Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 35)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 23min | Genre : Biographies


Le Lion de Lucerne

Dans ce Livre 35, Chateaubriand poursuit ses réflexions politiques, évoque les émeutes des 5-6 juin 1832, son arrestation et son emprisonnement :
« Je remercie les hommes de lettres, grands partisans de la liberté de la presse, qui naguère m’avaient pris pour leur chef et combattaient sous mes ordres ; sans eux, j’aurais quitté la vie sans savoir ce que c’était que la prison, et cette épreuve-là m’aurait manqué. Je reconnais à cette attention délicate le génie, la bonté, la générosité, l’honneur, le courage des hommes de plume en place. Mais, après tout, qu’est-ce que cette courte épreuve ? Le Tasse a passé des années dans un cachot et je me plaindrais ! Non. »

Et des lettres à Madame la Duchesse de Berry, à monsieur de Béranger, déjà évoqués dans le Livre 34.

Puis, mis en liberté, Chateaubriand se prépare à rejoindre la Suisse.
« Beaucoup d’hommes meurent sans avoir perdu leur clocher de vue : je ne puis rencontrer le clocher qui me doit voir mourir. En quête d’un asile pour achever mes Mémoires, je chemine de nouveau traînant à ma suite un énorme bagage de papiers, correspondances diplomatiques, notes confidentielles, lettres de ministres et de rois ; c’est l’histoire portée en croupe par le roman. »

Il nous exprime en son style inimitable, ses promenades en Suisse, ses rencontres et mentionne celle qu’il eut avec Alexandre Dumas, Dumas qui nous relate cette journée dans : Impressions de Voyage en Suisse : Les Poules de Monsieur Chateaubriand, de façon détaillée.

Avec madame Récamier, Chateaubriand visite le tombeau de madame de Staël, moment si émouvant :
« Si j’ai jamais senti à la fois la vanité et la vérité de la gloire et de la vie, c’est à l’entrée du bois silencieux, obscur, inconnu, où dort celle qui eut tant d’éclat et de renom, et en voyant ce que c’est que d’être véritablement aimé. »

Puis les événements en France et sa fidélité à la cause légitimiste le ramènent à Paris. « Enfin, la France légitimiste a pris pour devise ces mots :
Madame, votre fils est mon roi !
et plusieurs journaux les ont adoptés pour épigraphe. »

Mais Chateaubriand garde une distance : « entre les royalistes et moi il y a quelque chose de glacé : nous désirons le même roi ; à cela près, la plupart de nos vœux sont opposés. »

Ce Livre 35 est varié, émouvant et le regard de l’auteur est toujours si enrichissant.

Illustration : Le Lion de Lucerne, monument si bien évoqué par Chateaubriand dans ce Livre 35, et également par Alexandre Dumas : ce monument fut visité lors de leur rencontre.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 07)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 33min | Genre : Biographies


Ancien Paris : la prison de Bicêtre, départ des forçats pour le bagne

Récit historiquement intéressant pour les détails qu’il nous donne sur la fameuse prison de Bicêtre.

Bicêtre est un ancien domaine français situé sur l’actuelle commune du Kremlin-Bicêtre.
En 1633, Louis XIII fit construire un hôpital pour les militaires invalides, sur les ruines de cette forteresse qui a été un hôpital, un asile d’aliénés et une prison parisienne.

Contenu du chapitre 07 :

Départ de Douai – Les condamnés se révoltent dans la forêt de Compiègne – Séjour à Bicêtre – Mœurs de prison – La cour des Fous.

Illustration : Ancien Paris, la prison de Bicêtre, départ des forçats pour le bagne.


Chapitre 07.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 34)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 27min | Genre : Biographies


Duchesse de Berry

Octobre 1830. « Introduction.
Au sortir du fracas des trois journées, je suis tout étonné d’ouvrir dans un calme profond la quatrième partie de cet ouvrage ; il me semble que j’ai doublé le cap des tempêtes, et pénétré dans une région de paix et de silence. Si j’étais mort le 7 août de cette année, les dernières paroles de mon discours à la Chambre des pairs eussent été les dernières lignes de mon histoire. »
Cette 4ème partie est, dans l’édition que nous utilisons, toujours la 3ème Partie.

La vie politique de cette période de notre histoire de France, avec le « juste-milieu », est relatée et analysée avec les convictions de notre auteur.
Il publie des brochures, comme De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille.

Il se rend à Genève, à Ferney :
« Là, à Ferney, où il n’entre plus personne, à ce Ferney autour duquel je viens rôder seul, que de personnages célèbres sont accourus ! Ils dorment, rassemblés pour jamais au fond des lettres de Voltaire, leur temple hypogée : le souffle d’un siècle s’affaiblit par degrés et s’éteint dans le silence éternel à mesure que l’on commence à entendre la respiration d’un autre siècle. »

Il écrit à Madame Récamier, évoque un poète-chansonnier, Béranger :
« [...] pour tracer quelques mots sur notre célèbre chansonnier. Vous trouverez mon récit trop court, lecteur, mais j’ai droit à votre indulgence : son nom et ses chansons doivent être gravés dans votre mémoire.
M. de Béranger n’est pas obligé, comme M. Carrel, de cacher ses amours. Après avoir chanté la liberté et les vertus populaires en bravant la geôle des rois, il met ses amours dans un couplet, et voilà Lisette. [...]
M. de Béranger me chanta l’admirable chanson imprimée :
À Monsieur de Chateaubriand : « Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie. »
À cette chanson, qui est de l’histoire du temps, je répondis de la Suisse par une lettre qu’on voit imprimée en tête de ma brochure sur la proposition Briqueville, (Brochure Bannissement Charles X)
Je disais au chansonnier : « Du lieu où je vous écris monsieur, j’aperçois la maison de campagne qu’habita lord Byron et les toits du château de madame de Staël… Ma trop longue vie ressemble à ces voies romaines bordées de monuments funèbres. »»

Chateaubriand, légitimiste, favorable à Henri V, écrit une longue lettre à la Duchesse de Berry (Chapitre 13 de ce Livre 34).

Portrait ci-contre : La Duchesse de Berry, épouse de Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, fils de Charles X, elle est la mère du comte de Chambord Henri d’Artois, prétendant légitimiste au trône de France sous le nom de « Henri V ». (Wikipédia)

Puis, le choléra se propage :
« Qu’êtes−vous donc, ô immensité des œuvres de Dieu, où le génie de l’homme, qui équivaut à la nature entière, s’il venait à disparaître, ne ferait pas plus faute que le moindre atome retranché de la création ! »

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 3h 15min | Genre : Essais


Henri d'Artois

Cette brochure de Chateaubriand commence par un Avertissement (Chapitre 00) et un en tête : la « réponse littéraire aux stances de M. de Béranger » (À Monsieur de Chateaubriand), qui « servira d’introduction à ma réponse politique ».

Puis la Proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille est citée, et Chateaubriand étudie en quatre points la vie politique (Chapitres 01 à 04).
Cette brochure se termine d’une conclusion suivie d’un post-scriptum, le Chapitre 05.

Cette période de notre histoire de France est traitée dans le Livre 34 des Mémoires d’outre-tombe : « Paris, rue d’Enfer, fin de novembre 1831.
De retour à Paris le 11 octobre, je publiai ma brochure vers la fin du même mois ; elle a pour titre : De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille, ou suite de mon dernier écrit : De la Restauration et de la Monarchie élective. [...] »

Chateaubriand, dans le Livre 25 évoque, après l’assassinat de son père par Louvel, la Naissance du duc de Bordeaux. − Les dames de la Halle de Bordeaux : « M. le duc de Bordeaux vint au monde le 29 septembre 1820. Le nouveau-né fut nommé l’enfant de l’Europe et l’enfant du miracle, en attendant qu’il devînt l’enfant de l’exil. »

Chateaubriand défendra en 1831 la légitimité du duc de Bordeaux, « Henri V », pour les légitimistes. Celui-ci décédera sans postérité : « Sa mort sans enfants en 1883 marque l’extinction de la branche Artois de la maison de Bourbon et le début d’une querelle (toujours d’actualité) entre les maisons de Bourbon d’Espagne et d’Orléans pour savoir laquelle a le plus de légitimité à la Couronne de France. » (Wikipédia)

Illustration : Portrait d’Henri d’Artois, petit-fils de France, duc de Bordeaux. (Prince de la famille royale de France, plus connu sous son titre de courtoisie de « comte de Chambord », né le 29 septembre 1820 au palais des Tuileries à Paris, et mort le 24 août 1883 au château de Frohsdorf à Lanzenkirchen. Petit-fils du roi Charles X, il est prétendant à la Couronne de France de 1844 à sa mort. Wikipédia)

C’est une période très importante qui est donc étudiée ici, avec le regard de son auteur.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 06)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 5min | Genre : Biographies


Vue de l'hôtel de ville de Douai (1825)

Dans le chapitre VI des Mémoires, les évasions continuent, mais Vidocq tient à se différencier des autres détenus aux yeux de l’opinion publique et pour montrer sa sincérité nous donne, à la fin de l’épisode, la teneur intégrale du Jugement (interminable à lire et que vous pouvez survoler) de La République une et indivisible

Contenu du chapitre 06 :
Les clés d’étain – Les Saltimbanques – Vidocq hussard – Il est repris – Le siège du cachot – Jugement – Condamnation.

Illustration : Vue de l’hôtel de ville de Douai (1825).

Chapitre 06.

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BURKE, Edmund – Réflexions sur la Révolution de France

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 11h 13min | Genre : Histoire


Edmund Burke

Réflexions sur la Révolution de France, d’Edmund Burke (1727-1797), est sans doute la plus célèbre attaque contre la Révolution française. Publiée en novembre 1790, elle se présente comme une réponse à un sermon – prêché par Richard Price, pasteur dissident, en novembre 1789 – exaltant la Révolution, et prend la forme d’une longue lettre adressée à un jeune correspondant français.

Il importe de noter que Burke écrit ce pamphlet dans les huit ou neuf premiers mois de 1790, c’est-à-dire après la prise de la Bastille, après le retour forcé de la famille royale de Versailles à Paris (5-6 octobre 89), mais bien avant la fuite à Varennes (20 juin 91), la sanglante invasion des Tuileries (17 août 92), les massacres de septembre 92, l’exécution de Louis XVI (21 janvier 93) et les événements de la Terreur (1993-94). L’ouvrage est néanmoins postérieur à l’Abolition des Privilèges (4 août 89), à la nationalisation ou confiscation des biens de l’Église (2 novembre 89) – longuement commentée par Burke -, et à la Constitution Civile du Clergé (12 juillet 90). Bien que 1790 fût une année relativement calme, Burke condamne en bloc la Révolution et prévoit avec discernement que le pire est encore à venir.
Craignant que les idées révolutionnaires ne gagnent l’Angleterre, il reproche aux Français de détruire de vénérables institutions telles que la monarchie, et de mettre en danger toute une civilisation séculaire, lesquelles n’étaient certes pas parfaites mais méritaient d’être aménagées, réformées, plutôt qu’abolies. La société est à ses yeux un édifice organique où tout se tient, où passé, présent et avenir sont indissolublement liés, et il attache une valeur inestimable aux traditions, à l’expérience d’une sagesse accumulée au cours de nombreux siècles. Il exècre en revanche l’individualisme affirmé de la Déclaration du Clergé.

Cette violente charge contre la Révolution et ses acteurs, promptement traduite en français (mai 91), provoqua de nombreuses réponses, dont la plus célèbre fut Les Droits de l’Homme, de l’Anglais Thomas Paine, paru dès mars 1791 (1ère partie) et février 1792 (2ème partie), qui s’insurge contre le conservatisme et les préjugés de Burke et prend avec enthousiasme le parti des révolutionnaires et de leurs idéaux.

Traduction : Pierre Dupont (1762-1817, Chapitres 01-06), et J.-A.*** (1823, Chapitres 06-23).

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CHAMPAGNAC, Jean-Baptiste-Joseph – Le Berger de Chèvreville – Roch, voleur assassin

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Jules-Adolphe Chauvet - Taverne du Bagne n° 2 Bould. Clichy et bal de la Boule Noire au coin de la rue des Martyrs, Clignancourt (1885)

Deux nouvelles « affaires » d’autrefois tirées des Chroniques du crime et de l’innocence.

Le Berger de Chèvreville :
« Nous allons faire connaître, d’une manière détaillée, cet individu et les crimes qui l’amenèrent devant la Cour d’assises de l’Oise, le 20 juin 1829. »

Roch, voleur assassin :

« À la vue du cadavre, de violents soupçons s’élevèrent contre Roch ; son signalement fut envoyé à la gendarmerie, le surlendemain, 23 janvier 1828, il fut arrêté chez un marchand de vin, aux Batignolles, où il faisait une orgie avec une fille publique. »

Illustration : Jules-Adolphe Chauvet, Taverne du Bagne n° 2 Boulevard Clichy et bal de la Boule Noire au coin de la rue des Martyrs, Clignancourt (1885).

Le Berger de Chèvreville.

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CHATEAUBRIAND, François-René (de) – Mémoires d’outre-tombe (Troisième Partie, Livre 33)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 2h 1min | Genre : Biographies


Pierre-Louis Delaval - Portrait de François-René Vicomte de Chateaubriand (1828)

« La monarchie européenne aurait pu continuer sa vie si l’on eût conservé en France la monarchie mère, fille d’un saint et d’un grand homme mais on en a dispersé les semences fécondes : rien ne renaîtra. »

Ainsi se terminait le livre précédent (32), et voici comment débute ce Livre 33 :
« Vous venez de voir la royauté de la Grève s’avancer poudreuse et haletante sous le drapeau tricolore au milieu de ses insolents amis ; voyez maintenant la royauté de Reims se retirer à pas mesurés au milieu de ses aumôniers et de ses gardes, marchant dans toute l’exactitude de l’étiquette, n’entendant pas un mot qui ne fût un mot de respect, et révérée même de ceux qui la détestaient. Le soldat, qui l’estimait peu, se faisait tuer pour elle ; le drapeau blanc, placé sur son cercueil avant d’être reployé pour jamais, disait au vent : Saluez-moi : j’étais à Ivry ; j’ai vu mourir Turenne ; les Anglais me connurent à Fontenoy ; j’ai fait triompher la liberté sous Washington, j’ai délivré la Grèce et je flotte encore sur les murailles d’Alger ! »

Ce très profond Livre 33 évoque les premiers jours d’août 1830, époque de grande importance historique et politique.

Le 7 août est un jour d’une extrême importance dans la vie de Chateaubriand :
« Chapitre 7 : Journée du 7 août. – Séance à la Chambre des pairs. – Mon discours. – Je sors du palais du Luxembourg pour n’y plus rentrer. – Mes démissions.
Le 7 d’août est un jour mémorable pour moi ; c’est celui où j’ai eu le bonheur de terminer ma carrière politique comme je l’avais commencée ; bonheur assez rare aujourd’hui pour qu’on puisse s’en réjouir.
[...]
Je montai à la tribune. Un silence profond se fit ; les visages parurent embarrassés, chaque pair se tourna de côté sur son fauteuil, et regarda la terre. Hormis quelques pairs résolus à se retirer comme moi, personne n’osa lever les yeux à la hauteur de la tribune. Je conserve mon discours parce qu’il résume ma vie, et que c’est mon premier titre à l’estime de l’avenir. »

Ce Livre 33 clôt la carrière politique de Chateaubriand, commencée avec le Livre 19, Chateaubriand que nous retrouverons en octobre 1830, avec le Livre 34.

Illustration : Pierre-Louis Delaval, Portrait de François René Vicomte de Chateaubriand (1828).

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