Livres audio gratuits de la catégorie 'Contes' :


TCHERAZ, Minas – Folklore arménien (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 51min | Genre : Contes


Ivan Aivazovsky - Le Baptême des Arméniens par Grégoire Ier l'Illuminateur

Minas Tcheraz (1852-1929) est l’auteur de L’Orient inédit, légendes et traditions arméniennes, grecques et turques (1912). Il nous dit dans l’introduction :

« Né et élevé à Constantinople, connaissant presque toutes les langues parlées en Orient, Oriental moi-même, je me suis appliqué à étudier, non pas la haute société de mon pays – elle commence à singer la société européenne, – mais les couches sociales les plus humbles, celles qui, n’ayant reçu aucune instruction et n’étant pas sensiblement changées depuis les premiers âges de notre planète, gardent encore intactes les traditions du passé. »

Nous nous en tiendrons à l’Arménie en sélectionnant quelques traditions bibliques, un conte populaire et les dix légendes sur les animaux recueillies par Tcheraz.

Certains seront peut être surpris d’apprendre que :

« Quand Dieu eut achevé de former le corps d’Adam, il lui resta un peu de terre dans la main. Il jeta cette terre aux pieds d’Adam, et elle se changea en or. L’homme vit l’or dès le premier jour, et s’y attacha pour toujours. »

Suivant d’autres versions, Adam fut tenté non pas par le fruit du pommier, mais par celui du bananier, appelé « figue d’Adam » par les Arméniens et les Persans, ou par celui du figuier d’Inde ou d’Égypte.

« Dieu le Père forma le corps d’Adam, Dieu le Fils se chargea de son entretien, et le Saint-Esprit y souffla la vie.
Satan jura la perte d’Adam. Il se déguisa en serpent, s’en approcha et lui conseilla de manger du fruit défendu. La pomme, difficile
à avaler, s’arrêta au beau milieu du gosier. Adam fit des efforts surnaturels pour avaler ce levain de péché. De là, sur le gosier de l’homme, cette partie saillante que nous désignons encore du nom de « pomme d’Adam ». »

Illustration : Ivan Aivazovsky, Le Baptême des Arméniens par Grégoire Ier l’Illuminateur (1892).

> Écouter un extrait : Introduction.

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LE BRAZ, Anatole – Les Pâques de Loull Vraz

Donneuse de voix : Gaëlle | Durée : 49min | Genre : Contes


Grandville - Le Voyage des cloches à Rome

Loull Vraz, sacristain profondément pieux à Plogonan, accepte un pari lancé un soir à l’auberge par Miliau Caïnec, buraliste gouailleur et incrédule. Il ne s’agit pas moins de vérifier si les cloches volent jusqu’à Rome pendant le week-end pascal ! Ce défi audacieux lance Loull Vraz dans un voyage qui le conduira bien plus loin qu’il ne l’aurait imaginé, « d’où il sortit vainqueur en vérité, mais pour succomber incontinent à sa victoire ». Ce sont ces quelques jours de l’aventure merveilleuse de Loull Vraz que conte Anatole Le Braz, dans une histoire où s’entrecroisent des personnages savoureux et la sage Marie-Jeanne, la plus vieille cloche de l’église.
Cette lecture est proposée en deux versions, avec et sans bruitage.

Illustration : Grandville, Le Voyage des cloches à Rome (1840).

Licence Creative Commons

Les Pâques de Loull Vraz.

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ANDREÏEV, Léonid – Koussaka

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Rudolf Koller - Chien sautant (1856)

Le héros de ce conte d’Andreïev est un pauvre toutou qui connaît une courte période heureuse dans sa « vie de chien ». On l’a surnomme Koussaka, « celui qui mord » (verbe russe « koussat », mordre), un nom qui ne lui convient pas du tout…

« Il n’appartenait à personne ; il n’avait pas de nom à lui et nul n’aurait pu dire où il avait passé le long hiver rigoureux ni comment il s’était nourri. Des chiens aussi affamés que lui, mais fiers et forts d’avoir des maîtres, le chassaient des chaumières bien chaudes. Quand il se montrait dans la rue, poussé par la faim ou par un instinctif besoin de société, les enfants lui lançaient des pierres, et les grandes personnes l’appelaient gaiement, le sifflant d’une façon terrible et prolongée. Affolé, il courait de côté et d’autre, se cognant aux palissades, aux passants et s’enfuyait au bout du village, au fond d’un grand jardin, dans un endroit qu’il connaissait. Là, il léchait ses plaies et ses blessures et, dans la solitude, la terreur et la haine s’amassaient eu lui.Une fois seulement, quelqu’un le caressa. C’était un paysan ivre qui sortait du cabaret. »

Merci pour lui, petite Lelia !

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Rudolf Koller, Chien sautant (1856).

Koussaka.

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GARINE, Nikolaï – Cinq Contes coréens

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Contes


Le Huit Fois malheureux

Laissons leur traducteur français, d’origine russe, Serge Persky (1870-1938) nous présenter ces Contes coréens.

« Ici, nous sommes en Corée, dans la Corée millénaire ; nous retrouvons sa morale, ses croyances, ses mœurs, son instinctif désir de justice. Le dieu du ciel, le grand Okhwangsangje, intervient fréquemment pour protéger les honnêtes gens. Son influence, même quand il n’est pas nommé, se devine partout ; elle se révèle par des incidents secondaires qui, dans le déroulement du drame, prennent une valeur, et contribuent à sauver le héros ou l’héroïne. [...] La morale et la sagesse universelles rayonnent en ces contes coréens ; assurément, l’obscurcissent parfois les croyances et les usages particuliers à ces peuples mongols.
Par leur fantaisie et leur imprévu, ils charmeront les enfants ; les hommes faits les liront avec intérêt ; quant aux savants, ils les considéreront comme des documents précieux, d’une antiquité prodigieuse ; ils étudieront le sens allégorique de certains incidents, parfois les moindres en apparence, de certains acteurs, bêtes ou gens, qui leur révéleront quelques-uns des sentiments de l’humanité primitive. »

Cette première sélection de cinq :

- Les Orphelins,
- Le Serment,
- Le Langage des oiseaux,
- Le Huit Fois malheureux,
- L’Oncle.

vous donnera peut-être l’envie d’en connaître quelques autres recueillis et publiés en russe et en chinois par un ingénieur bien connu, M. Nikolaï Garine (1852-1906), au cours de ses séjours prolongés en Corée.

Pour vous offrir une idée du genre : « La fête des moissons arriva. On la célèbre chaque année au quinzième jour de la huitième lune. Comme ce jour-là on a coutume de commémorer les morts, les parents de Jan-Boghi et de Vonléï s’étaient réunis autour de la tombe de leurs enfants. Alors deux oiseaux, un rouge et un vert, survinrent qui gazouillèrent de douces chansons. Lorsque la commémoration eut pris fin, deux belles Bienheureuses, vêtues de blanc, descendirent du ciel et chacune d’elles tenait à la main cinq fleurs, une blanche, une bleue, une rouge, une jaune et une noire. Les Bienheureuses touchèrent de leur sceptre le tombeau qui s’ouvrit. Elles y jetèrent les fleurs blanches et les squelettes se formèrent. »  (Le Serment)

> Écouter un extrait : Le Huit Fois malheureux.

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BOCCACE, Jean – La Double Défaite – La Femme justifiée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


La Femme justifiée

La Double Défaite (Journée VII, Nouvelle 06) :

« Dans la bonne ville de Florence, si féconde en événements de toutes les sortes, il y eut autrefois une jeune et belle demoiselle, de noble extraction, qui fut mariée à un chevalier d’un mérite distingué. Comme il arrive souvent qu’on se lasse de manger toujours du même pain, quelque bon qu’il soit, la belle devint amoureuse d’un jeune gentilhomme, nommé Lionnet, fait au tour, plein d’agréments, mais d’un naturel peu courageux, sans doute parce que sa famille n’était pas fort ancienne dans les armes. »

La Femme justifiée (Journée VII, Nouvelle 08) :

« Il y eut autrefois à Florence un très-riche négociant, nommé Henriet Berlinguier, entiché, comme c’est assez l’ordinaire des gens de sa profession, de la manie de s’anoblir par le mariage. Il épousa, dans cette vue, une femme de condition, nommée madame Simone, qui n’était pas du tout son fait. Comme son commerce l’obligeait à faire de temps en temps des absences, sa femme qui n’aimait pas à chômer, devint amoureuse d’un jeune homme, nommé Robert, qui lui avait fait sa cour avant qu’elle se mariât. »

On remarque que dans cette « bonne ville de Florence » les femmes ont une fréquente attirance pour l’adultère quelle que soit leur condition, même si le mari est riche ou a « du mérite » (la nouvelle 07 intermédiaire s’appelle Le Mari cocu, battu et content !).

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : La Femme justifiée (éditions Barbier, 1846).

La Double Défaite.

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BOCCACE, Jean – Le Psautier de l’abbesse – Cornes pour cornes – Perronnelle, ou La Femme avisée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Contes


Le Psautier de l'abbesse

Trois histoires de femmes peu sages.

Le Psautier de l’abbesse (Journée IX, Nouvelle 02) :

« Il y a en Lombardie un monastère fameux par sa sainteté et l’austérité de la règle qu’on y observe. Une femme, nommée Isabeau, qui réunissait en elle la noblesse et la beauté, l’habitait depuis quelque temps. Un jour un de ses parents vint la voir à la grille avec un ami, cet ami était jeune et bien fait. La nonain le sentit, et en devint dès ce moment éperdument amoureuse. »

NB: Le mot Psautier a trois sens :

1. Recueil des psaumes.
2. Espèce de voile dont quelques religieuses se couvrent la tête et les épaules.
3. Grand chapelet monastique, inventé, dit-on, par saint Dominique, et nommé psautier parce qu’il contient autant de grains que David a composé de psaumes (150).

Cornes pour cornes (Journée VIII, Nouvelle 08) :

« Depuis ce jour, chaque femme eut deux maris, et chaque mari eut deux femmes, sans qu’il s’élevât jamais la moindre contestation entre eux pour la jouissance. »

Perronnelle, ou La Femme avisée (Journée VII, Nouvelle 02) est achevé par un Boccace coquin et libertin.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Psautier de l’abbesse (Éditions Barbier, 1846).

> Écouter un extrait : Le Psautier de l’abbesse.

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ROSNY aîné, J.-H. – Six Contes (1912)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


John Whitehead Walton - Anxious Moments (1894)

Rosny aîné présente ainsi son recueil d’une trentaine de Contes (1912) :

« Les contes de la première série offrent tous quelque particularité. Ceux de la seconde série ont surtout pour but de divertir le lecteur — ce qui est, au reste, un but fort ambitieux. »

Après La Bonne Blague, Le Condamné à mort et Après le naufrage, voici six récits tous très originaux :

- Le Mage rustique,
- Le Clou,
- Un soir,
- Au fond des bois,
- La Marchande de fleurs,
- Dans le néant.

« Vous avouerez que, après une telle aventure, il est bien naturel que je ne croie pas seulement à la science et à la réalité mesurables, mais aussi à l’instinct, à l’intuition, à ces réalités subtiles qui pénètrent toutes choses, comme les physiciens disent de l’éther. » (Le Mage rustique)

Illustration : John Whitehead Walton, Anxious Moments (1894).

> Écouter un extrait : Le Mage rustique.

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MÉRY, Joseph – Les Nuits d’Orient (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Contes


Gustave Doré - Scottish Highlands (1875)

« Joseph Méry (1797-1866), journaliste, romancier, poète, auteur dramatique et librettiste est aujourd’hui bien oublié. Cet ami de Balzac, Hugo, Gautier, Nerval et Dumas était pourtant fort apprécié et très prolifique… » écrivions-nous, en 2011, à propos de Un Chinois à Paris.
Il est l’auteur de Les Nuits d’Orient, contes nocturnes (1854) dont voici deux récits qui s’enchaînent :

Le Mirage du lac des Makidas :

« Un brahmine que j’ai vu à Solo, et qui a beaucoup voyagé sur les terres lointaines, a visité la tribu des Makidas et m’en a parlé ainsi.
« Ce matin, j’ai assisté, sur la facette émeraude du diamant Beabib, à un mariage de Makidas.
Il y avait une jeune fille, belle comme la déesse de la volupté que nous adorons sous le nom de Sursuti. Ses beaux cheveux… »
Mais toute description, quelque poétique qu’elle puisse être, ne serait jamais parvenue à la faire apparaître aux yeux du brahmane avec tous ses charmes… »

Le conte s’achève ainsi : « Voici à ce sujet ce que le jeune prince raconta tout de suite au brahmane toujours avide des récits merveilleux puisés dans le foyer inépuisable du diamant Beabib » et c’est le sujet du conte suivant,

Killy et Katrina :

Killy aime Katrina, comme Roméo aimait Juliette, mais les deux familles ennemies auxquelles ils appartiennent se réconcilient grâce à leur mariage et non à leur mort, comme chez Shakespeare !

« Une tempête sur le lac, ce n’est rien, ce n’est que du vent ; mais un orage dans le cœur de l’homme, c’est beaucoup, c’est la haine. Ma topaze a bien plus fait que la chose prédite ; elle a calmé, elle a éteint la haine de mon père ; que demandez-vous de plus ?
- Rien, Katrina, dit Killy, rien que l’éternité de votre amour. »

Illustration : Gustave Doré, Scottish Highlands (1875).

Le Mirage du lac des Makidas.

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