Livres audio gratuits de la catégorie 'Philosophie' :


WEILL, Alexandre – Préface de « Contes d’amour »

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 8min | Genre : Philosophie


Alexandre Weill

« Or, dans une époque où le dernier des sots enrichis jette la pierre aux lettres et aux hommes de lettres, il est bon de rappeler à ce troupeau de moutons de Panurge qu’on appelle le public que, de tous les rois, potentats, héros, diplomates et industriels brevetés, médaillés et décorés, l’homme de lettres seul, digne de ce nom, reste tel qu’il est ; que seul il crée à l’image de Dieu, et que partant, seul, il est immortel ! [...] Rien dans la vie n’est éternel. Le fait se défait, l’air de musique vieillit, le tableau pourrit, la statue se dégrade ; seule, la pensée reste debout ; seule, elle conserve sa jeunesse éternelle. »

Il nous a semblé bon de faire connaître aux « moutons de Panurge » que nous sommes ces quelques lignes enflammées écrites vers 1900 à la gloire des hommes (et des femmes) de lettres par Alexandre Weill (1811-1899), journaliste assez prolifique aux orientations politiques diverses.

Peut-être lirons-nous un jour un de ses Contes d’amour

Illustration : Alexandre Weill (Atelier Nadar, XIXe).

Préface de « Contes d’amour ».

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SCHURÉ, Édouard – La Vie de Bouddha

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 25min | Genre : Philosophie


Odilon Redon - Le Bouddha

Note historique : Siddhārtha Gautama , dit Shakyamuni (« sage des Śākyas ») ou le Bouddha (« l’Éveillé »), est un chef spirituel qui vécut au VIe ou au Ve siècle av. J.-C., fondateur historique d’une communauté de moines errants qui donnera naissance au bouddhisme.

Philippe Frédéric « Édouard » Schuré (1841-1929) est un écrivain, philosophe et musicologue français, auteur de romans, de pièces de théâtre, d’écrits historiques, poétiques, et philosophiques dont La Vie de Bouddha en 5 chapitres :

La Jeunesse de Bouddha. – La Vie solitaire et l’illumination. – La Tentation. – L’Enseignement et la communauté bouddhiste. – La Mort de Bouddha. – Conclusion, où nous trouvons ces lignes :

« Mais la sagesse de Bouddha n’égala pas la grandeur de son âme et son courage ne fut pas à la hauteur de sa vision. Une initiation incomplète lui fit voir le monde sous le jour le plus noir. Il n’en voulut comprendre que la douleur et le mal. Ni Dieu, ni l’univers, ni l’âme, ni l’amour, ni la beauté ne trouvèrent grâce devant ses yeux. Il rêva d’engloutir à jamais ces ouvriers d’illusion et ces ouvrières de souffrance dans le gouffre de son Nirvâna. Malgré l’excessive sévérité de sa discipline morale, et quoique la pitié qu’il prêchait établît entre les hommes un lien de fraternité universelle, son œuvre fut donc partiellement négative et dissolvante. »

Grande richesse d’information dans cet article philosophique.

Illustration : Odilon Redon, Le Bouddha (1906-1907).

La Vie de Bouddha.

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DURKHEIM, Émile – Le Contrat social de Rousseau

Donneuse de voix : Domi | Durée : 3h 1min | Genre : Essais


Émile Durkheim

« Le problème fondamental du Contrat social, tel qu’il est formulé au chapitre VI du livre 1, peut s’énoncer ainsi : trouver une forme d’association, ou comme dit aussi Rousseau, d’état civil, dont les lois se superposent, sans les violer, aux lois fondamentales de l’état de nature. Par conséquent, pour comprendre la doctrine de Rousseau, il nous faut : 1° déterminer en quoi consiste cet état de nature qui est comme la pierre de touche d’après laquelle doit se mesurer le degré de perfection de l’état civil ; 2° chercher comment les hommes, en fondant les sociétés, ont été amenés à sortir de cette condition première ; car, si la forme parfaite d’association est à découvrir, c’est que la réalité n’en offre pas le modèle ; 3° alors seulement nous serons en mesure d’examiner les raisons pour lesquelles, suivant Rousseau, cette déviation n’était pas nécessaire et comment est possible la conciliation de ces deux états, à certains égards contradictoires. » Durkheim.

> Écouter un extrait : 01. État de nature.

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BAKOUNINE, Michel – Qui suis-je ?

Donneur de voix : Jonathan | Durée : 7min | Genre : Philosophie


Michel Bakounine

« Je ne suis ni un savant, ni un philosophe, ni même un écrivain de métier. J’ai écrit très peu dans ma vie et je ne l’ai jamais fait, pour ainsi dire, qu’à mon corps défendant, et seulement lorsqu’une conviction passionnée me forçait à vaincre ma répugnance instinctive contre toute exhibition de mon propre moi en public.
Qui suis-je donc, et qu’est-ce qui me pousse maintenant à publier ce travail ? »

Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine, francisé en Michel Bakounine (1814-1876), est un révolutionnaire, théoricien de l’anarchisme et philosophe qui a particulièrement écrit sur le rôle de l’État.

Qui suis-je ?.

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GRACIÁN, Baltazar – L’Homme de cour

Donneuse de voix : Domi | Durée : 5h 30min | Genre : Essais


Baltasar Gracián

La philosophie de Gracián (1601-1658) constitue une tentative de réhabilitation de l’apparence et de la forme. « Ce n’est pas assez que la substance, écrit Gracián dans L’Homme de cour, il y faut aussi la circonstance » : puisque la justice et la vérité, aux yeux des hommes, comptent moins que les apparences dont elles se revêtent, le sage se doit non seulement d’être vertueux, mais également de soigner les apparences de cette vertu. Il lui faut « faire, et faire paraître », « le bon extérieur est la meilleure garantie de la perfection intérieure. »»
L’éloge de l’apparence se rapproche ainsi dangereusement d’une justification du mensonge, mais le casuiste émérite qu’était Gracián ne franchit jamais le pas : il ne faut pas mentir, écrit-il ; tout en ajoutant : il ne faut pas dire toute la vérité.
« Il ne s’agit pas tant, écrit un commentateur contemporain, de tromper que de « laisser croire ». Pratique d’un cynisme suave : les hommes aiment si peu la vérité qu’il est inutile de courir le risque de leur mentir. Leur propre médiocrité morale se chargera de les en détourner  »
Dans la seconde partie de son œuvre, constituée par le Criticon, Gracián s’emploie à anéantir cette figure construite au fil des ouvrages antérieurs, et à condamner « sans appel [le] monument élevé par lui à la gloire du Héros ». (d’après Wikipédia)

Traduction : Amelot de la Houssaie (1634-1706).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Jeu – Jeux de mots – Pointe

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Histoire


Claus Meyer - Joueurs de dés

Les extraits de l’article Jeu se divisent en deux rubriques :

Jeu « Espece de convention fort en usage, dans laquelle l’habileté, le hasard pur, ou le hasard mêlé d’habileté, selon la diversité des jeux, décide de la perte ou du gain, stipulés par cette convention, entre deux ou plusieurs personnes. »

Jeux de mots « Une pointe d’esprit fondée sur l’emploi de deux mots qui s’accordent pour le son, mais qui different à l’égard du sens. »

L’article Pointe complète le précédent.

« Cy git ma femme ! Voilà l’exposition du sujet :
Ah, qu’elle est bien pour son repos & pour le mien !

Voilà la pointe. »

Illustration : Claus Meyer, Joueurs de dés (1886).

Jeu.

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ENGELS, Friedrich – Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 3h | Genre : Philosophie


Friedrich Engels

En 1886, plus de 40 ans après que Marx et Engels en ont eu « fin[i] avec [leur] ancienne conscience philosophique » et qu’ils sont devenus des communistes, Engels saisit la proposition qui lui est faite de critiquer un ouvrage sur Ludwig Feuerbach, pour faire d’une pierre deux coups : « un exposé succinct et systématique de nos rapports [à Marx et à moi] avec la philosophie hégélienne, de la façon dont nous en sommes sortis et dont nous nous en sommes séparés, me parut s’imposer de plus en plus. Et, de même, une reconnaissance pleine et entière de l’influence qu’eut sur nous Feuerbach, plus que tout autre philosophe post-hégélien, au cours de la période orageuse de notre jeunesse, m’apparut comme une dette d’honneur non encore acquittée. » (Préface)

Remontant ainsi à ses deux sources idéologiques, la « dialectique » de Hegel et le « matérialisme » « replacé de nouveau sur son trône » par Feuerbach, Engels nous présente au chapitres I et II, d’une façon très claire, le « matérialisme dialectique », méthode de penser qu’il attribue à son ami Marx vers 1845 (tandis qu’ils évoluent intellectuellement ensemble depuis 1844).

Il s’agit, d’une part, comme le faisait Hegel, de penser toutes les choses ainsi que leur rapports entre eux comme des processus jamais achevés (et donc « dialectiquement » – par opposition à une façon « métaphysique » de les voir, comme si elles étaient fixées une fois pour toute) ; mais d’autre part, contrairement à ce que faisait Hegel, de considérer les choses et leurs rapports pour ce qu’ils sont dans la réalité et non dans notre imagination (Hegel imagine une « Idée absolue » dont la nature ne serait que « l’extériorisation ») ; donc, de les considérer selon le principe matérialiste, affirmé par Feuerbach, qu’il n’existe rien en dehors de la nature et des hommes et que les idées ne sont que des reflets des choses – et que « Dieu […] n’est que l’image fantastique de l’homme ».

« Partout il ne s’agit plus d’imaginer dans sa tête des rapports, mais de les découvrir dans les faits. » (Chapitre IV)

Sauf que (chapitre III) : « [Feuerbach] ne veut nullement supprimer la religion, il veut la perfectionner » ; « il prend pour point de départ l’homme ; mais il ne dit absolument rien du monde dans lequel vit cet homme. » [...] « Mais le pas que Feuerbach ne fit point ne pouvait manquer d’être fait ; le culte de l’homme abstrait qui constituait le centre de la nouvelle religion feuerbachienne, devait nécessairement être remplacé par la science des hommes réels et de leur développement historique. Ce développement ultérieur du point de vue de Feuerbach, par-dessus Feuerbach lui-même, Marx l’entreprit en 1845 dans la Sainte Famille. » (Chapitre III, fin).

C’est de cette « conception marxiste de l’histoire » qu’Engels présente une « esquisse générale » au chapitre IV :

« S’il s’agit, par conséquent, de rechercher les forces motrices qui, – consciemment ou inconsciemment et, il faut le dire, très souvent inconsciemment, – se trouvent derrière les mobiles des actions des hommes dans l’histoire et qui constituent en fait les dernières forces motrices de l’histoire, il ne peut pas tant s’agir des motifs des individus, si proéminents soient-ils, que de ceux qui mettent en mouvement de grandes masses, des peuples entiers, et dans chaque peuple, à leur tour, des classes tout entières ; motifs qui les poussent non à des soulèvement passagers à la manière d’un peu de paille qui s’éteint rapidement, mais à une action durable, aboutissant à une grande transformation historique.
[…]
Mais alors que dans toutes les périodes antérieures, la recherche de ces causes motrices de l’histoire était presque impossible à cause de la complexité et de la dissimulation de leurs rapports avec les répercussions qu’ils exercent, notre époque a tellement simplifié ces rapports que l’énigme a pu être résolue.
[…]
Dans l’histoire moderne tout au moins, toute les luttes politiques sont des luttes de classes, et que toute les luttes émancipatrices de classes, malgré leur forme nécessairement politique – car toute lutte de classes est une lutte politique – tournent en dernière analyse, autour de l’émancipation économique. Par conséquent, l’État, le régime politique, constitue ici, tout au moins, l’élément secondaire, et la société civile, le domaine des relations économiques, l’élément décisif.» (Chapitre IV)

C’est ainsi que « [t]out comme en France, au XVIIIe siècle, la révolution philosophique, au XIXe siècle, précéda également en Allemagne la révolution politique » – celle de 1848. (Préface)

« Ce n’est que dans la classe ouvrière que le sens théorique allemand se maintient intact. Là, il est impossible de l’extirper ; là, il n’y a pas de considérations de carrière, de chasse aux profits, de protection bienveillante d’en haut ; au contraire, plus la science procède, libre de ménagements et de préventions, plus elle se trouve en accord avec les intérêts et les aspirations de la classe ouvrière. La nouvelle tendance qui reconnaissait dans l’histoire du développement du travail la clé pour la compréhension de l’histoire de la société tout entière se tourna dès le début de préférence vers la classe ouvrière et y trouva l’accueil qu’elle ne cherchait ni n’attendait auprès de la science officielle. Le mouvement ouvrier allemand est l’héritier de la philosophie classique allemande. » (Chapitre IV, suite et fin)

« Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, mais il s’agit de le transformer. » (Appendice, XIe et dernière des Thèses sur Feuerbach de Marx en 1845)

Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande / Friedrich Engels. – Nouvelle édition. – Paris : Bureau d’éditions, 1935.

Traduction anonyme (1935).

Illustration : Friedrich Engels.

> Écouter un extrait : Préface de l’auteur.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Éducation

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Philosophie


Jean-Baptiste-Siméon Chardin - La Maîtresse d'école

L’article Éducation est de Du Marsais, auteur de De l’âme et de son immortalité (1751). Mais la religion ne se glisse que dans deux ou trois passages.

Il est intéressant de savoir comment, il y a trois siècles, pédagogues et jeunes élèves vivaient les années d’école.

« Quand les jeunes gens sont en état d’entrer dans des études sérieuses, c’est une pratique très-utile, après qu’on leur a appris les différentes sortes de gouvernemens, de leur faire lire les gazettes, avec des cartes de géographie & des dictionnaires qui expliquent certains mots que souvent même le maître n’entend pas. Cette pratique est d’abord desagréable aux jeunes gens ; parce qu’ils ne sont encore au fait de rien, & que ce qu’ils lisent ne trouve pas à se lier dans leur esprit avec des idées acquises : mais peu-à-peu cette lecture les intéresse, sur-tout lorsque leur vanité en est flatée par les loüanges que des personnes avancées en âge leur donnent à-propos sur ce point. »

Illustration : Jean-Baptiste-Siméon Chardin, La Maîtresse d’école (1735-1736).

Éducation.

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