pu en entendre, j’ai la nette l’impression que je vais me régaler.

    Bien à vous !

  4. Ping : J45 – Chaudeyrac – La godasse
  5. Merci Durandal, avec un pseudo comme le vôtre, vous ne craignez pas la Bête du Gévaudan ! Je vous souhaite une très bonne randonnée pédestre dans cette belle région. Je compte ne pas trop tarder à vous suivre ! Amicalement,
    ALAIN D.

  6. Merci infiniment, Chère Samira, pour votre très élogieux commentaire, qui me touche beaucoup. Je ne peux que partager votre engouement pour ce beau texte de Stevenson, très bien traduit par Fanny William-Laparra. Je trouve les citations que vous mettez en exergue admirables et fort bien choisies et je forme pour vous le voeu que votre vie elle aussi “s’écoule, légère parmi les astres et la rosée et les parfums”, comme une nuit magique passée sous un ciel étoilé ! Bien cordialement,
    ALAIN D.

  7. Un grand merci, monsieur Degandt, pour cette savoureuse lecture qui met en valeur l’ironie, la passion et la poésie de l’auteur et qui nous permet de voyager en compagnie de ce couple, malgré tout, si bien soudé à la découverte de cette région bien attrayante, aux paysages si beaux
    “Il y avait autour de la coquine, quelque chose de simple, de racé, une élégance puritaine, qui frappa aussitôt mon imagination.
    (…)un cheval est, d’entre les animaux, comme une jolie femme, capricieux, peureux, difficile sur la nourriture et de santé fragile.
    Il y a quelque chose de meilleur que la musique dans le vaste silence insolite, et qui dispose à d’agréables pensées comme le bruit d’une mince rivière ou la chaleur du clair soleil.
    (…) le pays de la toujours mémorable Bête, le Napoléon Bonaparte des loups.
    La nuit est un temps de mortelle monotonie sous un toit ; en plein air, par contre, elle s’écoule, légère parmi les astres et la rosée et les parfums (…)
    l’amour est le suprême talisman qui fait de l’univers un jardin”

    Certes, ça c’est du Stevenson, mais que vous le dites bien, monsieur!!!!
    Bien cordialement
    Samira

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