Livres audio gratuits de la catégorie 'Philosophie' :


ARISTOTE – Parva naturalia

Donneuse de voix : Domi | Durée : 7h 24min | Genre : Philosophie


Aristote

Les Opuscules ou Petits traités d’histoire naturelle (Parva naturalia) rassemblent neuf traités d’Aristote.
Trois d’entre eux figurent déjà sur notre site. On trouvera ici les six derniers traités.

- De la sensation et des choses sensibles (114 min)
- Du sommeil et de la veille (42 min)
- Du principe général du mouvement dans les animaux (60 min)
- De la longévité et de la brièveté de la vie (28 min)
- De la jeunesse et de la vieillesse. De la vie et de la mort (27 min)
- De la respiration (118 min)

Ils s’ajoutent à :

- De la mémoire et de la réminiscence
- Des rêves
- De la divination dans le sommeil

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

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PLATON – Charmide

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 21min | Genre : Philosophie


Socrate

Le Charmide (ou Sur la sagesse) est un dialogue de Platon. Il appartient à la série dite des Premiers Dialogues, composés à l’époque où l’auteur était encore jeune. La date exacte est cependant incertaine. La majorité des critiques la ramènent vers -388, après la mort de Socrate.
Le dialogue est censé se dérouler au début de la guerre du Péloponnèse, vers -430.

Quatre définitions de la sagesse sont proposées :

Première définition : « faire toutes choses avec modération et avec calme »
Deuxième définition : « la pudeur »
Troisième définition : « faire ses propres affaires »
Quatrième définition : « la connaissance de soi-même »

Incapable en apparence de parvenir à une définition satisfaisante, Socrate s’accuse d’avoir mal conduit l’entretien et d’être un mauvais chercheur de la vérité. Cet aveu d’humilité ne refroidit pas Charmide, qui demande à devenir son disciple. (Source : Wikipédia)

Traduction : Victor Cousin (1792 -1867)

> Écouter un extrait : Partie 01.

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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Quatrième Section, Chapitre 15, X : La Grande Industrie et l’Agriculture)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 13min | Genre : Histoire


Karl Marx

Traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872.

Marx était-il écologiste ?

Dans le premier chapitre du Capital, en matérialiste Marx rappelle la base : « Le travail n’est donc pas l’unique source des valeurs d’usage qu’il produit, de la richesse matérielle. Il en est le père, et la terre, la mère, comme dit William Petty. »

Et au chapitre 7 : « La terre ( et sous ce terme, au point de vue économique, on comprend aussi l’eau), de même qu’elle fournit à l’homme, dès le début, des vivres tout préparés, est aussi l’objet universel de travail qui se trouve là sans son fait. Toutes les choses que le travail ne fait que détacher de leur connexion immédiate avec la terre sont des objets de travail de par la grâce de la nature. »

Pendant ce temps, que fait le capital ? (Là se trouve le passage cité dans le billet de la Huitième Section) :

« Chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité.
La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du procès de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse :
La terre et le travailleur. » (Chap. 15-X)

Mais Marx pense que ce mode de production capitaliste prépare un autre mode de production :

« [Le mode de production capitaliste] crée en même temps les conditions matérielles d’une synthèse nouvelle et supérieure, c’est-à-dire l’union de l’agriculture et de l’industrie sur la base du développement que chacune d’elles acquiert pendant la période de leur séparation complète. » (Chap. 15-X)

Il dessine donc la perspective d’une agriculture et d’une industrie libérées du capital, réunies selon cette nouvelle « synthèse » et, fortes des moyens de production accumulés, enfin respectueuses de la force de travail et de la nature.

C’est trop tard, disent déjà certains : les conditions de vie sur terre sont définitivement compromises ; toute transformation dans le mode de production n’y pourra plus rien…

Mêmes causes, mêmes effets : les travailleurs pourraient bien s’inviter dans le débat. Peut-être voudront-ils tout de même « exproprier les expropriateurs », par ailleurs destructeurs de la terre…

La version sans les notes dure 6 min.

Chapitre 15, X : La Grande Industrie et l’Agriculture.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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MARX, Karl – Le Capital (Livre Premier, Huitième section)

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 4h 44min | Genre : Histoire


Karl Marx

Livre premier : Le Développement de la production capitaliste – Huitième Section : L’Accumulation primitive (traduction de J. Roy entièrement révisée par l’auteur, 1872)

Nous voici à la huitième et dernière section du Livre premier (j’ai donc « sauté » les 4 précédentes). Elle peut parfaitement se lire indépendamment.

Le capital, dans sa « gloutonnerie de travail-extra » (3e section) – c’est-à-dire gratuit – parvient à s’accroître formidablement « en épuisant les deux seules sources de richesses : le travailleur et la terre » (dernière phrase de la 4e section – non encore enregistrée).

Mais, avant de dominer complètement la production, comment s’est-il initialement constitué ? Quel est le « secret de l’accumulation primitive » ?

« La spoliation des biens d’église, l’aliénation frauduleuse des domaines de l’État, le pillage des terrains communaux, la transformation usurpatrice et terroriste de la propriété féodale ou même patriarcale en propriété moderne privée, la guerre aux chaumières, voilà les procédés idylliques de l’accumulation primitive. Ils ont conquis la terre à l’agriculture capitaliste, incorporé le sol au capital et livré à l’industrie des villes les bras dociles d’un prolétariat sans feu ni lieu ». (Chap. 27)

« C’est ainsi que la population des campagnes, violemment expropriée et réduite au vagabondage, a été rompue à la discipline qu’exige le système du salariat par des lois d’un terrorisme grotesque, par le fouet, la marque au fer rouge, la torture et l’esclavage.

Ce n’est pas assez que d’un côté se présentent les conditions matérielles du travail, sous forme de capital, et de l’autre des hommes qui n’ont rien à vendre, sauf leur puissance de travail. Il ne suffit pas non plus qu’on les contraigne par la force à se se vendre volontairement. Dans le progrès de la production capitaliste, il se forme une classe de plus en plus nombreuse de travailleurs, qui, grâce à l’éducation, la tradition, l’habitude, subissent les exigences du régime aussi spontanément que le changement des saisons. Dès que ce mode de production a acquis un certain développement, son mécanisme brise toute résistance ; la présence constante d’une surpopulation relative maintient la loi de l’offre et la demande du travail et, partant, le salaire dans des limites conformes aux besoins du capital, et la sourde pression des rapports économiques achève le despotisme du capitaliste sur le travailleur. Parfois on a bien encore recours à la contrainte, à l’emploi de la force brutale, mais ce n’est que par exception. Dans le cours ordinaire des choses, le travailleur peut être abandonné à l’action des « lois naturelles » de la société, c’est-à-dire à la dépendance du capital, engendrée, garantie et perpétuée par le mécanisme même de la production. Il en est autrement pendant la genèse historique de la production capitaliste. La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l’intervention constante de l’État ; elle s’en sert pour « régler » le salaire, c’est-à-dire pour le déprimer an niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulu. C’est là un moment essentiel de l’accumulation primitive ». (Chap. 28)

« La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore. Aussitôt après, éclate la guerre mercantile ;elle a le globe entier pour théâtre. S’ouvrant par la révolte de la Hollande contre l’Espagne, elle prend des proportions gigantesques dans la croisade de l’Angleterre contre la Révolution française et se prolonge, jusqu’à nos jours, en expéditions de pirates, comme les fameuses guerres d’opium contre la Chine.
Les différentes méthodes d’accumulation primitive que l’ère capitaliste fait éclore se partagent d’abord, par ordre plus ou moins chronologique, le Portugal, l’Espagne, la Hollande, la France et l’Angleterre, jusqu’à ce que celle-ci les combine toutes, au dernier tiers du dix-septième siècle, dans un ensemble systématique, embrassant à la fois le régime colonial, le crédit public, la finance moderne et le système protectionniste. Quelques-unes de ces méthodes reposent sur l’emploi de la force brutale, mais toutes sans exception exploitent le pouvoir de l’État, la force concentrée et organisée de la société, afin de précipiter violemment le passage de l’ordre économique féodal à l’ordre économique capitaliste et d’abréger les phases de transition. Et, en effet, la force est l’accoucheuse de toute vieille société en travail. La force est un agent économique. » (Chap. 31)

« Le système protectionniste fut un moyen artificiel de fabriquer des fabricants, d’exproprier des travailleurs indépendants, de convertir en capital les instruments et conditions matérielles du travail, d’abréger de vive force la transition du mode traditionnel de production au mode moderne. Les États européens se disputèrent la palme du protectionnisme et, une fois entrés au service des faiseurs de plus-value, ils ne se contentèrent pas de saigner à blanc leur propre peuple, indirectement par les droits protecteurs, directement par les primes d’exportation, les monopoles de vente à l’intérieur, etc. Dans les pays voisins placés sous leur dépendance, ils extirpèrent violemment toute espèce d’industrie ». (Chap. 31)

« À mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d’évolution sociale, s’accroissent la misère, l’oppression, l’esclavage, la dégradation, l’exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L’heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés » (Chap. 32)

Quand, au 33e et dernier chapitre, Marx enfonce le clou de sa démonstration au dépend d’un économiste bourgeois (en tant que représentant de la vision idyllique, dominante, du capitalisme), je n’ai pu m’empêcher d’un fou rire.
Rirez-vous aussi avec Marx ? Jouons un peu : avez-vous trouvé le passage (où la voix se fait, malgré la coupure au montage, légèrement chevrotante – je l’ai laissée en souvenir :-) ? Dites-oui ou non dans les commentaires – mais ne dévoilez pas l’endroit !

Qu’un peu de légèreté – forcément ironique – jaillisse de son analyse implacable, ne fait après tout pas de mal, après le sombre tableau qu’il a esquissé tout au long de cette section – ô combien sérieuse puisqu’y apparaît enfin la conclusion, que le mouvement ouvrier a, plus tard, traduit en slogan, « exproprions les expropriateurs » !

> Écouter un extrait : Chapitre 26.

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ARISTOTE – Morale à Nicomaque

Donneuse de voix : Domi | Durée : 16h 18min | Genre : Philosophie


Aristote

La Morale (ou Éthique) à Nicomaque est un ouvrage d’Aristote qui traite de l’éthique, de la politique et de l’économie. Il est, avec l’Éthique à Eudème et la Grande Morale, l’un des trois principaux livres exposant la philosophie morale d’Aristote.

Aristote se propose ici de rechercher le sens ultime de la vie humaine, le souverain bien, c’est-à-dire le bonheur. Cette interrogation le pousse à s’interroger sur le genre de vie et les conduites les plus susceptibles de rendre heureux. La réflexion éthique appartient à la science politique, qui a pour objet la vertu. La quête de la félicité individuelle l’invite ainsi à exposer les ressorts de l’amitié, de la justice et plus globalement d’une vie vertueuse ancrée dans la collectivité.
Dans la Morale à Nicomaque, Aristote définit la vertu comme disposition acquise volontairement, consistant, par rapport à nous, dans la mesure, définie par la raison conformément à la conduite d’un homme réfléchi. Puis, Aristote se concentre sur l’importance d’adopter un comportement continuellement vertueux, grâce à l’habitude de la pratique d’actes de ce genre. (Source : Wikipédia)

Remarque : Les livres V, VI, VII de la Morale à Nicomaque sont exactement les mêmes que les livres IV, V, VI de la Morale à Eudème qui figurent dans la bibliothèque et en sont la reprise.

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOLTAIRE – Lettres philosophiques (1734)

Donneuse de voix : Mon Evasion | Durée : 5h 16min | Genre : Philosophie


Voltaire 06

Chétif et malingre, Voltaire n’en vécut pas moins jusqu’à 83 ans. Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, il occupa pendant un demi-siècle le monde entier de sa personne, traita d’égal à égal avec les plus importants souverains, et accumula au cours d’une existence agitée et profonde une œuvre considérable.

Les Lettres philosophiques de Voltaire furent préparées et écrites entre 1727 et 1733.
Elles parurent d’abord dans leur traduction anglaise, en Angleterre en 1733, puis dans leur version originale l’année suivante. L’édition française eut de fâcheuses conséquences : éditeur arrêté, ouvrage brûlé, Voltaire mis en accusation.

Au fil des éditions – les dernières retouches semblent dater de 1756 -, l’auteur ajouta ou modifia certains passages, de sorte que de nombreuses variantes plus ou moins significatives existent selon celles-ci.
Le texte présenté ici reprend celui de l’édition de 1734.

> Écouter un extrait : Sur les Quakers (version 2).

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ARISTOTE – De la divination dans le sommeil

Donneuse de voix : Domi | Durée : 20min | Genre : Philosophie


Aristote

Aristote traite des rêves dans les Petits Traités d’histoire naturelle (Parva naturalia).
Il les considère comme un phénomène somatique lié au vécu de la journée.
Le rêve provient d’une fausse perception du corps durant le sommeil, analogue au reflet d’une image dans une eau agitée. (Source : Wikipédia)

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

De la divination dans le sommeil.

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ARISTOTE – Des rêves

Donneuse de voix : Domi | Durée : 39min | Genre : Philosophie


Aristote

Aristote traite des rêves dans ses Petits traités d’histoire naturelle (Parva naturalia). Il les considère comme un phénomène somatique lié au vécu de la journée. Le rêve provient d’une fausse perception du corps durant le sommeil, analogue au reflet d’une image dans une eau agitée. (Source : Wikipédia)
Le texte est constitué de trois courts chapitres.

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

Des rêves.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)


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