Livres audio gratuits de la catégorie 'Romans' :


BOISGOBEY, Fortuné (du) – Une affaire mystérieuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 11h | Genre : Romans


Epave sous marine

Ce cinquième roman Une affaire mystérieuse de Fortuné du Boisgobey a la même densité (10-11 heures) que les quatre déjà publiés sur le site et assez prisés, semble-t-il. Plutôt qu’un roman policier, c’est un roman d’aventures (Montmartre, Londres, le Brésil, Tripoli, Naples, etc) avec cinq ou six meurtres, une erreur judiciaire, un justicier servi par la Providence, des explorations d’épaves sous-marines (qui justifient l’image ci-contre) et tous les ingrédients, incroyables parfois, permettant de faire rebondir l’action.
« Pendant plus de quinze jours le médecin désespéra de le sauver, et le malheureux Loiseau semblait devoir emporter dans la tombe le secret du drame de Montmartre. »
Mais Loiseau a survécu et le secret du drame a été élucidé…

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BEECHER-STOWE, Harriet – La Case de l’oncle Tom

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 20h 10min | Genre : Romans


Harriet Beecher Stowe - La case de l oncle Tom

La Case de l’oncle Tom (Uncle Tom’s Cabin) est un roman de l’écrivain américaine Harriet Beecher Stowe. Publié d’abord sous forme de feuilleton en 1852, il valut le succès immédiat à son auteur. Le roman eut un profond impact sur l’état d’esprit général vis-à-vis des Afro-Américains et de l’esclavage aux États-Unis ; il fut un facteur de l’exacerbation des tensions qui menèrent à la Guerre de Sécession.

« L’auteur de La Case de l’oncle Tom est profondément touchée de l’enthousiaste sympathie avec laquelle le beau pays de France répond au cri de fraternité et d’émancipation poussé par l’esclave américain. C’est l’honneur de la France d’avoir aboli l’esclavage dans toutes ses colonies ; c’est sa gloire que pas une goutte du sang de l’esclave ne souille son manteau d’hermine. » Harriet Beecher-Stowe.

Traduction : Louise Swanton Belloc (1796-1881).

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FLAUBERT, Gustave – L’Éducation sentimentale (1845)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 11h 50min | Genre : Romans


Jean-François Boisselat - Portrait d'Évariste Boulay-Paty et de Letellier

L’Éducation sentimentale de 1845 a très peu de rapports avec l’œuvre célèbre du même nom, publiée un quart de siècle plus tard et consultable en version intégrale sur le site ainsi que deux extraits (Extrait 1, Extrait 2). Ce premier vrai roman du jeune Flaubert restera inédit et ne sera publié qu’après la mort de son auteur.
Les deux intrigues n’ont rien à voir entre elles, si ce n’est l’éducation par le sentiment de deux jeunes gens Henri et Jules traversant une grande passion qui, finie, les conduit à deux conceptions très différentes de la vie. Henri l’amoureux et Jules l’artiste sont accompagnés par Flaubert qui suit leur évolution sentimentale et les juge.
De très longues dissertations nous apprennent beaucoup sur l’écrivain qui confesse ses opinions sur la littérature, par exemple, comme il le fera plus tard dans sa Correspondance
Ne pas voir dans ce livre une « esquisse » de la grande Éducation sentimentale et de sa dimension socio-historique, mais y chercher les premières manifestations d’un grand génie, déjà capable d’évocations magnifiques.

« Arrêtant l’émotion qui le troublerait, il sait faire naître en lui la sensibilité qui doit créer quelque chose ; l’existence qui fournit l’accidentel, il rend l’immuable ; ce que la vie lui offre, il le donne à l’art ; tout vient vers lui et tout en ressort, flux du monde, reflux de lui-même. Sa vie se plie à son idée, comme un vêtement au corps qu’il recouvre ; il jouit de sa force par la conscience de sa force ; ramifié à tous les éléments, il rapporte tout à lui, et lui-même tout entier il se concrétise dans sa vocation, dans sa mission, dans la fatalité de son génie et de son labeur, panthéisme immense, qui passe par lui et réapparaît dans l’art. »
« Ses plus grandes joies sont un coucher de soleil, un bruit de vent dans les forêts, un chant d’alouette à la rosée ; une tournure de phrase, une rime sonore, un profil penché, une vieille statue, un pli de vêtement, lui donnent de longues extases. »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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GONTCHAROV, Ivan – Oblomov

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 6h 20min | Genre : Romans


Ivan Gontcharov

Oblomov, aristocrate oisif, aboulique, est dans la culture russe le prototype de l’homme paresseux et médiocre, qui a renoncé à ses ambitions pour une léthargie rêveuse, qu’il vit pourtant comme un drame.

Le néologisme « oblomovisme », que Gontcharov lui-même place dans la bouche d’un ami d’Oblomov, est devenu le nom commun qualifiant une caractéristique du caractère russe.

Selon Léon Tolstoï, Oblomov est une œuvre capitale. Dostoïevski, pour sa part, affirme que le récit est « servi par un talent éblouissant ».

Traduction : Piotre Artamov (1818-1870).

> Écouter un extrait : Préface.

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MONTASSERE, Camélia – Baisant, seule

Donneur de voix : Vincent Planchon | Durée : 1h 27min | Genre : Contemporains


Auguste Renoir - Jeune fille lisant

« Une femme. Une femme traquée depuis l’enfance par « la bête ». Soumise à sa pulsion, violée par ses images. Une femme inadmissible, une exilée.

Ne raconte pas la jouissance. En vit la brûlure, l’angoisse, la transe. Désir volcan de la pensée.

Mais quand désespérée de voir le jeu sans fin, appelle dans l’obscur – qui, quoi ?

Une traversante. »

« J’aime cette écriture, nette et sans effets inutiles, loin du narcissisme. La force du thème traité, l’obsession, la mémoire, la jouissance, l’approche d’un secret qui a besoin de l’écriture pour se dire, l’absence de maniérisme donc de mensonge.
Un texte fort et vrai, assez difficile, qui doit être reçu comme il est, comme un coup. Il s’adresse à ceux qui le méritent. » (J.M.G. Le Clézio, Prix Nobel de littérature).

Avec la très aimable autorisation des Éditions Le Grand Souffle.

Baisant, seule.

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COLLINS, Wilkie – La Femme en blanc

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 29h 22min | Genre : Romans


La Femme en blanc

La Femme en blanc, roman à sensation (« sensation novel ») ou à suspense, dont le succès ne s’est jamais démenti depuis sa parution en 1860, conte l’histoire très romantique d’un bel amour contrarié, qui tient à la fois du « thriller » – le mot n’avait pas encore été inventé – et de l’intrigue policière.

Walter Hartright, jeune professeur de dessin, tombe amoureux d’une de ses élèves, la jolie Laura Fairlie, hélas déjà promise par son père à Sir Percival Glyde, qu’elle déteste et qui l’épouse dans le seul but de lui extorquer sa fortune. Il y parviendra, du reste, avec l’aide de son ami italien, le Comte Fosco, et par le biais d’une sombre machination fondée sur la ressemblance physique étonnante entre deux jeunes femmes : Laura, la malheureuse épouse, et Anne Catherick, la mystérieuse « femme en blanc » rencontrée naguère en pleine nuit et sur une route déserte, par le héros, alors qu’elle venait de s’échapper d’un asile d’aliénés, où elle affirmait avoir été frauduleusement incarcérée. C’est la scène la plus célèbre du roman.
Après bien des épreuves et d’innombrables péripéties et rebondissements – parfois mortels -, les efforts conjugués de Walter Hartright et Marian Halcombe, maîtresse femme toute dévouée à sa demi-soeur Laura, auront-ils finalement raison de la scélératesse et de la turpitude des deux « méchants », Percival et Fosco ? C’est ce combat sans merci et longtemps indécis, qui fait l’objet de la troisième et dernière « époque » du roman.

On raconte que Gladstone (1809-1898), chef de file du parti libéral et quatre fois premier ministre, renonça inopinément à une soirée au théâtre prévue de longue date, afin de pouvoir achever la lecture du roman et connaître la fin de cette passionnante histoire !

Traduction : Paul-Émile Daurand-Forgues (1813-1883).

> Écouter un extrait : Préface.

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DOSTOÏEVSKI, Fédor – Les Possédés

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 29h 50min | Genre : Romans


Dostoievski-Fedor-Les-Possedes

Les Possédés ou Les Démons (titre original russe : Бесы)

Dostoïevski, conservateur et nationaliste convaincu, voulait exprimer dans ce roman sa crainte des révolutionnaires à travers une fiction mettant en scène les héros (les conservateurs) face aux « ennemis de la Russie» (les socialistes et les nihilistes).
En réalité, l’auteur critique toutes les idéologies : les démocrates et les socialistes sont les possédés, les fanatiques religieux et les ultra-conservateurs aussi.

« En ma qualité de chroniqueur, je me borne à relater les faits exactement comme ils se sont produits, ce n’est pas ma faute s’ils paraissent invraisemblables. […] » Ainsi s’exprime le narrateur dans cette œuvre de fiction.
Et, à nouveau, Dostoïevski nous donne l’impression, fascinante, d’être « dépassé » par l’originalité, l’étrangeté, ou même la folie des ses personnages…

Traduction : Victor Derély (1840-1904).

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COPPÉE, François – Henriette

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 45min | Genre : Romans


François Coppée - Henriette

Une mère possessive, veuve et riche, un fils déchiré entre l’amour pour sa mère et sa passion pour une pauvre et irréprochable jeune ouvrière que sa mère, jalouse, déteste, sont les trois personnages d’Henriette, roman tragique de François Coppée écrit en 1889…
La mère :  « Va, s’écria-t-elle en tremblant d’indignation, va retrouver ta maîtresse ! Désormais, pour cela, tu n’auras plus besoin de mentir. Car tu m’as menti, tu m’as indignement trompée ! Ah ! cela commence bien, tes amours ! Cette fille t’a déjà fait commettre une bassesse. Je frémis en me demandant ce que cette malheureuse fera de toi, et jusqu’où elle pourra te mener. Va la retrouver, mon garçon. Je ne te retiens pas. »
Le fils : « Le pauvre enfant n’était qu’un amoureux. Dès qu’il arrivait au rendez-vous, dès qu’il apercevait Henriette accourant vers lui sous les arcades et souriant de loin, – ah ! il faut bien le dire -, tout était oublié. Il ne vivait plus que pour les heures adorables qu’il passait auprès de sa jeune amie. »
Henriette : « Mais, chaque dimanche, Henriette, qui est libre ce jour-là, court chercher sa lettre, sa chère lettre, à la poste restante, devant le Petit-Luxembourg, et va bien vite la lire dans le jardin.[...] C’est son soutien, son viatique, à la pauvre fille, cette lettre dont chaque mot lui caresse le cœur. Elle la gardera dans son corset toute la semaine, et la relira, chaque soir, avant de s’endormir. »
La fin de l’histoire est poignante.

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