Livres audio gratuits pour 'Giacomo Leopardi' :


LEOPARDI, Giacomo – À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (Poésie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 12min | Genre : Poésie


Angelo Mai

Voici le troisième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (1820).

Extraits :
« Courageux Italien, dans quel dessein ne cesses-tu jamais d’éveiller nos pères dans leurs tombes et les mènes-tu parler à ce siècle mort, sur lequel pèse un tel nuage d’ennui ?
[...]
Reviens, reviens parmi nous, sors de ton sépulcre muet et désolé, si tu es désireux d’angoisse, ô misérable exemple d’infortune ! La vie d’alors te parut triste et affreuse : la nôtre est encore pire. Ô ami, qui te plaindrait ? on n’a souci que de soi-même. Qui n’appellerait encore insensé ton mortel chagrin, aujourd’hui que ce qui est grand et rare se nomme folie. Ce n’est plus l’envie, c’est l’indifférence, bien plus dure que l’envie, qui attaque les grands hommes. Les chiffres sont plus écoutés que la poésie, et qui aujourd’hui t’apprêterait le laurier une seconde fois ? »

On trouvera ici des renseignements intéressants sur Angelo Maï, cardinal et philologue italien.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Angelo Maï (1782-1854).

Licence Creative Commons

À Angelo Mai, quand il eut trouvé la République de Cicéron.

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LEOPARDI, Giacomo – Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


Dante Alighieri

Voici le deuxième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (1818).

Extraits :
« Quoique la paix rassemble nos peuples sous ses blanches ailes, les âmes italiennes ne se délivreront jamais des liens de l’antique sommeil, si cette terre prédestinée ne se retourne vers les exemples paternels de l’âge ancien. Ô Italie, prends à cœur de faire honneur aux hommes du passé : car tes contrées sont veuves aujourd’hui de tels hommes et il n’en est pas qui méritent que tu les honores. Tourne-toi en arrière et regarde, ô ma patrie, cette troupe infinie d’immortels, et pleure et irrite-toi contre toi-même : car désormais la douleur est sotte sans la colère. Tourne-toi, aie honte et éveille-toi : sois une fois mordue par la pensée de nos aïeux et de nos descendants.
[...]
Avons-nous péri pour toujours ? et notre honte n’a-t-elle aucune fin ? Moi, tant que je vivrai, j’irai criant partout : Tourne-toi vers tes aïeux, race dégénérée, regarde ces ruines, ces livres, ces toiles, ces marbres et ces temples. Pense quelle terre tu foules ; et si la lumière de tels exemples ne peut t’éveiller, qu’attends-tu ? Lève-toi et pars. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Dante Alighieri, gravure d’après la fresque de Giotto di Bondone (XIVe).

Licence Creative Commons

Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence.

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LEOPARDI, Giacomo – Chant du coq sauvage

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 13min | Genre : Essais


Soleil envol

Voici l’œuvre morale numéro XVIII, du recueil Poésies et œuvres morales.

« Ce coq géant, outre diverses particularités qu’on peut lire à son sujet dans les auteurs susdits, a l’usage de la raison.
[...]
Le titre était : Scir detarnegôl bara letzafra, c’est-à-dire : Chant matinal du coq sauvage. Après beaucoup de fatigue et non sans interroger nombre de rabbins, de cabalistes, de théologiens, de jurisconsultes et de philosophes hébreux, je suis venu à bout de le comprendre et d’en faire, en langue vulgaire, la traduction qu’on va lire.
[...]
Allons, mortels, éveillez-vous. Le jour renaît : la vérité retourne sur la terre et les images vaines s’en vont. Levez-vous ; reprenez le fardeau de la vie ; revenez du monde faux dans le monde vrai. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Soleil, envol.

Chant du coq sauvage.

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LEOPARDI, Giacomo – Éloge des oiseaux

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 23min | Genre : Essais


Mandarin-diamant

L’Éloge des Oiseaux, Œuvre morale numéro XVII, est un fort joli texte, sur le chant des oiseaux, « cette marque d’allégresse » et sur l’homme, qui, « de toutes les créatures est la plus tourmentée et la plus malheureuse possède celle de rire ».
Giacomo Leopardi nous offre ici un texte court, « aérien » oserons-nous dire et de profonde réflexion philosophique.
Et si « Anacréon désirait pouvoir se changer en miroir » quel joli rêve que d’« être changé en oiseau pour éprouver ce contentement et cette joie qu’ils ont à vivre », nous dit Giacomo Leopardi.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Un mandarin-diamant, doué d’une ouïe exceptionnelle, photo de Jim Bendon (licence Cc-By-Sa-2.0).

Éloge des oiseaux.

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LEOPARDI, Giacomo – Dialogue de Plotin et de Porphyre

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 41min | Genre : Essais


Plotin

Giacomo Leopardi est né en 1798 à Recanati et est mort en 1837 à Naples.
C’est un poète, philosophe et écrivain dont la méditation métaphysique et lyrique sur le tragique de l’existence en fait un précurseur de Freud ou Cioran.
Ce texte, très riche, évoque différents thèmes, certaines idées de Platon, l’art du bonheur, dans le présent, le passé et les souvenirs, l’avenir et l’espérance, le règne animal, les hommes dits primitifs, ceux dits civilisés avec leur seconde nature, les barbares contre-nature, l’ennui et le vide psychique, le dégoût de la vie jusqu’au suicide comme option légitime ou ne serait-ce pas un choix égoïste de celui, ou de celle, qui oublierait la belle amitié ?

Depuis peu finalement, Leopardi est considéré comme un philosophe à part entière.

Ce dialogue entre Porphyre et son maître Plotin témoigne de la qualité de réflexion de Giacomo Leopardi.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Plotin.

Licence Creative Commons

Dialogue de Plotin et de Porphyre.

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LEOPARDI, Giacomo – Six Poèmes

Donneur de voix : Iamnot | Durée : 17min | Genre : Poésie


torrents

Six poèmes du grand romantique italien…

« C’était le matin, et à travers les volets fermés, par le balcon, le soleil glissait sa première blancheur dans ma chambre sombre, quand, au moment où le sommeil plus léger et plus doux voile les paupières, se dressa à mon côté et me regarda en face le fantôme de celle qui, la première, m’enseigna l’amour, et puis me laissa dans les larmes. Elle ne me paraissait pas morte, mais triste, et telle que se montrent à nous les malheureux. Elle approcha sa main de mon front et me dit avec un soupir: « Vis-tu, et gardes-tu quelque souvenir de moi? — D’où viens-tu et comment es-tu venue, ô chère beauté ? répondis-je. Combien, ah ! combien je t’ai pleurée et te pleure encore ! Je ne croyais pas que tu dusses jamais le savoir, et’ cela rendait ma douleur plus inconsolable. »

Traduction : Victor Orban (1868-1946).

> Écouter un extrait : À la lune.

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LEOPARDI, Giacomo – Dialogue d’un physicien et d’un métaphysicien

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 16min | Genre : Philosophie


Giacomo Leopardi Portrait

Ce dialogue est l’Œuvre morale numéro X.

« Giacomo Leopardi, né le 29 juin 1798 à Recanati et mort le 14 juin 1837 à Naples, est un poète, philosophe, écrivain, moraliste et philologue papiste, considéré comme le plus grand poète de langue italienne du XIXe siècle et une des plus importantes figures de la littérature mondiale ainsi que du romantisme littéraire.
Il est considéré comme précurseur de Freud, de Cioran. » (Wikipédia)

« Mais pleine de loisir et d’ennui, ce qui revient à dire vide, elle semble justifier cette pensée de Pyrrhon, qu’entre la vie et la mort il n’y a pas de différence. »

Les échanges du texte de cet audiolivre amènent de profondes réflexions autour de la vie, sa durée, l’art de bien vivre, d’être heureux.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Portrait de Giacomo Leopardi.

Licence Creative Commons

Dialogue d’un physicien et d’un métaphysicien.

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DIVERS – Vésuve, Vesuvius, Vesubio (Poèmes)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 34min | Genre : Poésie


Edward Gennys Fanshawe - La baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare

« Et désormais, chargés du seul fardeau des âmes,
Pauvres comme le peuple, humbles comme les femmes,
Ne redoutez plus rien. Votre église est le port ! »
Victor Hugo, Quand longtemps a grondé la bouche du Vésuve (1835)

« Pompeïa-station — Vésuve, est-ce encor toi ?
Toi qui fis mon bonheur, tout petit, en Bretagne,
— Du bon temps où la foi transportait la montagne —
Sur un bel abat-jour, chez une tante à moi. »
Tristan Corbière, Vésuves et Cie (1873)

« Ramenez-moi, disais-je, au fortuné rivage
Où Naples réfléchit dans une mer d’azur
Ses palais, ses coteaux, ses astres sans nuage,
Où l’oranger fleurit sous un ciel toujours pur. »
Alphonse de Lamartine, Tristesse (1823)

« L’incendie a gagné les antiques forêts.
Les animaux fuyant dans les sentiers secrets,
Vingt fois pours échapper retournent sur leur trace ;
Par tout la mort en feu les repousse et les chasse. »
René Richard Louis Castel, Le Vésuve en courroux sous ses monts caverneux (1802)

« Aux bords de la mer écumante,
Vois ce mont, de l’Etna rival audacieux,
Qui, géant redouté, de sa tête fumante
Va toucher et noircir les cieux. »
Charles-Julien Lioult de Chênedollé, Le Vésuve (1822)

« Volcanoes be in Sicily
And South America,
I judge from my Geography. »
Emily Dickinson, Volcanoes be in Sicily (189?)

« Salamandra frondosa y bien poblada
te vio la antigüedad, columna ardiente,
¡ oh Vesubio, gigante el más valiente
que al cielo amenazó con diestra osada ! »
Francisco de Quevedo, Salamandra frondosa y bien poblada (S. XVII)

« Este del fuego elementar perene
Ardiente emulación, que en los prodigios
de la naturaleza Rey se nombra. »
Lope de Vega, Este del fuego elementar perene (S. XVII)

« Ici, sur le dos aride de mont formidable, du Vésuve exterminateur, que ne réjouit aucun autre arbre, aucune autre fleur, tu répands autour de toi tes rameaux solitaires, genêt odoriférant, et les déserts te plaisent. »
Giacomo Leopardi, Le Genêt, ou La Fleur du désert (1837, Traduction : François-Alphonse Aulard, (1849-1928))

Illustration : Edward Gennys Fanshawe (1814-1906), La Baie de Naples et le Vésuve, vus depuis Castellamare.

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