Livres audio gratuits de la catégorie 'Histoire' :


MIRBEAU, Octave – L’Affaire Dreyfus

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 3h 46min | Genre : Société


Alfred Dreyfus (1859-1935)

« Alors que nous caressons ce rêve magnifique d’abolir les frontières et de fraterniser avec les peuples, le stupide nationalisme multiplie les frontières, non seulement de peuple à peuple, de région à région, de village à village, mais d’homme à homme. C’est le retour à la barbarie, la régression aux époques de la force brutale, où l’homme fort, l’homme élu, celui qu’« ils »cherchent encore dans les ténèbres de la férocité humaine, était la brute horrible et sanglante qui avait le plus tué, le plus pillé, le plus massacré.
Ô patrie, idole toujours gorgée de viande humaine, quand donc auras-tu fini d’accomplir, sur l’humanité, ta besogne sinistre ? » L’Aurore, 22 juillet 1899.

Adresse à Alfred Dreyfus dans L’Aurore du 11 septembre 1899 :
« Ne craignez pas que nous vous abandonnions : nous prenons l’engagement de rester fidèles à la cause de la justice et de la vérité. »

À travers ces 34 documents, en majorité des chroniques parues dans la presse de novembre 1897 à septembre 1899, Octave Mirbeau nous plonge dans l’atmosphère haineuse et viciée de la France de « L’affaire Dreyfus ». C’est dans un style vigoureux qu’il dénonce antisémitisme et nationalisme. On aimerait tant considérer qu’il s’agit d’une époque révolue…

N.B. : les textes Pétition au Président de la chambre, Adresse à Émile Zola, Aux hommes libres, Lettre à Adrien Hébrard, Lettre à monsieur le Président du Conseil et À Alfred Dreyfus ont été écrits par plusieurs auteurs, dont Octave Mirbeau.

Illustration : Alfred Dreyfus (ca. 1894).

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> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LA HONTAN, Louis Armand de Lom d’Arce – Dialogues, ou Entretiens entre un Sauvage et le baron de Lahontan

Donneur de voix : Félix Tanguay | Durée : 2h 58min | Genre : Philosophie


Cornelius Krieghoff - Huron appelant l'orignal

Le baron de Lahontan (1666-1716) est un explorateur, anthropologue, écrivain et militaire français. Il fait un séjour de dix ans en Nouvelle-France. Il rencontre les Premières Nations, dont possiblement Kondiaronk, dont il s’inspire pour la rédaction de ses dialogues, lesquelles mettent en scène un chef Huron et un Français qui discutent de la valeur de leur culture respective. On assiste à la rencontre de deux esprits, deux sociétés, deux univers, qui s’observent, qui se jaugent, qui débattent.

Les entretiens de Lahontan sont jubilatoires. L’auteur utilise un procédé littéraire et philosophique déjà connu à l’époque : le dialogue entre le « fou » et le « sauvage », c’est-à-dire le supposé civilisé versus le supposé simplet, qui s’avère finalement imprégné d’une sagacité qui décontenance son interlocuteur. La plume de Lahontan et son procédé littéraire sont d’une surprenante efficacité. D’une part, Lahontan arrive à faire une critique en règle de sa propre société ; d’autre part, il dresse un portrait captivant de la vie huronne. Malgré les arguments qui fusent de toutes parts, c’est Adario qui semble remporter la mise, mais les pointes d’ironie transpercent çà et là le tableau idéalisé. Par exemple, les Hurons jouissent, disent-ils, d’une grande liberté, mais ils possèdent des esclaves… Par ailleurs, Lahontan se donne le rôle d’un bonhomme un peu borné, or cela ne correspond pas au Lahontan historique, comme le prouvent ses échanges épistolaires. De plus, si le beau rôle est donné à l’Amérindien, la démarche de Lahontan ne révèle-t-elle en trame de fond une des forces monumentales de l’esprit français : la capacité à l’autocritique ? Ainsi, « les Dialogues sont une œuvre ouverte, une œuvre dont on ne peut tirer de thèse centrale parce que l’ironie empêche le sens de se coaguler. »

L’influence des écrits de Lahontan est considérable. Une quantité impressionnante d’articles, d’études, d’analyses, d’essais y feront suite, et cela encore aujourd’hui. Qui plus est, les dialogues ont eu un immense succès lors de leur parution, influençant les grands auteurs de l’époque : Voltaire, Diderot, Chateaubriand, Rousseau, Leibniz, etc. La plume du baron pourrait en ce sens être considéré comme « le vif coup d’archet qui, vingt ans avant les Lettres persanes [de Montesquieu], ouvre le dix-huitième. »

> Écouter un extrait : 01. De la religion.

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SAINT-VICTOR, Paul (de) – Concini

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 15min | Genre : Essais


Concini

Ce court essai sur Concino Concini, le favori de Marie de Médicis, assassiné Le 24 avril 1617, à l’entrée du Louvre, par des fidèles serviteurs du jeune roi Louis XIII, a été publié dans le recueil Anciens et modernes en 1886.

Le début : « Concini et Léonora Galigaï, sa morne compagne, ont subi, depuis deux siècles, toutes les avanies de l’histoire. La pitié vous prend devant leurs mémoires cruellement diffamées, comme elles vous auraient pris devant leurs membres rompus et saignants. Certes, je ne veux pas faire un martyr de Concini ni une sainte de Galigaï. Je sais leurs noires intrigues et leurs pillages effrontés. Je comprends la colère de la noblesse française, réduite à plier devant le sigisbée de l’indigne veuve d’Henri IV. Il faut dire cependant que ses ennemis le valaient et qu’il ne fut ni pire ni meilleur que l’époque où il parada. »

Concini.

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PARIS, Paulin – Assassinat du duc de Guise

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 16min | Genre : Histoire


Assassinat du duc de Guise

L’assassinat d’Henri de Lorraine, troisième duc de Guise et chef de la Ligue catholique, a eu lieu le 23 décembre 1588 au château de Blois. Jugé trop influent par le roi de France Henri III et convoqué lors des États généraux de 1588-1589, Henri Ier de Guise tombe dans une conspiration et est exécuté par la garde personnelle royale.

Paulin Paris (1800-1881), professeur de langue et de littérature française du Moyen-âge au Collège de France, a également été conservateur adjoint des manuscrits de la Bibliothèque nationale.

Assassinat du duc de Guise.

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HAHN-HAHN, Ida (von) – Eudoxia

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 10h 20min | Genre : Histoire


Eudoxia

Ce roman biographique s’attache notamment à l’opposition d’Eudoxie, impératrice de Byzance (375-404), à Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople.

« Florus n’avait pas besoin de recommander au Préfet Optatus la sévérité contre les partisans de Chrysostôme, car ce magistrat se faisait une joie personnelle d’employer contre eux la rigueur. Il commença sur le champ les arrestations et l’interrogatoire. Quiconque était convaincu d’attachement à la foi et à l’Église devenait par cela même coupable d’attentat contre la Majesté Impériale, ou de rébellion aux volontés de l’Empereur, ou plus simplement encore, auteur de l’incendie de la basilique par haine contre Arsace. Les divers chefs d’accusation étaient appliqués par le Préfet, comme il jugeait le plus à propos, selon les personnes qu’il appelait à sa barre. Mais il punissait au dessus de tout, avec un plaisir particulier, la fidélité à la foi, la fermeté dans la foi. C’est qu’en effet, la foi catholique a toujours eu deux glorieux privilèges : – le premier d’inspirer l’amour jusqu’au martyre ; – le second de soulever contre elle la malice et la bassesse, la méchanceté et l’abjection. Parce que le christianisme n’est pas le serviteur du monde, parce qu’au contraire il lui parle en maître et lui donne des lois – le monde qui ne veut pas le reconnaître, parce qu’il ne veut pas se détacher du péché, le monde le hait et le persécute. »

Traduction anonyme (1867).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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BEAUJOINT, Jules – L’Alcôve des reines

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne & DanielLuttringer | Durée : 18h | Genre : Histoire


L'Alcôve des reines

Portraits d’un florilège de reines de France – et d’ailleurs – dont le destin en général fut rien moins que tragique, par Jules Beaujoint (1830-1892).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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ANONYME – Civilisation des indiens Chérokées

Donneuse de voix : Mon Evasion | Durée : 42min | Genre : Histoire


Indiens Cherokees

« Les Chérokées, nation indienne de l’Amérique du Nord, viennent de donner l’exemple, inouï dans les annales du monde, d’un peuple passant tout à coup, et comme par enchantement, de la barbarie à la civilisation.
Le perfectionnement de la race aborigène a été l’objet constant de la sollicitude du gouvernement des États-Unis. Fidèle en tout au plan de Washington, il ne s’est jamais écarté, à l’égard des Indiens habitant dans ses limites, de la ligne de conduite libérale et toute paternelle que cet homme célèbre avait lui-même tracée.
L’ombre de Washington a donc en quelque sorte présidé aux progrès que les Chérokées ont faits, depuis vingt-cinq ans, dans les arts de la vie civilisée. »

Article signé B., publié dans la Revue des deux mondes en août 1829.

Illustration : Paul Kane, River Scene (XIXe).

Civilisation des indiens Chérokées.

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Quatrième Section, Chapitre 15, X : La Grande Industrie et l’Agriculture)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 13min | Genre : Histoire


Karl Marx

Traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872.

Marx était-il écologiste ?

Dans le premier chapitre du Capital, en matérialiste Marx rappelle la base : « Le travail n’est donc pas l’unique source des valeurs d’usage qu’il produit, de la richesse matérielle. Il en est le père, et la terre, la mère, comme dit William Petty. »

Et au chapitre 7 : « La terre ( et sous ce terme, au point de vue économique, on comprend aussi l’eau), de même qu’elle fournit à l’homme, dès le début, des vivres tout préparés, est aussi l’objet universel de travail qui se trouve là sans son fait. Toutes les choses que le travail ne fait que détacher de leur connexion immédiate avec la terre sont des objets de travail de par la grâce de la nature. »

Pendant ce temps, que fait le capital ? (Là se trouve le passage cité dans le billet de la Huitième Section) :

« Chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité.
La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse :
La terre et le travailleur. » (Chap. 15-X)

Mais Marx pense que ce mode de production capitaliste prépare un autre mode de production :

« [Le mode de production capitaliste] crée en même temps les conditions matérielles d’une synthèse nouvelle et supérieure, c’est-à-dire l’union de l’agriculture et de l’industrie sur la base du développement que chacune d’elles acquiert pendant la période de leur séparation complète. » (Chap. 15-X)

Il dessine donc la perspective d’une agriculture et d’une industrie libérées du capital, réunies selon cette nouvelle « synthèse » et, fortes des moyens de production accumulés, enfin respectueuses de la force de travail et de la nature.

C’est trop tard, disent déjà certains : les conditions de vie sur terre sont définitivement compromises ; toute transformation dans le mode de production n’y pourra plus rien…

Mêmes causes, mêmes effets : les travailleurs pourraient bien s’inviter dans le débat. Peut-être voudront-ils tout de même « exproprier les expropriateurs », par ailleurs destructeurs de la terre…

La version sans les notes dure 6 min.

Chapitre 15, X : La Grande Industrie et l’Agriculture.

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