Livres audio gratuits de la catégorie 'Philosophie' :


DUPONT-WHITE, Charles – Réflexions d’un optimiste

Donneuse de voix : Domi | Durée : 4h 41min | Genre : Philosophie


Réflexions d'un optimiste

Charles Brook Dupont-White (1807-1878) est un avocat, économiste et traducteur.
Dupont-White est un socialiste, précurseur des solutions qui verront leur mise en œuvre, un siècle plus tard, dans le cadre du programme du Conseil national de la Résistance.
Dans ce texte il étudie les caractéristiques différents gouvernements de la France et le caractère français. On y voit que rien ni personne n’est complètement mauvais et une grande confiance de l’auteur en l’éducation.

Table des matières :

Chapitre 01. De ce qui menace notre société et de ce qui la sauvera
Chapitre 02. Notre société n’est pas révolutionnaire : elle a gardé deux siècles de trop l’ancien régime
Chapitre 03. Les gouvernements sont responsables de tout dans notre histoire, surtout des révolutions
Chapitre 04. La France n’a ni les vices ni les qualités qui composent l’instinct révolutionnaire
Chapitre 05. La France montre dans toute son histoire une force de convalescence et de vie qui s’exprime par le besoin de gouvernement
Chapitre 06. De l’égoïsme humain comme obstacle général à la liberté, laquelle est le gouvernement par les gouvernés.
Chapitre 07. L’irreligion est-elle un obstacle particulier parmi nous à la liberté ?
Chapitre 08. D’une chimère qui est la démocratie ; d’un organe excessif de cette chimère qui est le suffrage universel
Chapitre 09. Si la restauration de l’aînesse et des corporations n’est pas un rêve
Chapitre 10. Droits respectifs de la tradition et de l’innovation
Chapitre 11. D’une difficulté qui tient à certains mérites du passé, à certaines infirmités du présent. Comment elle est résolue par Washington et par M. Guizot
Chapitre 12. Restaurer le passé, c’est vouloir ressembler aux anciens et aux sauvages
Chapitre 13. Résumé

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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PLATON – Le Second Hippias (Version 2)

Donneuse de voix : Domi | Durée : 57min | Genre : Philosophie


Socrate Musee du Louvre

Il n’existe pas de datation, ni de l’écriture du dialogue, ni de la date de ce dernier. Le Second Hippias, traduit aussi par Hippias mineur est considéré comme une œuvre de (relative) jeunesse de Platon pour des raisons essentiellement stylistiques. (d’après Wikipédia)

Le texte qui traite du mensonge peut se réduire à deux propositions :
1° Au fond il n’y a pas de différence entre le menteur et l’homme sincère, celui qui sait la vérité sans la dire ne la sachant pas moins que celui qui la sait et la dit.
2° Le menteur, celui qui trompe sciemment et volontairement ses semblables, vaut mieux que celui qui les trompe involontairement et en se trompant lui-même ; car ce dernier est inférieur au premier en science et en volonté. D’où il suit que l’homme volontairement injuste, qui, connaissant le bien, prémédite le mal et l’accomplit, est meilleur que l’homme involontairement injuste, qui, faute de lumières prend le mal pour le bien et fait l’un pour l’autre. (d’après Wikisource)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Il existe une première version dans la traduction Chambry sous le nom Hippias Mineur. Elle est lue par Gauthier Manesse.

Le Second Hippias.

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BECCARIA, Cesare – Des délits et des peines

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 59min | Genre : Philosophie


Torture

Cesare Beccaria Bonesana (né en 1738 à Milan, mort en 1794) est un juriste, criminaliste, philosophe, économiste et homme de lettres italien rattaché au courant des Lumières.
Très influencé, selon sa propre expression, par « l’immortel » Montesquieu, ainsi que par Helvétius et les encyclopédistes français, Beccaria s’intéresse très tôt aux questions liées à l’équité du système judiciaire. Il signe son chef-d’œuvre à 26 ans avec Des délits et des peines (1764-1766), qui pose les bases de la réflexion moderne en matière de droit pénal et amorce le premier mouvement abolitionniste. Certains des arguments avancés sont déjà anciens, mais Beccaria en fait une parfaite synthèse d’autant plus neuve qu’il se dégage de tout modèle religieux. Il y établit les bases et les limites du droit de punir et recommande de proportionner la peine au délit. Beccaria pose aussi en principe la séparation des pouvoirs religieux et judiciaire. Dénonçant la cruauté de certaines peines comparées au crime commis, il juge « barbare » la pratique de la torture et la peine de mort, et recommande de prévenir le crime plutôt que de le réprimer.

Traduction : Jacques Auguste Simon Collin de Plancy (1794-1881).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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SPINOZA, Baruch – Traité théologico-politique

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 10h 10min | Genre : Philosophie


Baruch Spinoza

« Ayant donc considéré toutes ces choses ensemble, savoir, que la lumière naturelle est non-seulement méprisée, mais que plusieurs la condamnent comme source de l’impiété, que des fictions humaines passent pour des révélations divines, et la crédulité pour la foi, enfin que les controverses des philosophes soulèvent dans l’Église comme dans l’État les passions les plus ardentes, d’où naissent les haines, les discordes, et à leur suite les séditions, sans parler d’une foule d’autres maux qu’il serait trop long d’énumérer ici ; j’ai formé le dessein d’instituer un examen nouveau de l’Écriture et de l’accomplir d’un esprit libre et sans préjugés, en ayant soin de ne rien affirmer, de ne rien reconnaître comme la doctrine sacrée que ce que l’Écriture elle-même m’enseignerait très clairement. »

Traduction : Émile Saisset (1814-1863).

> Écouter un extrait : Partie 00.

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PLATON – Ménon

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 1h 38min | Genre : Philosophie


Platon

« « Me dirais-tu bien, Socrate, si la vertu peut s’enseigner, ou si elle ne le peut pas et ne s’acquiert que par la pratique ; ou enfin si elle ne dépend ni de la pratique ni de l’enseignement, et si elle se trouve dans les hommes naturellement, ou de quelque autre manière ? » (Ménon).
Cette question, si doctement formée par Ménon était une question débattue traditionnellement à Athènes devant les élèves des Grands Sophistes. Elle trouve, pourtant, en Socrate, un élève indocile. Il voudrait, en effet, obtenir d’abord une définition de la vertu, pour pouvoir déterminer sa réponse à cette question. Dans cet effort de recherche d’une définition, Ménon va s’épuiser, et il faudra finalement l’aide d’un interlocuteur inattendu, un petit esclave de ce même Ménon, pour qu’apparaisse le principe d’une réponse vraie, dans la thèse selon laquelle « apprendre » n’est rien d’autre que « se ressouvenir ». Mais Ménon ne cessera de vouloir précipitamment revenir à la réponse dans les termes de sa question initiale. Aussi, même en adaptant la méthode, et en prenant l’avis d’Anytos (futur accusateur de Socrate) sur l’existence de maîtres de vertu, comme les Sophistes, le sens des conclusions de la discussion restera-t-il, jusqu’à la fin, entaché d’équivoque. En effet, l’absence d’une élucidation complète de la notion de vertu compromet la réussite d’une conclusion.
La fin du dialogue semble donc sans conclusion. Pourtant, l’invitation à s’exercer à se ressouvenir, invitation faite au beau milieu du dialogue, trouve, à la fin de celui-ci, un terrain propice puisqu’il « s’est passé » quelque chose. Il faudra donc chercher et se souvenir de l’idée. Un maître d’esclave comme Ménon comprend-il la leçon, en quittant Socrate ? pourra-t-il oser repenser à la discussion menée avec l’esclave pour s’y instruire ? Saura-t-il changer de regard et de manière de vivre ?

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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DIDEROT, Denis – Pensées philosophiques

Donneuse de voix : Domi | Durée : 2h 40min | Genre : Essais


Denis Diderot

Les Pensées philosophiques sont un recueil d’aphorismes que l’écrivain français Denis Diderot publia en 1746 ; c’est sa première œuvre personnelle, mais publiée anonymement et clandestinement avec une adresse fictive (La Haye). C’est l’éditeur parisien Laurent Durand, rue Saint Jacques, qui l’édite clandestinement.
« Piscis hic non est omnium » : ce poisson-là n’est pas pour tout le monde. Cette phrase qui figure sur la page de titre de la première édition montre que l’auteur a bien conscience d’y tenir des propos qui vont déranger la vision établie de la religion. L’ouvrage est d’ailleurs publié anonymement, soi-disant à La Haye. Diderot ne s’y était pas trompé : ce livre connut un succès retentissant et fut condamné au feu par arrêt du parlement de Paris du 7 juillet 1746.

L’Addition aux Pensées philosophiques est un recueil de 72 aphorismes de Denis Diderot rédigé en 1762 et paru anonymement en 1770. Comme son titre l’indique, il fait suite aux Pensées philosophiques. (Source : Wikipédia)

« On y voit un philosophe profondément affligé des obstacles de toute espèce que les préjugés religieux ont opposés aux progrès des Lumières, employer tour à tour les armes du raisonnement et du ridicule pour détruire une superstition qui, depuis vingt siècles, pèse sur l’esprit humain… » (Naingeon dans Recueil philosophique)

> Écouter un extrait : Partie 01.

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WEIL, Simone – Cahiers (Extraits)

Donneur de voix : Un veilleur | Durée : 55min | Genre : Philosophie


Simone Weil

Ces extraits sont tirés des Cahiers de 1940 et 1941, ainsi que des premiers mois de 1942. Simone Weil n’écrivait que pour elle, et dans le dessein de retrouver des idées et des vues qu’elle avait.

> Écouter un extrait : Cahiers T1 (Extraits).

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WEIL, Simone – L’Enracinement (Deuxième Partie)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 9h | Genre : Philosophie


Simone Weil

« Notre époque a pour mission propre, pour vocation, la constitution d’une civilisation fondée sur la spiritualité du travail. Les pensées qui se rapportent au pressentiment de cette vocation, et qui sont éparses chez Rousseau, George Sand, Tolstoï, Proudhon, Marx, dans les encycliques des papes, et ailleurs, sont les seules pensées originales de notre temps, les seules que nous n’ayons pas empruntées aux grecs. C’est parce que nous n’avons pas été à la hauteur de cette grande chose qui était en train d’être enfantée en nous que nous nous sommes jetés dans l’abîme des systèmes totalitaires. Mais, si l’Allemagne est vaincue, peut-être que notre faillite n’est pas définitive. Peut-être avons-nous encore une occasion. On ne peut pas y penser sans angoisse ; si nous l’avons, médiocres comme nous sommes, comment ferons-nous pour ne pas la manquer ?

Cette vocation est la seule chose assez grande pour la proposer aux peuples au lieu de l’idole totalitaire. Si on ne la propose pas de manière à en faire sentir la grandeur, ils resteront sous l’emprise de l’idole ; elle sera seulement peinte en rouge au lieu de brun. »

Simone Weil (1909-1943), L’Enracinement, ou Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain (extrait tiré de la p. 161, éditions Champs-Flammarion, 1943).

Accéder à la première partie…

> Écouter un extrait : Partie 01.

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