DUGAS, Natacha – Le Chêne
Donneur de voix : Richard Keller | Durée : 9min | Genre : Nouvelles
« Je suis un chêne. C’est ce que le patron a dit, en me tapant dans le dos. « Pierre, c’est un chêne. » [...] »
Ce texte court aborde sans fioritures les maux actuels de notre société…
Le Chêne.
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Merci, cher Richard Keller, pour cette lecture. Vous avez très bien su rendre mes intentions dans l’écriture de ce texte.
Natacha,
Tout est dans votre plume. Je n’ai fait que restituer mon ressenti face à cette tragique vérité contemporaine. Merci de m’avoir prêté votre texte.
Amicalement.
Richard KELLER
Merci à vous deux Natacha et Richard ,mais ça fait peur quand même.
merci
)
Oui, ça fait peur et quoi que cette histoire soit entièrement inventée, elle est le reflet d’une triste réalité qu’on appelle la précarité. Au passage, je précise pour ceux qui ne l’ont pas encore découvert que ce court récit retrace la dégringolade sociale d’un homme qui perd son emploi. Le texte est truffé de « jeux de mots » sans que ce procédé nuise à l’aspect dramatique de l’histoire.
Congratulations and merci beaucoup à vous deux Natacha et Richard. Il nous aide a réfléchir sur notre temps, merci encore.
Alessandra
Bravo, chère Natacha pour ce beau texte émouvant et cruel, admirablement lu par Richard.
Continuez.
JLD
J’ai beaucoup aimé ce très bon texte!Précis, clair, actuel, réel et vraiment triste! Merci bien!
Merci pour vos commentaires. Je suis ravie que mon texte vous ait plu et vous ait touchés.
Superbe, c’est la triste réalité très bien mise en scène, très touchante et angoissante!
Félicitations!
Chere Natasha, est-ce qu’il est possible de trouver quelque part cette histoire en ecrit, car je ne suis pas francais et il m’est difficile de comprendre tous ce qui est dit? Amicalement, Dianne.
Ah desolee, je vois le texte!
J’adore le texte
Cela m’a touché beaucoup car j’ai perdu mon travaille aussi… Et j’étais un chêne aussi, même si j’ai 26 ans… Mais j’espère trouver un autre dans le futur… Bravo!
Bonjour Dianne,
Je suis heureuse que mon texte vous ai plu. Je vous souhaite sincèrement de pouvoir retrouver un travail rapidement et que votre histoire ne se termine pas comme celle du Chêne.
Cordialement,
N. Dugas
Chère Natacha,
merci pour vos voeux. Oui, je l’ai plu beaucoup, je l’ai même traduit pour que mes chers amis peuvent le comprendre. Merci encore une fois,
Dianne
atrocement realiste je l ai fait ecouter a tous mes amis
Ce texte a été retenu par le groupe de lecture de l’Alliance française de Buffalo, état de New York (Etats-Unis). Un article relate cette soirée de lecture dans le bulletin du printemps 2011 de l’Alliance française. Voici les extraits qui concernent « Le chêne » :
« Le groupe de lecture s’est révélé être un excellent moyen de passer le temps maussade de l’hiver. Le 23 février, les membres se sont réunis pour jouir de la bonne compagnie, de la conversation, et des goûters offerts par M.V.-S. (je n’ai gardé que les initiales du nom de cette personne, ndlr) (le délice des carrés au citron! mmmm!)
Deux courts contes sont ceux qui ont fourni l’essence des conversations ce soir-là: Le mur de Jean Paul Sartre et Le chêne de Natacha Dugas. Bien qu’un intervalle de 70 années sépare les circonstances qui se déroulent dans ces deux contes, le thème de chacun présente une condition de l’homme qui se ressemble. C’est l’image crue des hommes dépouillés de choses qui les distingue comme véritables membres de la société. Deux écrivains, séparés par presqu’un siècle, ont chacun produit une oeuvre qui présente une image profonde de l’esprit de l’homme. Chaque conte est bien conçu et se développe soigneusement du commencement à la fin.
[...]
Le chêne de Natacha Dugas , 2009 Il s’appelle Pierre, le protagoniste du deuxième conte.
Il est un homme assailli par les circonstances de son temps. Pierre a cinquante ans et il a été licencié du poste qu’il a occupé pendant dix ans, sans un mot. Bien qu’il cherche un autre emploi, il n’en trouve pas. Par conséquent, il doit se dessaisir de tous ses biens, l’appartement, l’auto, le compte en banque, même sa femme le délaisse. Forcé de flâner dans les rues, il se nourrit à la soupe populaire.
Les vicissitudes qu’il éprouve lui sapent le moral. Au bout du compte, il reconnaît que les virtus d’un homme fiable, un chêne, louées par son patron, l’auraient mieux servi s’il avait été plus flexible, un roseau (sentiment qui nous rappelle Le chêne et le roseau par Jean de La Fontaine).
Pierre personifie la détresse du grand nombre d’individus qui sont au chômage
à l’heure actuel. Ces personnes font face à ce décourageant problème. Bien sûr, ce n’est pas exactement la même chose pour les prisonniers, mais leur situation souligne aussi l’impuissance de l’humanité
dans des circonstances incontrôlables. »
Merci à Mme Sanfilippo d’avoir accordé autant d’intérêt à mon texte.
N. Dugas