Livres audio gratuits de la catégorie '7. XXe siècle' :


DEBUSSY, Claude – Monsieur Croche – Beethoven – La Symphonie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Essais


Claude Debussy

Claude Debussy (1862-1918) fut presque toute sa vie anticonformiste et rejeta tous les académismes esthétiques. Dans son livre Monsieur Croche antidilettante (titre valable pour 25 articles dont La Symphonie et Beethoven) il donne son avis sur d’autres musiciens (Rameau, Moussorgski, Richard Strauss, Wagner, Franck, Berlioz, etc), sur les genres musicaux et sur des chefs d’orchestres avec parfois une certaine causticité.
« M. Weingartner en profita pour diriger, ce jour-là, l’orchestre des Concerts Lamoureux. On n’est pas parfait. »
« En somme, la popularité de la Symphonie Pastorale est faite du malentendu qui existe assez généralement entre la nature et les hommes. »
« Ce poème symphonique, le Mazeppa de Liszt, est rempli des pires défauts ; il est même parfois commun… »
Retenons cette formule de Monsieur Croche, même si nous ne partageons pas son contenu : « Les musiciens n’écoutent que la musique écrite par des mains adroites ; jamais celle qui est inscrite dans la nature. Voir le jour se lever est plus utile que d’entendre la Symphonie Pastorale. »

> Écouter un extrait : Monsieur Croche antidilettante.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 447 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

COURTELINE, Georges – La Bourse – Têtes de Bois

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Contes


Courteline Contes

Le fameux distique de Rabelais,
« Mieux est de ris que de larmes escripre,
Pour ce que rire est le propre de l’homme. »
conviendrait bien à ces deux Contes de Courteline.

La Bourse commence ainsi : « L’immortel auteur d’À se tordre, de Pas de Bile, de Vive la Vie ! et du Parapluie de l’Escouade, j’ai nommé Alphonse Allais a conté une charmante histoire. C’est celle d’une espèce d’enflé qui ne pouvait prendre coup sur coup deux ou trois tasses de café sans éprouver le besoin de dire : « Moi, je suis un type dans le genre de Balzac » ; raturer un mot sur une lettre sans déclarer : « Moi, je suis un type dans le genre de Gustave Flaubert » ; exposer qu’il est marié à une femme appelée Joséphine sans ajouter à l’instant même : « Moi, je suis un type dans le genre de Napoléon Ier. » »

Têtes de Bois prouve qu’on peut rire, même du macabre… « Quand Bois mourut, m’expliqua Venderague, c’est moi que je fus désigné de corvée pour aller, avec le chef, le recon­naître à l’hôpital, à cause que nous étions pays, nés le même mois, au même patelin, ousque nous restions censément porte à porte, loin comme qui dirait d’ici au maga­sin d’habillement. C’est bon, nous partons, le chef et moi, nous rappliquons à l’hôpital. »

La Bourse.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 890 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

JAMMES, Francis – Rosaire (Poème, Extraits)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 4min | Genre : Poésie


Francis Jammes - La Prière

Ce poème, Rosaire, composé par Francis Jammes après sa conversion religieuse, est un hymne à tous les malheureux, à tous les désespérés, à tous les humiliés de ce monde. Sous le titre La Prière, Georges Brassens en a extrait et mis en musique les strophes ici présentées, leur donnant la célébrité qu’elles méritent.

« Au nom de cet enfant, de cette mère qui souffre, au nom de votre propre douleur à la mort de votre Fils, je vous rends hommage, Marie.

Au nom de la joie de celui qui retrouve ce qu’il a eu la douleur de perdre, je me souviens de votre joie, et je vous rends hommage, Marie. »

« Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s’amusent au parterre
Et par l’oiseau blessé…..
Je vous salue, Marie »

La Prière.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 586 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

BAINVILLE, Jacques – Le Sultan et sa nourrice

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Contes


Bainville

« Les peuples sont comme les enfants. Il faut leur résister pour leur bien. »

Chacun peut décrypter à sa façon ce court récit de Jacques Bainville Le Sultan et sa nourrice (1926) et faire les rapprochements qui lui plaisent…

« Et la détresse était si grande que tous, riches et pauvres, dans l’attente d’un sau­veur, voulaient voir en lui un magicien.
Mais il apparut bientôt qu’il ne connaissait aucun remède, sinon de dire à tous : « Patientez. Serrez votre cein­ture autour de votre ventre. Privez-vous et tout ira bien. » Personne ne suivait ce conseil, que chacun trouvait bon seulement pour les autres. Alors, le trésor étant vide de nouveau, Joseph fabri­qua une plus grande quantité de fausse monnaie, en assurant, comme ses pré­décesseurs, que c’était pour la dernière fois. »
« Quand l’État sera nu et dépouillé, quand tout le monde sera pauvre, nous le verrons bien et nous ne ferons de reproche à personne, puisque tel est notre bon plaisir. C’est ce qu’on appelle le gouvernement du peuple par le peuple, ou démocratie. »

Le Sultan et sa nourrice.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 656 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

APOLLINAIRE, Guillaume – La Maison des morts

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Danse macabre

Curieuse histoire que celle de ce poème d’Alcools ! En 1907 Apollinaire écrivit un conte L’Obituaire et, six ans plus tard, il découpa sa prose en 218 vers libres (33 strophes) non ponctués qu’il fit paraître, inédits, dans une revue sous le titre La Maison des morts.
Sa rêverie tire des morts des ténèbres, les promène dans la ville, s’embarque avec eux, accueille d’autres vivants, se livre à des danses macabres et écoute des dialogues amoureux entre vivants et morts…

Le même énoncé, transformé typographiquement, produit à la lecture un texte à la fois identique et autre :

« Bientôt, je restai seul avec ces morts qui s’en allaient tout droit au cimetière où, dans l’obituaire, je les reconnus : couchés, immobiles et bien vêtus, attendant la sépulture derrière les vitrines. » (L’Obituaire)

« Bientôt je restai seul avec ces morts
Qui s’en allaient tout droit
Au cimetière

Sous les Arcades
Je les reconnus
Couchés
Immobiles
Et bien vêtus
Attendant la sépulture derrière les vitrines »

(La Maison des morts)

La Maison des morts.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 030 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

ROORDA VAN EYSINGA, Henri – À prendre ou à laisser

Donneuse de voix : Domi | Durée : 7h 13min | Genre : Société


Henri Roorda

Henri Roorda (1870-1925), pédagogue, professeur de mathématiques lausanois, est aussi humoriste, pamphlétaire connu sous le nom de Baltasar.
À prendre ou à laisser, publié en 1919 est un recueil de 73 petites chroniques humoristiques, caustiques mais sans méchanceté publiées dans les journaux La Tribune et La Gazette dans lesquelles il décortique nos gestes les plus anodins et où l’absurde le dispute au politiquement incorrect.
Ces petits textes laissent transparaître l’humour et le pessimisme joyeux de Roorda, témoin effaré de la Grande Guerre qui veut remettre de l’humanité dans l’homme. (Biliothèque Numérique Romande)

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 381 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

LU, Xun – Le Remède

Donneur de voix : Ahikar | Durée : 45min | Genre : Nouvelles


Lu Xun

Lu Xun (1881-1936), le plus grand penseur et écrivain de la Chine contemporaine.
Né en 1881, il a 19 ans au moment de la révolte des Boxers, 30 ans à la chute de l’Empire, 38 ans lors du « Mouvement du 4 Mai » et 40 ans à la fondation du Parti communiste.
On raconte qu’il aurait refusé d’être proposé pour le prix Nobel de littérature en apprenant qu’Alfred Nobel était l’inventeur de la dynamite.
Destiné à être médecin, il choisira de guérir les âmes plutôt que les corps, après avoir éprouvé un choc profond lors d’une projection où l’on voyait un Chinois qui s’apprêtait à avoir la tête tranchée par les Japonais, avec tout autour des Chinois qui étaient venus jouir du spectacle.
Nommé « commandant en chef de la révolution culturelle chinoise » par Mao Zedong, cet homme libre et incorruptible ne sera pourtant jamais membre du Parti communiste.
Ce seigneur de la pensée est de la race de Shakespeare, celle dont les Textes durent longtemps…

Le Remède est une de ses plus belles nouvelles, où il fustige notamment les superstitions populaires. L’envol du corbeau, à la fin, en dit long sur la véritable pensée de l’auteur.

J’ai joint à cet enregistrement la préface du recueil, remarquable en ce qu’elle nous révèle l’origine de sa vocation d’écrivain, pourquoi il a finalement décidé d’être médecin des âmes plutôt que des corps.

Avec tous mes remerciements à Brigitte Duzan, la traductrice, pour son accord.

Le Remède.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 1 567 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

MORÉAS, Jean – Vingt-et-un Poèmes

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Poésie


Moreas Stances

La plupart de ces 21 poèmes sont cueillis dans Les Stances (1899-1901), courtes pièces dans lesquelles Jean Moréas, fondateur de l’école romane, vise à la perfection formelle et s’impose une stricte discipline : son émotion, jamais épuisée, s’épure en images ou en visions de beauté, comme il le précise dans ces vers :

« Ô toi qui sur mes jours de tristesse et d’épreuve
Seule reluis encor,
Comme un ciel étoilé qui, dans la nuit d’un fleuve,
Brise ses flèches d’or,

Aimable Poésie, enveloppe mon âme
D’un subtil élément,
Que je devienne l’eau, la tempête et la flamme,
La feuille et le sarment :

Que, sans m’inquiéter de ce qui trouble l’homme,
Je croisse verdoyant
Tel un chêne divin, et que je me consomme
Comme le feu brillant ! » (Stances, III, 12)

> Écouter un extrait : Solitaire et pensif.

..: Voir la page complète de ce livre audio :..

Page vue 600 fois | Envoyer à un(e) ami(e) Envoyer à un(e) ami(e) |

Tous nos livres audio gratuits pour 7. XXe siècle :